15 juillet 2008

Devoirs de vacances : le ukulélé en deux partitions et un CD

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15 juillet : si vous êtes devant votre écran c’est que vous avez échappé au grand chassé-croisé de la mi-juillet mais que malheureusement, vous n’êtes pas à la plage… Heureusement Bmol a une solution pour chaque problème et pour vous aider à vous projeter mentalement sur les plages d’Hawaii, voici un petit article sur l’ukulélé.

Souvent considéré comme un jouet (au grand dam des puristes), l’ukulélé : petite guitare Hawaiienne, a été remis à la mode dernièrement par Julien Doré (l’avant dernier vainqueur de la Nouvelle Star). Non, il n’y a pas de sous-culture et la preuve en est, il a fallu attendre un télé-crochet pour revoir apparaître l’ukulélé à la télé.

Lukulélé et non pas le ukulélé, parce que derrière votre écran vous prononciez “ youkoulélé ” me trompe-je ? Grossière erreur, vous le prononciez à l’américaine, les Hawaiiens, eux, disent “ oukoulélé ”, on parle donc bien de l’ukulélé et non du ukulélé. Voilà, ça c’était pour faire ma maligne.

Pour en savoir plus sur cet instrument mythique (souvenez-vous d’Elvis dans Blue Hawaii ou encore Marylin Monroe dans Certains l’aime chaud), plongez-vous dans ces quelques documents :

La méthode d’ukulélé / CYRIL LEFEBVRE (Hit Diffusion, 2007) Voir la notice

Méthode en français (ce qui est rare) et qui a l’avantage de proposer une vraie introduction à l’histoire de l’ Ukulélé, depuis son apparition (à Hawaii en 1879, suite à l’arrivée d’un bateau portugais), en passant par les différentes formes d’ukulélé et leurs accordages. Et surtout cette méthode propose une vraie approche de la culture ukulélé, elle présente les pionniers du genre et les virtuoses : les “ uke-heroes ” (pour resituer, Joe Satriani est un guitar-heroe, Troy Fernandez, moins connu, est un uke-heroe). Enfin, vous pourrez jouer de l’ukulélé dans tous les genres musicaux, de Pigalle à Arthur H ou encore Robert Crumb. Loin du stéréotype de la vahiné, une partition indispensable à tous les joueurs.

 

Ukulele heaven / IAN WHITCOMB (MelBay, 1999) Voir la notice

Méthode en anglais (eh oui), mais qui offre un large panel de chansons de l’âge d’or du ukulélé (1930-1960). Tous les vieux standards sont à vous, même si on ne les connaît pas tous. Mais rien qu’à lire les titres “ Where did Robinson Crusoe go with Friday on Saturday night ? ” (Où allait donc Robinson Cruoe avec Vendredi le Samedi soir ? ), “ A pretty girl is like a melody ” ou encore “ Moon of Waikiki“, on est en plein dans le cliché collier de fleurs et paréo. C’est terriblement kitch et donc forcément bon !

 

 

Hawai’i : Under the rainbow (Winter & Winter, 2006) Voir la notice

Un bon aperçu de la musique populaire Hawaiienne : chants traditionnels et ukulélés dans leur milieu naturel. Fermez les yeux, oui c’est bien le bruit de l’océan que vous entendez, ça y est, vous êtes en vacances !

Et pour les derniers récalcitrants qui pensent encore que les joueurs d’ukulélé sont des dragueurs en maillot de bain incapables de chanter autre chose qu’Aloa Hawaii, voici encore trois arguments pour vous convaincre du contraire : tout d’abord une vidéo incroyable d’un uke-héro Jack Shimabukuro qui reprend “While my guitar gently weeps” de George Harrison. Ensuite un superbe morceau de CocoonHumming bird“, chant et ukulélé s’il vous plaît (retrouverez les au Cabaret frappé le 24 juillet).



Enfin un site : Ukulele.fr , osez partager votre passion de l’ukulélé, vous n’êtes plus seul !

En conclusion, l’ukulélé, ce n’est pas ringard, c’est tendance. Si la tecktonik vous a donné des boutons, ne ratez pas l’occasion de vous venger cet été avec l’ukulélé !



