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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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SIZZLA, “Ghetto youth-ology”

Album de la semaine | 9 mars 2010

Reggae la sé sel medikaman nou ni

Je me suis souvent demandé comment je pourrais expliquer le reggae à mes enfants. Que dirais-je si on me demandait d’écrire un article dans “Le reggae pour les nuls” ?
La réponse pourrait tenir en un mot : médicament.

Oui le reggae est un médicament, une sorte de thérapie douce. Un bon classique sur la platine (au hasard un Utterance de Black Uhuru ou un African postman de Burning Spear) et l’esprit “fly away“, s’élève vers des cieux subitement immaculés; le corps semblant se détacher de son enveloppe terrestre pour devenir caisse de résonance de ces syncopes mystiques et de cette basse hypnotique. On se sent léger mais Terrien, en phase et à sa place. En quelque sorte entre terre et ciel, un super substitut d’antidépresseur à moindre frais pour la Sécu. Mais gare! A peine lâche t-on le mot médicament que vient planer illico la notion de poison. Comme tout vaccin, le remède comporte en lui sa dose de venin. Et certains artistes dancehall jamaïquains, dont Sizzla, manient vigoureusement ce paradoxe.
Car Kalonji (son surnom), outre le fait qu’il est probablement le chanteur jamaïquain le plus doué de sa génération, traine derrière lui de belles casseroles. Appartenance proclamée à la secte rasta Bobo Dread - qui se fait remarquer par sa vie en autarcie, son traitement des femmes rétrograde et sa religion intégriste – et propos homophobes, anciens certes, malheureusement en vogue dans la Jamaïque des années 2000. Sizzla a fait (sincèrement?) son mea-culpa et semble, avec cet album, reparti sur de bons rails.
Ghetto Youth-ology est un véritable médicament. Un album sur vitaminé, boosté à la Juvamine et à inspiration divine. Et pour cause. Loin des surproductions digitalo-gonflantes qui éloigne parfois le reggae de ses racines, Sizzla propose un nu-roots attrayant, aux lyrics conscients. Lui le chanteur prolifique qui sort 2 albums par an (en général un bon et un mauvais) a tapé fort.

Produit par Melbourne Miller, bassiste du Firehouse Crew qui l’accompagne en concert, on se délecte d’un son chaud et organique à l’ancienne. La production est excellente, les arrangements sont discrets mais efficaces. Quelques effets sur la voix ou les instruments venant relever la musicalité de l’ensemble et le son résolument proche de l’analogique. Hormis 2 morceaux lovers arrivés là on ne sait comment, l’album est très bon. Il commence par 2 tueries “Jah love” et “Ghetto utes dem ah suffer“: excellente entrée en matière pour donner le ton de l’opus: amour et politique. Entre amour fraternel, engagement social et dénonciations à tout crin, c’est du bon Sizzla. Du lourd, quoi!
A noter enfin la belle pochette d’inspiration art naïf qui donne envie de voir remuer tous les booty de la Terre… le Printemps arrive, c’est bon ça!

PS: pour aller plus loin sur le sujet du venin bobo dread, lisez cette passionnante interview de Beenie Man qui dit avoir failli y laisser sa peau…

http://www.fluctuat.net/musique/interview/beenieman.htm

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par Jérôme


ALBOROSIE, “Escape from Babylon”

Album de la semaine | 12 novembre 2009

Le petit monde du reggae international, toujours à l’affut de nouveautés, ne jure plus que par un nom depuis quelques mois: l’italien Alborosie.

Demandez un peu autour de vous un avis sur la musique venue d’Italie. Je sens poindre les sourires… Adamo, Eros Ramazzotti, “La chate mi cantare”, les mandolines Napolitaines ou au mieux Paolo Conte. Rien de super affriolant n’est sorti des frontières de la patrie de Claude Barzotti depuis quelque temps. J’attends avec impatience vos corrections dans les commentaires pour changer d’avis…

A la première écoute de l’album Escape from Babylon, en plus du hochement de tête traditionnel qui signifie que le son est bon, ce qui marque c’est la qualité des productions et le mélange efficace entre plusieurs courants qui ont fait le succès du reggae depuis 45 ans. Ska, roots (tiens, c’est le retour des clavinets, Wire Lindo le mystique claviers des Wailers va être content), rub-a-dub et ses effets dubs, dancehall. C’est un fait, Alborosie a compris mieux que tout le monde que le reggae c’est un peu comme le foot, dans les moments de crise il faut toujours revenir aux fondamentaux. Et on appréciera, pour les plus spécialistes, les clins d’œil à Marley, Horace Andy, Alpha Blondy ou Eek A Mouse.

