MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline
BMOL est le blog des bibliothécaires musicaux de la ville de Grenoble.
Il fonctionne sur le principe du partage musical : de vous à nous et vice-versa, coups de cœur, découvertes, curiosités, animations et concerts, scène locale et suggestions, vous trouverez tout cela sur Bmol !
Le label Daqui (qui veut dire “d’ici” en occitan) est né de découvertes artistiques au Festival des nuits atypiques de Langon (en Gironde). Didier Pierrat, corse d’origine et directeur du Centre d’accueil franco-japonais de Paris l’a créé en vue de valoriser l’idée d’une identité ouverte et une vision plurielle de la culture, beau programme ! Cet enregistrement, réalisé dans une petite église d’Aquitaine, est un pur joyau : prenez cinq voix aguerries aux polyphonies corses, une virtuose du koto, et mélangez le tout. Cet improbable mariage de la Corse et du Japon frôle la perfection : pureté des voix, finesse des arrangements, originalité de l’ensemble…
Mieko Miyazaki a joué avec du beau monde : Nguyen Lé, Huongh Thanh, François Rossé, Ray Lema, Michel Benita. Les cinq chanteurs du groupe Voce Ventu, pour la plupart issus de la “Scola di cantu”, école ayant comme objectif de transmettre aux jeunes le chant traditionnel et la musique corses, sont représentatifs de ce qui se fait de mieux dans le genre.
A l’écoute et à chaque morceau, on se dit : ” le suivant ne pourra pas être mieux”. Et bien si : ce disque a réussi à enthousiasmer parmi nous un fan de hip-hop et une fan de romantisme allemand, c’est dire ! Une petite vidéo-bonus vous plongera en plus dans l’ambiance passionnée de l’ enregistrement, avec en prime les interactions jubilatoires entre les musiciens.
par AnneFermerAuteur : Anne Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Rêvant d'épouser un chef d'orchestre, elle s'essaie en cachette aux concertos de Mozart pour piano et orchestre, elle au piano et l'orchestre au cd. Rêvant d' être contrebassiste, elle s'achète un violoncelle pour ne pas changer de voiture. Différente de ses camarades blogueurs par son grand âge, elle tente de sauver bmol du désert classique et jazzistique ! Grisée par bmol, la montagne, la musique et le chocolat, bref tout ce qu'il faut pour sauver une bibliothèque.Voir les articles de cet auteur (36)
Victime de la mode, la musique est tributaire des tendances et des buzz (ah non, il faut dire ramdam il paraît). Alors que 2008 faisait la part-belle au ukulélé, je vous l’annonce : 2010 sera l’année du banjo! Instrument rongé par les stéréotypes et les clichés, il réapparait enfin sur le devant de la scène, surfant sur la vague d’un mouvement mondial de retour aux musiques “racines”; ça méritait bien un petit article sur Bmol!
Comme la guitare, le banjo est un instrument à cordes pincées. Mais sa table d’harmonie est constituée d’une membrane (autrefois de la peau, le plus souvent aujourd’hui de matière synthétique) et ses cordes sont en métal. On en compte 4 pour le banjo ténor et 5 pour le banjo … pas ténor. On joue du banjo avec des “onglets” en métal placés sur le pouce, l’index et le majeur d’où sa sonorité métallique si particulière.
Instrument de musique Nord Américain, on attribut son origine au ekonting(luth ouest africain), il est utilisé à l’époque par les esclaves noirs. Aujourd’hui on l’assimile plus particulièrement à la musique country ou blue-grass, mais on retrouve aussi le banjo dans la musique celtique (Irlande, Ecosse), mais également dans la musique Chaabi (musique populaire Algérienne) pour le banjo ténor.
Trêve de bavardage, voilà quelques documents pour vous convaincre!
