THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline
Un avant goût du Printemps du Livre de Grenoble avec ce concert-lecture sur le thème de l’aventure!
Les élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble vous ont mitonné un concert à base de chants et de choeurs de Villa-lobos et de compositeurs Américains, autour de textes de Lévi-Strauss mis en regard de paroles indiennes.
Bravo à ces aventurières qui ont su méduser leur public pendant une heure!
A bientôt à la bibliothèque pour de nouvelles aventures!
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Il y a des types qui mériteraient des baffes. Prenez “Minino” Garay par exemple. Déjà, s’appeler “le petit”, cela frôle la provocation quand on est un des géants du folklore et de la musique populaire argentine. Des milongas et autres zambas, dérivées d’un tango très sensuel, auxquelles Minino ajoute l’énergie et le physique de ses percussions.
Et côté physique, de l’avis unanime de mes collègues féminines, le petit est plutôt bien servi. Le genre grand prédateur, sourire carnassier et chemise ouverte, qui cristallise autour du piano blanc toutes les filles de la soirée pendant que vous compensez sur les cacahouètes.
Avouez que c’est énervant. D’autant qu’ en plus d’être beau et doué, il est sympa et fidèle le Garay. La preuve, son groupe “Los tambores del sur”, créé à Paris il y a plus de 20 ans, s’enrichit au fil des rencontres d’artistes aussi divers que le guitariste péruvien Pajaro Canzani ou Pierre Bertrand, le compositeur du Paris Jazz Big band, et compose une musique toujours plus inclassable et métissée. Carrément exaspérant.
Une petite remarque, tout de même, pour toutes celles qui ne manqueront pas de se ruer sur les bacs de leur discothèque préférée à la recherche des albums du bellâtre. Les textes de son dernier album “Qué lo Pario !” sont en partie écrits par sa mère. Mieux encore, la voix aussi féminine que sensuelle qui se demande si “la peau s’use à force d’être embrassée” est celle de sa femme…
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Le disque qui n’était pas dans vos suggestions d’achat !
Puisque nous allons vers l’hiver, voici une musique venue du froid, enregistrée en janvier dans un igloo près du cercle polaire… Hibernation est le titre du dernier album de Terje Isungset (et sa pochette est bleu glacier, bien sûr).
Mais je vous recommande chaudement ce disque !
L’artiste est un multi-instrumentiste norvégien qui crée des ambiances méditatives au carrefour de la musique contemporaine et du chamanisme (avec la voix de la chanteuse Sara Marielle Gaup).
Les instruments sont sculptés dans la glace et contribuent à l’étrangeté de ce disque qui nous porte au rêve et à l’harmonie.
J’avais aimé le duo norvégien Adjagas qui créait une musique personnelle sur des chants sami, je vais hiberner dans la douceur magique de la musique de Terje Isungset .
Les artistes du nord ont décidément autant d’originalité que de talent.
par Marie-ThérèseFermerAuteur : Marie-Thérèse Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Comme son prénom l'indique, ce n'est pas un perdreau de l'année . Elle n'a pas appris la musique à l'école, ni ailleurs alors elle fait bibliothécaire musicale. Être née le même jour qu' Edith Piaf (j'ai bien dit le jour) la prédestinait à s'intéresser à la chanson française. Elle voyage immobile, engrangeant les découvertes au gré des disques qu'elle achète en musiques du monde entier, en attendant celles d'autres galaxies . Et elle est payée pour ça ! C'est une sorte d'intermittente de Bmol, comme il y en a du spectacle et son violon d'Ingres est… la peinture et le dessin. Il faut de tout pour faire le monde de Bémol ! Pour le logo des bibliothèques dont le changement est demandé par certain(e)s –suivez mon regard-, elle propose Spiridon Chichiguine, directeur d'école en Yakoutie et virtuose de la guimbarde, vous savez, celui qui les met dans un petit sac pour que les plus expérimentées apprennent aux autres à jouer…Voir les articles de cet auteur (10)
Le Staff Benda Bilili, vous les avez peut-être croisé cet été au cours d’une lecture ou au détour d’un reportage. Il est vrai que ce groupe congolais hétéroclite ne passe pas inaperçu. Composé de musiciens handicapés et d’enfants des rues, répétant la nuit près du zoo de Kinshasa, le groupe attire la sympathie. Leur histoire est belle. D’autant plus belle, que le succès de leur premier album permet aujourd’hui à Ricky, le bricoleur, à Koko, le roi du bras de fer ou à Théo, dignitaire déchu, d’entrevoir l’espoir d’une vie meilleure.
