Après Cendre en 2007, voici la nouvelle collaboration entre le guitariste autrichien Christian Fennesz et le pianiste japonais Ryuichi Sakamoto, toujours selon le même processus : ils enregistrent leurs sons chacun de leur côté, transmettent au deuxième larron qui intervient sur la proposition, rajoutant ici une nappe de guitare flottante, là des notes perlées au piano, ailleurs quelques effets de miroitement ou de souffle (le mixage final se faisant tout de même ensemble en studio, à New York).
L’impression de voyage immobile est parfaite, on se sent comme mollement allongé au fond d’une barque bercée par les flots au milieu de l’infini, enveloppée d’un fin brouillard filtrant des reflets dans l’eau que n’aurait pas renié Debussy.
En 2 disques et 14 plages sobrement numérotées de 0318 à 0429, Fennesz et Sakamoto nous offrent avec Flumina une sorte de rêve étrange dans lequel la guitare devient instrument à vent et le piano gong balinais ou barque sur l’océan. — Martine
Le festival Magic Bus fête cette semaine sa 12ème édition!
La dynamique et indispensable association Dynamusic, organisatrice de l’événement, reste fidèle à ses fondamentaux pour cette nouvelle édition : montrer la vitalité et la qualité de la scène locale et proposer une programmation qui mêle artistes grenoblois et têtes d’affiches nationales et internationales.
Cette année, c’est au Parc Paul Mistral que le festival prend ses quartiers… Sous un chapiteau qui accueillera une première soirée orientée reggae/dub et une seconde soirée que l’on qualifiera de “pop-électro-groove mais pas que”. Côté programmation : Inna de Yard, projet réunissant ancienne et nouvelle génération autour d’un amour certain du reggae roots
Pour les locaux, on se réjouit de retrouver Kalakuta Orchestra et leur afro beat revisité, Emzel Café aux concerts incandescents, le folk de Lull, l’afro-reggae de Scotty et les inter-plateaux assurés par le sound system Roots Collective.
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
|
Commentaires (0)
Je vous parlais il y a quelques semaines des femmes qui s’étaient emparées avec succès du saxophone, considéré pendant longtemps comme symbole de virilité dans les milieux du jazz ; il est un autre instrument du jazz majoritairement réservé à la gens masculine, j’ai nommé l’orchestre, le big band, le grand ensemble, bref toutes ces grandes formations dont la direction demande des talents de compositeur, d’arrangeur, de rassembleur, de découvreur de talents. Donc, je recommence au féminin : compositrices, arrangeuses, rassembleuses, découvreuses de talents : la preuve par 5 :
MARY LOU WILLIAMS, dès les années30, avait ouvert la voie. Après avoir composé et arrangé pour Louis Armstrong, Duke Ellington et Benny Goodman, elle dirige ses propres formations (dont l’une - à la fin des années 40 - composée uniquement de femmes). Une de ses œuvres, “Zodiac suite”, sera même interprétée au Carnegie Hall par le New York Philharmonique Orchestra. Pianiste virtuose, elle est attentive aux nouveautés harmoniques lancées par les jeunes be-boppers (Bud Powell, Thelonious Monk, Dizzy Gillespie, …), puis aux expérimentations du free jazz (un duo enregistré avec le pianiste iconoclaste Cecil Taylor en témoigne, malheureusement introuvable actuellement), tout cela sans jamais perdre de vue le blues et surtout le gospel, comme le prouve cet aperçu : http://www.youtube.com/watch?v=-3-B9vSFSb4 ou les enregistrements effectués à Paris en 1954 regroupés sous le titre “I made you love Paris” dans la collection “Jazz in Paris” :
Et ici, un enregistrement témoignant de ses talents d’arrangeuse et de pianiste :
Et justement, à propos de Mary Lou Williams, SYLVIA VERSINI dans“With Mary Lou in my heart” lui rend hommage en 2011 (à l’occasion de ce qui aurait été son 100ème anniversaire, ou bien le 30ème anniversaire de sa mort) : comme son inspiratrice, elle dirige l’orchestre de ses claviers, comme elle, elle compose une partie des thèmes, le reste étant constitué d’arrangements personnels sur des compositions de M.L. Williams (dont certaines comme Walkin’ and swingin’ , créées par l’orchestre de Duke Ellington, sont devenues des standards du jazz. Et comme elle, elle aborde le jazz avec les oreilles grandes ouvertes, à l’écoute de tous les courants novateurs, tout en conservant le swing, faisant sonner son orchestre de huit musiciens comme un big band.