Otis Taylor “recapturing the banjo” Bluesman américain multi-instrumentiste (guitare, banjo, mandoline, harmonica), Otis Taylor a été surtout connu en France pour le titre “10 million slaves“, issus de la BO du film “American gangsters” avec Johnny Deep. Dans ce morceau très intense, Otis Taylor donne au banjo une dimension dramatique qui lui est peu connue.
Avec “recapturing the banjo“, il fait le pari de dédier tout son album au banjo. Un disque salué par la critique, alliant, blues, folk et blue-grass : de quoi vous dévoiler toutes les facettes de cet instrument.
Vous trouverez aussi à la bibliothèque Kateb Yacine, des méthodes pour apprendre à jouer du banjo, pour débutants et moins débutants. Le problème c’est que la plupart des partitions et méthodes sont en anglais. “Melodic clawhammer banjo“ est une méthode qui aborde le style de jeu melodic clawhammer, qui ne limite pas le banjo a un instrument d’accompagnement. Méthode claire et complète, elle dépoussière le répertoire du banjo et propose plus de 50 morceaux, avec bien entendu, le CD d’accompagnement.
Mais j’aimerai aussi vous présenter ce songbook original “The Beatles for banjo“.
Eh oui on n’y pense pas toujours mais on peut jouer n’importe quoi avec un banjo alors frottez-vous un peu au répertoire des Beatles avec cette partition au niveau très accessible et qui changera les banjoïstes de la country! De Blackbird à Strawberry fields sans oublier Ticket to ride où When I’m sixty four … que du bonheur!
Vous l’aurez compris, halte aux clichés, de plus en plus d’artistes utilisent le banjo dans des styles musicaux très différents. Que ce soit les Carolina Chocolate Drops avec leur travail de dépoussiérage du répertoire blues, bluegrass ou ragtime ou au cinéma, avec l’excellent “Fantastique Mr Fox” de Wes Anderson, où vous pourrez entendre notamment la chanson de Jarvis Cocker (ancien chanteur du groupe Pulp).
Enfin, pour finir de vous convaincre de l’intérêt du banjo, écoutez “American VI”, le 2ème CD posthume de Johnny Cash (trop fort ce Johnny), dont le single “ain’t no grave” est d’une noirceur particulièrement glaçante, dont la puissance émotionnelle est renforcée par la ligne d’accompagnement au banjo : une merveille.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Un avant goût du Printemps du Livre de Grenoble avec ce concert-lecture sur le thème de l’aventure!
Les élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble vous ont mitonné un concert à base de chants et de choeurs de Villa-lobos et de compositeurs Américains, autour de textes de Lévi-Strauss mis en regard de paroles indiennes.
Bravo à ces aventurières qui ont su méduser leur public pendant une heure!
A bientôt à la bibliothèque pour de nouvelles aventures!
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Il y a des types qui mériteraient des baffes. Prenez “Minino” Garay par exemple. Déjà, s’appeler “le petit”, cela frôle la provocation quand on est un des géants du folklore et de la musique populaire argentine. Des milongas et autres zambas, dérivées d’un tango très sensuel, auxquelles Minino ajoute l’énergie et le physique de ses percussions.
Et côté physique, de l’avis unanime de mes collègues féminines, le petit est plutôt bien servi. Le genre grand prédateur, sourire carnassier et chemise ouverte, qui cristallise autour du piano blanc toutes les filles de la soirée pendant que vous compensez sur les cacahouètes.
Avouez que c’est énervant. D’autant qu’ en plus d’être beau et doué, il est sympa et fidèle le Garay. La preuve, son groupe “Los tambores del sur”, créé à Paris il y a plus de 20 ans, s’enrichit au fil des rencontres d’artistes aussi divers que le guitariste péruvien Pajaro Canzani ou Pierre Bertrand, le compositeur du Paris Jazz Big band, et compose une musique toujours plus inclassable et métissée. Carrément exaspérant.
