MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline
BMOL est le blog des bibliothécaires musicaux de la ville de Grenoble.
Il fonctionne sur le principe du partage musical : de vous à nous et vice-versa, coups de cœur, découvertes, curiosités, animations et concerts, scène locale et suggestions, vous trouverez tout cela sur Bmol !
Décidément le fonds Commun recèle des trésors musicaux inépuisables.
En effet, quelle n’a pas été ma surprise (un jour pluvieux de ce mois de Mai) d’y trouver, non pas un, mais deux albums “Little secret” et “Yes I am” de la plus grande chanteuse de rock américain : Mélissa Etheridge surnommée la “Bruce Springsteen féminine”.
Ça fait déjà 25 ans que Mélissa écrit et chante à la guitare toutes ses chansons d’une voix unique à la Janis Joplin. C’est une rockeuse charismatique défendant les minorités (ayant fait son coming out), courageuse en s’étant battue contre un cancer ainsi qu’une artiste engagée pour l’environnement en écrivant et chantant le magnifique titre de la BO “I need to wake up” du film-documentaire de Al Gore “Une Vérité qui dérange“.
Sur ces deux albums de notre guitariste-rockeuse vous pourrez vous émouvoir avec “Come to my windows” et “Nowhere to go” ainsi que prendre votre guitare électrique pour vous déchainer sur “Your little secret” et “I’m the only one” ou “I want to come over“.
Finalement Mélissa reste une rockeuse remplie de bons sentiments risquant par son style musical sûr, d’ensoleiller vos journées.
Certains groupes cherchent à brouiller les pistes rien que par le choix de leur nom. La preuve : Fujiya et Miyagi n’est pas un nouveau gadget japonais à la mode mais un groupe de rock anglais. Pour obtenir ce curieux nom, ils ont rassemblé Miagy , un personnage du film Karaté Kid et Fujiya, une marque d’un lecteur de disque.
Au-delà de leur nom c’est ici le groupe et leur musique qui nous intéresse. Formé en 2000, dès qu’on lit un article sur eux on retrouve systématiquement cité les influences des groupes Can et Neu. Grands admirateurs de la vague psychédélique allemande Krautrock des années 1970, ils semblent alors bien loin des guitares anglaises du début du millénaire des Libertines. Là encore ils brouillent les pistes car quand les jeunes groupes de rock sont souvent exposés à l’urgence médiatique et aux influences des modes, le projet made in Fujiya et Miyagi se veut intemporel, avec des albums que vos enfants pourront écouter sans rougir de honte.
Pour cela, ils ont recours à des mélodies indés, une pop fluide mêlée a une électronica presque robotique. La voix neutre et pourtant expressive du chanteur David Brest ajoute une ambiance hypnotique à leur musique et devient même un élément rythmique à part entière. Leur dernier album Light Bulbs oscille entre revival et modernisme, on dirait de la pop moderne qui sonnerait presque vintage et qui s’écoute de bout en bout comme une seule et même chanson.
Comme quoi avoir un nom de robot high-tech n’est pas qu’un moyen de brouiller les pistes, il peut devenir synonyme d’un groupe passionnant et surprenant.
par Anne-SophieFermerAuteur : Anne-Sophie Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Aux douces heures de l'adolescence, quand tout le monde fume sa première cigarette, elle écoute ses premières cassettes de rock très '90s' piquées à sa grand sœur. Dès lors elle devient boulimique de musique et cherche sans arrêt à découvrir de nouveaux talents qu'elle pourra aller voir en concert et en festival. Elle rêve secrètement de savoir jouer de la guitare mais éternelle flémarde, elle préfère écouter ceux qui ont fait leur preuve. Incapable de choisir entre les différents styles musicaux, elle adore le rock mais aussi l'électro, le reggae, la chanson et presque tout ce qui est difficile à enfermer dans un seul genre. Enfin, si la musique classique reste un mystère, elle clame sans complexe que c'est la faute de ses parents.Voir les articles de cet auteur (5)
L’amour du beau jeu ou de la note bleue, le geste juste, les idoles et les maudits, les espoirs, les hourras ou les sifflets, la drogue et le sexe, l’alcool qui coule à flots et les groupies qui en redemandent… le parallèle est facile entre une ambiance de concert et celle d’un match.
On rêve tel un gosse, on est soudain Zidane ou Jimi Hendrix, Maradona ou Jim Morrison. L’intensité de l’émotion le dispute à la fièvre qui s’empare des spectateurs. On vient pour des frissons, de la chair, de la sueur et du sang, du spectacle à l’état pur qui feront que jamais les concerts ni les stades ne seront vides.
