MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline
BMOL est le blog des bibliothécaires musicaux de la ville de Grenoble.
Il fonctionne sur le principe du partage musical : de vous à nous et vice-versa, coups de cœur, découvertes, curiosités, animations et concerts, scène locale et suggestions, vous trouverez tout cela sur Bmol !
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AGENDA
Mercredi 03.03.10 - 18h
Bibliothèque Centre Ville
UNE OMBRE se dévoile en live ! Un set rock mélancolique dans une configuration acoustique.
Un avant goût du Printemps du Livre de Grenoble avec ce concert-lecture sur le thème de l’aventure!
Les élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble vous ont mitonné un concert à base de chants et de choeurs de Villa-lobos et de compositeurs Américains, autour de textes de Lévi-Strauss mis en regard de paroles indiennes. Comme d’habitude l’entrée est libre et gratuite.
Il y a des types qui mériteraient des baffes. Prenez “Minino” Garay par exemple. Déjà, s’appeler “le petit”, cela frôle la provocation quand on est un des géants du folklore et de la musique populaire argentine. Des milongas et autres zambas, dérivées d’un tango très sensuel, auxquelles Minino ajoute l’énergie et le physique de ses percussions.
Et côté physique, de l’avis unanime de mes collègues féminines, le petit est plutôt bien servi. Le genre grand prédateur, sourire carnassier et chemise ouverte, qui cristallise autour du piano blanc toutes les filles de la soirée pendant que vous compensez sur les cacahouètes.
Avouez que c’est énervant. D’autant qu’ en plus d’être beau et doué, il est sympa et fidèle le Garay. La preuve, son groupe “Los tambores del sur”, créé à Paris il y a plus de 20 ans, s’enrichit au fil des rencontres d’artistes aussi divers que le guitariste péruvien Pajaro Canzani ou Pierre Bertrand, le compositeur du Paris Jazz Big band, et compose une musique toujours plus inclassable et métissée. Carrément exaspérant.
Une petite remarque, tout de même, pour toutes celles qui ne manqueront pas de se ruer sur les bacs de leur discothèque préférée à la recherche des albums du bellâtre. Les textes de son dernier album “Qué lo Pario !” sont en partie écrits par sa mère. Mieux encore, la voix aussi féminine que sensuelle qui se demande si “la peau s’use à force d’être embrassée” est celle de sa femme…
Le disque qui n’était pas dans vos suggestions d’achat !
Puisque nous allons vers l’hiver, voici une musique venue du froid, enregistrée en janvier dans un igloo près du cercle polaire… Hibernation est le titre du dernier album de Terje Isungset (et sa pochette est bleu glacier, bien sûr) .
Mais je vous recommande chaudement ce disque !
L’artiste est un multi-instrumentiste norvégien qui crée des ambiances méditatives au carrefour de la musique contemporaine et du chamanisme (avec la voix de la chanteuse Sara Marielle Gaup) .
Les instruments sont sculptés dans la glace et contribuent à l’étrangeté de ce disque qui nous porte au rêve et à l’harmonie.
J’avais aimé le duo norvégien Adjagas qui créait une musique personnelle sur des chants sami, je vais hiberner dans la douceur magique de la musique de Terje Isungset .
Les artistes du nord ont décidément autant d’originalité que de talent .
Le Staff Benda Bilili, vous les avez peut-être croisé cet été au cours d’une lecture ou au détour d’un reportage. Il est vrai que ce groupe congolais hétéroclite ne passe pas inaperçu. Composé de musiciens handicapés et d’enfants des rues, répétant la nuit près du zoo de Kinshasa, le groupe attire la sympathie. Leur histoire est belle. D’autant plus belle, que le succès de leur premier album permet aujourd’hui à Ricky, le bricoleur, à Koko, le roi du bras de fer ou à Théo, dignitaire déchu, d’entrevoir l’espoir d’une vie meilleure.
Loin de moi l’idée de vouloir jouer les rabat-joie, ce n’est pas mon genre, vous le savez bien. Mais tout de même, face à l’unanimité des louanges, je me suis interrogé. Si son histoire ne tenait pas du conte de fée, le staff aurait-il bénéficié d’un tel engouement médiatique ? Oui, vous avez raison, je chipote. Oui, le succès du Staff est mérité et il repose évidemment sur les qualités de sa musique.