Vous pouvez aller voir ici ce qu’en disaient les Dernières Nouvelles du Jazz.
CARLA BLEY se situe entre ces 2 générations : émergeant au moment où le free jazz est en plein essor, elle est au cœur de ce mouvement aspirant à toutes les libertés, musicales, éditoriales et politiques : elle est un des membres éminent de la JCOA (Jazz Composer’s Orchestra Association), un des collectifs d’artistes qui fleurissent à cette époque, elle fait équipe avec Charlie Haden dans le Liberation Music Orchestra, attentif aux luttes populaires sud-américaines, elle crée avec Michael Mantler sa propre maison de disque, nommée Watt, du nom du quartier noir de Los Angeles qui vécut des épisodes d’émeutes meurtrières en 1965.
Au fil du temps elle dirige des formations diverses, du duo au Big Band (elle a su fédérer des personnalités musicales exceptionnelles…), même si ces dernières années, elle privilégie les petites formations comme les Lost Chords.
En tant que présidente d’un fan club imaginaire, je vous fais part de mes albums préférés : “Live!”, avec mention spéciale pour le trombone de Gary Valente dans “The lord is listenin’to ya, hallelujah!” et ”Social studies” , avec son “Reactionary tango” et sa “Valse sinistre” : c’est la période section de cuivre à tomber à la renverse, et toujours cette pointe de dérision jusque dans le choix des titres.
MARIA SCHNEIDER pour sa part a été l’assistante de Gil Evans dans les dernières années de sa vie, avant de créer son propre orchestre, avec lequel elle honore l’héritage du maître de l’arrangement : sophistication des harmonies, richesse des couleurs, subtilité des mariages des timbres, tout y est, y compris la mise en valeur de solistes d’exception, tels Donny McCaslin, ou ici Charles Pillow et Rock Ciccarone :
Au début des années 2000, elle a mis sur pied un système de production indépendante sur internet (ArtistShare) : il m’a fallu d’ailleurs une bonne dose de patience et même d’entêtement pour faire venir jusqu’aux bibliothèques de Grenoble une version “matérielle” de Sky blue (2007), à propos duquel les critiques ne tarissaient pas d’éloge…
Vous pouvez aussi faire un tour sur son site où elle présente son nouveau projet intitulé “Winter morning walks” réunissant la soprano Dawn Upshaw, l’Australian Chamber Orchestra, Saint Paul Chamber Orchestra et une formation jazz.
CARINE BONNEFOY, d’origine polynésienne par sa mère, dirige dans Tribal son New Large Ensemble, orchestre de 16 musiciens réunissant un quintette à cordes, un orchestre de jazz, et des percussions : cet enregistrement est la réécriture d’une création pour le Metropole Orchestra (orchestre symphonique et jazz de la radio néerlandaise). L’équilibre entre écriture et improvisation, langages issus du classique, du jazz ou des rythmes polynésiens y est parfaitement dosé : allez donc jeter un coup d’œil (et d’oreille) sur cette vidéo où elle explique sa démarche de création, les liens entre sa vision de la musique et ses racines, vidéo entrecoupée d’extraits de répétitions :
Alors, en ces temps d’élections, le moment est venu de poser la question de confiance : à quand une femme à la tête de l’Orchestre National de Jazz?Mots-clés : jazz
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (31)
|
Commentaires (2s)
Le monde de la politique et celui de la musique ont toujours entretenu des rapports étroits et complexes. A l’occasion de la campagne présidentielle, il peut sembler intéressant d’explorer les liens qui unissent Musique et Politique…
(Suite…) Si l’on sait que Christine Boutin n’est pas une grande fan de métal et que Brice Hortefeux ne partirait pas en vacances avec des rappeurs, on a appris récemment qu’ Obama déclarait écouter Jay-Z et Kanye West. Peu de politiques français semblent apprécier les musique urbaines à l’exception notable d’Olivier Besancenot qui aime Oxmo Puccinoet Grand Corps Malade et apparaît même sur les 2 albums de Joey Starr.
Du côté du monde de la Musique, Evene.fr tente de répondre à la question qui passionne les officionados : l’engagement politique dans les musiques populaires. Le rock est-il de gauche?
Sur ce sujet, comme sur les liens qu’entretiennent artistes et affaires de la Cité, pas mal de chanteurs ou compositeurs se sont exprimés ici.
