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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


LA CHANSON INAVOUABLE # 6 : “Le Youki” / Richard Gotainer

Nos Vidéos | 23 janvier 2012

Janvier 2012 c’est le mois de l’inavouable sur Bmol !

Voici le dernier épisode de la série des “chansons inavouables” où Stéphane & Émeline rendent hommage à Richard Gotainer, un maître à penser en matière d’ inavouabilité!


Où trouver “le Youki” dans les bibliothèques de Grenoble ?

Retrouvez encore + de chansons inavouables à la Chaufferie le vendredi 27 Janvier avec une scène ouverte spéciale “Vous en reprendrez bien de la chanson inavouable“. Venez interpréter vos chansons inavouables préférées, avec votre groupe ou en karaoké ! Sens de l’humour exigé !

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par Bmol


LE MOIS INAVOUABLE #1

A découvrir | 9 janvier 2012

LES GUITAR-HEROES VERSION INAVOUABLE !

Steve Vai

Pour certains, le concept de guitar-hero est déjà en soi une faute de goût, ouvrant potentiellement la catégorie à un très grand nombre de musiciens. Quoiqu’il y en ait quand même qui avaient (ont) de la classe et qu’on ne peut réduire à leur seul instrument : Jeff Beck, Jimmy Page, David Gilmour ou encore Prince. Mais pour mettre tout le monde d’accord je vous présente ici 3 guitar-heroes inavouables chacun à leur manière. Attention, c’est du lourd !

Au premier rang d’entre eux, à tout seigneur tout honneur, l’inénarrable Yngwie Malmsteen. Venu des froides contrées du nord au début des années 80, ce guitariste prodige suédois à la vélocité inégalée et à la crinière très hair-métal (les amateurs du genre apprécieront) se proposait d’ effectuer la synthèse de la musique classique et du hard-rock à sa manière, c’est-à-dire sur le mode de la vélocité et du baroque, entendu ici dans tous les sens du terme. Le garçon a un peu vieilli et même s’il n’est toujours pas manchot, le caractère vain (et inavouable) de sa musique saute aux oreilles, mettant ainsi un terme aux illusions de ma jeunesse ! A savourer dans la vidéo ci-dessous.

Second dans la catégorie, Steve Vai, un peu disparu des radars ces temps-ci mais qui débuta dans l’ombre de Frank Zappa à la fin des années 70, excusez du peu. Un peu moins pompier musicalement que le précédent, mais tout aussi peu inspiré dans ses accoutrements et jusqu’au choix de ses guitares : couleurs criardes, fluorescentes, à trois manches, en forme de cœur, avec une poignée taillée dans le corps de l’instrument pour pouvoir la trimbaler plus facilement au supermarché du coin je suppose, bref, un original. Même verdict que pour Yngwie Malmsteen : brillant mais musicalement (et visuellement) indigeste, même si je lui trouve par instants des accents hendrixiens.

Reste le cas Buckethead, paradoxalement le moins inavouable peut-être. Certes le bonhomme est complètement frappadingue, mais il a eu le bon goût de travailler avec Bill Laswell dans le projet Praxis et tout récemment pour son dernier album avec le grand Bootsy Collins ! Le guitariste en impose comme il se doit mais de là à jouer en public avec un seau (bucket) sur la tête, il y a un pas à ne pas franchir ! Il a cependant la capacité de savoir jouer lentement, démontrant en quoi la route taillée par tous les guitar-heroes depuis 20 ans (déluge de notes et accélération tout azimuts) est irrémédiablement une voie de garage. Bref j’avoue une certaine sympathie pour ce Buckethead. C’est grave docteur ?

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par Julien


HAZMAT MODINE, “Cicada”

Album de la semaine | 16 novembre 2011

Si on m’avait dit que le disque le plus enthousiasmant du moment était un disque de blues !!!

