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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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Anniversaire en Musique à la bibliothèque Kateb Yacine

Musique en bibliothèque | 19 janvier 2010

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La bibliothèque Kateb Yacine a 5 ans = rétrospective en photo et vidéo!

Vous avez été très nombreux a venir faire la fête avec nous et nous vous en remercions!

Voilà quelques photos souvenirs d’Uyuni (flûtes de Pan), Stéphane Damiano (Piano), et des Bidons-fûtés (steeldrums).

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Le groupe Uyuni a joué en déambulation dans la galerie commerciale Grand’Place et dans la bibliothèque en y semant sa bonne humeur.

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Les Bidons-Fûtés ont enflammé la bibliothèque de rythmes chaloupés et festifs.

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Stéphane Damiano a envouté les spectateurs dans l’auditorium de la bibliothèque et a aussi testé leurs connaissances en musiques de films!

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par Emeline


PINK FLOYD, “Obscured by clouds”

Album de la semaine | 21 septembre 2009

Voilà un disque peu connu et souvent mal-aimé dans la discographie de ce groupe-monument. Faites le test : demandez autour de vous quel album les a marqué, vous aurez sans doute (dans le désordre) “The Wall”, “Dark Side of the moon”, peut-être “Animals” ou encore “Wish you were here”, mais nulle trace à n’en pas douter de ce disque. Sans parler des (nombreuses) compilations qui ne daignent pas lui accorder la moindre place et du groupe lui-même qui l’a très peu joué en concert, semblant ainsi avaliser le sentiment général. Le fait d’avoir pris place entre deux des sommets artistiques du groupe “Meddle” (1971) et “Dark Side of the moon” (1972) n’est sans doute pas étranger à ce traitement injuste (bon, je ne parle même pas de la pochette).

Pourtant ce disque a de réelles qualités. Bouclé en quelques jours dans les studios du fameux Château d’Hérouville (où enregistrèrent dans les années 70 entre autres David Bowie, Iggy Pop, Magma et Higelin deux de ses meilleurs albums “Champagne pour tout le monde” “… Caviars pours les autres”), il s’agit en fait de la bande originale du film La Vallée de Barbet Schroeder. La Vallée se déroule en Papouasie-Nouvelle Guinée et raconte la quête (vaine, on l’aura deviné) d’une “vallée obscurcie par les nuages mais accessible aux esprits téméraires ” perdue au fin fond des montagnes. Film bien en accord avec son époque et la figure du hippie qui largue les amarres pour partir à l’aventure en quête de nouvelles expériences…

Le groupe a habilement exploité cet aspect en intégrant des extraits de chants traditionnels présents dans différentes scènes du film. Assez peu de chants (ici assurés par David Gilmour) et beaucoup de titres instrumentaux comme le veut le Pink Floyd première époque et donc une grande place accordée aux claviers et à la guitare (nul besoin de vous vanter le lyrisme du même Gilmour, voire le titre “Childhood’s end” entre autres) . Roger Waters est encore dans l’ombre à assurer sa partie de musicien plutôt que de tirer la couverture à soi comme il adviendra plus tard… L’ensemble est équilibré et réserve quelques tubes potentiels dont le titre “Stay”. On est loin sans doute des morceaux de bravoure et des concepts-albums à venir mais je n’en démord pas : “Obscured by Clouds” est un album à reconsidérer…

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par Julien


THE DARJEELING LIMITED [B.O.]

Album de la semaine | 20 janvier 2009

Une bonne musique de film devrait bien entendu s’apprécier aussi sans les images et pour le coup c’est ici parfaitement réussi. On est loin ici des BO branchée - culte - je surfe sur la vague dancefloor - (rayez la mention inutile et suivez mon regard) il suffit de jeter un œil aux titres présents sur ce disque pour s’en convaincre.

Dès le début ça commence fort avec un titre sirupeux (”Where do you go to my lovely” de Peter Sarstetd, 1969) qu’on devrait détester mais qui colle parfaitement à l’atmosphère du film avec sa touche surannée et qui se révèle la pop song ultime, c’est-à-dire qu’il est très difficile de s’en défaire une fois franchi le pas fatidique de la première écoute…
Au menu également des reprises de films du maître Satyajit Ray et de la veine indienne du James Ivory des débuts (les films “Bombay Talkie”, “The Guru”, “The householder”") dont Wes Anderson a obtenu les droits. Trois titres des Kinks de haut vol qui les replacent dans l’histoire de la pop music, c’est-à-dire au niveau des Stones versant sixties (”Play with fire”).
Deux très beaux traditionnels indiens et deux titres de musique classique dont “Clair de lune” extrait de la Suite bergamasque de Debussy viennent apporter leur touche à ce précieux kaléidoscope qui accompagne les personnages dans leurs pérégrinations orientales.

Quant au film justement, c’est une merveille de road-movie (train-movie ?) qui après la relative déception de “La Vie Aquatique” (avis tout personnel qui n’engage que moi, les réclamations sont à poster sur ce blog) vient redorer le blason de Wes Anderson, de même que son goût très sûr pour concocter des B.O. chiadées sur mesures. Et comme la vie est bien faite, le DVD est également disponible dans les collections des bibliothèques municipales de Grenoble. La grande classe !

The Darjeeling Limited [B.O.] (Abkco, 2007)

The Darjeeling Limited [DVD] (Fox Pathé Europa, 2007)

En bonus une vidéo qui nous ramène au temps des moustachus chevelus :


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par Julien


SPARROW, B.O. du film de Johnnie To

Album de la semaine | 12 août 2008

Sparrow [B.O.F]

Il est certain qu’en matière de goût, le nez et la langue sont intimement liés; chez moi ce sont mes oreilles qui se sont associées à mon estomac pour m’ouvrir l’appétit. Et en entrée vous prendrez ? Une bonne bande originale de film s’il vous plaît.
Sparrow c’est avant tout un film de Johnnie To, (réalisateur de Hong-Kong) qui raconte l’histoire de pickpockets. Mais c’est aussi une bande originale Made In France, et quand les Français se penchent sur la musique d’Asie… ça me donne envie de manger des nems. Étrange non ?

La faute à qui?

Aux restaurateurs qui nous inondent les oreilles de musique ethno-easy-listening dès que la carte propose des saveurs exotiques ? Ou de la télé qui nous bombarde de clichés ? (surtout l’univers de la pub qui joue avec délectation sur les stéréotypes visuels et sonores, du genre Couscous Garbit ou riz Uncle Benz)
Quoi qu’il en soit j’ai inconsciemment fait l’amalgame et maintenant j’ai du mal à écouter de la musique berbère sans avoir envie de manger un tajine ou un poulet tandoori quand je regarde un bollywood. Rien que d’y penser je sens mon ventre qui gargouille alors revenons à cette sublime B.O.
Car du easy-listening, vous allez en avoir ! Et du très bon, composé par Xavier Jamaux (ex membre du groupe Air) et Fred Avril (talentueux multi-instrumentiste). Le top de la scène électro française qui n’en sont pas à leur première B.O. (Tokyo eyes pour Mr Jamaux). Cette fois-ci les deux acolytes nous plongent dans un univers hongkongais, jonglant habilement entre clichés rétro et avant-garde. L’atmosphère chinoise se dévoile tout en douceur, en subtilités, en touches légères teintées d’un soupçon de jazz ou parfois d’harmonies brésiliennes. Cette bande-son instrumentale est un régal doux-amer, un instant de zénitude à déguster sans modération.
La fin de l’histoire ne vous dira pas si j’ai fini la soirée au resto chinois… le suspens reste entier !

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par Emeline

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