THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline
Comme son nom l’indique, Bmol TV rassemble toutes les vidéos mises en boite par l’équipe de Bmol : la série en cours “La chanson inavouable”, les vidéos thématiques en 4 minutes ainsi que des comptes-rendus de concerts donnés dans les bibliothèques de Grenoble…
Où comment les élèves du Conservatoire peuvent décidément relever tous les défis!
Dans la perspective de l’expo Chagall qui sera présentée à partir de Mars au Musée de Grenoble, les étudiants des classes de chant et d’accompagnement du CRR nous ont proposé un concert-lecture autour de mélodies et petits ensembles de Stravonski, Ravel et Chostakovitch.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Ou que fait un bibliothécaire après le boulot ? Il boit des bières comme tout le monde…
Dans la série on n’arrête plus une équipe qui gagne, la Chaufferie a contacté Bmol TV pour une collaboration, vous allez le voir, fort fructueuse. Chaque mois la Chaufferie propose aux groupes qui le souhaitent de venir s’exprimer sur scène avec une seule figure imposée: jouer dans leur set un morceau sur le thème du mois. Après les thématiques Chansons de Noël et Blondie et bluffés par les goûts musicaux des bibliothécaires Grenoblois (certains, hein…) c’était au tour de la Chanson Inavouable de s’y coller.
Dans cette soirée, il y a eu du très très lourd!! Du Sabrina déglingué, du NTM folk, du Spice Girls épileptique, du Michel Delpech sexy-rock… j’arrête là car chaque extrait compilé mériterait une analyse musicologique en soi. On peut aussi saluer pour l’occasion les fabuleux karaokés géants de la soirée et le courage de certaines de nos collègues pour le don de leur personne sur le thème imposé… Une mention toute spéciale à la Chaufferie Team pour leur accueil et le pur moment rock’n'roll… Au match retour vous venez jouer en live vos chansons inavouables dans l’auditorium de Kateb?
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
Quand Cyndi Lauper rend hommage au Blues sur la route de Memphis ça donne “MEMPHIS BLUES”…
J’avoue franchement, je ne suis pas amateur de blues et je ne connais pas grand-chose à ce style de musique. Mais apprenant que Cyndi Lauper, égérie engagée et délirante de la pop-music américaine reprend des standards de blues pour son nouvel album, ma curiosité fut aussitôt attisée par ce nouveau virage musical.Un changement de style pour Cyndi après un dernier album électro-dance qui prouve sa capacité vocale et artistique à chanter dans tous les genres musicaux.
Ayant écouté des extraits sur le net, ce fut la révélation ! J’ai apprécié ce blues teinté de rock grâce à l’originalité et la qualité musicale de ces reprises, d’ailleurs ne dit-on pas que le blues a influencé la naissance du rock ?Alors je me suis précipité pour faire partager cette nouvelle et demander l’achat de l’album de Cyndi à ma collègue Emeline qui est chargée d’acheter les cd de ce genre.
Il faut dire que sur ce coup là, Cyndi a su s’entourer de bluesmen de grande renommée comme l’éternel B.B. King et le pianiste-compositeur Allen Toussaint pour le sublime “Early in the morning“, le guitariste-chanteur Johnny Lang pour “Crossroads” et “How blue can you get“, l’harmoniciste Charlie Musselwhite avec “Down don’t bother her” et un autre duo avec la chanteuse Ann Peeples sur “Rollin and Tumblin“.Avec cet album mélangeant le rock et le rhythm’n'blues, notre rockeuse pop fait un retour aux origines du rock n’roll sur la route de Memphis, la capitale du blues et vous fera rentrer comme moi dans l’âme du blues à travers ces réinterprétations de chansons de légendes.Finalement écouter le blues de Cyndi Lauper c’est plutôt une expérience renversante.
par StéphaneFermerAuteur : Stéphane Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Encyclopédiste des années 80 et collectionneur de 45 tours, il ne s'est toujours pas remis de la séparation du groupe ABBA. A toujours rêvé d'être un rockeur à la Rod Stewart mais aurait aimé aussi savoir jouer de la harpe celtique.
