MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline
BMOL est le blog des bibliothécaires musicaux de la ville de Grenoble.
Il fonctionne sur le principe du partage musical : de vous à nous et vice-versa, coups de cœur, découvertes, curiosités, animations et concerts, scène locale et suggestions, vous trouverez tout cela sur Bmol !
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AGENDA
Mercredi 03.03.10 - 18h
Bibliothèque Centre Ville
UNE OMBRE se dévoile en live ! Un set rock mélancolique dans une configuration acoustique.
Vous aimez secrètement un tube inavouable ? Nous aussi !
Nous allons essayer de réhabiliter ces curiosités musicales en tentant d’y apporter un minimum d’information et de légèreté. Au programme ce mois-ci : “le chat” du groupe Pow Wow, tube ultime des années 90, pour le bonheur de certains, mais pas des autres !
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le clip du “chat” a disparu du net, nous vous proposons donc la version karaoké (veinards!!!), pour les plus valeureux !
Le disque qui n’était pas dans vos suggestions d’achat !
Puisque nous allons vers l’hiver, voici une musique venue du froid, enregistrée en janvier dans un igloo près du cercle polaire… Hibernation est le titre du dernier album de Terje Isungset (et sa pochette est bleu glacier, bien sûr) .
Mais je vous recommande chaudement ce disque !
L’artiste est un multi-instrumentiste norvégien qui crée des ambiances méditatives au carrefour de la musique contemporaine et du chamanisme (avec la voix de la chanteuse Sara Marielle Gaup) .
Les instruments sont sculptés dans la glace et contribuent à l’étrangeté de ce disque qui nous porte au rêve et à l’harmonie.
J’avais aimé le duo norvégien Adjagas qui créait une musique personnelle sur des chants sami, je vais hiberner dans la douceur magique de la musique de Terje Isungset .
Les artistes du nord ont décidément autant d’originalité que de talent .
Tel est le soupir de contentement que je pousse lorsque commence les premières mesures de “Two grains of sand” ! Je ne peux pas dire que je suis inconditionnelle car je l’ai découvert par cet album et je n’en ai pas écouté d’autres depuis. Mais celui-ci, quelle merveille ! Comme un macaron à la framboise ! Comment déguster le chanteur ?
- Se mettre les oreilles en chantilly en écoutant cet album en boucle, en baladeur, sur l’ordi, au travail, en se trémoussant sur ses chansons qui fleurent bon le “Graceland” de Paul Simon.
- Faire une visite succulente sur son site où l’on se régale de ses playlists éclectiques (sept volumes à ce jour et PJ Harvey y côtoie Amadou et Mariam), on se ravit les mirettes parmi ses œuvres - car l’homme est aussi peintre et photographe - et on lit son journal.
- Aller ensuite à un séance drive-in sur la Blogothèque et ses concerts à emporter
Le Staff Benda Bilili, vous les avez peut-être croisé cet été au cours d’une lecture ou au détour d’un reportage. Il est vrai que ce groupe congolais hétéroclite ne passe pas inaperçu. Composé de musiciens handicapés et d’enfants des rues, répétant la nuit près du zoo de Kinshasa, le groupe attire la sympathie. Leur histoire est belle. D’autant plus belle, que le succès de leur premier album permet aujourd’hui à Ricky, le bricoleur, à Koko, le roi du bras de fer ou à Théo, dignitaire déchu, d’entrevoir l’espoir d’une vie meilleure.
Loin de moi l’idée de vouloir jouer les rabat-joie, ce n’est pas mon genre, vous le savez bien. Mais tout de même, face à l’unanimité des louanges, je me suis interrogé. Si son histoire ne tenait pas du conte de fée, le staff aurait-il bénéficié d’un tel engouement médiatique ? Oui, vous avez raison, je chipote. Oui, le succès du Staff est mérité et il repose évidemment sur les qualités de sa musique.
Une rumba kinoise profonde, métissée d’ accents funk, blues et portée par la virtuosité du jeune guitariste Roger. Des textes engagés, véritables chroniques de la vie quotidienne de Kinshasa, une ville qui s’écoute plus qu’elle ne se voit. Un cri d’espoir et d’amour que vous aurez envie de reprendre en cœur avec Ricky et sa bande : très très fort.