Le blues, ce genre que l’on s’imaginer volontiers poussiéreux, chanté par de vieux noirs exhumés du Delta du Mississipi ressassant les mêmes chansons plaintives depuis le début du siècle (le 20ème), ou bien par quelques guitaristes blafards et nostalgiques enchaînant des grilles d’accords plus ou moins justes sous prétexte que ce qui compte dans cette musique, c’est les tripes qu’on y met…

Voilà un disque qui coupe court à ces a priori : du blues qui tout en ne reniant pas ses racines (en témoigne le “Mocking bird” d’ouverture, évoquant les work-songs pratiqués par les esclaves pour rythmer le travail des champs dans le sud des Etats-Unis), est capable d’intégrer un shamisen japonais, un cymbalum hongrois, un groupe ghanéen (le Gangbé Brass Band),  une balalaïka, un quatuor à cordes (le Kronos Quartet), et même des “fields recording” animaliers.

On pense en écoutant ce disque bien sûr à la Nouvelle Orléans, mais aussi à un hybride de Tom Waits et Screamin’ Jay Hawkins, aux “Culs Trempés” croisés dans le film “O’Brothers”, au Rhythm’n'Blues des années 60, et à toute l’étendue des composantes absorbées par la musique afro-américaine, y compris les rythmes latins et caribéens.

Le résultat, loin de ressembler à une quelconque accumulation  hétéroclite qui s’écroulerait en ouvrant la porte du placard, est d’une grande cohérence,  dont le fil conducteur est tricoté par la voix rocailleuse à souhait et l’harmonica diatonique de Wade Schuman, entouré d’un septet cuivré au petit poil : bref, du blues, mais dépoussiéré à grands coups de torchons !

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par Martine


LE ROCK PROGRESSIF EN 4 MINUTES… OU PRESQUE !

Nos Vidéos | 7 novembre 2011

En 4 minutes, oui Madame ! Autant vous dire qu’on va tailler dans l’histoire du “rock prog” à la tronçonneuse ! Mais l’important c’est que les novices puissent se faire une idée du genre … voire même qu’ils aient l’envie par la suite d’emprunter 3 ou 4 disques !

4 disques essentiels à écouter :

In the court of Crimson King / King Crimson

Wish you were here / Pink Floyd

Selling England by the pound / Genesis

Aqualung / Jethro Tull

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par Emeline


IVRESSES (Michel Godard, Franck Tortiller et Patrick Héral)

A découvrir | 1 novembre 2011

In vino musica, et vice-versa ?

Le thème du vin et plus généralement de l’ivresse (et même des ivresses au pluriel, comme ici) a inspiré nombre de musiciens de tous horizons, et en particulier les musiciens de jazz : faut-il y voir une parenté entre la désinhibition que le vin peut procurer et la liberté nécessaire à la pratique de l’improvisation, qui fait le sel de cette musique (bien qu’il ne soit pas forcément conseillé de pratiquer les deux simultanément…) ?

Quoi qu’il en soit, ces deux mondes du vin et de la musique ont en commun un vocabulaire  peuplé d’accords, de notes, de couleurs, de rondeurs, d’éclats ou de reflets, et un terrain de jeu commun : celui du plaisir. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si ces deux univers se rencontrent à l’occasion…

Et les accords les plus savoureux, en musique comme dans le verre, ne sont pas forcément les plus évidents, tant l’inattendu fait partie du plaisir, du palais comme des oreilles : ce trio, qui a passé une semaine de résidence à l’Abbaye de Noirlac, sur les terres berrichonnes qui donnent naissance au Sancerre et au Mennetou-Salon,  nous le prouve dans le mariage savoureux des timbres du serpent (instrument à vent aux formes sinueuses - d’où son nom - qui nous vient de la musique ancienne), des percussions-claviers et des percussions, comme d’autres marient les saveurs des différents cépages : les sons graves du serpent ou du tuba nous ancrent dans le terroir tandis que les notes aiguisées du vibraphone et du marimba s’élèvent tout en  légèreté et vibrations comme le parfum que l’on hume au-dessus du verre, et que la voix, l’électronique et les percussions du troisième élément de l’assemblage donnent le liant ou la ponctuation.

Tout au long de cet album qui s’ouvre avec une relecture  de “Si dolce e ‘l tormento” de Claudio Monteverdi dans laquelle le serpent donne tout son moëlleux , chacun des musiciens apporte les échos de son terroir d’origine, sous des titres aussi évocateurs que “Syrah”, “Bourguignonne”, ou “A Monk’s Clavelin”, jusqu’à l’aboutissement : “In paradisum” … que rêver de mieux !