Entouré, aux chœurs, des mythiques Tamlins et de Dennis Brown ressuscité par un sample judicieux, Alborosie nous offre un sacré coup de frais et une bonne claque à tous ceux qui ne jurent que par le moderne ragga-dancehall et qui se moquent du reggae roots comme d’une vieille tante à moustache. Et ce genre de baffe, on aime.

En plus d’1 ou 2 titres plus légers, ses textes sont engagés : présence militaire américaine en Afrique, politique intérieure berlusconienne - pardon italienne -, critique de l’usage de drogues (dures bien sur, car faut pas pousser quand même, c’est du reggae), méfaits de la mondialisation et de l’argent, etc. Move on Babylon!

Enfin, cerise sur le gâteau, une savoureuse dédicace intitulée Mr. President fait rimer “Silvio Berlusconi” avec “Mafia macaroni” et rien que pour ça, Alborosie décroche haut la main la peu courue palme 2009 de l’humour en reggae.

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http://www.myspace.com/alborosie

http://www.reggae.fr/artiste-biographie/837_Alborosie.html

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par Jérôme


CABARET FRAPPE, la discographie du festival

Musique à Grenoble | 6 juillet 2009

Cabaret Frappé

Si les gens qui partent –déjà- en vacances vous collent le blues, narguez-les: vous, vous irez au festival Cabaret Frappé  , sous les beaux arbres du Jardin de Ville, du 20 au 29 Juillet.

Les plus malins seront déjà venus se régaler à la bibliothèque Kateb Yacine vendredi dernier avec le groupe Fairchild en avant-programme.

Un clic et vous saurez tout de ce qui vous attend, à part des bonnes bières à la fraiche !

Discographie du Festival Cabaret Frappé

Tous ces disques sont à votre disposition dans le réseau des bibliothèques de Grenoble., vous pouvez en prendre 6 pour 6 semaines!

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences de concert!

 Comme chaque année votre carte de lecteur des bibliothèques de Grenoble vous permettra d’avoir une réduction sur l’achat de vos billets!

Bon festival à tous!

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par Bmol


Vibrationsmusic, un site à découvrir

A découvrir | 23 septembre 2008

http://vibrationsmusic.com/

Coup de projecteur sur ce site internet musical de qualité, complément essentiel de la revue papier que nous vous invitons à venir consulter dans les bibliothèques de Grenoble.vibrationsmusic1.jpg

Vibrations, revue Suisse fondée à Lausanne en 1991, met l’accent sur les musiques métissées : jazz, soul, rap, reggae, blues, musiques du monde, un regard large sur la musique en général. Une revue qui contient aussi parfois des compilations pour découvrir de nouveaux talents.
Pour ne pas en rester là, il existe désormais Vibrations sur le Net, un site pour s’offrir le luxe du multimédia : des clips, des extraits sonores, de nombreux articles, des approfondissements, et surtout des titres à télécharger.
Un complément indispensable à la revue, mis à jour très régulièrement, il contient des news “à chaud” que la formule papier ne peut pas fournir, des playlist d’artistes, des portraits, des interviews, des comptes rendus de concerts et critiques de films.

Un site dynamique au contenus indéniablement passionnant. Vous avez 5 minutes? tentez l’immersion vous serez vite “accro”.

http://vibrationsmusic.com/

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par Emeline


MORGAN HERITAGE, “Mission in progress”

