MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline
BMOL est le blog des bibliothécaires musicaux de la ville de Grenoble.
Il fonctionne sur le principe du partage musical : de vous à nous et vice-versa, coups de cœur, découvertes, curiosités, animations et concerts, scène locale et suggestions, vous trouverez tout cela sur Bmol !
Décidément le fonds Commun recèle des trésors musicaux inépuisables.
En effet, quelle n’a pas été ma surprise (un jour pluvieux de ce mois de Mai) d’y trouver, non pas un, mais deux albums “Little secret” et “Yes I am” de la plus grande chanteuse de rock américain : Mélissa Etheridge surnommée la “Bruce Springsteen féminine”.
Ça fait déjà 25 ans que Mélissa écrit et chante à la guitare toutes ses chansons d’une voix unique à la Janis Joplin. C’est une rockeuse charismatique défendant les minorités (ayant fait son coming out), courageuse en s’étant battue contre un cancer ainsi qu’une artiste engagée pour l’environnement en écrivant et chantant le magnifique titre de la BO “I need to wake up” du film-documentaire de Al Gore “Une Vérité qui dérange“.
Sur ces deux albums de notre guitariste-rockeuse vous pourrez vous émouvoir avec “Come to my windows” et “Nowhere to go” ainsi que prendre votre guitare électrique pour vous déchainer sur “Your little secret” et “I’m the only one” ou “I want to come over“.
Finalement Mélissa reste une rockeuse remplie de bons sentiments risquant par son style musical sûr, d’ensoleiller vos journées.
Ces temps-ci on avait déjà encaissé de redoutables déflagrations dans le domaine des musiques extrêmes (pour faire court) que ce soit de la part de Municipal Waste (déjà évoqué ici par la pétulante Emeline), de Baronessou des non moins redoutables Graf Orlock (hélas indisponibles dans vos chères bibliothèques pour le moment, se reporter ici ).
Et voici que déboule maintenant High On Fire sur la corde raide du hard-rock à l’ancienne (pour les solos de guitares façons concours de rapidité et l’univers heroic fantasy) et du métal le plus moderne (pensez le plus brutal). Qu’est-ce qui fait la qualité d’un groupe de métal en 2010 ? Qu’est-ce qui fait qu’après l’écoute de dizaine et de dizaine de galettes du genre on a encore envie de placer celle-ci dans le lecteur et d’afficher un sourire béat ?
High On Fire est capable de ralentir le tempo et de varier les ambiances (variations sur le même thème entendons-nous, voir le terrible “Frost Hammer“…); la section rythmique est implacable et fait feu de tout bois dans un même élan dévastateur, la voix du chanteur rugit à tout va (on notera un certain mimétisme avec celle de Lemmy de Motörhead) et accentue encore le coté épique du projet (tout le contraire de… voyons, Metallica au hasard). La mise en place est sans failles, le tout donne une impression de maitrise assez bluffante (”Ghost neck“) et vous laisse dans un état pantelant.
La première face est tout simplement un modèle du genre, la seconde tire un peu en longueur mais “ça reste du haut niveau” pour filer la métaphore sportive en ces temps de Coupe du Monde (Mesdames, je compatis par avance).
Puissance, technique, maîtrise, non ce n’est pas une pub pour une bagnole ou le dernier aspirateur multifonctions mais bien “Snakes for the divine” de High On Fire. A écouter le matin devant votre tasse de café si vous vous sentez léthargique…
Une petite vidéo pour vous faire une idée de la bête. Attention les yeux, tout y est : barbu au sommet d’une montagne, serpent diabolique, hache médiévale, etc, on se croirait dans Les 3 Tours…
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (56)
Imaginez la révolution numérique, des satellites, des cables USB, du bluetooth, du wi-fi, de l’adsl, de l’immatériel. Imaginez la sensualité, les corps qui dansent, les vibrations de la musique, la chaleur humaine, la rondeur de la langue.
Voilà l’oxymore qu’inspire la vue de la pochette du dernier Gotan Project : un titre froid et numérique “Tango 3.0″ construit avec les corps nus de danseuses. Mais on y retrouve ce pourquoi on aime Gotan : la musique électronique au service du tango, une approche du genre renouvelée dans ce mouvement tango nuevo. L’apport électro vient souligner le cœur qui bat dans le tango et rend la musique encore plus tripale.