Non, je ne terminerai pas en vous recommandant selon la formule rebattue de déguster avec ou sans modération - à vous de voir -, mais en vous proposant quelques musiques sur le même thème, à retrouver bien entendu dans les bibliothèques de Grenoble :

- Dhafer Youssef : “Abu Nawas rhapsody : The wine ode”

Dhafer Youssef (oud, voix) que l’on avait entendu précédemment  avec Nguyen Lê, Renaud Garcia-Fons ou la nouvelle scène de l’électro-jazz norvégien s’associe ici entre autres avec Tigran Hamasyan (le jeune pianiste arménien qui a fait un tabac cette année avec son album solo “A fable”), pour un hommage au poète persan Abu Nawas, dont les poèmes (au 8ème siècle!)  chantaient, parmi d’autres, les plaisirs du vin et de la boisson.


- Moscow Art Trio : Introduction & wine variations : troisième mouvement de “Village variations”, musique pour un ballet imaginaire en 6 scènes composé par Misha Alperin pour le Moscow Art Trio et orchestre à cordes et percussions, sur une commande du Norwegian Chamber Orchestra : un alliage de jazz, de musique classique et de folklore. Cette scène très imagée évoque les titubations joyeuses et les hoquets de villageois un peu “gais”. Dans un autre contexte, et pour donner une petite idée de leur musique :

- Amy Winehouse : Rehab : le versant sombre, ô combien, du tableau… mais comment ne pas évoquer  la chanteuse anglaise à la voix soul et au destin brisé à 27 ans pas les abus de drogues et d’alcool : oublions les concerts ratés, mais réécoutons (jusqu’à plus soif ?) ses enregistrements, en particulier l’album “Back to black”, qui s’ouvre sur “Rehab”, où elle envoie balader la cure de désintoxication.
- Musique des vignes. Disque enregistré dans les années 90 par le Groupe de Musique Electroacoustique d’Albi-Tarn (GMEA) qui met en musique les étapes de la fabrication du vin, et qu’il était conseillé alors d’écouter en buvant un Château Salettes 1990 : il est encore possible d’emprunter ce disque en le réservant au Fonds Commun Musique des Bibliothèques de Grenoble, par contre nous ne pouvant pas garantir le Château Salettes…http://www.gmea.net/structure/gmea/histoire.htm
- Et bien sûr : “Days of wine and roses” : chanson composée par Henry Mancini et Johnny Mercer pour un film du même nom, devenue standard de jazz  et interprétée par nombre de musiciens, de Ben Webster à Michel Petrucciani en passant par Sun Ra et Bill Evans. Ce thème est en quelque sorte au jazz ce que “Le petit vin blanc” est  au musette (en plus sombre) : un incontournable.

…et bien d’autres encore qui ont d’une manière ou d’une autre rendu hommage au divin breuvage ou à l’ivresse : Boris Vian (Je bois), Brad Mehldau (Lilac wine), Champion Jack Dupree ( Drinking wine spodie-odie), David Krakauer (Roumanian wine cellar), Bobby McFerrin (Let’s drink the wine), Egberto Gismonti (Agua & vinho)… etc.Où trouver ce document ?

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par Martine


PIERRE SCHAEFFER, “L’OEUVRE MUSICALE”

Album de la semaine | 17 octobre 2011

Attention, monument ! …enfin dans les bacs.

Pierre Schaeffer, c’est le père fondateur de la musique concrète, vénéré par les musiciens pratiquant la musique électronique, et L’Oeuvre musicale est un coffret de 3 disques réunissant des enregistrements remasterisés de ses créations musicales : une sorte de mise en abîme des techniques d’enregistrement et de traitement du son au fil du XXème siècle :

Pierre Schaeffer travaillait dans les années 50 à partir de disques microsillons souples et de bandes magnétiques, tout cela demandant des manipulations assez compliquées exigeant une grande dextérité : la plus grande précision était de mise, sans écarter pourtant l’intervention du hasard! (imaginez plusieurs platines garnies de disques souples, à faire tourner à la main dans une synchronisation parfaite, pour réenregistrer le résultat sur une bande magnétique, qui a son tour sera sans doute découpée et recollée par petits bouts…C’est sûr, c’est plus simple 50 ans plus tard avec nos logiciels dernier cri!).