Si depuis quelques jours le devoir de réserve des artistes fait les beaux jours des gazettes (voir ici l’affaire Marie N’Diaye) qui aurait cru il y a encore quelques années qu’on en arriverait à un tel point de cynisme ? Ou qu’une collectivité locale oserait prendre le risque d’interdire un disque ?
La polémique démarra en France lorsque, suite au morceau Sale pute qui fit un gros buzz, des concerts d’Orelsan furent annulés et que l’élu à la Culture de la ville de Paris demanda que son album soit retiré des collections des bibliothèques de la ville. Enorme bêtise bien entendu car on n’a guère fait mieux pour attirer l’attention médiatique et donner envie d’écouter celui qui reprend le flambeau des chanteurs censurés, à l’instar d’un Georges Brassens des années Debré ou Pompidou.
Premières impressions : l’Orelsan n’y va pas avec le dos de la cuillère avec la gent féminine. Ok le petit gars n’est pas très fair-play question demoiselles. Dont acte. Mais surtout qu’est ce qu’il a l’air malheureux et déprimé le bonhomme. Et c’est peut-être ça la clé de cet album, ce qu’il faut finalement en retirer : Orelsan nous en apprend drôlement plus sur l’état de l’adolescent et du jeune qu’un mauvais article de vulgarisation psychologique.
Explication de textes : le jeune n’a plus beaucoup de repères (Perdu d’avance), le jeune est parfois déprimé (Etoiles invisibles), mysogine et souffre de misère affective, il est même quelquefois mythomane (Jimmy), le jeune a envie qu’on s’intéresse à lui. Bref, le jeune est comme tout le monde, en devenir, et a besoin de faire sa place (Courez courez ) quitte à choquer en laissant ses pulsions s’exprimer. Et surtout le jeune a peur. Comme expliqué dans cette magnifique chanson, la perle de l’album, Peur de l’échec. Ce gamin est angoissé, il n’a pas de perspectives. Mais après tout, est-ce que ses textes ne font pas que refléter le cynisme dans lequel il a toujours baigné, ce dont on l’a abreuvé depuis sa plus tendre enfance: “c’est la crise alors je te préviens tu vas être dans la merde. Et estime toi heureux de ne pas être une femme ce serait pire”. Bercé par le machisme millénaire. Biberonné aux Rolex à 50 piges et aux subprimes des magnats du Cac 40. Gavé par l’imagerie moderne de héros hétéroclites où se côtoient l’Abbé Pierre et Bernard Tapie. Un jeune dans l’air du temps quoi.
Je vais vous dire, je l’ai beaucoup aimé cet album. Pour sa détresse, sa sincérité et sa naïveté adolescentes touchantes. Pour son coup de pied dans la fourmilière des bien-pensants bobos, pour son côté punk et abîmé. Si dans les années 80 on voulait comprendre la misère intellectuelle de nos parents il fallait écouter Michel Sardou. En 2009 si on veut comprendre la perte de repères de la jeunesse on tend l’oreille sur Orelsan. Bullshit!!
8 mai 2008, L’Usine, Genève. Retrouvailles avec le groupe The Ex, une fois encore je suis au rendez-vous pour voir et surtout entendre ce groupe à nul autre pareil. Mais au bout du quatrième (ou cinquième ?) concerts, il me faut autre chose, une excitation particulière pour me faire déplacer à 2 heures de route de Grenoble, aller-retour dans la nuit et boulot le lendemain s’il vous plaît. Cette fois-ci, c’est leur association avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria qui m’a mis la puce à l’oreille. Getatchew est considéré comme l’un des pères fondateurs de ce qu’on appelle communément l’ethio-jazz. Si vous avez vu Broken Flowers, vous avez alors forcément écouté son acolyte Mulute Astatke qu’en passionné et connaisseur de musique Jim Jarmusch avait déniché pour la bande originale de son film. La rencontre avec The Ex s’est faite à l’occasion d’une tournée en Éthiopie. Le groupe toujours avide de nouveaux espaces sonores à défricher avait rencontré de nombreux musiciens dont Getatchew.