On a vu des groupes prendre des noms de club (Grand Popo Football Club, LPB Club, FFF). Mais le parallèle peut aussi s’effectuer sur les postes occupés. Le batteur c’est le gardien de but, celui qui tient la baraque du fond de la scène. Le bassiste est un défenseur, le garant des fondations de l’équipe. Le guitariste en numéro 10, c’est la rythmique, le meneur de jeu qui met du liant et du rythme. Et le chanteur est l’attaquant, le frontman que l’on regarde et dont on attend l’exploit, le héros sur qui les yeux sont fixés.
S’il devait y avoir une ville symbole de la richesse musicale ce serait Manchester. Buzzcocks, Joy Division, New Order, The Smiths, Morrissey, Happy Mondays, Oasis, The Stone Roses… Kasabian ou The Rapture pour les plus récents… Non, vous ne rêvez pas ils viennent tous de cette terre située à moins de 300 km au nord de Londres, mère de l’industrie textile et de la production industrielle anglaises. Le cas de Manchester est symptomatique. Pas un musicien issu de cette scène qui n’ait sa préférence entre United et City, les 2 principaux clubs de la cité ouvrière. On se souvient de Morrisey gravant le nom de Cantona sur son tambourin. Ou des joueurs des 2 clubs se retrouvant régulièrement à l’Hacienda, lieu mythique de la scène rock puis électro depuis les années 80.
Que dire de ces supporteurs de United, écœurés par le foot business et qui crée le club de FC United évoluant maintenant en division 7. Ses supporters reprennent allégrement les tubes pop et rock jusqu’à revisiter de belle manière le Anarchy in the UK des Sex Pistols en dénonçant les investisseurs du football.
On est ici dans le haut du panier de la culture footballo-musicale et de la conscience sociale… On sait d’où l’on vient, ce que le football représente comme marqueur d’identité pour sa communauté. Et l’on sait ce qu’on ne veut surtout pas que son club et le football ne deviennent, des marchandises. Cette dénonciation qui a le mérite d’être claire (les textes sont indiqués en anglais sur la vidéo) fait bien entendu écho aux positionnements récurrents de certains artistes contre le capitalisme sauvage et la mondialisation.
Rock et football sont tous deux nés dans des milieux populaires. Ils ont vu leur influence grandir au sein de la société anglaise jusqu’à complètement l’imprégner et toucher toutes les classes sociales. Alors qu’en France il a fallu attendre 1998 et la victoire en Coupe du Monde pour que le football perde son image de sport de beauf, en Angleterre la sortie au pub ou au club local, comme le match du week-end sont des institutions. Tellement indissociables que la Mancunien Rio Ferdinand a monté son label pour promouvoir les groupes de rap de sa ville.
Le cas de Marseille est également emblématique. Beaucoup plus récent dans sa création de clubs de supporters (années 80) ces derniers cultivent aussi l’éclectisme –musical entre autre- dans leurs goûts. A Marseille, le stade est une tribune. On y affiche ses opinions : drapeaux du Che, promotion de la ganjah, affirmation de son anti-fachisme, ou ses goûts musicaux qui peuvent même pénétrer l’iconographie de groupes de supporters. On le voit ici avec cette bannière à l’effigie de Bob Marley.Marseille où les stars locales de la musique -Massilia Sound System, I Am, Oaï Star- affichent leur lien au club et se croisent dans les travées du stade Vélodrome. Le site Internet du plus sympa des clubs de supporters, les Marseille Trop Puissant, mêle allégrement football, hommage au chanteur décédé Lux B, liens vers des blogs sociaux et politiques, action sociale et pastiche musical sur l’air des Choristes http://www.supporters-de-marseille.com/OM-Radio.html
Les équipements culturels ont bien compris les bénéfices qu’ils peuvent tirer du football. Récemment, l’auditorium de Lyon se lançait dans une campagne de promotion de la musique en proposant un billet commun pour 2 manifestations, un match de championnat de l’Olympique Lyonnais et un concert de l’Orchestre national de Lyon… Pas mal, non? A part pour choisir les vêtements adéquats bien sur…
Le parallèle musico-sportif ne s’arrête pas là. L’actualité nous montre que, loin de sa cantonner au microcosme musical, la drogue, le dopage et les pratiques sexuelles effrénées ne sont pas étranger au monde du football. Pour la musique, cela fait belle lurette qu’on sait que certaines stars ne carburent pas qu’à l’eau claire et finissent rarement leurs soirées seuls au bar. Cela fait partie de l’imagerie rock ‘n’ roll. Mais pour le football… certains sont tombés des nues. Le sexe on en a assez entendu parler (Zahia, représente…). Quant à la drogue, outre les affaires de dopage -créatine et compagnie- on se rappelle de certains cas révélés de prise de cocaïne ou de haschich, même chez certains joueurs de l’Equipe de France…. Et oui même les gentils footballeurs pères de famille! Que voulez-vous, en pleine force de l’âge, adulés, sous pression, les stars des 2 camps n’en restent pas moins des hommes attirés par les plaisirs interdits.On l’aura donc bien compris à la lecture de ce dossier : foot et Rock: même combat!