C’est Pierre Schaeffer qui le premier soutint que tout son, indépendamment de son origine, peut devenir objet musical (une révolution en 1948!), et qui imagina, avec les moyens dont il disposait à l’époque, de traiter les sons qu’il enregistrait (trains, conversations, pianos, casseroles etc…) comme des objets sonores manipulables à loisirs, en les rendant le plus souvent méconnaissables (lecture à l’envers, suppression de l’attaque ou au contraire coupure du son, utilisation du son “en boucle” par la technique du sillon fermé etc…).
Il nous explique ici ce qu’il entend par “objet sonore”.

C’est aussi Pierre Schaeffer qui fonda le GRM (Groupe de Recherches Musicales), puis plus tard l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), tout cela au sein de la Radio Télévision Française : c’est en effet l’art de la radio qui donna naissance à ce qu’on appelle la musique concrète (ou acousmatique) et dont les derniers avatars se retrouvent peu ou prou dans toutes les formes de musiques électroniques actuelles.
Et c’est encore lui qui créa en collaboration avec Pierre Henry Symphonie pour un homme seul, œuvre fondatrice de la musique concrète, chorégraphiée par Maurice Béjard, qui fit le tour du monde.

Depuis ces années d’expérimentation, la musique électronique a fait bien du chemin, les techniques aussi, et sans doute bon nombre de jeunes (ou de moins jeunes) DJs faisant tourner en boucle les sillons de leur vinyles, pratiquant le scratching, le toasting et autres collages et mixages ne s’imaginent pas que 60 ans avant eux un directeur de la radio nationale s’adonnait aux mêmes plaisirs, …avec un matériel du volume d’un semi-remorque !

Où trouver ce document ?

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par Martine


EN PROMO SCENE LOCALE : JEUNES TALENTS !

Mercredi 21 septembre à 18h nous avons accueilli à la bibliothèque du Centre Ville le trio de tout jeunes musiciens nommé “Theo.C.Selia”. Nous les avions entendus auparavant à La Chaufferie lors de la scène ouverte “Vous en reprendrez bien, de la chanson inavouable”, ainsi qu’à L’Ampérage lors d’ une scène ouverte DMM (dernier mercredi du mois). Ils n’étaient que deux à l’époque, Theo et Selia.

Du potentiel il y avait, avions-nous pensé… Alors nous leur avons proposé un challenge : peaufiner un ensemble de morceaux et les transitions qui vont avec, pour un show de 45 mn à la rentrée. Lorsque, demandant à Théo le leader “je peux compter sur vous alors ?”, il me répondit “au pire, vous aurez 3 groupes au lieu d’un”, ce fut marché conclu !
Ces trois-là ne jouent que depuis 6 mois ensemble. Ils ont trainé leurs guêtres dans différents lieux : La Chaufferie, MJC Mutualité… Theo et Selia composent, Selia écrit les paroles anglaises, Camille a fait partie des “40 batteurs”. Leurs projets maintenant : trouver des financements pour enregistrer un CD-3 titres, monter un dossier pour le Printemps de Bourges ou d’autres festivals…

Mercredi soir donc, salle comble à la bibliothèque (110 personnes), après une interview d’un journaliste de la presse locale (wow, déjà !), les voilà : Théo (Théo Faucheux, chant, guitares, piano), C (Camille Neyton, percussions électroniques, back vocaux), Selia ( Selia Çakir-Joubert, chant, basse, guitare, piano). Compos originales ou reprises croustillantes (Human jungle, de la BO des Chats persans), tout est nickel, un bon son, des belles voix, du bel ouvrage. Le fan club est là, mais d’autres aussi, certains restent sur la terrasse dans les chaises longues, d’autres sirotent sous les plantes vertes du jardin anthropocène, et cette musique indéfinissable, alliant l’ électro-indie, le hip-hop, la pop, l’alternatif a tout pour séduire… On se laisse emporter, et on se dit que la relève est assurée. On se dit aussi, tant pis si un monsieur a quitté la salle de presse furieux quand ils faisaient la balance, et que c’est bon pour tout le monde, d’entendre ça ici. On se dit aussi, tant pis si un “ami” s’est moqué d’eux sur facebook parce qu’ils venaient jouer ici – c’est moins fun qu’un bar c’est sûr ! mais c’est en train de changer…

