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UNE OMBRE - "Océane" (Bibliothèque Centre Ville, 03 mars 2010)

A DECOUVRIR

MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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SIZZLA, “Ghetto youth-ology”

Album de la semaine | 9 mars 2010

Reggae la sé sel medikaman nou ni

Je me suis souvent demandé comment je pourrais expliquer le reggae à mes enfants. Que dirais-je si on me demandait d’écrire un article dans “Le reggae pour les nuls” ?
La réponse pourrait tenir en un mot : médicament.

Oui le reggae est un médicament, une sorte de thérapie douce. Un bon classique sur la platine (au hasard un Utterance de Black Uhuru ou un African postman de Burning Spear) et l’esprit “fly away“, s’élève vers des cieux subitement immaculés; le corps semblant se détacher de son enveloppe terrestre pour devenir caisse de résonance de ces syncopes mystiques et de cette basse hypnotique. On se sent léger mais Terrien, en phase et à sa place. En quelque sorte entre terre et ciel, un super substitut d’antidépresseur à moindre frais pour la Sécu. Mais gare! A peine lâche t-on le mot médicament que vient planer illico la notion de poison. Comme tout vaccin, le remède comporte en lui sa dose de venin. Et certains artistes dancehall jamaïquains, dont Sizzla, manient vigoureusement ce paradoxe.
Car Kalonji (son surnom), outre le fait qu’il est probablement le chanteur jamaïquain le plus doué de sa génération, traine derrière lui de belles casseroles. Appartenance proclamée à la secte rasta Bobo Dread - qui se fait remarquer par sa vie en autarcie, son traitement des femmes rétrograde et sa religion intégriste – et propos homophobes, anciens certes, malheureusement en vogue dans la Jamaïque des années 2000. Sizzla a fait (sincèrement?) son mea-culpa et semble, avec cet album, reparti sur de bons rails.
Ghetto Youth-ology est un véritable médicament. Un album sur vitaminé, boosté à la Juvamine et à inspiration divine. Et pour cause. Loin des surproductions digitalo-gonflantes qui éloigne parfois le reggae de ses racines, Sizzla propose un nu-roots attrayant, aux lyrics conscients. Lui le chanteur prolifique qui sort 2 albums par an (en général un bon et un mauvais) a tapé fort.

Produit par Melbourne Miller, bassiste du Firehouse Crew qui l’accompagne en concert, on se délecte d’un son chaud et organique à l’ancienne. La production est excellente, les arrangements sont discrets mais efficaces. Quelques effets sur la voix ou les instruments venant relever la musicalité de l’ensemble et le son résolument proche de l’analogique. Hormis 2 morceaux lovers arrivés là on ne sait comment, l’album est très bon. Il commence par 2 tueries “Jah love” et “Ghetto utes dem ah suffer“: excellente entrée en matière pour donner le ton de l’opus: amour et politique. Entre amour fraternel, engagement social et dénonciations à tout crin, c’est du bon Sizzla. Du lourd, quoi!
A noter enfin la belle pochette d’inspiration art naïf qui donne envie de voir remuer tous les booty de la Terre… le Printemps arrive, c’est bon ça!

PS: pour aller plus loin sur le sujet du venin bobo dread, lisez cette passionnante interview de Beenie Man qui dit avoir failli y laisser sa peau…

http://www.fluctuat.net/musique/interview/beenieman.htm

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FEUILLE DE ROUTE, CONCERT-LECTURE A KATEB YACINE

Musique en bibliothèque | 8 mars 2010

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Un avant goût du Printemps du Livre de Grenoble avec ce concert-lecture sur le thème de l’aventure!

Les élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble vous ont mitonné un concert à base de chants et de choeurs de Villa-lobos et de compositeurs Américains, autour de textes de Lévi-Strauss mis en regard de paroles indiennes. Comme d’habitude l’entrée est libre et gratuite.

Samedi 13 Mars à 16h, bibliothèque Kateb Yacine

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LE LABEL HARMONIA MUNDI EST EN DEUIL

Via Musique | 2 mars 2010

Bernard Coutaz créateur du label Harmonia Mundi est mort ce week end, et si quelqu’un mérite un “hommage” de nos professions c’est bien cette forte personnalité du monde de la musique enregistrée.