Véritable archéologue du fonds commun Musique, il souhaite faire revivre des artistes inavouables à travers des articles et des vidéos sur Bmol,
en assumant sans complexe son côté rétro et nostalgique de la génération Casimir! A osé un jour passer "Dancing Queen" à l'espace Musique et Cinéma de la bibliothèque Kateb Yacine !Voir les articles de cet auteur (10)
Nantes serait-elle en train de devenir une plaque tournante de la musique, un trait d’union entre les deux rives de l’Atlantique, et au-delà ? Après Tribéqa, voici le groupe Malted Milk, pur beurre du pays nantais, que, les yeux fermés, j’aurais imaginé plus en casquette néo-orléanaise qu’en casquette de marin-pêcheur : c’est un groupe de blues-soul ou de soul-blues - comme on veut - aux accents funky, que l’on croirait tout droit sorti moitié de Memphis pour la voix, moitié de la Nouvelle-Orléans pour les lignes de cuivre à vous faire décoller le couvre-chef, sans parler des ponctuations au sax baryton qui vous font tressaillir les bases arrières…
Leur nom est en lui-même tout un programme : Malted Milk est le titre d’un morceau de Robert Johnson, “LA” référence en matière de blues historique, celui-là même qui aurait vendu son âme au diable, un soir à la croisée des chemins, contre une virtuosité inégalable à la guitare (son jeu a effectivement influencé tout le blues d’après guerre, et plusieurs de ses compositions sont devenues des classiques du blues ou du rock, comme “Sweet home Chicago”).
Leur deuxième parrain, dont ils reprennent ici “Don’t burn down the bridge”, est le bien nommé Albert King (un des 3 “kings” du blues avec B.B. et Freddie), qui dès le début des années 60 avait teinté son blues de rhythm’n'blues et de rock.
Autres figures tutélaires de l’album : Stevie Wonder, grand maître de l’arrangement, auquel le groupe emprunte “All I do”, dans une version très funky, ainsi que Syl Johnson, grande voix de la soul (”I hear the love chimes”).
Enfin l’album se clôt sur une reprise d’un grand classique du blues, “Hard times killing floor blues”, de Skip James, blues sombre et dépouillé venu tout droit du Delta du Mississipi, porté par une voix haut perchée.
Bref, un disque qui navigue avec bonheur dans les eaux des musiques afro-américaines, certes pas forcément nouvelles, mais toujours vivantes et efficaces, et qui nous montre, s’il y avait des sceptiques, que le blues a largement passé les frontières de son berceau d’origine.
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (31)
par AnneFermerAuteur : Anne Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Rêvant d'épouser un chef d'orchestre, elle s'essaie en cachette aux concertos de Mozart pour piano et orchestre, elle au piano et l'orchestre au cd. Rêvant d' être contrebassiste, elle s'achète un violoncelle pour ne pas changer de voiture. Différente de ses camarades blogueurs par son grand âge, elle tente de sauver bmol du désert classique et jazzistique ! Grisée par bmol, la montagne, la musique et le chocolat, bref tout ce qu'il faut pour sauver une bibliothèque.Voir les articles de cet auteur (37)
Les élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble ont encore frappé avec leur nouveau concert-Lecture réalisé par François Zecconi.
Lieder, duos et quatuors de Brahms, Mendelssohn, Schubert & Schumann, le tout interprété par des élèves toujours plus talentueux et motivés. Bien que ce concert ai eu lieu le 15 Janvier, la température est montée d’un cran dans l’auditorium de la bibliothèque Kateb Yacine!
Prochain concert lecture le samedi 12 et vendredi 18 février : Chagall en musique!
Bonne année 2011! La chanson inavouable revient en force, plus rien n’arrête notre professeur Stéphane qui présente aujourd’hui “If you were a woman” de Bonnie Tyler … ça décoiffe!