Dans Lunatico, les hommes en noir de Gotan avaient demandé - entre autres - la collaboration du rappeur Koxmoz pour le génial “Mi confesion”. Cette fois ci, le grand Melingo (tangero argentino-brésilien) donne de la voie sur “Tu misterio”. Et surtout, la présence de Victor Hugo Morales (sorte de Thierry Roland argentin) sur le morceau “La Gloria” commentant un match de foot imaginaire entre les membres du groupe et qui termine par un magnifique “GOOOOOOTAN !!!!!” est tout simplement jubilatoire !!!
Je vous laisse apprécier la beauté et l’ingéniosité de la vidéo de ce fameux morceau (le tatouage du danseur représente Carlos Gardel, LE chanteur de tango dont la France et l’Argentine se disputent l’origine).
par LisaFermerAuteur : Lisa Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Bercée par l'accordéon (chromatique, s'il vous plaît) de son papa et baladée de bals folks en bals folks, elle resta au stade de l'amatrice non pratiquante.
Elle ne se vante d'aucun concert mythique, même pas in utero, sa mère n'écoutant que les suites pour violoncelle de Bach, France Culture et Brassens.
La musique reste pourtant un élément très viscéral et émotionnel de sa vie, surtout depuis qu'elle partage son appartement avec une colocataire fan de musique et qui met à sa disposition un discothèque incroyable (classée par genre puis ordre alphabétique en bonnes bibliothécaires qu'elles sont toutes les deux !).Voir les articles de cet auteur (3)
La chanson inavouable poursuit sa tournée des bibliothèques municipales! Cap sur la bibliothèque Jeunesse Prémol où Lisa nous attend de pied ferme.
Allez, on monte le son et on mobilise tout son sens de l’humour ! Et comme le clip de Philippe Lavil a disparu de la toile, vous avez droit à la version karaoké.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Nous sommes en 1966 après Jésus-Christ. Toute les ondes radiophoniques sont occupées par la BBC et ses programmes classiques. Toutes ? Non ! Un bateau peuplé d’irréductibles DJ résiste encore et toujours et programme du Rock and roll jour et nuit. Et la vie n’est pas facile pour le premier ministre anglais et ses subordonnés convaincus que cette musique véhicule les pires perversions : sexe, drogue et rock and roll.
Sorti en 2009, le film Good Morning England, exhume l’âge d’or des radios pirates anglaises - dont la fameuse Radio Rock, écoutée par 25 millions d’auditeurs soit plus de la moitié de la population de la Grande-Bretagne. Entre autres qualités, le film propose une bande originale foisonnante, véritable visite guidée de l’histoire du rock. L’occasion pour ma génération - ne comptez pas sur moi pour préciser laquelle - d’écouter les standards du rock dans leur version d’origine et de s’interroger : on s’habillait vraiment comme ça à l’époque ? Les témoignages de tout ceux qui, adolescents, ont dansé tendrement sur Procol Harum et The moody blues sont les bienvenus.
Comme toute compilation, cette BO se prête également parfaitement au petit jeu du top 5 popularisé par l’excellent Haute fidélité de Nick Hornby, autre grand fan de rock paléolithique. Mais c’est une autre histoire… En attendant vos contributions, voici donc mon Top 5 des titres de Good Morning England :
1. This Guy’s In Love (Herb Alpert & The Tijuana Brass)
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
Est-ce un syndrome propre aux bibliothécaires ou bien commun à tou(te)s celles et ceux qui travaillent le samedi et pas le lundi mais je ne sais pas vous, la journée du lundi est toujours une journée entre-deux. Pas vraiment comme un blues du dimanche (les administrations sont ouvertes et les potes au boulot) mais pas vraiment comme un samedi classique (demain va falloir y retourner).
Cela fait un moment que je cherche comment qualifier cet état du lundi et voilà qu’arrive Sophie Hunger et son album Monday’s Ghost. Et bien voilà : le fantôme du lundi, c’est exactement ça !! Pas un vrai dimanche mais pas un vrai jour de semaine non plus ! Merci Sophie !