While my ukulele gently weeps Envoyé par Youpinadi


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8 juillet 2008

Un été de festivals…

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Cet été encore vous allez être booké comme un ministre (au moins votre agenda musical).
Lointains, plus proches, éclectiques, gratuits ou payants, faites votre choix parmi les festivals suivants.

on-dirait-le-sud.jpgPop, Rock et Musique du Monde…
Cabaret frappé : THE festival de l’été grenoblois, à ne rater sous aucun prétexte et pour la peine on vous redonne la discographie, et si vous êtes adhérents aux bibliothèques de Grenoble, présentez votre carte et vous aurez des tarifs réduits! Cette année encore festival in et off se mêleront gaiement. Mon Top 3 des inratables : Mango Gadzi + Barbatuquès (21/07), Coming soon + Tunng + Cocoon (24/07) et Djemdi + Max Roméo (31/07).
On dirait le Sud : LA soirée gratuite au théâtre des Saintes-Maries d’En Bas, un pur moment de plaisir (sans la pluie c’est encore mieux).
Les nuits de Fourvière  : On sort exceptionnellement du département et je vous laisse regarder par vous-même cette programmation époustouflante (théâtre, musique, danse et cinéma) qui laisse rêveur…

 

jazz-a-vienne.jpgJazz…
Jazz à Vienne :
le top du festival de jazz, dans le théâtre antique de la ville de Vienne. Un festival off (concerts gratuits dans les bars et restos la ville) quasiment tous les soirs met ce festival à la portée de toutes les bourses et de toutes les oreilles (Jazz, Free Jazz, Blues, Soul …).
Crest Jazz Festival :  On ressort encore du département puisque ce festival se déroule dans la Drôme mais sa programmation est tellement ambitieuse (Rabih Abou-Khalil, Les doigts de l’homme, Emir Kusturica) qu’on ne pouvait passer à côté.
Jazz au Parc :  le 28 Août, soirée jazz gratuite au Parc Paul Mistral dans le cadre des animations d’été (avec la collaboration du Grenoble Jazz Festival).

Chanson française…
21è rencontres Brel : On reprend le même (Jacques Brel) et on recommence. La 21ème édition des rencontres à Saint Pierre de Chartreuse remet la chanson à l’honneur (Brigitte Fontaine, Agnès Bihl, Thomas Dutronc ou encore Imbert Imbert … ça fait du beau monde!). Concerts payants sous le chapiteau et concerts gratuits à la guinguette et sur la scène découverte.

Musique Classique…
musique-en-gresivaudan.jpg7 concerts classiques gratuits d’été : 7 concerts de musique classique dans les quartiers de Grenoble, un belle initiative à aller soutenir.
Nocturnes au musée de l’ancien évêché : Du 1er juillet au 31 août, allez flâner gratuitement le vendredi soir au musée de l’ancien évêché. Cette année la musique classique se délocalise et ça lui va bien!
Festival des musiques sacrées : Déjà il faut y aller rien que pour le cadre, Saint Antoine l’Abbaye c’est juste magnifique, et ce festival propose l’astucieux système du concert à la participation financière libre, si on y rajoute des spectacles de qualité (orgue et chant à l’honneur) ça fait 3 raisons de ne pas le rater.
Musique en Grésivaudan : Profitez de la dernière semaine de ce festival, il vous reste à savourer la soirée Haydn dans l’église de Bernin et la soirée Brahms dans celle d’Allevard.

 

Cette liste n’est pas exhaustive et j’aurai sûrement oublié quelques festivals locaux, alors n’hésitez pas à faire des corrections et à nous faire part de vos expériences de concerts.
Bon été musical à tous!

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16 juin 2008

Album de la semaine : NIBS VAN DER SPUY, “Beautiful feet”

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Nibs Van Der Spuy - Beautiful feet

Vous aimez le folk ?

Alors notez son nom et écoutez le troisième album, entièrement acoustique du chanteur NIBS VAN DER SPUY qui est … sud-africain.