Une rumba kinoise profonde, métissée d’ accents funk, blues et portée par la virtuosité du jeune guitariste Roger. Des textes engagés, véritables chroniques de la vie quotidienne de Kinshasa, une ville qui s’écoute plus qu’elle ne se voit. Un cri d’espoir et d’amour que vous aurez envie de reprendre en cœur avec Ricky et sa bande : très très fort.
8 mai 2008, L’Usine, Genève. Retrouvailles avec le groupe The Ex, une fois encore je suis au rendez-vous pour voir et surtout entendre ce groupe à nul autre pareil. Mais au bout du quatrième (ou cinquième ?) concerts, il me faut autre chose, une excitation particulière pour me faire déplacer à 2 heures de route de Grenoble, aller-retour dans la nuit et boulot le lendemain s’il vous plaît. Cette fois-ci, c’est leur association avec le saxophoniste éthiopien Getatchew Mekuria qui m’a mis la puce à l’oreille. Getatchew est considéré comme l’un des pères fondateurs de ce qu’on appelle communément l’ethio-jazz. Si vous avez vu Broken Flowers, vous avez alors forcément écouté son acolyte Mulute Astatke qu’en passionné et connaisseur de musique Jim Jarmusch avait déniché pour la bande originale de son film. La rencontre avec The Ex s’est faite à l’occasion d’une tournée en Éthiopie. Le groupe toujours avide de nouveaux espaces sonores à défricher avait rencontré de nombreux musiciens dont Getatchew.
Et une fois encore, le concert est hors du commun : l’alchimie qui s’opère entre ce groupe parti du punk-rock le plus radical et bruitiste et ce papi qui sculpte un somptueux phrasé entre le jazz et la musique orientale est totale. Comme souvent, le plaisir des musiciens à être ensemble est manifeste et l’on jurerait qu’il s’agit d’un groupe rodé par des années de route et de concerts communs : en plus de The Ex au grand complet et de Getatchew Mekuria on trouve sur scène un mini-big band (une trompette, un saxo et une clarinette) ainsi qu’un danseur éthiopien contorsionniste qui réalise des prouesses avec son corps (pas de mauvais esprit !). Une musique joyeuse, qui groove et qui réussit haut la main l’alliance du rock et de la musique africaine.
En plus du disque, vous pouvez également emprunter le DVD du concert enregistré dans le cadre de la clôture du festival “Banlieues bleues” en 2007.
Savez-vous parler néerlandais? Hollandais ? Non ! Pas grave ! Car le groupe DE KIFT, pur jus batave, réalise le tour de force de nous amener à nous intéresser à leurs textes tout autant qu’à leur musique, sans être forcément bilingue!
Issu des mouvements de squatters aux Pays-Bas, De Kift est né à la fin des années 80, dans le sillage du punk. Soucoupe volante musicale, balançant entre le punk-rock, le folk, la pop et la fanfare festive, De Kift invite à un voyage mélodique totalement fêlé et tout simplement virtuose, sans substances illicites de surcroit !
Comment ai-je découvert cet OVNI ? Est-ce que je serais moi aussi une sorte d’Alien, une EPMI (entité professionnelle mal identifié), aux goûts un peu bizarres ? Je vous explique ?
Pour résumer, mon métier, c’est d’écouter de la musique, d’écouter toutes les musiques et de vous donner envie (quel défi !), une fois les CD(s)* achetés, de découvrir l’incroyable richesse de la création musicale et d’emprunter les dits-CDs ((le plus possible pour les statistiques…).
Bref, voilà comment j’ai découvert DE KIFT, par curiosité et peut-être aussi par provocation ! Pour conclure, le Cd s’appelle “De Kift”, c’est le premier disque du groupe, publié grâce aux Têtes Raides et leur label “Mon slip” (joli nom!) en 2005.
Alors ça vous fait kiffer aussi?!
PS : allez visiter leur site, il est drôle, graphiquement créatif et sacrément ingénieux !
* Cd, autre objet étrange dont on annonce la mort depuis longtemps.
C’est l’histoire d’une danseuse sévillane. C’est l’histoire d’un joueur de swing à la Nouvelle-Orléans. C’est l’histoire d’un charmeur de serpent. C’est une histoire du sud, de ses multiples personnalités, de ses multiples racines musicales.