PS : Facile: qui le 1er reconnaitra le joueur qui figure sur l’illustration de haut de page et qui s’est entraîné quelques jours avec Bob Marley à Nantes?
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (30)
Stevie Nicks dans le fonds commun, c’est pas possible !
Un jour fouillant frénétiquement dans les cd du fonds commun, oh surprise, je tombe sur un best of “Timespace” de la très rockeuse : Stevie Nicks.
Stevie, une de mes rockeuses préférées des années 80, n’est qu’autre que la chanteuse du groupe mythique Fleetwood Mac dont elle à écrit la plupart des tubes dont Rhianonn, Sara, Gypsy ou Seven wonders.
En tant d’artiste indépendante, la rebelle au look et à la voix inoubliables a mené en parallèle une carrière solo bien remplie compilée dans ce best of : on y retrouve un duo avec le célèbre chanteur-guitariste Tom Petty pour “Stop Draggin my heart around“, une chanson ( ma préférée ) écrite par Jon Bon Jovi lui-même “Something it is a bitch“, un slow sublime mélancolique “Beauty and the beast” ainsi que des titres énergiques comme “Stand Back“, “Rooms on fire” et “Edge of seventeen“.
Alors, si vous aussi vous avez la rock attitude, venez à la bibliothèque pour faire une demande de réservation de la compilation de Stevie Nicks afin de libérer cette rockeuse en la faisant sortir du fonds commun !
Note de Jérôme : Le Fonds Commun Musique, parlons-en! Ce sont plus de 6000 CD de tous styles musicaux retirés des collections des bibliothèques pour ne pas encombrer les bacs et par souci de renouvellement. Il vous suffit de vous adresser à un(e) de vos bibliothécaires préféré(e)s qui fera venir ces documents dans la bibliothèque de votre choix en quelques jours. Vous pouvez en emprunter 6 en plus de vos 6 CD habituels.
Est-ce un syndrome propre aux bibliothécaires ou bien commun à tou(te)s celles et ceux qui travaillent le samedi et pas le lundi mais je ne sais pas vous, la journée du lundi est toujours une journée entre-deux. Pas vraiment comme un blues du dimanche (les administrations sont ouvertes et les potes au boulot) mais pas vraiment comme un samedi classique (demain va falloir y retourner).
Cela fait un moment que je cherche comment qualifier cet état du lundi et voilà qu’arrive Sophie Hunger et son album Monday’s Ghost. Et bien voilà : le fantôme du lundi, c’est exactement ça !! Pas un vrai dimanche mais pas un vrai jour de semaine non plus ! Merci Sophie !
Sophie chante en anglais, en allemand et en dialecte suisse-alémanique des chansons pop folk et, si il faut une filiation, ce serait celle de Jeff Buckley. Monday’s Ghost est son premier album studio : le précédent (Sketches on Sea) avait été enregistré dans son salon en 2006. Les musiciens qui l’accompagnent constituent un groupe d’amis et Sophie Hunger travaille avec eux pour le studio et la scène : ” Je ne pourrais pas me produire sur scène, ni enregistrer en studio, sans connaître les gens qui jouent avec moi, j’ai besoin de leur confiance pour y arriver.”
C’est de cette confiance réciproque que nait l’atmosphère où plane le fameux fantôme.
par LisaFermerAuteur : Lisa Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Bercée par l'accordéon (chromatique, s'il vous plaît) de son papa et baladée de bals folks en bals folks, elle resta au stade de l'amatrice non pratiquante.
Elle ne se vante d'aucun concert mythique, même pas in utero, sa mère n'écoutant que les suites pour violoncelle de Bach, France Culture et Brassens.