Une petite remarque, tout de même, pour toutes celles qui ne manqueront pas de se ruer sur les bacs de leur discothèque préférée à la recherche des albums du bellâtre. Les textes de son dernier album “Qué lo Pario !” sont en partie écrits par sa mère. Mieux encore, la voix aussi féminine que sensuelle qui se demande si “la peau s’use à force d’être embrassée” est celle de sa femme…
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (59)
Le disque qui n’était pas dans vos suggestions d’achat !
Puisque nous allons vers l’hiver, voici une musique venue du froid, enregistrée en janvier dans un igloo près du cercle polaire… Hibernation est le titre du dernier album de Terje Isungset (et sa pochette est bleu glacier, bien sûr).
Mais je vous recommande chaudement ce disque !
L’artiste est un multi-instrumentiste norvégien qui crée des ambiances méditatives au carrefour de la musique contemporaine et du chamanisme (avec la voix de la chanteuse Sara Marielle Gaup).
Les instruments sont sculptés dans la glace et contribuent à l’étrangeté de ce disque qui nous porte au rêve et à l’harmonie.
J’avais aimé le duo norvégien Adjagas qui créait une musique personnelle sur des chants sami, je vais hiberner dans la douceur magique de la musique de Terje Isungset .
Les artistes du nord ont décidément autant d’originalité que de talent.
par Marie-ThérèseFermerAuteur : Marie-Thérèse Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Comme son prénom l'indique, ce n'est pas un perdreau de l'année . Elle n'a pas appris la musique à l'école, ni ailleurs alors elle fait bibliothécaire musicale. Être née le même jour qu' Edith Piaf (j'ai bien dit le jour) la prédestinait à s'intéresser à la chanson française. Elle voyage immobile, engrangeant les découvertes au gré des disques qu'elle achète en musiques du monde entier, en attendant celles d'autres galaxies . Et elle est payée pour ça ! C'est une sorte d'intermittente de Bmol, comme il y en a du spectacle et son violon d'Ingres est… la peinture et le dessin. Il faut de tout pour faire le monde de Bémol ! Pour le logo des bibliothèques dont le changement est demandé par certain(e)s –suivez mon regard-, elle propose Spiridon Chichiguine, directeur d'école en Yakoutie et virtuose de la guimbarde, vous savez, celui qui les met dans un petit sac pour que les plus expérimentées apprennent aux autres à jouer…Voir les articles de cet auteur (9)
Le Staff Benda Bilili, vous les avez peut-être croisé cet été au cours d’une lecture ou au détour d’un reportage. Il est vrai que ce groupe congolais hétéroclite ne passe pas inaperçu. Composé de musiciens handicapés et d’enfants des rues, répétant la nuit près du zoo de Kinshasa, le groupe attire la sympathie. Leur histoire est belle. D’autant plus belle, que le succès de leur premier album permet aujourd’hui à Ricky, le bricoleur, à Koko, le roi du bras de fer ou à Théo, dignitaire déchu, d’entrevoir l’espoir d’une vie meilleure.
Loin de moi l’idée de vouloir jouer les rabat-joie, ce n’est pas mon genre, vous le savez bien. Mais tout de même, face à l’unanimité des louanges, je me suis interrogé. Si son histoire ne tenait pas du conte de fée, le staff aurait-il bénéficié d’un tel engouement médiatique ? Oui, vous avez raison, je chipote. Oui, le succès du Staff est mérité et il repose évidemment sur les qualités de sa musique.