Loin de moi l’idée de vouloir jouer les rabat-joie, ce n’est pas mon genre, vous le savez bien. Mais tout de même, face à l’unanimité des louanges, je me suis interrogé. Si son histoire ne tenait pas du conte de fée, le staff aurait-il bénéficié d’un tel engouement médiatique ? Oui, vous avez raison, je chipote. Oui, le succès du Staff est mérité et il repose évidemment sur les qualités de sa musique.
Une rumba kinoise profonde, métissée d’ accents funk, blues et portée par la virtuosité du jeune guitariste Roger. Des textes engagés, véritables chroniques de la vie quotidienne de Kinshasa, une ville qui s’écoute plus qu’elle ne se voit. Un cri d’espoir et d’amour que vous aurez envie de reprendre en cœur avec Ricky et sa bande : très très fort.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
8 mai 2008, L’Usine, Genève. Retrouvailles avec le groupe The Ex, une fois encore je suis au rendez-vous pour voir et surtout entendre ce groupe à nul autre pareil. Mais au bout du quatrième (ou cinquième ?) concerts, il me faut autre chose, une excitation particulière pour me faire déplacer à 2 heures de route de Grenoble, aller-retour dans la nuit et boulot le lendemain s’il vous plaît. Cette fois-ci, c’est leur association avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria qui m’a mis la puce à l’oreille. Getatchew est considéré comme l’un des pères fondateurs de ce qu’on appelle communément l’ethio-jazz. Si vous avez vu Broken Flowers, vous avez alors forcément écouté son acolyte Mulute Astatke qu’en passionné et connaisseur de musique Jim Jarmusch avait déniché pour la bande originale de son film. La rencontre avec The Ex s’est faite à l’occasion d’une tournée en Éthiopie. Le groupe toujours avide de nouveaux espaces sonores à défricher avait rencontré de nombreux musiciens dont Getatchew.
Et une fois encore, le concert est hors du commun : l’alchimie qui s’opère entre ce groupe parti du punk-rock le plus radical et bruitiste et ce papi qui sculpte un somptueux phrasé entre le jazz et la musique orientale est totale. Comme souvent, le plaisir des musiciens à être ensemble est manifeste et l’on jurerait qu’il s’agit d’un groupe rodé par des années de route et de concerts communs : en plus de The Ex au grand complet et de Getatchew Mekuria on trouve sur scène un mini-big band (une trompette, un saxo et une clarinette) ainsi qu’un danseur éthiopien contorsionniste qui réalise des prouesses avec son corps (pas de mauvais esprit !). Une musique joyeuse, qui groove et qui réussit haut la main l’alliance du rock et de la musique africaine.
En plus du disque, vous pouvez également emprunter le DVD du concert enregistré dans le cadre de la clôture du festival “Banlieues bleues” en 2007.
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (52)
Savez-vous parler néerlandais? Hollandais ? Non ! Pas grave ! Car le groupe DE KIFT, pur jus batave, réalise le tour de force de nous amener à nous intéresser à leurs textes tout autant qu’à leur musique, sans être forcément bilingue!
Issu des mouvements de squatters aux Pays-Bas, De Kift est né à la fin des années 80, dans le sillage du punk. Soucoupe volante musicale, balançant entre le punk-rock, le folk, la pop et la fanfare festive, De Kift invite à un voyage mélodique totalement fêlé et tout simplement virtuose, sans substances illicites de surcroit !