La musique reste pourtant un élément très viscéral et émotionnel de sa vie, surtout depuis qu'elle partage son appartement avec une colocataire fan de musique et qui met à sa disposition un discothèque incroyable (classée par genre puis ordre alphabétique en bonnes bibliothécaires qu'elles sont toutes les deux !).Voir les articles de cet auteur (3)
Peut-être connaissez vous Théo Hakola, le musicien américain installé en France depuis la fin des 70’s, fondateur des groupes Orchestre Rouge et Passion Fodder dans les 80’s, personnalité importante de la scène indé de ces années là, et à qui l’on doit entre autres la signature de Noir Désir chez Barclay et la réalisation de leur premier album. Mais ça c’est un temps que les moins de trente (40 ?) ans ne peuvent pas connaître, et on peut dire qu’ensuite, sauf pour ses fans, Théo s’est un peu fait oublier malgré l’enregistrement de cinq albums en solo qu’il a dû autoproduire et autofabriquer, dont le dernier, magnifique, “Drunk Women and Sexual Water” est sorti en 2007. Que dire de sa musique ? Je ne suis pas un spécialiste, mais je dirais qu’il joue avec fougue une sorte de patchwork rock, punk, folk et country, associant parfaitement le violon et la guitare électrique, la tradition et la modernité, et qu’il faisait cela bien avant 16 horsepower ou Calexico qui, eux, ont rencontré un succès bien moins confidentiel. Mais c’est comme ça, et plutôt que pleurer contribuons même modestement à réparer cette injustice en l’invitant au 8ème Printemps du Livre, car notre homme, en plus d’être un bon songwriter oublié, est un grand écrivain américain pas très connu.
Son dernier livre Le sang des âmes (éd. Intervalles 2008) a le souffle épique des meilleurs romans américains. Il parle de l’exil à travers le destin de Pirjo, un petit bout de femme qui a quitté sa Finlande natale à la fin de XIXème siècle et qui doit ressembler comme deux gouttes d’eau à l’arrière grand-mère de Théo Hakola. Cette histoire triste et sublime est encadrée dans le livre par une autre plus anecdotique d’Américains installés à Paris de nos jours, dont l’un est justement l’arrière petit-fils de Pirjo. Le traitement littéraire de ces deux parties est complètement différent, lyrique et ample pour la première, le ton est plus dialogué et ironique pour l’autre, comme pour signifier l’absence d’enjeu des vies contemporaines, le bout de l’histoire atteint. Car entre les deux, et le roman nous l’aura montré, un siècle de guerres, de luttes syndicales et de désillusions est passé. Les rejetons d’aujourd’hui sont les fruits malades et égocentriques de l’individualisme triomphant et de la fin des idéologies. Tandis qu’ils veulent changer de fringues ou de petit(e) ami(e), d’autres avant eux ont voulu changer le monde.
C’est de tous ces sujets et de lui-même, son parcours artistique et militant, dont viendra parler Théo Hakola à la bibliothèque Kateb Yacine le vendredi 19 mars à 18 heures dans le cadre du 8èmePrintemps du Livre et vous êtes tous invités à venir en discuter avec lui. Mais je vous mets en garde, il aura sa guitare et comme l’avait écrit Woody Guthrie sur la sienne : “Ma guitare est un fusil qui sert à tuer les fascistes”.
En ce début d’année 2010, en plein cœur de l’hiver, alors qu’il fait froid dehors, j’aimerais vous présenter un disque qui va vous donner envie de danser devant vos cheminées : “Bloodskinbones”. 12 chansons, 30 minutes de rock teinté de blues, de country et de rockabilly poussé parfois jusqu’au punk. Je sais, c ‘est ambitieux et ceux qui ont relevé ce défi sont les Danois de PowerSolo proposant ici leur quatrième album. Les deux frères Kim “Kix” Jeppenson et Bo “Atomic Child” Jeppenson sont les membres fondateurs de ce groupe atypique qui s’est taillé au fil des ans une solide réputation auprès des surfers en salopette, bien au-delà de leur Danemark natal.
Cependant, même quand on n’est pas né sur une planche à Hawaï, on peut quand même apprécier les ambiances sixties, les rythmiques sèches et l’énergie foudroyante de Bloodkinbones. Leur cocktail musical “punk-a-billy” sérieusement alcoolisé échauffe les sens et décoince les jambes avant qu’on ait le temps de dire ouf ! Néanmoins, avant d’apprécier les 12 titres, il faut passer l’épreuve de l’immonde pochette du CD : les deux frères se baladent torses nus avec un index et un majeur en guise de jambes, sur un fond coloré rose et gris tout droit sorti de l’esthétique des émissions de télé des années 80… Effrayant ? Non, Kitch ? Peut être, Original ? Ça c’est le moins qu’on puisse dire. De toute façon, PowerSolo est avant tout un groupe de scène qui tourne depuis bientôt 15 ans en Europe et aux États-Unis. En France, on a pu les écouter aux Transmusicales de Rennes en 2004 et cette année au festival Europavox à Clermont-Ferrand. Comme plus aucune date n’est programmée en France pour l’instant, il vous faut passer l’épreuve de l’affreuse pochette pour écouter PowerSolo mais honnêtement ça vaut le coup. Même si on est en hiver et qu’il fait froid dehors, ça vous donnera envie d’aller danser sur les plages en salopette.