Exclusif : la Chaufferie organise une scène ouverte “Vous en reprendrez bien … de la chanson inavouable“, le vendredi 21 Janvier à 20h00. L’équipe de Bmol sera sur place et vous attend de pied ferme pour cette grande cérémonie à la gloire du ridicule : on adore!
La country moderne déferle dans les bacs avec Lady Antebellum…
Qui pourrait bien se cacher derrière ce nom bien mystérieux Lady Antebellum?
C’est un groupe américain de country : un trio venu tout droit de Nashville dans le Tennessee composé de la charmante et gracieuse Hillary Scott, fille de la chanteuse Linda Davis. Hilary fut découverte sur Myspace par le chanteur Charles Kelley qui a fait appel à son ami d’enfance, le guitariste Dave Haywood.
Pour lever le voile sur la signification linguistique du nom énigmatique du groupe, il faut faire un petit cours d’étymologie. En effet le groupe a utilisé pour se nommer un mot anglais “Antebellum” d’origine latine (”Ante” veut dire Avant et “Bellum” signifie la Guerre) qui dans l’historiographie américaine désigne la période de la montée du séparatisme conduisant à la guerre civile américaine de 1861-1865 (guerre de Sécession). Un terme donc historique utilisé dans le Sud des Etats-Unis d’où le groupe est originaire.
Vous avez tous succombé cet été au slow Need you now. Leur deuxième album éponyme, qui bénéficie de l’engouement actuel grandissant des Français pour la musique et la danse country, fait un carton en France et sur la planète !
Cela fait déjà deux ans que je connais le groupe, leur premier album est beaucoup plus folk que le suivant. J’étais sûr que ce savant mélange de country et de musique pop basé sur le duo vocal subtil de Kelly et Charles, allait exploser dans les charts internationaux. C’est chose faite et c’est tant mieux pour nos oreilles musicales.
Une reconnaissance artistique qui permet aux membres du groupe d’écrire aussi pour d’autres artistes, Luke Bryan par exemple, ou de faire un duo dans le dernier album du groupe Maroon 5. Ainsi le meilleur groupe américain du moment aux multiples récompenses vous réconciliera avec la country moderne avec les titres comme “I run to you“, “American honey“, ou encore “Our kind of love“.
par StéphaneFermerAuteur : Stéphane Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Encyclopédiste des années 80 et collectionneur de 45 tours, il ne s'est toujours pas remis de la séparation du groupe ABBA. A toujours rêvé d'être un rockeur à la Rod Stewart mais aurait aimé aussi savoir jouer de la harpe celtique.
Véritable archéologue du fonds commun Musique, il souhaite faire revivre des artistes inavouables à travers des articles et des vidéos sur Bmol,
en assumant sans complexe son côté rétro et nostalgique de la génération Casimir! A osé un jour passer "Dancing Queen" à l'espace Musique et Cinéma de la bibliothèque Kateb Yacine !Voir les articles de cet auteur (10)
She Keeps Bees c’est l’histoire parfaite d’une rencontre de deux personnalités que rien ne prédisposait vraiment à faire carrière dans la musique.
Jessica Larrabee (guitare/voix) et Andy LaPlant (batterie) se sont rencontrés à Brooklyn en 2005. Elle est serveuse dans un bar dont il est un client régulier, et c’est à force de boire des bières ensemble et de discuter musique qu’ils finissent par se faire mutuellement écouter leurs compositions, c’était en 2005, et à jouer (et sortir) ensemble, c’était en 2006.
Le conte de noël moderne de tout musicien amateur et de ses rêves de reconnaissance commencent ainsi. La suite c’est un label anglais, Names, qui découvre leur 1er album fabriqué maison par hasard et tombe sous le charme, et la petite serveuse qui lâche son boulot pour une tournée européenne.