Comment ai-je découvert cet OVNI ? Est-ce que je serais moi aussi une sorte d’Alien, une EPMI (entité professionnelle mal identifié), aux goûts un peu bizarres ? Je vous explique ?
Pour résumer, mon métier, c’est d’écouter de la musique, d’écouter toutes les musiques et de vous donner envie (quel défi !), une fois les CD(s)* achetés, de découvrir l’incroyable richesse de la création musicale et d’emprunter les dits-CDs ((le plus possible pour les statistiques…).
Bref, voilà comment j’ai découvert DE KIFT, par curiosité et peut-être aussi par provocation ! Pour conclure, le Cd s’appelle “De Kift”, c’est le premier disque du groupe, publié grâce aux Têtes Raides et leur label “Mon slip” (joli nom!) en 2005.
Alors ça vous fait kiffer aussi?!
PS : allez visiter leur site, il est drôle, graphiquement créatif et sacrément ingénieux !
* Cd, autre objet étrange dont on annonce la mort depuis longtemps.
par CatherineFermerAuteur : Catherine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Elle a erré longtemps dans le milieu du spectacle vivant, comme si le genre "spectacle mort" existait aussi. Elle n'est spécialisée en rien du tout, sauf peut-être dans la photo et le crumble pomme-cannelle. Elle est musicothécaire presque par hasard et pour tout avouer, elle préfère la littérature, les polars nordiques surtout! Mais comme c'est une fille consciencieuse et libérée, elle veut bien qu'on invite Metallica (en acoustique) dans une bibliothèque grenobloise et qu'on remplace la dame du logo par Bob M.?! Et puis elle est prête à l'ultime sacrifice : faire publier sa photo sur le Blog des BMG (Beautiful Music Girls… and Guys!).Voir les articles de cet auteur (6)
C’est l’histoire d’une danseuse sévillane. C’est l’histoire d’un joueur de swing à la Nouvelle-Orléans. C’est l’histoire d’un charmeur de serpent. C’est une histoire du sud, de ses multiples personnalités, de ses multiples racines musicales.
Dans La linea del sur, RENAUD GARCIA-FONS, virtuose de la contrebasse, et son quartet, créent des liens rythmiques et harmoniques entre la tradition et la modernité, et nous livrent une musique sudiste, riche de ses identités latino-américaine, espagnole et orientale.
Ils nous emmènent dans le Grand sud, sur fond de guitare flamenca, d’accordéon et de percussions. Une musique parfois profonde et réservée, parfois libérée et endiablée, comme on imagine les gens du sud. Un voyage qui nous porte tout droit jusqu’à la voix d’Esperanza Fernandez, chanteuse de flamenco sevillan, conviée à se joindre à La linea del sur pour quelques morceaux.
C’est vrai, l’été est terminé, mais dans La linea del sur, il y a encore un peu de moi sirotant une sangria à l’ombre des remparts de Salamanca…
BOZILO, BOZILO ? Drôle de nom pour un trio de musicos !
BO comme Bojan Zulfikarpasic au piano. ZI comme Karim Ziad, à la batterie et aux percussions. LO comme Julien Lourau aux saxophones, pour un trio aux origines et influences variées, des Balkans au Maghreb en passant par le funk pour en arriver à un jazz qui fait éclater les frontières.
Bien que ce soit sa première apparition discographique sous cette forme, ce trio est loin d’en être à ses débuts, puisque ces trois-là jouent ensemble en concert depuis plus de 10 ans, et se sont croisés dans plusieurs formations hexagonales (Henri Texier, Nguyen Lê pour ne citer qu’eux); cette profonde connivence s’entend d’ailleurs immédiatement dans cet enregistrement : pas le moindre flottement, on entre tout de suite dans le vif du sujet, l’énergie circule à fond, les arrangements sont une merveille d’équilibre entre ces 3 personnalités affirmées (comme le dit Julien Lourau, sur scène il y a 3 chefs !), chacun se glissant dans les compositions de l’autre comme dans ses pantoufles - non, je retire les pantoufles, c’est vraiment loin d’être une musique pantouflarde ! - (écoutez donc ces quelques mesures sur “Ifrikya” -composition de Karim Ziad -, où Bojan Z. fait sonner les aigus du piano comme quelque chose entre le steel drum et le balafon…).