Au premier abord sa musique épurée rappelle celles des années 70, mais elle a aussi des échos du monde entier (un sitar indien par exemple). L’authenticité et la générosité de l’artiste passent dans la fraîcheur de ces ballades intemporelles à la guitare acoustique. Des chansons qui parlent au cœur…

Beautiful feet / NIBS VAN DER SPUY (2feet, 2007)

 


Et une petite vidéo en bonus avec le titre éponyme, “Beautiful street”



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4 juin 2008

KALYANGA, le groupe qui fait danser… à la bibliothèque !

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Le groupe burkinabé KalyangaVendredi dernier, les quatre musiciens du groupe Burkinabé KALYANGA ont fait vibrer les livres et les corps à la bibliothèque de l’Abbaye!

Un concert acoustique, proposé dans le cadre du festival Transfo #2 en collaboration avec la Régie2C, La Chaufferie et le Conservatoire à Rayonnement Régional, et qui restera dans les mémoires…

Pendant une heure, Adama, Samuel, Marcel et Wendlavim, nous ont embarqué avec eux dans un voyage sonore subtil, riche de leurs racines et des musiques actuelles qu’ils explorent au sein de leur groupe, un univers où se mêlent les voix qui content, qui racontent une culture, un pays et ses liens avec la terre, le ciel, les éléments.

Dernier morceau, pas envie que ça se termine. Exit les chaises! A l’invitation de Samuel tout le monde se lève pour KALYANGA ! Danser en bibliothèque, ça le fait, non ?

Transfo#2 le festival des Transmissions musicales s’est tenu du 19 au 24 mai 2008

KalyangaTemps fort des formations musiques actuelles organisées par la Régie 2C et le Conservatoire de Grenoble, le Festival Transfo propose des concerts, des stages de création, des rencontres, des conférences … Toujours dans le même sens : tenter des expériences transcendant les frontières entre familles artistiques et valoriser les liens entre formations, création et diffusion.

Cette deuxième édition était dédiée au métissage musical et plus spécifiquement aux liens entre musiques traditionnelles et musiques amplifiées. Entre tradition et modernité, arts numériques, improvisation et musiques amplifiées, une invitation à découvrir et à partager de nouveaux chemins.

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21 mai 2008

Festival des Musiques Nomades : Les Gitans Dhoad du Rajasthan

Classé dans : Musique à Grenoble

Le festival des musiques nomades poursuit sa programmation mensuelle en vous conviant cette fois-ci à un spectacle musical mais aussi visuel avec la venue des gitans Dhoad du Rajasthan.

“Aux confluents des cultures gitanes, hindoues et musulmanes, la musique et le spectacle de Dhoad, dont l’exubérance est le reflet de cette contrée de passion et de féerie, mêle poésie, chants sacrés hindou, sufi, mélodies et rythmes envoûtants, danses hypnotiques et acrobaties.”

Rendez-vous le mardi 27 Mai à 20h00 à L’Hexagone de Meylan.

Pour plus d’infos sur ce spectacle : cliquez ici

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20 mai 2008

Album de la semaine : DJIVAN GASPARYAN, “The soul of Armenia”

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Djivan Gasparyan

Si vous voulez découvrir le son particulier du doudouk, hautbois en bois d’abricotier emblématique de l’Arménie, écoutez le double album de la collection Portrait que le label allemand Network consacre à Djivan Gasparian, passé maître dans le jeu de cet instrument.

Il y joue des morceaux traditionnels dans de petits ensembles de doudouks, ou des pièces avec d’autres artistes du monde entier tels que Sainkho Namtchylak, Michael Brook, Nusrat Fateh Ali Khan, Hossein Alizadeh et, par delà l’histoire, le Turc Erkan Ogur.

The soul of Armenia [L’âme de l’Arménie] / DJIVAN GASPARYAN (Network, 2007)Voir la notice

Djivan Gasparyan - Eshkhemed

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13 mai 2008

Rap et musique traditionnelle Burkinabée à la bibliothèque Abbaye-les bains.

Classé dans : Animations / Concerts

Retrouvez le groupe KALYANGA dans le cadre d’un partenariat entre la Régie 2C et le Reemdoogo, “Jardin de la musique” à Ouagadougou (Burkina Faso).