Mais d’où vient ce nom de groupe étrange et le titre énigmatique de leur deuxième album? L’analogie avec les abeilles (bees) vient du nom de la chanteuse et du fait que les abeilles sont, pour elle, “le sang de la terre” tout comme la musique. Nest (nid) parce que l’album a été bricolé à la maison et que la déco de leur appart’ rappelaient des nids (je ne vois pas bien comment mais bon…). Ne cherchons donc pas plus loin matière à interprétation.
She Keeps Bees c’est avant tout un duo. Pas besoin en effet de s’encombrer d’un groupe quand ca fonctionne si bien à 2 et que la création s’en trouve ainsi libérée. Comme d’autres couples de musiciens célèbres, on pense aux Kills sans la brutalité ou aux White Stripes pour la batterie assez sommaire, le dépouillement est de mise. Les guitares sont vibrantes, profondes, recherchées et subtiles. Aucun artifice. Même les parties chœurs, seul sacrifice au re-re*, se justifient. Le tout est assez sommaire, on se surprend parfois à relever les défauts techniques de chacun… mais curieusement cela ne gâche rien.
Andy La Plant qui a enregistré et mixé l’album a appris la batterie pour l’occasion. Il a su donner un son singulier au projet, les inspirations folk revisitées donnent à l’ensemble un son rock qui lorgne ostensiblement vers le blues. La voix de Jessica est magnifiquement mise en valeur, inspirée et fascinante. On songe à PJ Harvey pour l’intensité et l’émotion qui s’en dégagent. On en ressort mélancolique mais plein d’espoir, et on ficherait un billet que les histoires entendues sont belles et tragiques.
Un très bel album intense, dépouillé et brut… L’exemple même qu’une guitare et une voix quand c’est inspiré ca fonctionne.
* re-re : enregistrements successifs de parties musicales ou de voix rajoutées les unes sur les autres.
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
Moment magique du métier de bibliothécaire musical : l’ouverture du carton, plein des disques commandés quelques temps auparavant, choisis sur la foi des chroniques ou des renseignements glanés au gré des revues spécialisées, émissions radiophoniques, échanges avec les collègues ou avec nos adhérents…
Plaisirs anticipés, curiosité aiguisée, les oreilles commençant à frétiller, la question existentielle du moment est donc : “Mais par où commencer?” …par le groupe dont on a tellement apprécié les albums précédents et dont on attend avec gourmandise le suivant, ou bien par celui dont on espère le choc de la découverte de la pépite inouïe, celle qu’on aura le plaisir de dévoiler à une meute d’emprunteurs extasiés ? (bon, là j’en rajoute un peu dans le quantitatif…)
Pour ma part, lors de la réception de ma dernière commande, j’ai choisi la deuxième option : bonne pioche ! Première écoute : Bulu-Fulassi, par les Parlophones : un trio réunissant André Ze Jam Afane, poète-slameur camerounais, Daniel Erdmann, saxophoniste de Das Kapital (qui fit une tournée remarquée dans quelques communes rurales de l’Isère l’année dernière, après leur prestation au Jazz Festival), et Francis Le Bras au piano : bel hommage à la première élite camerounaise, formée à l’Ecole Normale de Fulassi, sur des textes autant poétiques qu’anticolonialistes. Première option (attente gourmande) pour le deuxième tirage : De l’origine du monde, par Tony Hymas, qui nous avait offert il y a quelques années une série d’enregistrements en hommage aux Indiens d’Amérique -”Remake of the American dream” et “Oyaté”- produits déjà par Jean Rochard pour le label Nato (d’ailleurs ma gourmandise s’adresse plus généralement à l’ensemble de ce label, spécialiste des albums aux thématiques engagées sur le terrain des libertés, toujours très travaillés, et portés par des voix singulières).