par Anne-SophieFermerAuteur : Anne-Sophie Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Aux douces heures de l'adolescence, quand tout le monde fume sa première cigarette, elle écoute ses premières cassettes de rock très '90s' piquées à sa grand sœur. Dès lors elle devient boulimique de musique et cherche sans arrêt à découvrir de nouveaux talents qu'elle pourra aller voir en concert et en festival. Elle rêve secrètement de savoir jouer de la guitare mais éternelle flémarde, elle préfère écouter ceux qui ont fait leur preuve. Incapable de choisir entre les différents styles musicaux, elle adore le rock mais aussi l'électro, le reggae, la chanson et presque tout ce qui est difficile à enfermer dans un seul genre. Enfin, si la musique classique reste un mystère, elle clame sans complexe que c'est la faute de ses parents.Voir les articles de cet auteur (5)
Musique et fêtes de fin d’année ne font pas toujours bon ménage et en terme de bide musical, on peut même dire qu’on atteint des sommets. Mais pourquoi achète-t-on ces disques alors qu’on sait très bien qu’on ne les sortira qu’une fois par an, avec les guirlandes de Noël, et qu’on les rangera dès la première écoute avec un petit air gêné ?
Quoi qu’il en soit, les plus grands se sont frottés à l’exercice difficile du “chante Noël”, et même si ce phénomène est très américain (essayez les Jackson five, les Temptations ou encore le Rat Pack pour les meilleurs), les français se sont eux aussi sournoisement engouffrés dans la faille, pour notre plus grand bonheur … ou pas!
Et là je dois avouer que je me suis fait coiffé au poteau par le blog “la page culture“, qui a dégainé avant moi un excellent article sur les plus grands bides de Noël. Je m’incline donc et révise ma copie en me focalisant sur la nouvelle année!
En 2 mots : Bonne année ou Joyeux Noël = même combat! Espoir, bonheur, amour, voilà le tiercé gagnant et à ce petit jeu caracolent en tête la Compagnie Créole (”bonne année, meilleurs souhaits, la joie dans les cœurs”) et Mireille Mathieu (”la bonne année c’est de pouvoir rêver que tout peut arriver” ) …
Heureusement le rock est là comme un grain de poivre dans la papillote pour apporter sa dose de cynisme et de contestation. Je passerai sur le rouleau compresseur qu’est U2 avec “New years day“, pour vous présenter plutôt deux vidéos de groupes alternatifs : Death cab for Cutie et Six by Seven. Death cab for Cutie est un groupe de Washington formé en 1997, qu’on connaît surtout au travers des séries télé (Six Feet Under, How I met your Mother, Californication ou les inavouables Experts-Miami). Voilà leur “New year” song, à écouter avec délectation, l’abus d’indie rock n’est pas dangereux pour la santé !
Et enfin les anglais de Six by Seven qui nous proposent ici une vision de la nouvelle année plutôt angoissante. Adieu optimisme, bonnes résolutions et bisous sous le gui. Six by Seven c’est un peu le côté obscure du lendemain de fête… so british !
Nous en profitons nous aussi pour vous souhaiter une très bonne année musicale à tous! N’hésitez pas, à enrichir la liste des tubes de fin d’année!Retrouvez Death Cab for Cutie et Six by Seven dans les bibliothèques de Grenoble.
Mots-clés : pop/rock
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Tel est le soupir de contentement que je pousse lorsque commence les premières mesures de “Two grains of sand” ! Je ne peux pas dire que je suis inconditionnelle car je l’ai découvert par cet album et je n’en ai pas écouté d’autres depuis. Mais celui-ci, quelle merveille ! Comme un macaron à la framboise ! Comment déguster le chanteur ?
- Se mettre les oreilles en chantilly en écoutant cet album en boucle, en baladeur, sur l’ordi, au travail, en se trémoussant sur ses chansons qui fleurent bon le “Graceland” de Paul Simon.
- Faire une visite succulente sur son site où l’on se régale de ses playlists éclectiques (sept volumes à ce jour et PJ Harvey y côtoie Amadou et Mariam), on se ravit les mirettes parmi ses œuvres - car l’homme est aussi peintre et photographe - et on lit son journal.