Si le rock a longtemps porté en son sein la révolte, l’inspiré Youssoupha remet les pendules à l’heure avec cette phrase qui sonne comme un tocsin : “(Le rap) c’est le seul son hardcore depuis que le rock n’a plus de couilles”.
Le Monde.fr publiait il y a quelque temps un article complet sur les rapports houleux entretenus depuis quelques années entre le pouvoir et le rap.
Nombre d’artistes jugés indésirables dans leur pays sont forcés à l’exil (l’Ivoirien Tiken Jah Fakolypar exemple), menacés sur leur sol (on pense aux artistes Maliens et Syriens en ce moment) ou inquiétés par les autorités de leur pays.
Au contraire, d’autres artistes d’Afrique de l’Ouest chantent les louanges des puissants de leur pays, par intérêt ou par admiration. Voir ici ce passionnant article de la revue Ethiopiques.
La cause politique qui semble rassembler le plus de suffrages dans les camps des artistes reste néanmoins la lutte contre l’abstention. Témoin ce clip, récent appel auquel on participé de nombreux artistes.
Les personnages politiques ont également parfois les faveurs de chanteurs qui leur consacrent des titres… ou des remakes : le Marine Le Pen de l’irrévérencieux Philippe Katerine ou le Rama Yade du malicieux Don Choa (Fonky Family) qui propose d’ offrir à la demoiselle son “love prolétaire” pour tchatcher lutte des classes.
Ou encore ici un florilège d’hommages suite à l’élection de Barack Obama, déjà l’objet d’un article sur Bmol.Enfin, la prise de position de M’Beewan MC qui reprend d’un des candidats un slogan qui claque
Le soutien des chanteurs aux politiques se révèle être un exercice tentant mais parfois périlleux. Si certains ont déclaré avoir vu leur carrière en pâtir (Faudel, Martin Solveig) d’autres s’en sont prudemment éloignés (Johnny Halliday, Michel Sardou). Néanmoins on en compte encore aujourd’hui qui soutiennent celui en qui ils croient : Enrico Macias, Didien Barbelivien, Gilbert Montagné, Benjamin Biolay, Yannick Noah, Georges Moustaki…
Et pourtant cette démarche ne semble guère influencer les votes selon un récent sondage (71% des déclarants). Pour preuve les élections de Georges Bush et plus anciennement Margareth Thatcher malgré d’importantes mobilisations d’artistes.Pour clore, le choix du futur président de la République sera prépondérant pour l’avenir des biens culturels en France. Hadopi d’un coté, Licence globale de l’autre, streaming sur la sellette, Acta en embuscade… chacun fourbit ses arguments et ses armes.A l’heure du bouleversement occasionné par le numérique et la dématérialisation des supports, la question centrale pour l’avenir des biens culturels sur Internet sera de trouver de nouveaux modèles de financement de la création adaptés à l’ère numérique.
Et peut-être que les bibliothèques auront leur partition à jouer là dedans…?
Je vous laisse aller voter avec le must en matière de Marseillaise, la version Gainsbourg
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
|
Commentaires (1)
Le monde de la politique et celui de la musique ont toujours entretenu des rapports étroits et complexes. A l’occasion de la campagne présidentielle, il peut sembler intéressant d’explorer les liens qui unissent Musique et Politique…
Dans la Grèce Antique, la musique tient une place importante dans la vie sociale et religieuse. Elle est considérée comme un art majeur à l’égal de la poésie, de la danse et de la médecine. Ainsi Orphée réussit grâce à sa musique à convaincre Hadès, Dieu des enfers, de libérer Euridyce… et le mythe fondateur de la musique venait de naître. Les Grecs attribuaient toutes sortes de vertus à la musique et la considéraient comme indispensable pour former le caractère des jeunes.La musique était moins appréciée dans la Rome Antique. L’hostilité des pères de l’Église, qui interdirent les fêtes du paganisme, en étant peut-être la cause principale. Même si on en retrouve peu de traces chez les Romains, on sait qu’elle accompagnait tout de même nombre d’évènements : funérailles, théâtre, combats de gladiateurs…
Et de nos jours? Musique et Politique forment-ils un couple au mariage heureux ou au mariage pluvieux? Ben un peu des deux il semble…
Question vocabulaire, la sémantique politique a largement puisé dans le vocabulaire musical durant cette campagne présidentielle. On a vanté “la voix qui ne transige pas”, “une parole où il n’y a pas que la musique”, on a commenté “la petite musique de la campagne”, “la partition” de tel candidat qualifié de “chef d’orchestre” ou même de “rock star”, ou carrément regretté ceux qui “jouaient en solo” ou qui transformaient la campagne en “spectacle de music-hall”.