Le groupe burkinabé Kalyanga existe depuis 1998 et s’est formé au sein de l’association “La dernière trompette” une école de musique ouagalaise dans laquelle ses musiciens sont aujourd’hui formateurs. Les quatre instrumentistes, très prisés sur la scène ouagalaise, forment avec un duo de rappeurs, le groupe Yeleen qui a plusieurs tournées internationales à son actif. La musique de Kalyanga s’appuie sur les différents héritages musicaux traditionnels et les multiples expériences dans le domaine des musiques amplifiées de ses musiciens. Dans le cadre de leur partenariat, La Chaufferie et la Bibliothèque Abbaye-les-Bains vous invitent à découvrir Kalyanga pour leur concert acoustique le 16 mai à la bibliothèque (tout public).

Vendredi 16 mai 2008 à 18h à la Bibliothèque Abbaye-les-Bains entrée libre et gratuite (dans la limite des places disponibles).

Retrouvez Kalyanga à La Chaufferie le 21 mai à 14h30 pour un concert jeune public, et pour clore leur résidence, le 24 mai à 20h30.

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11 mars 2008

Musiques Nomades : Concert de Nawal & Vishten à l’Heure Bleue

Classé dans : Spectacles

NawalRas le bol du Jazz ?

N’oubliez pas le festival des musiques nomades qui vous propose une rencontre par mois avec un artiste ou une musique du Monde. Du vrai, du bon et surtout de l’authentique.

Alors, si le jazz vous donne des boutons, ruez-vous à Saint Martin d’Hères le jeudi 13 Mars à 20h30 à l’Heure Bleue.

Ce mois-ci le pari est osé, et pour le moins audacieux puisqu’en une soirée vous pourrez rencontrer Nawal, représentante de la musique des Comores et Vishten, groupe de musique traditionnelle d’Acadie.Vishten

Hétéroclite n’est-il pas? Oui, mais pas si mal assorti que ça.

Faîtes vous une idée de ce qui vous attend sur le site des 38èmes Rugissants (organisateurs du Festival des Musiques Nomades) et laissez-vous séduire par la sensuelle Nawal et par le charme intrinsèque de l’accent acadien.

Nawal et Vishten dans les bibliothèques de Grenoble :

Mariez-moi ; Le château Figeac ; Pour lui plaire…[etc] / Vishten (Breizh diffusion, 2004)Voir la notice

Kweli : musique afro-orientale de l’océan indien (Îles Comores) / Nawal (Itinérance, 2000)Voir la notice

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28 janvier 2008

“Le blues de l’Orient” de Florence Strauss + Concerts Hussein Al-Bechari & Trio Joubran

Classé dans : Musique à Grenoble

Les amateurs de musique orientale ne sont pas en reste à Grenoble. Dans le cadre des “Musiques nomades”, La Faïencerie de La Tronche va accueillir le 29 janvier prochain le chanteur, poète et oudiste égyptien Hussein Al-Bechari. Accompagné de Mohamed Abou Zyed, au tabla et au daf, il interprétera des chants nomades de la Mer Rouge.

Le 2 février à l’Odyssée d’Eybens, nous pourrons voir et écouter le Trio Joubran. Les trois frères Samir, Wissam et Adnan, tous virtuoses du oud, sont Palestiniens originaires de Nazareth. A leur répertoire, des classiques de la musique arabe, de la musique traditionnelle, des compositions, des improvisations savantes.