Une rumba kinoise profonde, métissée d’ accents funk, blues et portée par la virtuosité du jeune guitariste Roger. Des textes engagés, véritables chroniques de la vie quotidienne de Kinshasa, une ville qui s’écoute plus qu’elle ne se voit. Un cri d’espoir et d’amour que vous aurez envie de reprendre en cœur avec Ricky et sa bande : très très fort.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
8 mai 2008, L’Usine, Genève. Retrouvailles avec le groupe The Ex, une fois encore je suis au rendez-vous pour voir et surtout entendre ce groupe à nul autre pareil. Mais au bout du quatrième (ou cinquième ?) concerts, il me faut autre chose, une excitation particulière pour me faire déplacer à 2 heures de route de Grenoble, aller-retour dans la nuit et boulot le lendemain s’il vous plaît. Cette fois-ci, c’est leur association avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria qui m’a mis la puce à l’oreille. Getatchew est considéré comme l’un des pères fondateurs de ce qu’on appelle communément l’ethio-jazz. Si vous avez vu Broken Flowers, vous avez alors forcément écouté son acolyte Mulute Astatke qu’en passionné et connaisseur de musique Jim Jarmusch avait déniché pour la bande originale de son film. La rencontre avec The Ex s’est faite à l’occasion d’une tournée en Éthiopie. Le groupe toujours avide de nouveaux espaces sonores à défricher avait rencontré de nombreux musiciens dont Getatchew.
Et une fois encore, le concert est hors du commun : l’alchimie qui s’opère entre ce groupe parti du punk-rock le plus radical et bruitiste et ce papi qui sculpte un somptueux phrasé entre le jazz et la musique orientale est totale. Comme souvent, le plaisir des musiciens à être ensemble est manifeste et l’on jurerait qu’il s’agit d’un groupe rodé par des années de route et de concerts communs : en plus de The Ex au grand complet et de Getatchew Mekuria on trouve sur scène un mini-big band (une trompette, un saxo et une clarinette) ainsi qu’un danseur éthiopien contorsionniste qui réalise des prouesses avec son corps (pas de mauvais esprit !). Une musique joyeuse, qui groove et qui réussit haut la main l’alliance du rock et de la musique africaine.
En plus du disque, vous pouvez également emprunter le DVD du concert enregistré dans le cadre de la clôture du festival “Banlieues bleues” en 2007.
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (56)
Savez-vous parler néerlandais? Hollandais ? Non ! Pas grave ! Car le groupe DE KIFT, pur jus batave, réalise le tour de force de nous amener à nous intéresser à leurs textes tout autant qu’à leur musique, sans être forcément bilingue!
Issu des mouvements de squatters aux Pays-Bas, De Kift est né à la fin des années 80, dans le sillage du punk. Soucoupe volante musicale, balançant entre le punk-rock, le folk, la pop et la fanfare festive, De Kift invite à un voyage mélodique totalement fêlé et tout simplement virtuose, sans substances illicites de surcroit !
Comment ai-je découvert cet OVNI ? Est-ce que je serais moi aussi une sorte d’Alien, une EPMI (entité professionnelle mal identifié), aux goûts un peu bizarres ? Je vous explique ?
Pour résumer, mon métier, c’est d’écouter de la musique, d’écouter toutes les musiques et de vous donner envie (quel défi !), une fois les CD(s)* achetés, de découvrir l’incroyable richesse de la création musicale et d’emprunter les dits-CDs ((le plus possible pour les statistiques…).
Bref, voilà comment j’ai découvert DE KIFT, par curiosité et peut-être aussi par provocation ! Pour conclure, le Cd s’appelle “De Kift”, c’est le premier disque du groupe, publié grâce aux Têtes Raides et leur label “Mon slip” (joli nom!) en 2005.
Alors ça vous fait kiffer aussi?!
PS : allez visiter leur site, il est drôle, graphiquement créatif et sacrément ingénieux !
* Cd, autre objet étrange dont on annonce la mort depuis longtemps.
par CatherineFermerAuteur : Catherine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Elle a erré longtemps dans le milieu du spectacle vivant, comme si le genre "spectacle mort" existait aussi. Elle n'est spécialisée en rien du tout, sauf peut-être dans la photo et le crumble pomme-cannelle. Elle est musicothécaire presque par hasard et pour tout avouer, elle préfère la littérature, les polars nordiques surtout! Mais comme c'est une fille consciencieuse et libérée, elle veut bien qu'on invite Metallica (en acoustique) dans une bibliothèque grenobloise et qu'on remplace la dame du logo par Bob M.?! Et puis elle est prête à l'ultime sacrifice : faire publier sa photo sur le Blog des BMG (Beautiful Music Girls… and Guys!).Voir les articles de cet auteur (5)
C’est l’histoire d’une danseuse sévillane. C’est l’histoire d’un joueur de swing à la Nouvelle-Orléans. C’est l’histoire d’un charmeur de serpent. C’est une histoire du sud, de ses multiples personnalités, de ses multiples racines musicales.