Sophie chante en anglais, en allemand et en dialecte suisse-alémanique des chansons pop folk et, si il faut une filiation, ce serait celle de Jeff Buckley. Monday’s Ghost est son premier album studio : le précédent (Sketches on Sea) avait été enregistré dans son salon en 2006. Les musiciens qui l’accompagnent constituent un groupe d’amis et Sophie Hunger travaille avec eux pour le studio et la scène : ” Je ne pourrais pas me produire sur scène, ni enregistrer en studio, sans connaître les gens qui jouent avec moi, j’ai besoin de leur confiance pour y arriver.”
C’est de cette confiance réciproque que nait l’atmosphère où plane le fameux fantôme.
par LisaFermerAuteur : Lisa Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Bercée par l'accordéon (chromatique, s'il vous plaît) de son papa et baladée de bals folks en bals folks, elle resta au stade de l'amatrice non pratiquante.
Elle ne se vante d'aucun concert mythique, même pas in utero, sa mère n'écoutant que les suites pour violoncelle de Bach, France Culture et Brassens.
La musique reste pourtant un élément très viscéral et émotionnel de sa vie, surtout depuis qu'elle partage son appartement avec une colocataire fan de musique et qui met à sa disposition un discothèque incroyable (classée par genre puis ordre alphabétique en bonnes bibliothécaires qu'elles sont toutes les deux !).Voir les articles de cet auteur (3)
Hiver 2009. Le groupe Zëro est en ville ce soir à La Bobine (l’ancienne, rue Clément). En fan des feu-Bästard et des feu-Deity Guns (soit tout un pan de l’underground musical français des années 90 avec Hint, Portobello Bones et bien d’ autres), je me devais d’y être. Le concert fut excellent et comme je suis adepte des vinyles et autres beaux disques fait main, je me suis rué sur le stand du groupe histoire d’y dénicher une perle rare. Et là je discute le bout de gras avec le chanteur / guitariste et j’en viens à évoquer ma profession de bibliothécaire. Aussitôt il me tend un disque en me disant que je peux le mettre dans les collections si ça me plaît. Après écoute religieuse (comme à chaque fois que j’écoute un disque, conscience professionnelle oblige !), je me dis que cet homme là a bien du talent et décidément plus d’une corde à son arc.
Cutting flat est en fait la musique d’un spectacle de danse de la Compagnie La Baraka donné entre autres au Théâtre national de Chaillot en 2004. Rien à voir ici avec la noise rugueuse ou l’expérimentation bruitiste des débuts. La musique oscille entre atmosphères planantes (”Tchel sara”, “G-Dur KB”) et orientales (”Ouverture”, “Hammam”), citations jazz au milieu d’orchestre contemporain (”Hasmig & Chloé”) et musique industrielle (”Chutes”), voire musique de films (”L’éveil”). Les guitares ont laissé la place aux violons, flutes, saxophone, violoncelle, piano et ondes Martenot. On tient bien là à un disque “Inclassables” (là où on range les albums qui ne rentrent pas facilement dans des cases, marqués du chiffre 7), mais en même temps une musique facile d’accès et dont le charme infuse lentement mais surement.
A écouter ce disque, on se dit que le spectacle qu’il venait illustrer devait être magnifique. Tiens, un (trop) court extrait pour se faire une idée…
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (56)
Petite rétrospective du concert du 27 Mars avec Catherine DELAUNAY et Pascal VAN DEN HEUVEL, à la bibliothèque Kateb Yacine.
Dans le cadre du 38ème Grenoble Jazz Festival, la bibliothèque a pu recevoir ce duo jazz et musiques improvisées, un dialogue continu entre clarinette et saxophone, une musique évocatrice et presque cinématographique…
Un grand merci à Catherine & Pascal … et à la pluie qu’ils ont su inviter au concert!
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Et voilà le troisième volet de la chanson inavouable … à prendre au troisième degré! Encore une fois la technique nous fait défaut, n’hésitez pas à prendre des écouteurs.
Vous aimez secrètement un tube inavouable ? Nous aussi !
Nous allons essayer de réhabiliter ces curiosités musicales en tentant d’y apporter un minimum d’information et de légèreté. Au programme ce mois-ci : “le chat” du groupe Pow Wow, tube ultime des années 90, pour le bonheur de certains, mais pas des autres !