Le Blues de l'OrientD’autre part, Mon Ciné programme actuellement, et pour quelques jours encore, un documentaire de Florence Strauss : “Le blues de l’orient”, qui développe un aspect inattendu de la musique orientale : le lien puissant qu’il fut, et est encore souvent, en dépit des obstacles idéologiques et politiques, entre les différentes communautés proche-orientales : musulmane, chrétienne et juive.
Nous suivons Florence Strauss dans sa trajectoire très personnelle : marcher sur les traces de son grand-père, le producteur Robert Hakim (et les classiques “Pépé le Moko”, “Casque d’or”, “L’avventura”…). Ce juif égyptien, qui assista à l’exode forcé de la communauté juive du pays de sa jeunesse, décida de couper les ponts avec l’Egypte. Il s’installa en France et interdit à ses filles d’y mettre les pieds. C’est donc sa petite fille, réalisatrice et passionnée de musique arabe, qui “ose” braver l’interdit familial et nous fait croiser des musiciens égyptiens, libanais, syriens, palestiniens et israéliens - le film est un moyen de transport qui nous permet de franchir aisément les frontières ! En Israël, elle a rencontré des musiciens nés dans les pays arabes alentour dont le patrimoine musical a été nourri par Mohamed Abdel Wahab et Oum Khalsoum. Ainsi le oudiste Salim Al Nour, né en Irak il y a 80 ans, lui confie que lorsqu’il est arrivé en Israël dans les années 50, la musique arabe était tellement mal vue qu’il a dû abandonner à contre cœur son activité de compositeur et d’interprète, devenant ingénieur pour gagner sa vie. Une fois à la retraite, il crée une école de musique arabe classique dans les faubourgs de Tel-Aviv. Aujourd’hui de jeunes musiciens, juifs et arabes, tels Yair Dalal, Taiseer Elias, nés en Israël, ont entrepris de préserver et faire vivre cet héritage.
Avec pour conseiller musical Abed Azrié, Florence Strauss nous mène ensuite dans des collines autour de Beyrouth où le trompettiste Nissim Maalouf nous explique l’importance du quart de ton dans la musique arabe, qui l’a obligé à rajouter un piston de plus à son instrument. Il en sort une musique étrange aux modulations inhabituelles à l’oreille occidentale. Au Caire, nous rencontrons le violoniste Abdou Dagher, puis à Alep, Hassan Haffar, qui pratique les cantilations de la musique soufi, et encore bien d’autres musiciens talentueux.

Un peu étourdie d’avoir traversé tant de pays et d’avoir rencontré autant de musiciens en si peu de temps, je suis sortie du cinéma comme d’un rêve éveillé, à la fois émue et émerveillée par l’atmosphère nostalgique de cette belle leçon de tolérance.
“Le blues de l’orient” a obtenu le Prix du meilleur documentaire musical attribué par la Sacem.

Nuits d’Orient : Musiques des 1001 nuits / AnthologieVoir la notice

Majâz / Trio JoubranVoir la notice

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7 janvier 2008

Concert de NORIG le 15 janvier

Classé dans : Spectacles

Norig

Norig (on prononce Nourique) revient “au pays”, c’est-à-dire dans la région grenobloise, à Seyssinet-Pariset précisément, qui l’a vue naître et grandir. Sa voix est familière à tous ceux qui ont vu le film”Exils”. Pour interpréter deux chants de la bande originale de son film, le réalisateur, Tony Gatlif, avait choisi cette voix particulière, douce et sauvage à la fois, qui rappelle quelque part les si surprenantes voix bulgares. Norig, qui n’est pas tzigane - elle a plutôt quelque origine du côté de l’Espagne - s’est plongée dans cette musique et cette culture depuis ce qu’elle appelle le “coup de foudre”, la “révélation” qu’elle a éprouvés lorsqu’elle a vu “Le temps des gitans” et entendu son hymne “Ederlezi“. “J’ai eu [alors] profondément envie de chanter cette musique…c’était le début de mon histoire d’amour avec les tziganes“.

Son disque, “Gadji” sorti en 2006, nous a permis de mieux connaître son répertoire, puisé en premier dans la tradition rom et d’Europe du sud-est mais aussi enrichi de compositions originales (on y trouve même une reprise des “P’tits papiers” de Serge Gainsbourg). Les six musiciens qui l’accompagnent nous font voyager dans des couleurs musicales variées, passant de l’ambiance des chants traditionnels balkaniques aux inspirations tango ou manouche, ou parfois classique (superbes solos de violoncelle de Sébastien Giniaux !).

Je n’ai encore jamais vu Norig en public, mais j’ai hâte de voir sur scène cette grande et belle jeune femme à la voix si émouvante.