Dans La linea del sur, RENAUD GARCIA-FONS, virtuose de la contrebasse, et son quartet, créent des liens rythmiques et harmoniques entre la tradition et la modernité, et nous livrent une musique sudiste, riche de ses identités latino-américaine, espagnole et orientale.
Ils nous emmènent dans le Grand sud, sur fond de guitare flamenca, d’accordéon et de percussions. Une musique parfois profonde et réservée, parfois libérée et endiablée, comme on imagine les gens du sud. Un voyage qui nous porte tout droit jusqu’à la voix d’Esperanza Fernandez, chanteuse de flamenco sevillan, conviée à se joindre à La linea del sur pour quelques morceaux.
C’est vrai, l’été est terminé, mais dans La linea del sur, il y a encore un peu de moi sirotant une sangria à l’ombre des remparts de Salamanca…
Après la fin de Gnawa Diffusion en 2007 dont il était le chanteur, Amazigh Kateb revient avec un album plus personnel faisant la part belle au texte et à la voix. Il sera, dans le cadre du festival Rocktambule, en concert/rencontre à la bibliothèque Kateb Yacine le vendredi 16 octobre à 18h.
Pendant 15 ans, les Grenoblois de Gnawa Diffusion ont écumé les scènes françaises et internationales avec leur mélange de chaabi, de rock et de reggae. Et puis le groupe s’est arrêté. Depuis, AMAZIGH a voyagé et pris le temps de composer son premier album Marchez noir. Il y reprend notamment 2 poèmes de jeunesse de son père Kateb Yacine, un des fondateurs de la littérature moderne maghrébine, qui a donné son nom à la bibliothèque.
Nous aurons le plaisir de l’accueillir ici la veille de la sortie de son album. Une date qui sonne comme un glas : le 17 octobre 1961 des dizaines d’Algériens venus manifester pour l’indépendance furent jetés dans la Seine… AMAZIGH annonce la couleur d’un concert qui s’annonce sous le signe de la tradition et de l’engagement…
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (30)
BOZILO, BOZILO ? Drôle de nom pour un trio de musicos !
BO comme Bojan Zulfikarpasic au piano. ZI comme Karim Ziad, à la batterie et aux percussions. LO comme Julien Lourau aux saxophones, pour un trio aux origines et influences variées, des Balkans au Maghreb en passant par le funk pour en arriver à un jazz qui fait éclater les frontières.
Bien que ce soit sa première apparition discographique sous cette forme, ce trio est loin d’en être à ses débuts, puisque ces trois-là jouent ensemble en concert depuis plus de 10 ans, et se sont croisés dans plusieurs formations hexagonales (Henri Texier, Nguyen Lê pour ne citer qu’eux); cette profonde connivence s’entend d’ailleurs immédiatement dans cet enregistrement : pas le moindre flottement, on entre tout de suite dans le vif du sujet, l’énergie circule à fond, les arrangements sont une merveille d’équilibre entre ces 3 personnalités affirmées (comme le dit Julien Lourau, sur scène il y a 3 chefs !), chacun se glissant dans les compositions de l’autre comme dans ses pantoufles - non, je retire les pantoufles, c’est vraiment loin d’être une musique pantouflarde ! - (écoutez donc ces quelques mesures sur “Ifrikya” -composition de Karim Ziad -, où Bojan Z. fait sonner les aigus du piano comme quelque chose entre le steel drum et le balafon…).