- Aller ensuite à un séance drive-in sur la Blogothèque et ses concerts à emporter
par LisaFermerAuteur : Lisa Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Bercée par l'accordéon (chromatique, s'il vous plaît) de son papa et baladée de bals folks en bals folks, elle resta au stade de l'amatrice non pratiquante.
Elle ne se vante d'aucun concert mythique, même pas in utero, sa mère n'écoutant que les suites pour violoncelle de Bach, France Culture et Brassens.
La musique reste pourtant un élément très viscéral et émotionnel de sa vie, surtout depuis qu'elle partage son appartement avec une colocataire fan de musique et qui met à sa disposition un discothèque incroyable (classée par genre puis ordre alphabétique en bonnes bibliothécaires qu'elles sont toutes les deux !).Voir les articles de cet auteur (3)
8 mai 2008, L’Usine, Genève. Retrouvailles avec le groupe The Ex, une fois encore je suis au rendez-vous pour voir et surtout entendre ce groupe à nul autre pareil. Mais au bout du quatrième (ou cinquième ?) concerts, il me faut autre chose, une excitation particulière pour me faire déplacer à 2 heures de route de Grenoble, aller-retour dans la nuit et boulot le lendemain s’il vous plaît. Cette fois-ci, c’est leur association avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria qui m’a mis la puce à l’oreille. Getatchew est considéré comme l’un des pères fondateurs de ce qu’on appelle communément l’ethio-jazz. Si vous avez vu Broken Flowers, vous avez alors forcément écouté son acolyte Mulute Astatke qu’en passionné et connaisseur de musique Jim Jarmusch avait déniché pour la bande originale de son film. La rencontre avec The Ex s’est faite à l’occasion d’une tournée en Éthiopie. Le groupe toujours avide de nouveaux espaces sonores à défricher avait rencontré de nombreux musiciens dont Getatchew.
Et une fois encore, le concert est hors du commun : l’alchimie qui s’opère entre ce groupe parti du punk-rock le plus radical et bruitiste et ce papi qui sculpte un somptueux phrasé entre le jazz et la musique orientale est totale. Comme souvent, le plaisir des musiciens à être ensemble est manifeste et l’on jurerait qu’il s’agit d’un groupe rodé par des années de route et de concerts communs : en plus de The Ex au grand complet et de Getatchew Mekuria on trouve sur scène un mini-big band (une trompette, un saxo et une clarinette) ainsi qu’un danseur éthiopien contorsionniste qui réalise des prouesses avec son corps (pas de mauvais esprit !). Une musique joyeuse, qui groove et qui réussit haut la main l’alliance du rock et de la musique africaine.
En plus du disque, vous pouvez également emprunter le DVD du concert enregistré dans le cadre de la clôture du festival “Banlieues bleues” en 2007.
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (56)
Savez-vous parler néerlandais? Hollandais ? Non ! Pas grave ! Car le groupe DE KIFT, pur jus batave, réalise le tour de force de nous amener à nous intéresser à leurs textes tout autant qu’à leur musique, sans être forcément bilingue!
Issu des mouvements de squatters aux Pays-Bas, De Kift est né à la fin des années 80, dans le sillage du punk. Soucoupe volante musicale, balançant entre le punk-rock, le folk, la pop et la fanfare festive, De Kift invite à un voyage mélodique totalement fêlé et tout simplement virtuose, sans substances illicites de surcroit !
Comment ai-je découvert cet OVNI ? Est-ce que je serais moi aussi une sorte d’Alien, une EPMI (entité professionnelle mal identifié), aux goûts un peu bizarres ? Je vous explique ?
Pour résumer, mon métier, c’est d’écouter de la musique, d’écouter toutes les musiques et de vous donner envie (quel défi !), une fois les CD(s)* achetés, de découvrir l’incroyable richesse de la création musicale et d’emprunter les dits-CDs ((le plus possible pour les statistiques…).
Bref, voilà comment j’ai découvert DE KIFT, par curiosité et peut-être aussi par provocation ! Pour conclure, le Cd s’appelle “De Kift”, c’est le premier disque du groupe, publié grâce aux Têtes Raides et leur label “Mon slip” (joli nom!) en 2005.
Alors ça vous fait kiffer aussi?!
PS : allez visiter leur site, il est drôle, graphiquement créatif et sacrément ingénieux !