Et une fois encore, le concert est hors du commun : l’alchimie qui s’opère entre ce groupe parti du punk-rock le plus radical et bruitiste et ce papi qui sculpte un somptueux phrasé entre le jazz et la musique orientale est totale. Comme souvent, le plaisir des musiciens à être ensemble est manifeste et l’on jurerait qu’il s’agit d’un groupe rodé par des années de route et de concerts communs : en plus de The Ex au grand complet et de Getatchew Mekuria on trouve sur scène un mini-big band (une trompette, un saxo et une clarinette) ainsi qu’un danseur éthiopien contorsionniste qui réalise des prouesses avec son corps (pas de mauvais esprit !). Une musique joyeuse, qui groove et qui réussit haut la main l’alliance du rock et de la musique africaine.
En plus du disque, vous pouvez également emprunter le DVD du concert enregistré dans le cadre de la clôture du festival “Banlieues bleues” en 2007.
Nous avons pu à nouveau samedi apprécier la prestation de nos grands élèves chanteurs et accompagnateurs du conservatoire dans un spectacle intitulé “Musical in live”. Intégré dans la programmation du festival Cinéphilies, car le thème de celui-ci était cette année la comédie musicale, ce spectacle fut jubilatoire : chants, textes, chorégraphies, costumes et ambiance américaine, tout y était !
Vous pourrez à nouveau ressentir les frissons de ces voix qui retentissent à 50cm de vous, cette fois dans un programme Villa-Lobos, compositeur brésilien dont c’est le cinquantenaire de la mort cette année.
Bibliothèque Kateb Yacine, samedi 14 novembre à 16h, entrée gratuite.
1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King
1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche
1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(es)
Les courants musicaux ont toujours accompagnés les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite.
Mercredi 7 octobre était la 1èreJournée mondiale du travail décent. Une journée bien d’actualité en ces temps un peu mouvementés : multiplication des plans sociaux, annonces hebdomadaires de licenciements, chômage en augmentation, etc.
Face à ces évènements pas très sexy, comment réagissent les employés concernés ? Plusieurs réponses possibles :
▪ le traditionnel manif’/blocage d’usine.
▪ la séquestration de patrons (plus très tendance depuis quelques mois).
▪ la très “à la mode” solution extrême et désespérée qu’est le suicide.
▪ et la plus imaginative, novatrice et peut être la plus payante de toutes : communiquer avec des outils modernes, via Internet si possible, en utilisant le moyen reconnu comme le plus efficace : la médiatisation.
On connaissait le Calendrier de lutte des Chaffoteaux où des ouvriers de l’usine posent nus (dommage, que des gros poilus !), voici maintenant que les luttes sociales s’emparent de la musique via Internet… et comment !
Si vous connaissez le clip d’Helmut Fritz qui fait fureur chez nos enfants et ados Ca m’énerve, vous apprécierez l’humour, la créativité et les propos des employés d’Akzo-Nobel de Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Ils ont décidé de faire parler d’eux et de dénoncer une situation qui les énerve et surtout les angoisse : la délocalisation de leur usine à Montataire dans l’Oise.
Allez jeter un œil et n’hésitez pas à laisser des commentaires et à faire tourner auprès de vos contacts. Je suis sur qu’avec un peu de buzz les salariés d’Akzo-Nobel ne seront plus les seuls à être énervés…
Les vacances sont finies, place au tumulte de la rentrée… Que nenni ! Voilà un disque qui vous ramènera illico en vacances ! Direction le Portugal avec l’ensemble Deolinda, deux guitares, une contrebasse et une superbe voix.
Avec l’album “Cançao Ao Lado”, traduisez “La chanson d’à-côté”, le trio nous promène entre fado et musique brésilienne. Un projet artistique qui mérite le coup d’oreille puisque Deolinda incarne une jeune fille originaire de Lisbonne qui observe le monde de la fenêtre de son appartement entouré de ses chats et de son poisson rouge. Ana Bacalhau nous chante le quotidien du Portugal, non sans espièglerie et humour. Mention spéciale pour le livret : chansons traduites en anglais et dessins très rigolos.