Album de la semaine | 22 septembre 2008

Comme son nom l’indique, MORGAN HERITAGE est une affaire de descendance. Issus d’une famille de 29 enfants, les frères et sœurs Morgan, jamaïquains de naissance, ont été élevés aux Etats-Unis. Très tôt biberonnés par leur père aux mélodies du pays mais aussi aux sons funk, r’n'b, hip-hop des radios américaines, 8 enfants Morgan vont former la première mouture de Morgan Heritage, tandis que 3 des plus jeunes enfants de la tribu monteront le groupe LMS (également disponible dans les Bibliothèques de Grenoble). Nous sommes en 1994 et Morgan Heritage sort l’album “Miracle” chez RCA. Déçus de cette expérience avec une major, le groupe désormais resserré autour de 5 membres (les chanteurs Peter, Gramps et Una, le guitariste Lukes et le percussionniste Mr Mojo) montent leur propre structure qui gérera aussi bien l’artistique que la production, le business que le management.
3 albums vont les révéler à la Jamaïque d’abord puis au reste de monde : “Protect us Jah” (1997) et “Don’t Haffi Dread” (1999) produits par Bobby “Digital” Dixon, et “One calling” (1998) produit par King Jammy. En plus d’avoir trouvé un public, le groupe se forge une identité. Leurs influences pop/r’n'b ont laissé la place à un reggae plus authentique, inspiré par un voyage ressourçant en Jamaïque. La panoplie de leurs inspirations s’y déploie, entre tradition rasta et modernité américaine. Les textes mettent en avant des valeurs spirituelles qui font d’eux un des ambassadeurs du “conscious reggae” (reggae conscient). Morgan Heritage va ainsi se forger un son, une personnalité et un nom.
Avec “Mission in Progress”, le groupe passe un nouveau cap. Fidèle au reggae nu-roots de la fin des années 90, les inspirations y sont clairement rock mais aussi rap. Ce qui frappe, outre les voix toujours au top, c’est l’ouverture d’esprit de cet album. Les influences sont multiples mais pas racoleuses, toujours au service du propos et fidèles à l’esprit reggae. Les morceaux ont été travaillés pour sonner “live”, ce qui est plutôt rare et courageux en ces temps de “tout-numérique” dans le reggae. Le concept musical qu’ils aiment à développer en interview est celui de rockaz. Ils le définissent comme un mélange de reggae, de rock, de rap destiné à faire évoluer le reggae, à coller aux goûts musicaux des plus jeunes. Bref à s’inscrire dans la modernité. Car le jeune n’écoute plus de roots, c’est bien connu… Morgan Heritage semble en passe de réussir son pari puisque pour la première fois un clip du groupe vient de faire son entrée dans la playlist de MTV, pas mal pour du reggae…

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par Jérôme


DVD : Made in Jamaïca, film documentaire de Jérôme Laperrousaz

A découvrir | 26 août 2008

Je profite du soudain regain d’intérêt du monde pour la Jamaïque, grâce aux performances de ses athlètes aux J.O., pour vous présenter cette semaine ce qui est à mes yeux, LE documentaire sur le reggae.

Made in JamaicaMade in Jamaica” représente le deuxième film documentaire de Jérôme Laperrousaz dédié à la Jamaïque et à la musique reggae après avoir tourné “Third World” en 1980. Loin des documentaires avec voix off et parti pris prononcé, Laperrousaz construit son film à partir d’un événement survenu pendant le tournage du film : la mort par balle de Bogle (artiste local) lors d’un règlement de compte.

Ainsi commence l’histoire de ce documentaire, mettant en avant les ravages de la libre circulation des armes à feux dans certains quartiers de Kingston, désertés par la police locale. “Mon film est construit sur cette proximité permanente entre la fête et la mort, la sexualité exacerbée et la violence”. Dans ce contexte, interviennent des artistes roots ou ragga comme Bounty Killer et Gregory Isaacs, parlant de leur enfance dans les ghettos de Kingston et de leur volonté de s’en sortir coûte que coûte.

Laperrousaz explore les tenants et aboutissants du reggae en passant d’un thème à l’autre à l’aide de paroles de chansons. Le film évoque tantôt l’esclavage, le sexe, les influences du reggae à l’étranger ou le mouvement rasta. Une musique comme miroir de la revendication de tout un peuple contre l’esclavage, le reggae reflète un profond besoin de reconnaissance d’une culture et la fierté d’un mode de vie fondé sur l’émancipation face à l’oppression britannique et occidentale.

De Toots à Bunny Wailer et de Lady Saw à Capleton, ce documentaire propose une vision sans concession sur ce qu’est aujourd’hui la Jamaïque, comment elle vie au travers de sa musique et comment elle perçoit l’avenir (le retour du reggae roots et la disparition des anciens). Un film incontournable à toute personne sensible aux reggae ou aux grandes revendications sociales.

Made in Jamaica / Jérôme Laperrousaz (MK2, 2008)Voir la notice

Made in Jamaica [B.O.] (Le son du Maquis, 2007)Voir la notice

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par Emeline


WAREIKA HILLS & MIKROMAN, “Bonnes vibes”

Album de la semaine | 9 avril 2008

Wareika Hills & Mikroman - Bonnes vibes

Voilà une page de l’histoire du reggae grenoblois qui s’écrit aujourd’hui avec la sortie d’un album, remarqué, d’un groupe et d’un chanteur : Wareika Hills & Mikroman.