* Cd, autre objet étrange dont on annonce la mort depuis longtemps.
par CatherineFermerAuteur : Catherine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Elle a erré longtemps dans le milieu du spectacle vivant, comme si le genre "spectacle mort" existait aussi. Elle n'est spécialisée en rien du tout, sauf peut-être dans la photo et le crumble pomme-cannelle. Elle est musicothécaire presque par hasard et pour tout avouer, elle préfère la littérature, les polars nordiques surtout! Mais comme c'est une fille consciencieuse et libérée, elle veut bien qu'on invite Metallica (en acoustique) dans une bibliothèque grenobloise et qu'on remplace la dame du logo par Bob M.?! Et puis elle est prête à l'ultime sacrifice : faire publier sa photo sur le Blog des BMG (Beautiful Music Girls… and Guys!).Voir les articles de cet auteur (5)
Stolen Sweethearts est un groupe de la scène locale (La Tour du Pin) composé de petits jeunes qui n’en veulent et qui sont bien décidés à secouer la bibliothèque Kateb Yacine avec force guitare et énergie rock.
Lauréats du tremplin musical Adérock, l’association leur donne le coup de pouce nécessaire pour enregistrer leur premier album “Art Wishes“, au croisement entre les Strokes, Arctic Monkeys, Muse ou Radiohead (rien que ça). STOLEN SWEETHEARTS n’est pas pour autant un groupe de débutants, fort d’une grosse expérience de la scène, ils font bel et bien partis de ceux qu’il faut suivre de près.
L’équipe de la bibliothèque est très heureuse d’accueillir ce talentueux combo (Fred/guitare et chant, Julien/ guitare, Séb/ basse, Richard/batterie et chœurs) grâce à l’association Dynamusic et vous prévient tout de suite que si vous comptiez réviser ce jour là à la bibliothèque … c’est raté!
Stolen sweethearts en concert gratuit vendredi 09 Octobre à 17h30, bibliothèque Kateb Yacine.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Voilà un disque peu connu et souvent mal-aimé dans la discographie de ce groupe-monument. Faites le test : demandez autour de vous quel album les a marqué, vous aurez sans doute (dans le désordre) “The Wall”, “Dark Side of the moon”, peut-être “Animals” ou encore “Wish you were here”, mais nulle trace à n’en pas douter de ce disque. Sans parler des (nombreuses) compilations qui ne daignent pas lui accorder la moindre place et du groupe lui-même qui l’a très peu joué en concert, semblant ainsi avaliser le sentiment général. Le fait d’avoir pris place entre deux des sommets artistiques du groupe “Meddle” (1971) et “Dark Side of the moon” (1972) n’est sans doute pas étranger à ce traitement injuste (bon, je ne parle même pas de la pochette).
Pourtant ce disque a de réelles qualités. Bouclé en quelques jours dans les studios du fameux Château d’Hérouville (où enregistrèrent dans les années 70 entre autres David Bowie, Iggy Pop, Magma et Higelin deux de ses meilleurs albums “Champagne pour tout le monde” “… Caviars pours les autres”), il s’agit en fait de la bande originale du film La Vallée de Barbet Schroeder. La Vallée se déroule en Papouasie-Nouvelle Guinée et raconte la quête (vaine, on l’aura deviné) d’une “vallée obscurcie par les nuages mais accessible aux esprits téméraires ” perdue au fin fond des montagnes. Film bien en accord avec son époque et la figure du hippie qui largue les amarres pour partir à l’aventure en quête de nouvelles expériences…
Le groupe a habilement exploité cet aspect en intégrant des extraits de chants traditionnels présents dans différentes scènes du film. Assez peu de chants (ici assurés par David Gilmour) et beaucoup de titres instrumentaux comme le veut le Pink Floyd première époque et donc une grande place accordée aux claviers et à la guitare (nul besoin de vous vanter le lyrisme du même Gilmour, voire le titre “Childhood’s end” entre autres) . Roger Waters est encore dans l’ombre à assurer sa partie de musicien plutôt que de tirer la couverture à soi comme il adviendra plus tard… L’ensemble est équilibré et réserve quelques tubes potentiels dont le titre “Stay”. On est loin sans doute des morceaux de bravoure et des concepts-albums à venir mais je n’en démord pas : “Obscured by Clouds” est un album à reconsidérer…
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (56)
Que font les Grenoblois quand le Cabaret Frappé est fini ? Ils commencent à regarder quels concerts ils vont pouvoir faire à la rentrée. C’est ainsi que j’ai suivi la tradition et je me suis penchée sur le groupe les NAÏVE NEW BEATERS (littéralement les “nouveaux batteurs naïfs”) qui s’arrêtent à la Maison de la Musique de Meylan le 2 octobre prochain avec le groupe Settled in motion.