Le point de départ de cet album est le fameux tableau de Gustave Courbet représentant un sexe féminin peint de façon extrêmement réaliste : la musique est subtile et délicate, toute en nuances, à l’image de la peinture de Courbet, sur fond d’ode à la liberté, en particulier celle des femmes. Le disque est accompagné d’un très beau livret comprenant des dessins originaux ainsi que des photos de Paris en 1871 (Courbet, ami de Proudhon, était très engagé dans la Commune de Paris). Enfin (car j’arrêterai là pour aujourd’hui), j’engage dans le lecteur le dernier album de la contrebassiste dont tout le monde parle ces temps-ci , histoire de vérifier si tous ces messieurs n’auraient pas été légèrement influencés par le physique de la belle : et bien non, Esperanza Spalding, 26 ans et tous les talents, tient ses promesses dans Chamber music Society : à la contrebasse, au chant, à la composition et aux arrangements de la section de cordes, elle maîtrise tout, et produit ici un jazz intimiste, flirtant avec la chanson. Et aussi : Silent movies, de Marc Ribot, seul avec sa guitare ; Céline Bonacina, jeune saxophoniste baryton, qui invite Nguyen Lê et ne laisse pas sa part au chat, comme on dit; Magnus Lindgren dans “Batucada jazz”, évoquant Carlos Santana, Gato Barbieri et Hermeto Pascoal : jubilatoire; et un grand merci à l’adhérente qui nous a suggéré l’acquisition de “Paradise alley”, de Renaud Gabriel Pion : une alchimie entre une musique savante composée pour un orchestre à cordes et une partie improvisée par le compositeur lui-même, à la clarinette basse, saxophone et diverses flûtes.
Et encore bien d’autres nouveautés au fond de nos cartons, à découvrir en bibliothèque!
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (31)
Octobre, c’est le mois des p’tits lecteurs! Dans ce cadre, de nombreuses animations pour les tout-petits sont proposées dans les bibliothèques de Grenoble. Il n’en fallait pas plus à la malicieuse Sandrine pour nous présenter “D’une île à l’autre” de Serena Fisseau. Premier volume d’une série sur la musique pour enfants, intitulée pour l’occasion, les “4 petites minutes” …
par SandrineFermerAuteur : Sandrine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Acheter des Cd pour la jeunesse, ça donne une énergie !!! Regardez ce beau visage sans aucune ride…en plus, on entretient sa voix, puisque l'on fredonne des airs et on a de grandes oreilles (ben on les voit pas sur la photo ?) car toujours à l'écoute : à l'écoute de l'actualité musicale, des collègues, du public. Bref, plus qu'une vocation, c'est un art de vivre.Voir les articles de cet auteur (7)
Faisons fi de la nouveauté ! Face à la croissance exponentielle des sorties de disques, il est peut-être temps de (re)découvrir quelques pépites enfouies dans le cours de l’histoire du rock.
Novice (1989), c’est la période avant l’explosion grand public de l’album “Osez Joséphine” et sa pelletée de tubes (”Volutes”, “Madame rêve”, le titre éponyme). Nul jugement de valeur dans cette présentation. Car de l’underground des débuts au succès commercial des 90’s et 00’s, Bashung a toujours maintenu une démarche exigeante et a suivi sa trajectoire artistique en marge des courants et des modes, imposant la force et la cohérence de son univers. On retrouve donc sur cet album ses qualités habituelles de compositeur et de parolier : textes à multiples sens, jeux de mots et chausse-trappes (”Le duc n’en fait qu’à sa guise”, “Un pyromane a du génie et s’en met plein la lampe” sur Pyromanes,”T’es parti avec mes revenus, Vers quel crayon s’est-elle taillée désormais ?” sur Bombez, “Yaoundé qu’est pipé”, etc, etc). On retrouve également une autre caractéristique de son travail, sa capacité à s’entourer, rappelant ainsi qu’il était aussi un excellent musicien et accessoirement un des rares artistes hexagonaux capables de se frotter à la crème du rock international: Phil Manzarena (Roxy Music) et Blixa Bargeld (Einsturzende Neubauten, Nick Cave) aux guitares (plus tard ce sera Marc Ribot et Link Wray sur l’album Chatterton accompagné du trompettiste de jazz Stéphane Belmondo), Colin Newman de Wire à la production. Et bien sur Boris Bergman à l’écriture, laissant pour la première fois la place sur plusieurs titres au nouveau venu d’alors Jean Fauque.