Du fado ? Oui, mais du fado décomplexé et qui joue avec ses propres codes. Avec Deolinda, on a envie de danser et de sourire, juste ça! Pourtant, tous les thèmes récurrents au fado sont présents : amour, trahison, jalousie, souffrance… mais à cela se mêle une certaine légèreté et un optimisme certain qui nous entraine au-delà des pleurs.
“Nous autres trentenaires vivons la crise depuis notre enfance. Au lycée, il y avait la crise; à l’université, il y avait la crise. Eh bien, nous avons survécu, sommes heureux et faisons de la musique“, dixit Zé Pedro, contrebassiste. Alors voilà, tout est dit, si comme moi l’ambiance de rentrée vous donne des boutons, un conseil, Deolinda !
Après une tentative à la bibliothèque du Centre Ville, l’accès extranet au site de la Cité de la Musique vient d’être installé à la bibliothèque du Conservatoire. C’est-à-dire qu’en venant au 6, chemin de Gordes (tram MC2 Maison de la culture), en entrant dans le bâtiment toujours nommé Conservatoire National de Région (maintenant = Conservatoire à Rayonnement régional), en demandant bien poliment à l’accueil où se trouve la bibliothèque (la médiathèque ?, la discothèque ?, la partothèque ?) on vous indiquera la porte au fond du petit couloir et là vous atteindrez le lieu de tous les délices musicaux en ligne. Tous ceux qui avaient testé cet abonnement auparavant confirmeront très certainement la richesse des propositions offertes.
Vous pourrez, en effet, procéder à une visite virtuelle du musée des instruments et consulter des dossiers pédagogiques particulièrement précieux quand on sait que l’édition française propose très peu de livres sur ce sujet. Les guides d’écoute sont également remarquables, les futurs bacheliers trouveront par exemple une proposition interactive pour analyser “Purple Haze” de Jimi Hendrix.
Enfin des concerts de toutes les esthétiques musicales peuvent être consulter en entier, pour cela il faut donc prévoir un assez grand moment disponible, mais les bibliothécaires se feront un plaisir de vous accueillir pour une écoute individuelle au casque ou éventuellement pour un petit groupe (moins de 10 personnes) sur rendez-vous.
Que font les Grenoblois quand le Cabaret Frappé est fini ? Ils commencent à regarder quels concerts ils vont pouvoir faire à la rentrée. C’est ainsi que j’ai suivi la tradition et je me suis penchée sur le groupe les NAÏVE NEW BEATERS (littéralement les “nouveaux batteurs naïfs”) qui s’arrêtent à la Maison de la Musique de Meylan le 2 octobre prochain avec le groupe Settled in motion.
Alors voilà, les NAÏVE NEW BEATERS sont 3 français (ou franco- américains selon les sources) avec des noms de scènes à rendre jaloux Didier Super : David Boring (chant), Martin Luther BB king (guitare), Eurobélix (machines, claviers). Ils font une musique assez difficile à décrire mais je vais quand même essayer. Leur album Wallace est un mélange d’électro-pop, de rock et de hip-hop (rien que ça !), qui ne manque ni d’humour ni de second degré. Le chanteur décrit leur style comme de la “pop rappée avec des sentiments chaloupés”. En terme d’influences, ils sont comparés aux Klaxons, la presse cite Pavement, ou encore Stones Roses et le groupe se réclame aussi bien de Will Smith (!?) que d’AC/DC. NNB s’est d’abord fait connaître en Angleterre au cours du “Great Escape Festival” réputé pour dénicher les nouveaux talents. Leur performance live les fait repérer et leur permet de faire des premières parties prometteuses comme celles de Cassius et des Kills en 2008. Ils ont aussi crée le buzz avec leur morceau “Live Good” repris dans une publicité pour Nokia et dont le clip reflète bien l’esprit gentiment déjanté du groupe.