NORIG, mardi 15 janvier, 20h30, Salle Jean-Jacques Rousseau (Seyssinet-Pariset)
Gadji / Norig (Tzig’Art,2006)Voir la notice

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26 décembre 2007

YASMIN LEVY, “Mano suave”

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Yasmin LevyOn peut interpréter la musique séfarade - la musique que les juifs expulsés de la péninsule ibérique à la fin du XVIe siècle ont emportée avec eux, préservée et enrichie au fil des siècles - de différentes façons. Des interprètes venus d’horizons musicaux différents se sont intéressés à ce patrimoine en danger de disparition, essentiellement des chanteuses, car ce répertoire était majoritairement chanté et transmis par des femmes. On peut citer quelques exemples d’interprétations récentes : Montserrat Figueras, soliste de l’Ensemble Hespérion XXI, dirigé par le gambiste catalan Jordi Savall, la soprano française Françoise Atlan, qui y consacra trois disques, ou encore la chanteuse Marlène Samoun, dans un style plus populaire cette fois.

La chanteuse israélienne Yasmin Levy est la fille d’un ethnomusicologue qui était une des figures les plus importantes de la recherche et la préservation de la culture judeo-espagnole. Il est décédé en 1975, l’année de la naissance de Yasmin. C’est pour elle une “mission sacrée” de transmettre à son tour ce patrimoine et de “l’offrir au monde” pour l’empêcher de disparaître. D’une voix grave et fluide, aux arabesques mélancoliques, elle exprime la peine et l’espoir. Elle a écrit et composé elle-même deux chansons de l’album, mais la plupart sont puisés dans le répertoire traditionnel. Ces romances, ballades, poèmes sont chantées en ladino, langue d’exil des séfarades, mélange d’espagnol et de langues locales : hébreu, turc, arabe, selon les pays d’accueil. Les thèmes sont éternels : amour contrarié ou malheureux (Adio kerida, Perdono), berceuses (Nani,nani), nostalgie de Jerusalem (Imre kero), consolation apportée par Dieu ou plus simplement par la danse (Por la mia). Des musiciens provenant d’horizons différents (Espagne, Paraguay, Arménie, Canada, Turquie et Israël, bien sûr) mêlent leurs instruments traditionnels et leurs épices. Natacha Atlas les a rejoint sur le titre phare de l’album : Mano suave.

Merci à Yasmin Levy et ses musiciens de nous emporter pour un voyage vieux de 500 ans, fusionnant les racines andalouses avec les sonorités du monde arabe. “Réconciliation musicale” exemplaire. La musique est tellement plus forte que la politique.
Mano suave / Yasmin Levy (Adama Music, 2007)Voir la notice

Sur You Tube : “Nani,nani (Lullaby)”



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13 novembre 2007

NINO JOSELE, “Paz”

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Nino Josele - PazPrenez un jeune musicien espagnol né en 1974 à Alveria, issu d’une lignée de guitaristes flamenco (il a tourné l’année dernière avec Paco De Lucia), découvrant avec ravissement la musique de Bill Evans, pianiste américain de jazz né lui en 1929, et une série de thèmes magnifiques, comme “Waltz for Debby“, ou “Hullo bolinas“, ou encore “The dolphin“. Ajoutez un titre prometteur : “Paz“, la paix en espagnol.

Mâtinez de beau monde tels Marc Johnson ou Javier Colina à la contrebasse, Joe Lovano au saxophone, Tom Harrell ou Jerry Gonzalez à la trompette, Horacio “El Negro” Hernandez à la batterie, accompagnant la guitare de Nino Josele avec brio et délicatesse.

Vous obtenez un album absolument délicieux, de la beauté rare issue de deux univers différents, indispensable pour vos tranquilles soirées d’hiver, vous reposant de la folie ambiante et des clignotants de Noël !

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Paz : The music of Bill Evans/ Nino Josele (DRO Atlantic, 2006)Voir la notice

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16 octobre 2007

Distant voices [Anthologie]

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distant2.jpgCette compilation en deux cds propose un tour du monde non exhaustif mais copieux à travers des voix qui étonnent, charment et dépaysent.

Ce voyage va du solo aux formations a cappella en passant par les voix accompagnées d’un instrument, selon toutes sortes de techniques et de timbres vocaux.

La brochure bilingue français-anglais présente chaque chanteur et son style.
Pour découvrir quelques-uns des plus grands artistes de notre planète et avoir envie d’écouter ensuite leurs albums en entier.
Voix : distant voices [Anthologie] (Buda musique, 2007)cd5.jpg

Voici un avant goût vidéo avec un extrait du concert de Shahram Nazeri


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