Le résultat est assez surprenant : l’album est très sombre (à l’image de sa superbe pochette qui annonce fièrement la couleur), avec un coté new-wave voire même industriel (beaucoup de boite à rythmes et de claviers notamment, un son très froid, l’influence souterraine de Blixa Bargeld ?), globalement sans concessions à l’image des albums Roulettes Russes ou Pizza du début de carrière mais sans les tubes (Gaby Oh Gaby, Vertige de l’amour) qui permettaient de faire passer la pilule auprès des maisons de disque. Une sorte de suicide commercial qui contient pourtant une brassée de perles : “Légère éclaircie”, “Alcaline”, “Bombez”, “By proxy”. Un album qui mériterait donc de retrouver la lumière…
A noter que France Inter à diffusé cet été une série de 10 émissions intitulée “Bashung de l’aube à l’aube” qu’il est possible de réécouter à cette adresse :
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (52)
“Ultime cosmos” (mais pas ultime galette espérons-le), ce troisième album du trio helvète renouvelle le plaisir que j’avais eu à découvrir les précédents : le premier, Tovorak a déjà été un de mes coups de cœur lors de sa sortie - m’évoquant, Suisse oblige, une tablette de chocolat au piment, mélange d’énergie, de candeur (apparente) et de surprises.
Le suivant, intitulé fort à propos Le retour, confirmait cette impression, et était à nouveau dans mon top 5 de l’année (2007 me semble-t-il).
Sur “Ultime cosmos”, Lucien Dubuis (sax alto, clarinettes basse et contrebasse) officie toujours en trio avec Roman Nowka à la basse et Lionel Friedli à la batterie, augmenté cette fois d’un invité de marque : Marc Ribot, qui a traîné l’élégance de sa guitare dans des univers aussi divers que ceux de John Zorn, Marianne Faithfull, Laurie Anderson ou Alain Bashung, tout en pratiquant des incursions vers la musique brésilienne, et dont la présence sur cet album tempère le côté “art brut” du trio sans en gommer l’énergie.
Les compositions de Lucien Dubuis évoquent moins le monde de l’enfance que dans ces précédents albums, abandonnant les “Il était une fois”, “Bouillie de carottes” , et autres “Gouttes au nez” (et oui, les enfants grandissent…); la pochette n’arbore plus les dessins du petit Mateo, nous entrons visiblement dans la tranche adolescente, science fiction et jeux vidéos… Mais toujours assises sur une pulsation binaire, les compositions du trio ont gardé cette saveur de confiseries aux accents rock ou aux allures de ballades nonchalantes, soumises à des poussées de fièvre exultatoires (je ne suis pas sûre que le mot existe, mais c’est bien l’effet que ça me fait !) : un mélange de pulsation rock, de riffs funky, d’improvisations jazz, avec ce fameux zeste de piment qui surprend et chatouille les oreilles!
Cerise sur le gâteau, le disque est doublé d’un DVD, dans lequel, outre des instantanés du processus de l’enregistrement de l’album et des captations de concert, on découvre en bonus :
- des images de la clarinette contrebasse, cet instrument étonnant aux sonorités d’ancêtre que Lucien Dubuis sait faire “groover” comme une jouvencelle.
- que les qualités d’isolant phonique des boîtes d’œufs ne seraient pas un mythe.
- que l’accent suisse n’est pas forcément celui qu’a immortalisé la pub pour Ovomaltine, et enfin que les regards malicieux échangés par les musiciens nous prouvent que non, la création ne se fait pas forcément dans la douleur…
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (31)
Soundgarden se reforme, Alice in chains sort un nouvel album, les chemises de bucheron refont leur apparition dans les vitrines… pas de doute, il souffle un air de grunge sur la rentrée!
Chalenge : faire un panorama du grunge en 4 minutes, pas simple, mais on aime bien les défis sur Bmol…
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)