Ci-dessous la vidéo de leur reprise des XX, “Crystalized”…

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par Anne


Danses de l’été : Côte d’Ivoire 1 Amérique du Sud 0

A découvrir | 26 septembre 2011

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“Quand vient la fin de l’été / sur la plage”… c’est l’heure du bilan musical, on n’y coupe pas. Et si vous avez raté le phénomène danse de l’été, ne vous inquiétez pas, les chroniqueurs tendance de Bmol sont là pour vous remettre à niveau.

Chaque année, à l’occasion de la trêve estivale, c’est la même rengaine. Un feuilleton de l’été navrant (en général un sordide fait divers, cette année un sordide fait divers au FMI), la météo des plages, le Tour de France, la France rurale où il fait bon vivre chez Jean-Pierre Pernaut. Bref une certaine idée de l’immuabilité des choses. Et pour renforcer ce sentiment de cycle infernal (oui je sais, la fin de l’été me met de méchante humeur), le must : la sortie de la danse de l’été.

piscine.bmpEn effet, pas un été sans sa BO et pas un rayon de soleil sans le morceau qui te colle à la peau, que tu le veuilles ou non. La danse de l’été c’est quoi ? Un rythme entrainant, une chorégraphie simpliste, un goût certain pour la performance collective et un cœur de cible qui tape très large, du marmot à la mamie. La particularité du genre ? Un clip ensoleillé, un matraquage télévisuel horripilant, parfois un partenariat avec une célèbre boisson gazeuse (non pas celle là, l’autre…) et surtout une influence musicale unique, “latino”, et des succédanés plus ou moins fidèles et réussis. Cet événement, majeur pour les GO de campings, les programmateurs de NRJ et autres foires à la chèvre, est né en 1989 avec la Lambada. Succès planétaire immédiat. Suivront des Soca Danse, Macarena, Tago Mago, j’en passe et des pires car là n’est pas mon sujet.

Car voilà qu’en 2010, tout a changé… Avec la Coupe du Monde en Afrique du Sud et le Waka Waka de Shakira, un inversement de tendance s’est opéré: la danse africaine de l’été est arrivée. Initié en 1991 par Yannick Noah et son Saga Africa (non je rigole…) le phénomène s’est enraciné depuis quelques années en France. Ainsi, TF1 a tenté cet été la carte Alpha Blondy avec son Vuvuzela mais c’est finalement un quasi inconnu, Moussier Tombola, qui a défouraillé les campings français cet été avec son Logobitombo et ses 15 millions de vues sur Youtube. Pour être complet, il faut également citer dans ce palmarès de haut niveau le Hula Hoop de Lyloo et Willy William.


magicsystem-danse.jpgPetite explication pseudo-socio-musicologique de l’impact des musiques d’inspiration sub-saharienne sur le sol européen. Depuis quelques années les maquis* d’Abidjan règlent les phénomènes de mode question musique, danse et sape. La partie immergée de l’iceberg se nomme Magic System et enchaine les tubes depuis près de 10 ans.
Mais combien de sapeurs, flambeurs et autres inconnus danseurs règlent au millimètre les courants de mode qui feront les belles nuits parisiennes quelques semaines plus tard? Pour vous en persuader, voir ici les poétiques et surréalistes danses de la grippe aviaire, de la moto, de la grand-mère, du gorille (pas très sympa c’est presque la même que la précédente …) et les plus célèbre d’entre tous le coupé décalé.



Le phénomène est tellement fort à Abidjan que des gamins déscolarisés en font leur mode de subsistance. Il fut un temps où les Congolais tenaient la corde dans les tendances musicales africaines… Dès les années 50 avec la rumba congolaise qui fit danser nos parents et entrer dans les foyers français un peu de couleur.