J’avais entendu pour la première fois Mikroman comme invité d’un concert de Soul Of Kumbah (autre groupe de reggae local qui nous prépare un alléchant premier album) et j’avais tout de suite été séduit par sa voix. Une belle voix. Un grain qui donne envie d’en savoir plus et qu’on attendait depuis longtemps sur Grenoble, depuis la retraite (définitive ?) d’un certain Eldé à vrai dire.

Musicalement, l’album tient la route. De belles parties de guitare et de claviers, de la mélodie, des textes humanistes, une prise de son et un mixage assurés par Ivan de Sinsemilia, un coup de main de Bozo au sax alto (même provenance) et d’Arash à la flûte traversière (Emzel Café). Et puis des versions roots dancehall bien huilées au groove impeccable.

Le groove reggae… Le terme de groove, plutôt réservé à la funk ou à la soul, n’est pas très approprié. Si vous voulez vous la jouer connaisseur des musiques caribéennes, utilisez plutôt la formule “putain… ça joue!”. Cette façon de jouer, cette “tourne”, est à peine explicable en terme technique (une bonne basse et un bon charley pour faire court). Mais on la sait de qualité quand un balancement de tête vient nous rappeler que l’esprit est là et que les petits gars ont du faire leurs classes question écoute de classiques jamaïquains. Une vibration, un souffle. Qui imposent inéluctablement de monter encore le volume et le potentiomètre “bass” de l’ampli.

C’est cet esprit chez Wareika Hills qui les adoubent ici comme des “militants du pur reggae”, titre de noblesse pas facile à obtenir de la part d’un ancien routard du genre comme l’est, en toute modestie, votre serviteur ! Un bien beau premier album en vérité (le groupe avait déjà sorti un disque mais avec une équipe différente). Depuis quelques années qu’on attendait la relève côté reggae sur la région… voilà enfin un album qui nous donne à espérer pour le futur et qui me donnerai presque envie de me lancer dans la production, tiens… “On a du love à partager” nous dit Wareika Hills… et bien je vais vous dire : ça se sent!

Bonnes vibes / WAREIKA HILLS & MIKROMAN (Autoproduction, 2007) Voir la notice

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par Jérôme


THE VICEROYS, “Inna de Yard”

Album de la semaine | 3 janvier 2008

The Viceroys

Fondé en 1966 en Jamaïque, The Viceroys ou the Voiceroys auraient pu avoir sans problème le succès des Heptones si leur producteur avait cru en eux et financé une tournée mondiale.

Contraints de vivre du métier de joailler pour subvenir à leurs besoins, les Viceroys ont connu un parcours musical tourmenté. Les membres du groupes ont changé, rechangé pour enfin arriver au trio présent : Wesley Tinglin (fondateur du groupe), Neville Ingram et Michael Gabbidon.

La collection Inna de Yard (label Makasound), propose de retrouver la sonorité originelle du reggae. Un retour aux racines imposé par la prise de son, faite depuis une cour intérieure à Kingston (Inna de Yard = dans la cour). Les enregistrements sont produits par le talentueux Earl China Smith (guitariste de Burning Spear, Max Roméo ou Pierpoljak et producteur de nombreux albums reggae). Se sont déjà prêtés à l’exercice, Kiddus I, Linval Thompson ou encore Junior Murvin.

La configuration Inna de Yard rend à la musique des Viceroys toute sa mélodie, son harmonie et son authenticité. Un album roots d’une sincérité étonnante où l’on redécouvre des tubes tels que “Ya Ho” ou “So many problems“. 40 ans après sa création, ce trio vocal a enfin la possibilité d’exprimer son talent au monde entier et il ne s’en prive pas.


Alors si comme moi vous oscillez péniblement entre le mal de cheveux post-nouvel an, la gastro d’après fêtes et le virus qui traine sur les bronches, prenez le temps de jeter une oreille sur cet album aux senteurs de la Jamaïque. Mieux qu’un Fervex, un réconfort !
Inna de Yard / The Viceroys (Makasound, 2007)Voir la notice

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par Emeline


1 weekend, 2 concerts = SYLFORD WALKER + AZALAI

Musique à Grenoble | 28 novembre 2007

Sound System Sylford Walker + Asher Selecta au Bar MC2
[Vendredi 30 nov. de minuit à 4h30 rue Paul Claudel Grenoble / PAF : 6€]