En décalage avec les formations françaises actuelles, les NNB ne cachent pas leur ambition de ruer dans les brancards de la pop et, qui sait, d’imposer leur style outre-Atlantique? Si vous n’avez pas eu la chance de les voir dans les différents festivals cet été, dépêchez vous d’écouter Wallace et si vous êtes convaincus vous pourrez aller les applaudir à la Maison de la Musique de Meylan, à condition de laisser votre sérieux et votre premier degré à l’entrée.
Le principe est à la fois très simple et un peu compliqué à expliquer. En fait, il s’agit d’une re-création musicale à partir des milliers de clips musicaux et leçons d’instruments que postent sur YouTube des amateurs passionnés. Chacun de ses extraits ne présenterait pas forcément/toujours beaucoup d’intérêt en soi, mais c’est justement là que réside le talent de cet artiste israélien du nom de Kutiman. Parvenir à faire de tout ça un mélange cohérent et ne plus distinguer les coutures tant son art du collage et du patchwork est grand. C’est en fait tout simplement du remix à l’heure d’internet et de YouTube, sauf que la base de données est accessible à tous et immense. L’autre intérêt est de pouvoir rassembler un grand orchestre sans difficulté : ici plusieurs guitaristes, un bassiste, un batteur, un trompettiste et saxophoniste, un harmoniciste, un chanteur, un orgue hammond, etc, etc, et même un theremin. Qui dit mieux ? A noter que l’artiste a noté et crédité scrupuleusement chacun des musiciens et vidéos dont il s’est servi (voir la rubrique “crédits).
Une démarche novatrice : faire de la musique sans être musicien on connaissait déjà, mais sans platines, vinyles et logiciels musicaux, là c’est une première !
J’ai un petit faible pour la première vidéo “The mother of all funk chords” mais allez jeter un œil au site, les autres ne sont pas mal non plus. La seconde vidéo est la présentation du projet pour les anglophones…
Une hirondelle fait-elle le printemps ?
ou
une chanson fait-elle un album ?
Voici une expérience que vous avez certainement tous vécu un jour ou l’autre.
Plantons le décor. Vous épluchez quelques pommes de terre en écoutant distraitement la radio quand soudain, une chanson de passage mobilise toute votre attention. Abandonnant vos patates et vos principes vous vous précipitez à la recherche de cette belle inconnue.
L’heure du premier rendez-vous est enfin arrivée. Vous insérez le précieux CD dans votre platine et sélectionnez la chanson convoitée. C’est bon, tellement bon que vous recommencez. Enfin comblé, vous laissez défiler les autres titres de l’album, et là… déception.
Ainsi se résume mon aventure avec la troublante Clarika. Pourtant, vous l’aurez compris, j’ai un faible certain pour cette artiste. Sa sincérité, son univers intime et loufoque, ses engagements, son énergie, son look dévastateur – si on apprécie le mariage jupette santiags – et, avouons le, son sourire canaille. Bref, je suis fan, et j’attendais donc avec impatience son dernier album unanimement salué par la critique, Moi en mieux, dont le titre d’ouverture, Bien mérité, me donne immanquablement la chair de poule.
Mais hélas, trois fois hélas, la rencontre fut décevante et la belle s’est dérobée me laissant tout désemparé. Depuis, je m’interroge : attente démesurée, effet de contraste ou simple querelle d’amoureux ? A vous de juger.
Il n’est pas toujours nécessaire de partir bien loin pour se dépayser totalement en ces périodes pré-estivales.
Ainsi il vous suffira d’écouter le dernier (et 3eme) album des belges de Ghinzupour vous faire embarquer dans une aventure sonore riche et forte en émotions, découvertes, excentricités et audaces de toutes sortes. Cet album est une invitation dans un univers très particulier et assez unique par le même occasion foisonnant , mélangeant et déstructurant allègrement les sons, les styles jusqu’à l’étourdissement et le comble c’est que non seulement il n’y a rien à changer mais qu’en plus on en redemande encore et encore…
Dans l’actuelle industrie musicale, tellement formatée et conventionnelle, une telle audace fait beaucoup de bien aux oreilles et au moral .
Prêt pour l’embarquement ? alors accrochez vos ceintures et bon voyage !