Dans La linea del sur, RENAUD GARCIA-FONS, virtuose de la contrebasse, et son quartet, créent des liens rythmiques et harmoniques entre la tradition et la modernité, et nous livrent une musique sudiste, riche de ses identités latino-américaine, espagnole et orientale.
Ils nous emmènent dans le Grand sud, sur fond de guitare flamenca, d’accordéon et de percussions. Une musique parfois profonde et réservée, parfois libérée et endiablée, comme on imagine les gens du sud. Un voyage qui nous porte tout droit jusqu’à la voix d’Esperanza Fernandez, chanteuse de flamenco sevillan, conviée à se joindre à La linea del sur pour quelques morceaux.
C’est vrai, l’été est terminé, mais dans La linea del sur, il y a encore un peu de moi sirotant une sangria à l’ombre des remparts de Salamanca…
Après la fin de Gnawa Diffusion en 2007 dont il était le chanteur, Amazigh Kateb revient avec un album plus personnel faisant la part belle au texte et à la voix. Il sera, dans le cadre du festival Rocktambule, en concert/rencontre à la bibliothèque Kateb Yacine le vendredi 16 octobre à 18h.
Pendant 15 ans, les Grenoblois de Gnawa Diffusion ont écumé les scènes françaises et internationales avec leur mélange de chaabi, de rock et de reggae. Et puis le groupe s’est arrêté. Depuis, AMAZIGH a voyagé et pris le temps de composer son premier album Marchez noir. Il y reprend notamment 2 poèmes de jeunesse de son père Kateb Yacine, un des fondateurs de la littérature moderne maghrébine, qui a donné son nom à la bibliothèque.
Nous aurons le plaisir de l’accueillir ici la veille de la sortie de son album. Une date qui sonne comme un glas : le 17 octobre 1961 des dizaines d’Algériens venus manifester pour l’indépendance furent jetés dans la Seine… AMAZIGH annonce la couleur d’un concert qui s’annonce sous le signe de la tradition et de l’engagement…
BOZILO, BOZILO ? Drôle de nom pour un trio de musicos !
BO comme Bojan Zulfikarpasic au piano. ZI comme Karim Ziad, à la batterie et aux percussions. LO comme Julien Lourau aux saxophones, pour un trio aux origines et influences variées, des Balkans au Maghreb en passant par le funk pour en arriver à un jazz qui fait éclater les frontières.
Bien que ce soit sa première apparition discographique sous cette forme, ce trio est loin d’en être à ses débuts, puisque ces trois-là jouent ensemble en concert depuis plus de 10 ans, et se sont croisés dans plusieurs formations hexagonales (Henri Texier, Nguyen Lê pour ne citer qu’eux); cette profonde connivence s’entend d’ailleurs immédiatement dans cet enregistrement : pas le moindre flottement, on entre tout de suite dans le vif du sujet, l’énergie circule à fond, les arrangements sont une merveille d’équilibre entre ces 3 personnalités affirmées (comme le dit Julien Lourau, sur scène il y a 3 chefs !), chacun se glissant dans les compositions de l’autre comme dans ses pantoufles - non, je retire les pantoufles, c’est vraiment loin d’être une musique pantouflarde ! - (écoutez donc ces quelques mesures sur “Ifrikya” -composition de Karim Ziad -, où Bojan Z. fait sonner les aigus du piano comme quelque chose entre le steel drum et le balafon…).
Comment ne pas citer à propos de ce disque l’interprétation somptueuse que le trio nous offre d’ Ederlezi, thème traditionnel des Roms d’ Europe de l’Est, que Goran Bregovic nous avait déjà fait (re)découvrir dans le film d’ Emir Kusturica“Le Temps des Gitans“ : intro un peu sombre dans les graves du piano faisant monter lentement la pression jusqu’à l’entrée musclée du sax soprano et de la batterie avant l’exposition du thème, où le saxophone se fait plus lyrique, thème suivi d’un développement improvisé au piano. 9mn 37 de pur bonheur… et le reste de l’album est du même tonneau : pour tout dire, c’est un album qui me dure depuis déjà plus d’une semaine, et qui m’en fera encore sans aucun doute quelques unes.
Si les gens qui partent –déjà- en vacances vous collent le blues, narguez-les: vous, vous irez au festival Cabaret Frappé , sous les beaux arbres du Jardin de Ville, du 20 au 29 Juillet.