Les années 70, 80 et 90 virent l’avènement de tout un tas d’artistes sur le continent européen: Fela, Touré Kunda, Youssou N’Dour, Ali Farka Touré, Salif Keita
Mais question danse, il fallut attendre les années 2000 et les Angolais avec la vague Kuduro (prononcez koudouro) pour inscrire l’Afrique sur la grande carte mondiale de l’électro. Voyez ici les Portugais de Buraka Som Sistema en collaboration avec Mia sur Sound of Kuduro ce que l’on peut faire avec un corps.



Pas mal, hein? Bon allez, l’été est fini, oubliez les shorts et les danses sur la plage. Et maintenant que vous en savez un peu plus sur ce phénomène vous n’aurez plus aucune excuse l’été prochain!* Maquis : bar musical ivoirien en plein air 

Où trouver ces documents ?

Vision / Alpha Blondy

Ki dit mié / Magic System

Golden Afrique n°2

Kuduro Sound System / Frederic Galliano

Black Diamond / Buraka Som Sistema

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par Jérôme


BIENVENUE A BMOL TV & A CINEVOD !

Nos Vidéos | 19 septembre 2011

Comme son nom l’indique, Bmol TV rassemble toutes les vidéos mises en boite par l’équipe de Bmol : les séries en cours “La chanson inavouable” et les vidéos thématiques en 4 minutes ainsi que des comptes-rendus de concerts donnés dans les bibliothèques de Grenoble…

Vous pouvez naviguer aisément au sein des 3 chaines en cliquant sur les vignettes de vidéos ainsi que d’une chaine à l’autre à partir des onglets en haut à droite. Bon zapping !

Le nouveau site de Vod (Video à la demande) des bibliothèques municipales de Grenoble, CinéVod, propose aussi des vidéos musicales : électro, classique, jazz, tango, fado, musiques du monde, allez y jeter un œil, c’est gratuit pour les abonnés !

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par Bmol


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” #1: GARVIN

A découvrir | 12 juillet 2011

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Garvin est un groupe franco -britannique fondé le 4 février 2009 par deux guitaristes chanteurs, Gareth Powell (Pays de Galles) et Vincent Thourigny (France), écumant les pubs de Grenoble armés de leurs guitares et écrivant ensemble leurs premières chansons…

6 mois plus tard, entendant de la musique dans le studio, Calumn Mackay (Ecosse), entra et installa sa batterie… elle y est toujours. L’arrivée de ce batteur ouvrit de nouvelles perspectives au groupe. Après une année chargée de concerts et de séances studio, Garvin rencontra, à l’occasion d’une de ses prestations, Pad Pinocely (France) qui proposa ses services de claviériste pour les besoins d’un enregistrement. Il installa donc ordinateur et synthétiseur dans le studio… ils y sont toujours.

Garvin est désormais au complet et peut explorer l’ensemble des possibilités offertes pas la musique électro-acoustique. Sans se prévaloir d’un style en particulier, la musique de Garvin est fortement influencée par la musique pop anglo-saxonne. Ce qui intéresse ce groupe c’est explorer de nouvelles voies…

Cette première vidéo est constituée d’un simple diaporama mais donne une assez bonne idée de l’ambiance créative qui règne dans ce groupe… d’autres projets vidéo sont déjà en route et de nouvelles chansons sont enregistrée, mais Garvin veut aller plus loin…
« Nous serons le premier groupe à donner un concert sur la lune ! »
Bring it on


On One Leg
Consultez la page Myspace de Garvin

Photo : Camille Ambrosi

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-julien.jpgJulien : C’est bien en place, j’aime bien le jeu du gratteux, la voix n’est pas mal non plus mais le tout manque encore un peu de personnalité (je me la joue vraiment jury implacable)…


jury-jerome.jpgJérôme : Une vraie ambiance qui nous plonge dans le rêve, renforcée par la voix cristalline… ça tient la route les Garvin!


jury-anne.jpgAnne : Pop-rock intéressante mais petit problème de justesse au début de la prestation…


jury-emeline.jpg Emeline : Belle énergie, belle voix. Ca me donne envie de boire une pinte de Guinness sur les bords de la Tamise tout ça! Bravo les Garvin, good job!