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le clip du “chat” a disparu du net, nous vous proposons donc la version karaoké (veinards!!!), pour les plus valeureux !
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Le disque qui n’était pas dans vos suggestions d’achat !
Puisque nous allons vers l’hiver, voici une musique venue du froid, enregistrée en janvier dans un igloo près du cercle polaire… Hibernation est le titre du dernier album de Terje Isungset (et sa pochette est bleu glacier, bien sûr).
Mais je vous recommande chaudement ce disque !
L’artiste est un multi-instrumentiste norvégien qui crée des ambiances méditatives au carrefour de la musique contemporaine et du chamanisme (avec la voix de la chanteuse Sara Marielle Gaup).
Les instruments sont sculptés dans la glace et contribuent à l’étrangeté de ce disque qui nous porte au rêve et à l’harmonie.
J’avais aimé le duo norvégien Adjagas qui créait une musique personnelle sur des chants sami, je vais hiberner dans la douceur magique de la musique de Terje Isungset .
Les artistes du nord ont décidément autant d’originalité que de talent.
par Marie-ThérèseFermerAuteur : Marie-Thérèse Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Comme son prénom l'indique, ce n'est pas un perdreau de l'année . Elle n'a pas appris la musique à l'école, ni ailleurs alors elle fait bibliothécaire musicale. Être née le même jour qu' Edith Piaf (j'ai bien dit le jour) la prédestinait à s'intéresser à la chanson française. Elle voyage immobile, engrangeant les découvertes au gré des disques qu'elle achète en musiques du monde entier, en attendant celles d'autres galaxies . Et elle est payée pour ça ! C'est une sorte d'intermittente de Bmol, comme il y en a du spectacle et son violon d'Ingres est… la peinture et le dessin. Il faut de tout pour faire le monde de Bémol ! Pour le logo des bibliothèques dont le changement est demandé par certain(e)s –suivez mon regard-, elle propose Spiridon Chichiguine, directeur d'école en Yakoutie et virtuose de la guimbarde, vous savez, celui qui les met dans un petit sac pour que les plus expérimentées apprennent aux autres à jouer…Voir les articles de cet auteur (9)
Tel est le soupir de contentement que je pousse lorsque commence les premières mesures de “Two grains of sand” ! Je ne peux pas dire que je suis inconditionnelle car je l’ai découvert par cet album et je n’en ai pas écouté d’autres depuis. Mais celui-ci, quelle merveille ! Comme un macaron à la framboise ! Comment déguster le chanteur ?
- Se mettre les oreilles en chantilly en écoutant cet album en boucle, en baladeur, sur l’ordi, au travail, en se trémoussant sur ses chansons qui fleurent bon le “Graceland” de Paul Simon.
- Faire une visite succulente sur son site où l’on se régale de ses playlists éclectiques (sept volumes à ce jour et PJ Harvey y côtoie Amadou et Mariam), on se ravit les mirettes parmi ses œuvres - car l’homme est aussi peintre et photographe - et on lit son journal.
- Aller ensuite à un séance drive-in sur la Blogothèque et ses concerts à emporter
par LisaFermerAuteur : Lisa Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Bercée par l'accordéon (chromatique, s'il vous plaît) de son papa et baladée de bals folks en bals folks, elle resta au stade de l'amatrice non pratiquante.
Elle ne se vante d'aucun concert mythique, même pas in utero, sa mère n'écoutant que les suites pour violoncelle de Bach, France Culture et Brassens.
La musique reste pourtant un élément très viscéral et émotionnel de sa vie, surtout depuis qu'elle partage son appartement avec une colocataire fan de musique et qui met à sa disposition un discothèque incroyable (classée par genre puis ordre alphabétique en bonnes bibliothécaires qu'elles sont toutes les deux !).Voir les articles de cet auteur (3)
Le Staff Benda Bilili, vous les avez peut-être croisé cet été au cours d’une lecture ou au détour d’un reportage. Il est vrai que ce groupe congolais hétéroclite ne passe pas inaperçu. Composé de musiciens handicapés et d’enfants des rues, répétant la nuit près du zoo de Kinshasa, le groupe attire la sympathie. Leur histoire est belle. D’autant plus belle, que le succès de leur premier album permet aujourd’hui à Ricky, le bricoleur, à Koko, le roi du bras de fer ou à Théo, dignitaire déchu, d’entrevoir l’espoir d’une vie meilleure.