Alors voilà, les NAÏVE NEW BEATERS sont 3 français (ou franco- américains selon les sources) avec des noms de scènes à rendre jaloux Didier Super : David Boring (chant), Martin Luther BB king (guitare), Eurobélix (machines, claviers). Ils font une musique assez difficile à décrire mais je vais quand même essayer. Leur album Wallace est un mélange d’électro-pop, de rock et de hip-hop (rien que ça !), qui ne manque ni d’humour ni de second degré. Le chanteur décrit leur style comme de la “pop rappée avec des sentiments chaloupés”. En terme d’influences, ils sont comparés aux Klaxons, la presse cite Pavement, ou encore Stones Roses et le groupe se réclame aussi bien de Will Smith (!?) que d’AC/DC. NNB s’est d’abord fait connaître en Angleterre au cours du “Great Escape Festival” réputé pour dénicher les nouveaux talents. Leur performance live les fait repérer et leur permet de faire des premières parties prometteuses comme celles de Cassius et des Kills en 2008. Ils ont aussi crée le buzz avec leur morceau “Live Good” repris dans une publicité pour Nokia et dont le clip reflète bien l’esprit gentiment déjanté du groupe.
En décalage avec les formations françaises actuelles, les NNB ne cachent pas leur ambition de ruer dans les brancards de la pop et, qui sait, d’imposer leur style outre-Atlantique? Si vous n’avez pas eu la chance de les voir dans les différents festivals cet été, dépêchez vous d’écouter Wallace et si vous êtes convaincus vous pourrez aller les applaudir à la Maison de la Musique de Meylan, à condition de laisser votre sérieux et votre premier degré à l’entrée.
par Anne-SophieFermerAuteur : Anne-Sophie Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Aux douces heures de l'adolescence, quand tout le monde fume sa première cigarette, elle écoute ses premières cassettes de rock très '90s' piquées à sa grand sœur. Dès lors elle devient boulimique de musique et cherche sans arrêt à découvrir de nouveaux talents qu'elle pourra aller voir en concert et en festival. Elle rêve secrètement de savoir jouer de la guitare mais éternelle flémarde, elle préfère écouter ceux qui ont fait leur preuve. Incapable de choisir entre les différents styles musicaux, elle adore le rock mais aussi l'électro, le reggae, la chanson et presque tout ce qui est difficile à enfermer dans un seul genre. Enfin, si la musique classique reste un mystère, elle clame sans complexe que c'est la faute de ses parents.Voir les articles de cet auteur (5)
Ode au photographe controversé Robert Mapplethorpe (dont les œuvres en noir & blanc en partie érotiques continuent de se heurter à la censure) qui partagea sa vie avant d’être emporté par le sida en 1989, la démarche de Patti Smith est simple et elle tient en une phrase placée dans le livret :”Après sa mort, je voulais lui donner autre chose que des larmes, c’est pourquoi j’écrivis “The Coral Sea“. Démarche simple à énoncer mais ô combien casse-gueule délicate à mettre en œuvre. Imaginez deux sessions d’à peu près une heure chacune, avec le dispositif le plus simple qui soit : elle récite son long poème, lui l’accompagne avec des nappes de guitares éthérées. Comment rendre l’expérience intéressante sur la durée ? C’est pourtant le tour de force réussi ici. Essentiellement grâce à de subtiles variations : dans la voix et dans le jeu de Kevin Shields qui s’adapte parfaitement aux émotions charriées par le texte. En congé de son groupe My Bloody Valentine malgré la énième annonce d’un prochain album, on redécouvre qu’il est un excellent guitariste et pour l’avoir sorti de sa retraite dorée on remerciera là aussi la chanteuse.
On pourra sans doute ergoter sur la nécessité de sortir deux cd qui ne sont que deux interprétations d’une même œuvre et trouver que les différences ne justifiaient pas de sortir ce disque dans un format aussi long (j’ai une préférence pour la deuxième session plus intense, moins contemplative). Mais rien vraiment d’essentiel.
Une musique belle, étrange, poétique qui vous arrache aux pesanteurs du quotidien : rarement un(e) artiste aura réussi à faire passer tant d’émotions (de l’amour, de la colère, de la tristesse, du doute) par la seule grâce de sa voix. Un peu comme Bob Dylan, vous pouvez être totalement hermétique à l’anglais et transporté malgré tout par ces longs poèmes scandés sur un fond de nappes sonores. Avec cette œuvre, elle aura réussi sans doute le plus bel hommage qu’elle pouvait rendre à son compagnon…
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (56)