Dans les années 1970-1980 malgré un emploi du temps déjà chargé par la gestion d’une maison d’édition à la pointe des redécouvertes musicales : (King Arthur d’Henry Purcell sous la direction d’Alfred Deller, vendu à 220 000 exemplaires !, l’exhumation de l’oeuvre de Marc-Antoine Charpentier par Les Arts Florissants de William Christie), il n’hésitait pas à venir porter la bonne parole dans les sessions de formation musique organisées par notre ancienne collègue Sylviane Lange.
Et certains de ceux qui étaient alors des discothécaires ont pu apprécier sa truculence et sa franchise au service d’un engagement pour la diffusion de la musique de qualité.
La politique éditoriale d’Harmonia Mundi s’est poursuivie au fil du temps avec la même exigence de qualité tant au niveau musical que dans la présentation des documents. Sans aucune démagogie cet éditeur non seulement maintient mais augmente son chiffre d’affaires (eh oui c’est aussi une entreprise commerciale !!) dans cette période où la plupart des majors crient au secours.

Il aurait été bien intéressant d’avoir l’avis de ce monsieur de 86 ans sur nos grands serpents de mer actuels (disparition du CD, dématérialisation de la musique etc…) mais il a tiré son chapeau et le monde en est peut être un peu moins harmonieux.

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BETTE MIDLER, “Experience the Divine”

Album de la semaine | 1 mars 2010

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TOUTE L’EXPÉRIENCE DE LA DIVINE A ÉCOUTER !

Vraiment Bette Midler sait tout faire, actrice inoubliable dans le film rock dramatique “the Rose” (mon film préféré), chanteuse aux mille facettes passant du rock-pop au music hall, one woman show talentueuse et animatrice de télé, d’ailleurs c’est pourquoi elle s’est surnommée elle-même avec humour : the Divine Miss M.

Avec la compil’ de ses meilleures tubes des années 80 vous allez pouvoir vous émouvoir avec la chanson sublime “The rose” et les autres mélodies comme “From distance” et celle que j’adore “Wind beneath my wings“. Vous pourrez découvrir le titre “In my life” tiré du film “For the boys” qui est une reprise des Beatles, ainsi que des chansons plus rigolotes comme “Miss Ostis regrets” ou “Chapel of love“, plus une autre reprise avec “When a men loves a woman“….

L’incroyable diva hollywoodienne engagée et généreuse met tout son talent dans ce Greatest hits car la Rose n’est pas encore fanée malgré ses 65 ans, alors venez partager l’expérience musicale de la divine Bette.

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ACOUSTIC LADYLAND, “Living with a tiger”

Album de la semaine | 20 février 2010

Pour ceux qui avaient vu “Tetraband”, le quartet de Bojan Zulfikarpasic (Grenoble Jazz Festival 2008) ce groupe venu de Londres, c’est la moitié de Tetraband (Sebastian  Rochford, batteur hiératique, et Ruth Goller à la basse) + Peter Wareham au saxophone et Chris Sharkey à la guitare : Tetraband se définissait comme un groupe de jazz-punk, ACOUSTIC LADYLAND peut inverser les termes de cette définition et y rajouter un côté funk : ils s’abreuvent à la fois aux sources du free jazz (le sax n’est pas sans rappeler John Zorn ou Albert Ayler), du punk (rythmes à 100 à l’heure, basse obsédante, batterie hyper précise et présente), et du funk, avec ses mélodies cuivrées entêtantes .

Je ne peux m’empêcher de penser en les écoutant à cet ovni des années 80, James Chance (alias James White) & the Contortions, qui puisait aux mêmes sources  : même façon de souffler le chaud et le froid, même côté un peu râpeux du son tout en étant d’une précision extraordinaire : un concentré d’énergie (le tigre est dans le moteur), allié à un peu de provocation, une pointe de lyrisme, et pas mal de groove.

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Bojan Z et le Tetraband en studio


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