Comment ne pas citer à propos de ce disque l’interprétation somptueuse que le trio nous offre d’ Ederlezi, thème traditionnel des Roms d’ Europe de l’Est, que Goran Bregovic nous avait déjà fait (re)découvrir dans le film d’ Emir Kusturica“Le Temps des Gitans“ : intro un peu sombre dans les graves du piano faisant monter lentement la pression jusqu’à l’entrée musclée du sax soprano et de la batterie avant l’exposition du thème, où le saxophone se fait plus lyrique, thème suivi d’un développement improvisé au piano. 9mn 37 de pur bonheur… et le reste de l’album est du même tonneau : pour tout dire, c’est un album qui me dure depuis déjà plus d’une semaine, et qui m’en fera encore sans aucun doute quelques unes.
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (31)
Petit coup de blues, légère mélancolie, dépression passagère, spleen matinal ? Ne désespérez pas, et découvrez l’élixir universel de gaîté. Il est rose et vient de l’île de Tobago.
Pour une efficacité maximale, respectez scrupuleusement la posologie.
Le matin, quelques gouttes de Back to Africa, pour plonger aux racines du rythme et démarrer la journée du bon pied.
A midi, une bonne gorgée de reggae, tonique et brûlant, vous donne assez d’énergie pour soulever des montagnes ou rallier Israël by bus.
Le soir, pour une nuit chaloupée et des rêves sucrés, laissez infuser un trait de calypso, la spécialité maison, dans un verre de Rhum and Coca-cola et dégustez à petites gorgées.
Cependant, attention, ce traitement peut provoquer des effets secondaires : sourires béats, fredonnements intempestifs et pas de danses incontrôlés.
Alors, si vos jambes ont besoin de s’agiter, laissez-les vous conduire jusqu’à votre médiathèque préférée où d’autres douceurs n’attendent que vous.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King.
1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche.
1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(e)s.
Les courants musicaux ont toujours accompagné les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite. Cette dernière traduit aussi bien les maux de ceux qui peinent à trouver leur place que l’insouciance d’une jeunesse à qui s’offre le monde et qui va tout déchirer. Les plus rigoristes objecteront que tout de même c’est pas trop sérieux comme démarche scientifique. Tut tut tut! La création artistique est un corpus sociologique suffisamment conséquent et fiable pour prendre la musique comme objet d’analyse d’un monde qui change. Faisons donc fi de toute bien-pensance pour endosser l’habit de l’enquêteur prêt à arpenter le monde… sur Internet.
1ère escale: les ANTILLES.
Vous n’êtes pas sans savoir, si vous suivez un minimum l’actualité (Lire la suite…)
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
L’arrivée du printemps réveille des envies de voyage en Italie : “Week-end à Rome, tous les deux sans personne”, ou déjeuner parfumé sur une terrasse toscane… A défaut de voyage, il vous reste la solution low-coast. Un antipasti, des amis et en boucle sur votre platine, Solo dal vivo le dernier enregistrement live et solitaire du rocailleux GIANMARIA TESTA. Au fourneau donc.
Au rythme feutré de la guitare, laissez fondre dans une goutte d’huile d’olive piccoli fiumi, courgettes, aubergines, poivrons et ail émincé. Tendez l’oreille, Gianmaria vous parle d’amour, de petits gestes quotidiens et d’amour encore, tellement plus caressant en italien.
De retour du Mercato di Porta Palazzo malaxez les penne et les légumes avec un large morceaux de fromage frais de brebis. Les dernières notes de come al cielo gli aeroplani flottent encore dans la cuisine, les applaudissements s’apaisent, il est temps de saupoudrer de quelques feuilles de basilic et de passer à table.