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par Garvin


Pourquoi vous trouverez SETH GUEKO à la bibliothèque Kateb Yacine…

A découvrir | 8 juin 2011

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Lors d’une récente chronique, Joël expliquait pourquoi “Michto“, le dernier album de Seth Gueko, ne serait pas acheté à la bibliothèque Centre-ville et nous enjoignait de trouver un seul argument pour lui faire changer d’avis. Immédiatement mon sang n’a fait qu’un tour, cet album se trouvant déjà dans les bacs de la bibliothèque Kateb Yacine!

Il faut dire que “La chevalière“, précédent album de Seth Gueko qui figurait dans la collection de la bibliothèque Kateb Yacine depuis sa sortie en 2009, avait très rapidement disparu de nos collections, la pochette retrouvée vide dans les bacs après qu’une bande d’ados soit passée nous rendre visite, assez bruyamment pour se faire remarquer, et assez bruyamment aussi pour déclencher notre système antivol dès leur sortie.
Un disque volé, à l’heure du téléchargement (légal ou pas), du streaming, des fichiers échangeables en quelques clics et des cartes gratuites pour les moins de 18 ans, ça interroge un peu les professionnels que nous sommes…

Si le phénomène de vol de CD et DVD a très largement diminué dans nos équipement depuis quelques années, ce n’est pas seulement en raison de nos systèmes antivols perfectionnés mais bien parce que musique et cinéma se trouvent à foison sur Internet. Et aussi bien entendu parce que nos bibliothèques peinent depuis toujours à toucher un public ado (un peu plus dérobeur que la moyenne) pour des raisons qui seraient à développer dans un futur article. Voler un disque en bibliothèque alors que l’on peut le trouver quasi gratuitement partout ailleurs, c’est bien la preuve que ce document présente un intérêt pour un public prêt à risquer les vigiles de Grand’Place pour du rap, aussi mauvais soit-il….

Je ne veux pas entrer dans l’explication du pourquoi du succès populaire de Seth Gueko ou de certains albums de rap aux penchants violents, homophobes, anti-police ou misogynes. Je vous passe également le couplet selon lequel le jeune a besoin de trouver du Seth Gueko en bibliothèque pour espérer un jour le voir emprunter La Rumeur, Dominique A. ou Ferré.
Je souhaite simplement placer la discussion sur le thème des publics de nos médiathèques. Ne pas acheter un CD qui plait à une partie du public que nous touchons peu, c’est nier ce public comme public mais aussi comme personnes, se couper de la réalité, et au passage se tirer une balle dans le pied… (dans les couilles, ou les yeuks dirait Seth Gueko!). Sous prétexte de qualité artistique pas au rendez-vous, de vulgarité ou de moralité douteuse, on ne peut faire l’impasse sur ce que plébiscite une partie de la population que nous desservons. Notre rôle est de choisir, de conseiller, de prescrire mais c’est aussi de proposer à l’emprunt ce que les publics, TOUS les publics, souhaitent (pensent?) trouver dans une médiathèque.

J’assume donc. J’achète, et j’achèterai, du Seth Gueko, du Orelsan (tiens il est où?…), du Sexion d’Assaut et tout ce qui peut satisfaire le jeune d’aujourd’hui que je continue à aller “chercher” chaque jour en achetant ce qu’il aime.
Nos collections sont avant tout faites pour nos publics… Oui. Bien avant nos goûts personnels ou nos jugements de valeur…
Tiens ça me fait penser à une anecdote savoureuse que m’avait glissée un vendeur de la Fnac, étonné des choix pointus et éclectiques des bibliothécaires, comparé à une époque plus lointaine où les vendeurs connaissaient à l’avance une partie de ce que tous les bibliothécaires glisseraient dans leurs paniers de commande: le contenu du dernier numéro de Télérama!
Je préfère 100 fois une bibliothèque border line proche de nos publics à une bibliothèque Télérama élitiste!!! Notre rêve commun ne doit-il pas être de proposer (inventer?) un modèle de bibliothèque Borderama ….?