Comment ne pas citer à propos de ce disque l’interprétation somptueuse que le trio nous offre d’ Ederlezi, thème traditionnel des Roms d’ Europe de l’Est, que Goran Bregovic nous avait déjà fait (re)découvrir dans le film d’ Emir Kusturica“Le Temps des Gitans“ : intro un peu sombre dans les graves du piano faisant monter lentement la pression jusqu’à l’entrée musclée du sax soprano et de la batterie avant l’exposition du thème, où le saxophone se fait plus lyrique, thème suivi d’un développement improvisé au piano. 9mn 37 de pur bonheur… et le reste de l’album est du même tonneau : pour tout dire, c’est un album qui me dure depuis déjà plus d’une semaine, et qui m’en fera encore sans aucun doute quelques unes.
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fonds de Sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (18)
Si les gens qui partent –déjà- en vacances vous collent le blues, narguez-les: vous, vous irez au festival Cabaret Frappé , sous les beaux arbres du Jardin de Ville, du 20 au 29 Juillet.
Les plus malins seront déjà venus se régaler à la bibliothèque Kateb Yacine vendredi dernier avec le groupe Fairchild en avant-programme.
Un clic et vous saurez tout de ce qui vous attend, à part des bonnes bières à la fraiche !
Petit coup de blues, légère mélancolie, dépression passagère, spleen matinal ? Ne désespérez pas, et découvrez l’élixir universel de gaîté. Il est rose et vient de l’île de Tobago.
Pour une efficacité maximale, respectez scrupuleusement la posologie.
Le matin, quelques gouttes de Back to Africa, pour plonger aux racines du rythme et démarrer la journée du bon pied.
A midi, une bonne gorgée de reggae, tonique et brûlant, vous donne assez d’énergie pour soulever des montagnes ou rallier Israël by bus.
Le soir, pour une nuit chaloupée et des rêves sucrés, laissez infuser un trait de calypso, la spécialité maison, dans un verre de Rhum and Coca-cola et dégustez à petites gorgées.
Cependant, attention, ce traitement peut provoquer des effets secondaires : sourires béats, fredonnements intempestifs et pas de danses incontrôlés.
Alors, si vos jambes ont besoin de s’agiter, laissez-les vous conduire jusqu’à votre médiathèque préférée où d’autres douceurs n’attendent que vous.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
“Torivaki”en concert à la bibliothèque Abbaye-les-Bains le 3 juin 2009 , un avant-goût du festival Mémoire et cultures tsiganes!
C’est la fanfare cuivrée TORIVAKI, dont le répertoire puise dans les plus belles mélodies des musiques d’Europe de l’Est et des Balkans, qui ouvrira en musique la cinquième édition du Festival Mémoire et cultures tsiganes le mercredi 3 juin à 18h à la bibliothèque Abbaye-les-Bains.
A cette occasion, on pourra découvrir les très belles photographies en couleur de six enfants Roms du quartier Fakulteta de Sofia à qui l’association “Malki Tsigani” a confié des appareils photo pour qu’ils témoignent, avec leurs yeux d’enfants, de leur quotidien, de leur environnement et de leurs traditions.
“Regards d’enfants”, exposition du 26 mai au 20 juin 2009 aux heures d’ouverture de la bibliothèque.
par CatherineFermerAuteur : Catherine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Elle a erré longtemps dans le milieu du spectacle vivant, comme si le genre "spectacle mort" existait aussi. Elle n'est spécialisée en rien du tout, sauf peut-être dans la photo et le crumble pomme-cannelle. Elle est musicothécaire presque par hasard et pour tout avouer, elle préfère la littérature, les polars nordiques surtout! Mais comme c'est une fille consciencieuse et libérée, elle veut bien qu'on invite Metallica (en acoustique) dans une bibliothèque grenobloise et qu'on remplace la dame du logo par Bob M.?! Et puis elle est prête à l'ultime sacrifice : faire publier sa photo sur le Blog des BMG (Beautiful Music Girls… and Guys!).Voir les articles de cet auteur (5)