Loin de moi l’idée de vouloir jouer les rabat-joie, ce n’est pas mon genre, vous le savez bien. Mais tout de même, face à l’unanimité des louanges, je me suis interrogé. Si son histoire ne tenait pas du conte de fée, le staff aurait-il bénéficié d’un tel engouement médiatique ? Oui, vous avez raison, je chipote. Oui, le succès du Staff est mérité et il repose évidemment sur les qualités de sa musique.
Une rumba kinoise profonde, métissée d’ accents funk, blues et portée par la virtuosité du jeune guitariste Roger. Des textes engagés, véritables chroniques de la vie quotidienne de Kinshasa, une ville qui s’écoute plus qu’elle ne se voit. Un cri d’espoir et d’amour que vous aurez envie de reprendre en cœur avec Ricky et sa bande : très très fort.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
Si depuis quelques jours le devoir de réserve des artistes fait les beaux jours des gazettes (voir ici l’affaire Marie N’Diaye) qui aurait cru il y a encore quelques années qu’on en arriverait à un tel point de cynisme ? Ou qu’une collectivité locale oserait prendre le risque d’interdire un disque ?
La polémique démarra en France lorsque, suite au morceau Sale pute qui fit un gros buzz, des concerts d’Orelsan furent annulés et que l’élu à la Culture de la ville de Paris demanda que son album soit retiré des collections des bibliothèques de la ville. Enorme bêtise bien entendu car on n’a guère fait mieux pour attirer l’attention médiatique et donner envie d’écouter celui qui reprend le flambeau des chanteurs censurés, à l’instar d’un Georges Brassens des années Debré ou Pompidou.
Premières impressions : l’Orelsan n’y va pas avec le dos de la cuillère avec la gent féminine. Ok le petit gars n’est pas très fair-play question demoiselles. Dont acte. Mais surtout qu’est ce qu’il a l’air malheureux et déprimé le bonhomme. Et c’est peut-être ça la clé de cet album, ce qu’il faut finalement en retirer : Orelsan nous en apprend drôlement plus sur l’état de l’adolescent et du jeune qu’un mauvais article de vulgarisation psychologique.
Explication de textes : le jeune n’a plus beaucoup de repères (Perdu d’avance), le jeune est parfois déprimé (Etoiles invisibles), mysogine et souffre de misère affective, il est même quelquefois mythomane (Jimmy), le jeune a envie qu’on s’intéresse à lui. Bref, le jeune est comme tout le monde, en devenir, et a besoin de faire sa place (Courez courez ) quitte à choquer en laissant ses pulsions s’exprimer. Et surtout le jeune a peur. Comme expliqué dans cette magnifique chanson, la perle de l’album, Peur de l’échec. Ce gamin est angoissé, il n’a pas de perspectives. Mais après tout, est-ce que ses textes ne font pas que refléter le cynisme dans lequel il a toujours baigné, ce dont on l’a abreuvé depuis sa plus tendre enfance: “c’est la crise alors je te préviens tu vas être dans la merde. Et estime toi heureux de ne pas être une femme ce serait pire”. Bercé par le machisme millénaire. Biberonné aux Rolex à 50 piges et aux subprimes des magnats du Cac 40. Gavé par l’imagerie moderne de héros hétéroclites où se côtoient l’Abbé Pierre et Bernard Tapie. Un jeune dans l’air du temps quoi.
Je vais vous dire, je l’ai beaucoup aimé cet album. Pour sa détresse, sa sincérité et sa naïveté adolescentes touchantes. Pour son coup de pied dans la fourmilière des bien-pensants bobos, pour son côté punk et abîmé. Si dans les années 80 on voulait comprendre la misère intellectuelle de nos parents il fallait écouter Michel Sardou. En 2009 si on veut comprendre la perte de repères de la jeunesse on tend l’oreille sur Orelsan. Bullshit!!
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (30)
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)