Le plat fume, vos amis sont réunis, Gianmaria s’installe de nouveau à vos côtés, ouvrez la fenêtre et respirez… On dirait le sud.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
Depuis de longues années, avec la chanteuse Montserrat Figueras et le groupe qu’il a fondé: Hespérion XXI, JORDI SAVALL explore les répertoires musicaux occidentaux, arabo-andalous, séfarades, moyen-orientaux. Musicien (spécialiste de la viole de gambe), compositeur et chef d’orchestre, il est créateur de projet ambitieux. Le dernier, “Jérusalem, la ville des deux paix” retrace l’histoire musicale de cette ville sacrée et mythique, des peuples et des trois religions monothéistes qui s’y sont croisés.
L’objet est magnifique, un livre en huit langues avec une iconographie rare détaillant le contenu des deux disques pour ce portrait musical de Jérusalem, les textes, chants et musiques des différents protagonistes de l’histoire de la ville, musiques juives, arabes et chrétiennes d’autrefois et d’aujourd’hui .
Jordi Savall et Montserrat Figueras sont entourés de musiciens juifs, chrétiens et musulmans de différents pays du pourtour méditerranéen, d’Europe et du Moyen-Orient.
Dans le contexte historique et actuel concernant cette région du monde, cette œuvre nous amène à l’écoute des différences, et au dialogue. A la paix ?
par Marie-ThérèseFermerAuteur : Marie-Thérèse Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Comme son prénom l'indique, ce n'est pas un perdreau de l'année . Elle n'a pas appris la musique à l'école, ni ailleurs alors elle fait bibliothécaire musicale. Être née le même jour qu' Edith Piaf (j'ai bien dit le jour) la prédestinait à s'intéresser à la chanson française. Elle voyage immobile, engrangeant les découvertes au gré des disques qu'elle achète en musiques du monde entier, en attendant celles d'autres galaxies . Et elle est payée pour ça ! C'est une sorte d'intermittente de Bmol, comme il y en a du spectacle et son violon d'Ingres est… la peinture et le dessin. Il faut de tout pour faire le monde de Bémol ! Pour le logo des bibliothèques dont le changement est demandé par certain(e)s –suivez mon regard-, elle propose Spiridon Chichiguine, directeur d'école en Yakoutie et virtuose de la guimbarde, vous savez, celui qui les met dans un petit sac pour que les plus expérimentées apprennent aux autres à jouer…Voir les articles de cet auteur (10)
Dans le cadre des “Tournée Isère” proposée par la MC2, je me suis rendu, fort curieux, au concert de Danyèl Waro, figure incontournable du maloya réunionnais.
Le maloya est le rythme traditionnel de la Réunion. Issu du métissage musical des ethnies qui composent la population réunionnaise (Afrique de l’est, Madagascar, Inde) le maloya est le rythme sur lequel les esclaves des plantations chantaient leurs joies mais surtout leurs peines, un peu à la manière d’un blues de l’océan indien. Le terme provient du malgache “Malahelo” qui signifie “parler, s’exprimer” et renvoie à la tristesse et à la mélancolie. Longtemps mésestimé et considéré comme un genre vieillot, interdit par l’administration issue du colonialisme à la fin des années 50 car porteur de révolte et de luttes sociales par les thèmes qu’il véhicule, ce sont les mouvements indépendantistes qui vont le tirer de sa léthargie dans les années 70.
DANYEL WARO fait partie de ceux qui ont su dépoussiérer le genre et redonner ses lettres de noblesse à une musique traditionnelle mais moderne, porteuse d’histoire et de sens, enrichie par ses apports ethniques.
C’est vous dire que le concert de mercredi soir dépassait un peu le simple cadre musical pour s’inscrire dans une histoire en route, l’histoire d’un peuple en lutte pour faire valoir ses droits, son histoire et son passé et qui semble redouter d’être classé “monument historique” tant les thèmes abordés et la modernité du propos parlent de la Réunion comme d’autres manuels d’histoire.