Mais on met aussi en musique son programme ou son meeting, au propre comme au figuré. En son temps le Douce France de Trénet pour Eva Joly ou Arcade Fire chez François Bayrou ont égayé les réunions publiques (que dire du raté de l’UMP qui avait omis de déclarer l’utilisation du Kids de MGMT lors de ses meetings… en pleine discussion sur le projet de loi Création et Internet!).
Cette année chez François Hollande, on a pu entendre du Alex Beaupain et du Benjamin Biolay et même un live de Kassav. Si Jean-Marie Le Pen aimait à faire ses entrées de meeting sur les chœurs d’Aida de Verdi, sa fille Marine a préféré une création originale comme la plupart des candidats qui demandent à des agences de mettre en musique leurs apparitions publiques. Dans un autre registre on peut écouter ici le légendaire titre des Bérurier Noir qui disait zut au Front National lors de cet excellent live de l’Olympia en 1989
Chanter, cela peut être bon pour la popularité. Si Raffarin avait fait un argument politique de son amour de Johnny et repris un slogan de Lorie (souvenez vous la Positive attitude) on oublie parfois que le personnel politique a mouillé la chemise.
Nombre de candidats se sont essayés, sans beaucoup de succès il faut le dire, à pousser la chansonnette…
Quand ils n’inventent pas, carrément, le lipdub le plus pourri de l’histoire.
Les chansons ont aussi servi ou accompagné des luttes politiques ou sociales. l’Internationale bien sur avec cette version revisitée de Chanson Plus Bifluorée, le Temps des Cerises, mais aussi pendant la seconde guerre mondiale Bella Ciao ou le Chant des partisans.
Le plus célèbre des airs de campagne La Marseillaise, ce n’est pas que le Aux Armes etc de Gainsbourg, ce sont aussi des hommes politiques qui s’y essaient avec plus ou moins de bonheur.
D’autres personnages politiques vont même plus loin…. roulement de tambour! Eh oui ils jouent d’un instrument… Si Giscard en son temps pouvait capter l’électorat en offrant un petit air d’accordéon lors d’une émission télé, il est désormais plutôt de bon ton d’épouser une chanteuse (le chef de l’Etat), une violoniste (Anne Gravoin pour Emmanuel Valls), de pratiquer un instrument : Bill Clinton et son saxophone (je parle de l’instrument de musique…) ou de faire une petite apparition sur scène comme Barack Obama entouré de quelques vedettes… Mick Jagger et BB King remplaçant ici nos Mireille Mathieu et Enrico Macias nationaux…
J’entends déjà les sceptiques évoquer aussi les joueurs de flûte et autre pipeau mais trop tard… je l’ai faite.
La musique peut aussi s’avérer être un instrument politique. Cette chanson sur Jean Luc Mélenchon sent bon le “coup” de l’équipe de campagne.
Ca dégaine pas mal aussi sur les réseaux sociaux des candidats mais la dernière arme fatale (venue des Etats-Unis) est la playlist du candidat qui dévoile ainsi ses coups de cœur du moment.
Celle d’Obama, de Francois Hollande et de Nicolas Sarkozy.Je vous laisse regarder et apprécier ces 2 dernières playlists qualifiées sur le web de “branchouilles” ou de “franchouillardes”, c’est selon.
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
|
Commentaires (3s)
Cécile nous livrait il y a quelques temps les deux chansons incontournables en cas de rupture ou pire : de largage ! Point question d’en rester là, on a bien assez pleuré, reprenons nous ! Après la chialance suprême… remise en selle en 4 chansons !
Allons voir une bonne copine, de toute façon, c’est la seule qui sera toujours là, la seule qui nous comprend, la seule indispensable, la seule qu’on aimera toujours et qui nous aimera toujours.
Et puis il faut penser à se reconstruire, mais difficile de refaire confiance aux hommes, lesquels ne sont de toute façon que des petits garçons, incapables de sentiments d’adultes, y’ a rien à en tirer !
Et puis un beau jour… on en rencontre un. Pas tout à fait comme les autres, plus gentil, plus beau… On n’a plus envie de s’en séparer… Et quand on pense à lui…
**Toute ressemblance avec des situations vécues serait évidemment purement fortuite.**