Sylford Walker + Asher SelectaSylford Walker fait partie de ces légendes oubliées, de ces personnages qui ont façonné le son légendaire de la Jamaïque mais qui n’ont jamais connu une reconnaissance internationale à la mesure de leur talent.
Son œuvre majeure est Lamb’s bread international parue en 2000 sur l’excellent label londonien Blood And Fire. Il regroupe des titres enregistrés avec son compère Welton Irie à la fin des années 70 par Glen Brown et mixé par King Tubby himself. Cet album est tout simplement un chef d’œuvre. La puissance hypnotique et spirituelle du reggae s’y dévoile, portée par les versions instrumentales d’orfèvre du killer-duo Brown / Tubby et restituant parfaitement l’énergie et la vitalité du Kingston des 70′.
Le parcours de Sylford Walker est étonnant. Protégé de Glen Brown pour qui il enregistre régulièrement, Walker part pour New-York au début des années 1980. Puis c’est le label anglais Greensleeves qui lui offre sa chance en rééditant certaines de ses chansons. Mais l’opération est un échec financier et la tournée anglaise qui devait suivre est annulée. Ecœuré par le business de la musique qui ne lui laisse pas sa place, Sylford disparaît de la circulation. On ne retrouve sa trace qu’il y a peu, vendeur de jus de fruits sur son île natale…

Vendredi soir, c’est grâce à Asher Selecta, éminent DJ suisse, que vous pourrez retrouver Sylford Walker en sound system. Alors si le son du Summum vous démoralise et que vous voulez retrouver un peu de chaleur et de proximité, si vous êtes curieux d’entendre du vrai bon son “live and direct” et de voir une légende en chair et en os, courez au bar de la MC2 vendredi soir…

Lamb’s bread international / Sylford Walker Voir la notice

Azalai (Musiques d’Egypte, Mali, Maroc, Niger,Tunisie)
[Samedi 1er décembre à 19h30 / MC2]

Mamar KasseyUne rencontre musicale transsaharienne dans le cadre du Festival des Musiques Nomades. Ce projet musical créer au Niger en janvier 2007 réunit différents artistes issus de pays sahélo-sahariens : Mamar Kassey, groupe vocal et instrumental du Niger, Ballake Sissoko, kora (Mali), Driss El Maloumi, chant et oud (Maroc), Adel Shams El Din, darbouka, riq (Egypte), Smadj, oud - électronique (France / Tunisie).

Azalaï réunit en un spectacle, les musiques transsahariennes, à l’image des caravanes sillonant le désert depuis l’Afrique du Nord jusqu’à l’Afrique Noire.

Ce voyage part des traditions musicales des origines de chaque artiste en ouvrant la porte aux musiques électroniques en réponse aux instruments acoustiques. Une création 38e Rugissants à ne pas rater.

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par Jérôme


FAYA DUB, “World Wide Reggae”

Album de la semaine | 27 mars 2007

Cette semaine place au reggae avec l’album “World Wide Reggae” de Faya Dub

fayadub.jpgOn y est, le printemps est là, l’heure d’été aussi, on laisse le froid derrière soi et on ressort sa discographie estivale ! Ca tombe bien cette semaine je vous propose de faire le point sur mon coup de coeur du moment : l’album « World Wide Reggae » des Faya Dub.

Groupe de Dub-Jazz-Reggae Parisien composé de membres déjà bien actifs de la scène reggae parisienne à savoir Thierry Negro (basse), Laurent Pena-Vieira (batterie), Serjio Nobal (percussions), Eric Gaultier (flûte, saxo), Thomas Hening (trombone), Kenny Saint-Amand et Alex Legrand (guitare) et Christian Moore (piano). Ils reviennent après 6 ans d’absence avec un nouvel album instrumental de toute beauté.

Car Faya Dub est avant tout un groupe d’échange, de collaboration et de partage. Ils ont entre autre tournés avec des sommités du Reggae : Winston Mac Anuff, The Wailers, Culture ou encore Mad Professor. Il n’est donc pas étonnant de croiser au cours de l’écoute de cet album un bon vieux ska (Regg’N’Roll), mais aussi des couleurs plus jazzy (Loves), du Rhythm’N’Blues, sans se priver parfois d’une douce saveur orientale (Ishan) ou d’un violon serbe.

Un album instrumental tout en douceur, en groove, en mélange de sons, de cultures et de talents, de quoi sortir calmement de la torpeur hivernale.
World wide reggae / Faya Dub (No format, 2006)Voir la notice

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par Emeline

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