Et on ne fût pas déçu… Danyèl Waro nous a offert un magnifique concert, un de ces moments dont on garde longtemps la trace. C’est un grand monsieur qu’on a croisé l’autre soir. Tout en simplicité, dégageant une force et une sérénité que seuls les grand personnages détiennent. Faisant partager ses convictions sans un gramme de pathos, nous parlant de ce qui l’a construit (son père, ses rencontres, l’amour de son île) et des instruments qu’il fabrique lui-même. Nous offrant la beauté du créole réunionnais dont on capte parfois quelques bribes et la richesse d’une interprétation toute en énergie. Accompagné de 4 percussionnistes, devant un auditoire à l’écoute et rapidement subjugué par l’univers de Waro et la sincérité du personnage. Ce fut du pur bonheur et l’impression de palper un peu de cette culture qui est pourtant aussi la notre (eh oui, la Réunion c’est la France…) J’ai découvert l’autre soir un poète et je n’en suis pas encore remis.
Celui qui aime se définir comme luthier plutôt que comme musicien, comme agriculteur plutôt que comme militant, celui qui a préféré faire 2 ans de prison plutôt que servir sous un drapeau déclare: “Grace au maloya j’ai pris du recul par rapport à la philosophie cartesienne, aux jugements trop conceptuels. La maloya m’a remis en accord avec la Réunion, avec les gens, avec notre langue et notre bâtardise“. Et dans un des plus beaux morceaux chanté en créole l’autre soir : “Je ne suis pas blanc, non je ne suis pas noir, ne me racontez pas d’histoires, mélangé de cafre (Africain), de yab (Blanc) et de malbar (Indien), je suis de l’ethnie “pur bâtard”…”
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (42)
Mardi 27 janvier. Mini-concert de Thierry “Titi” Robin à la Fnac. L’artiste est venu jouer en trio : une chanteuse (en fait sa fille, une voix superbe digne des BO du Temps des gitans ou de Swing), un percussionniste brésilien et lui avec sa guitare et un bouzouq, instrument traditionnel oriental. D’emblée ça commence bien puisque arrivé en avance pour être sur de trouver de la place je m’aperçois que le concert à déjà commencé : en fait il s’agit de la balance mais il faut le savoir. TITI ROBIN très à l’aise échange déjà avec le public. “Bon la balance est bonne, ça veut dire qu’on arrête de jouer alors ?” ou “A tout à l’heure on va faire nos achats à la Fnac”. En fait il n’en feront rien, préférant discuter avec quelques personnes qui viennent spontanément à leur rencontre.
A 13 heures le concert commence et immédiatement la magie opère : imaginez une musique qui brasse allègrement les cultures gitane, orientale et le flamenco, avec des accents bluesy voire indiens par moments et vous aurez une petite idée de l’univers de Titi Robin. L’intérêt de sa musique est qu’on a jamais l’impression d’un patchwork ou d’un puzzle musical. Elle brasse les genres mais elle a son identité propre, indéfinissable et pourtant tout de suite présente dès les premières notes. Visiblement tout le monde à l’air content d’être là, public comme musiciens et le concert s’en ressent : sa fille qui ne devait pas danser par manque de place se lance dans une parade d’inspiration indienne tout en mouvement et en grâce et j’avoue avoir été scotché; un auditeur trouve les mots juste pour en parler : “un mélange de pureté et d’érotisme”. Et ça continue comme ça pendant trois bon quarts d’heure. Voilà bien le genre de concert qui illumine votre journée et vous met un grand sourire aux lèvres… un peu comme les musiciens présents.
Bref allez jeter une oreille sur ses disques et en particulier “Ces vagues que l’amour soulève” avec entre autres 2 titres magnifiques, “Jarna” et “Danse d’adieu” tout en mélancolie, dont une définition pourrait être : un mélange de tristesse et de bonheur.
PS : ce concert a aussi été l’occasion de m’interroger sur l’accueil souvent chaleureux et le succès des musiques et des cultures venus des quatre coins du monde (pensez à Ayo, Rokia Traoré, Cesaria Evora [la liste est longue] qui remplissent les salles à tour de bras) alors même qu’on organise aux portes de l’Europe (et en son sein) le refoulement des étrangers…Vous avez dit schizophrénie ?
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (52)