Les plus malins seront déjà venus se régaler à la bibliothèque Kateb Yacine vendredi dernier avec le groupe Fairchild en avant-programme.
Un clic et vous saurez tout de ce qui vous attend, à part des bonnes bières à la fraiche !
Petit coup de blues, légère mélancolie, dépression passagère, spleen matinal ? Ne désespérez pas, et découvrez l’élixir universel de gaîté. Il est rose et vient de l’île de Tobago.
Pour une efficacité maximale, respectez scrupuleusement la posologie.
Le matin, quelques gouttes de Back to Africa, pour plonger aux racines du rythme et démarrer la journée du bon pied.
A midi, une bonne gorgée de reggae, tonique et brûlant, vous donne assez d’énergie pour soulever des montagnes ou rallier Israël by bus.
Le soir, pour une nuit chaloupée et des rêves sucrés, laissez infuser un trait de calypso, la spécialité maison, dans un verre de Rhum and Coca-cola et dégustez à petites gorgées.
Cependant, attention, ce traitement peut provoquer des effets secondaires : sourires béats, fredonnements intempestifs et pas de danses incontrôlés.
Alors, si vos jambes ont besoin de s’agiter, laissez-les vous conduire jusqu’à votre médiathèque préférée où d’autres douceurs n’attendent que vous.
“Torivaki”en concert à la bibliothèque Abbaye-les-Bains le 3 juin 2009 , un avant-goût du festival Mémoire et cultures tsiganes!
C’est la fanfare cuivrée TORIVAKI, dont le répertoire puise dans les plus belles mélodies des musiques d’Europe de l’Est et des Balkans, qui ouvrira en musique la cinquième édition du Festival Mémoire et cultures tsiganes le mercredi 3 juin à 18h à la bibliothèque Abbaye-les-Bains.
A cette occasion, on pourra découvrir les très belles photographies en couleur de six enfants Roms du quartier Fakulteta de Sofia à qui l’association “Malki Tsigani” a confié des appareils photo pour qu’ils témoignent, avec leurs yeux d’enfants, de leur quotidien, de leur environnement et de leurs traditions.
“Regards d’enfants”, exposition du 26 mai au 20 juin 2009 aux heures d’ouverture de la bibliothèque.
1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King.
1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche.
1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(e)s.
Les courants musicaux ont toujours accompagné les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite. Cette dernière traduit aussi bien les maux de ceux qui peinent à trouver leur place que l’insouciance d’une jeunesse à qui s’offre le monde et qui va tout déchirer. Les plus rigoristes objecteront que tout de même c’est pas trop sérieux comme démarche scientifique. Tut tut tut! La création artistique est un corpus sociologique suffisamment conséquent et fiable pour prendre la musique comme objet d’analyse d’un monde qui change. Faisons donc fi de toute bien-pensance pour endosser l’habit de l’enquêteur prêt à arpenter le monde… sur Internet.
1ère escale: les ANTILLES.
Vous n’êtes pas sans savoir, si vous suivez un minimum l’actualité (Lire la suite…)
L’arrivée du printemps réveille des envies de voyage en Italie : “Week-end à Rome, tous les deux sans personne”, ou déjeuner parfumé sur une terrasse toscane… A défaut de voyage, il vous reste la solution low-coast. Un antipasti, des amis et en boucle sur votre platine, Solo dal vivo le dernier enregistrement live et solitaire du rocailleux GIANMARIA TESTA. Au fourneau donc.
Au rythme feutré de la guitare, laissez fondre dans une goutte d’huile d’olive piccoli fiumi, courgettes, aubergines, poivrons et ail émincé. Tendez l’oreille, Gianmaria vous parle d’amour, de petits gestes quotidiens et d’amour encore, tellement plus caressant en italien.
De retour du Mercato di Porta Palazzo malaxez les penne et les légumes avec un large morceaux de fromage frais de brebis. Les dernières notes de come al cielo gli aeroplani flottent encore dans la cuisine, les applaudissements s’apaisent, il est temps de saupoudrer de quelques feuilles de basilic et de passer à table.
Le plat fume, vos amis sont réunis, Gianmaria s’installe de nouveau à vos côtés, ouvrez la fenêtre et respirez… On dirait le sud.