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par Jérôme


DJAZIA SATOUR, “Klami”

Album de la semaine | 23 mai 2011

Vous connaissez peut-être le (feu) groupe trip-hop grenoblois MIG, qui connut ses heures de gloires dans les années 2000 dans la région grenobloise et même un peu plus loin. La voix de la chanteuse Djazia Satour sur cette musique électronique a toujours su me transporter vers de lointains horizons, au sein des différentes cultures qui savaient nourrir les musiques de Mig. J’en retiens des morceaux poignants comme Leaving Beth, poétiques comme Antipodes ou envoûtants comme Dhikrayat.

Séparés depuis 2007, les membres du groupe se consacrent désormais à des projets personnels. Et voilà où je veux en venir…

Le 8 avril 2011 à 20h30, à La Bobine, Djazia Satour et ses musiciens entrent en scène. Elle est émue et émouvante, elle nous parle de son retour sur scène et puis elle chante. Et sa voix est toujours aussi belle, forte et puissante. Plus qu’à un concert, on a assisté à un véritable spectacle, notamment grâce à des musiciens talentueux, plein d’énergie et d’humour. Et puis, je ne vais pas vous cacher qu’en plus d’être talentueuse Djazia est jeune et belle… (oui je vous l’accorde les filles, c’est un tantinet agaçant !)

Hum, restons sérieux. Le premier EP “solo” de Djazia Satour s’intitule Klami (”ma parole” en arabe, tout un symbole) et diffuse de nouvelles ambiances : musique traditionnelle, soul, gospel, folk… Elle y chante en anglais et en arabe, elle nous y livre sa (ses) culture(s) musicale(s), sa culture tout court. C’est un délice.

Alors précipitez vous sur Klami, et pour les nostalgiques ou les curieux (re)plongez-vous dans l’univers de Mig. Personnellement ça me fait toujours autant de bien (et ça me donne la délicieuse sensation d’avoir quelques années de moins) !

Et si vous avez l’occasion de voir Djazia Satour sur scène, n’hésitez pas une seconde, c’est encore comme ça que je la préfère !

…Et justement, puisqu’on en parle, l’occasion va se présenter dès cet été, puisque Djazia Satour sera présente samedi 23 juillet au Cabaret Frappé de Grenoble !

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par Alexandra


LES 4 PETITES MINUTES # 2 : Ronchonchon & Compagnie

Nos Vidéos | 11 avril 2011

Les 4 petites minutes, c’est pour les enfants !!

Dans ce deuxième numéro, Sandrine prend un malin plaisir à nous présenter son disque favori : RONCHONCHON ET COMPAGNIE!




Où trouver Ronchonchon & Compagnie?

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par Sandrine


4 MINUTES … A TABLE !

Nos Vidéos | 29 mars 2011

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MELISSMELL, “Ecoute s’il pleut”

Album de la semaine | 21 mars 2011

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Ce sont les éloges qui pleuvent en déluge sur la jeune chanteuse dont le premier album était très attendu par ceux qui l’avaient découverte depuis ses débuts en 2008, ou vue au festival “Alors… Chante” de Montauban l’année suivante. La chanson “Le mouton” a commencé à la faire connaître l’an dernier.
France Inter lui a consacré une chronique matinale, Serge -le nouveau magazine de la chanson- la met dans ses coups de cœur. Fred Hidalgo (du défunt magazine Chorus) commence une chronique sur son blog par “artiste à découvrir toutes affaires cessantes”. On lui trouve du Janis Joplin, du Bertrand Cantat, l’on cite à son propos Léo Ferré et Mano Solo, et Brel pour l’ironie. Les textes sont bruts, forts, les chansons engagées (parfois enragées). Aux armes est sa Marseillaise personnelle, sans concessions. La jeune femme à la voix entre rêve et révolte a du coffre et des tripes (j’avoue que les chanteuses susurrantes m’ennuient à force de ne pas les entendre), tout en pouvant être sensible (”Viens”).
Bref ne vous fiez pas à la pochette délicate et poétique, style album pour enfants.
Une jeune femme d’aujourd’hui –une des chansons s’appelle “Les enfants de la crise”-, sincère et passionnée au talent plus que prometteur.

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par Marie-Thérèse

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