THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline
Après avoir chroniqué “Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus” (B.O. du film de Win Wenders et Pina Bausch, musique de Thom Hanreich ), je vous conseille vivement “Et maintenant on va où ?”, bande originale du film de Nadine Labaki, réalisatrice libanaise qui nous avait déjà enthousiasmé avec son film “Caramel” en 2007…
Nadine Labaki a l’art de peindre la société libanaise et particulièrement ses femmes avec talent et subtilité : le thème de ce film là nous touche absolument (comment des femmes peuvent se mobiliser pour tenter d’éviter la guerre entre leurs hommes…).
Le début du film est majestueux, la fin chargée en émotion : cette musique, énergique et douce à la fois, illustre tout cela parfaitement et Khaled Mouzanar signe là sa deuxième musique de film pour Nadine Labaki, celle de “Caramel” étant déjà de lui.
Un bel ensemble de talents pour se laisser bercer aux lendemains des fêtes, en version audio ou vidéo, sans vous demander où vous allez !…
par AnneFermerAuteur : Anne Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Rêvant d'épouser un chef d'orchestre, elle s'essaie en cachette aux concertos de Mozart pour piano et orchestre, elle au piano et l'orchestre au cd. Rêvant d' être contrebassiste, elle s'achète un violoncelle pour ne pas changer de voiture. Différente de ses camarades blogueurs par son grand âge, elle tente de sauver bmol du désert classique et jazzistique ! Grisée par bmol, la montagne, la musique et le chocolat, bref tout ce qu'il faut pour sauver une bibliothèque.Voir les articles de cet auteur (34)
“Je pense de plus en plus sérieusement … à manger votre femme” [Hannibal]
Prise de nostalgie, il m’arrive souvent de me replonger avec délectation dans les films d’horreurs qui ont marqué ma jeunesse (voir mon enfance … en cachette … allez on peut le dire y’a prescription!).
Genre cinématographique extrêmement codé, le film d’horreur utilise souvent des schémas narratifs très simples (comme dans les contes de fées). La musique fait partie de ces codes essentiels, c’est elle qui crée l’ambiance, le suspens, la violence : elle est génératrice d’émotions et de frissons. Rappelez vous l’Exorciste avec Tubular Bells de Mike Oldfield ou encore les Dents de la mer! Aujourd’hui je souhaiterai m’arrêter sur trois exemples croustillants de groupes de rock ayant a trait de près ou de loin aux films d’horreur :
Groupe oscillant entre le rock psychédélique et le hard rock, formé à Long Island en 1967. Influencés par Black Sabbath et Steppenwolf, ils composent en 1976 un tube qui fera leur succès “don’t fear the reaper“: ne craint pas la faucheuse. Cette chanson a été accusée de prôner le suicide par ses nombreuses allusions à la mort et à Roméo et Juliette. Pas étonnant qu’on la retrouve par la suite dans plusieurs slashers movies* à commencer par le cultissime Halloween de John Carpenter en 1978, puis dans Scream de Wes Craven en 1996. Et depuis dans de nombreuses séries comme Six Feet Under ou Médium, tout ce qui a touche à la mort ou au paranormal. Excellente chanson au demeurant qui reflète bien l’esprit des années 70 et qui marqua l’histoire du rock: un must à retenir!
Groupe New-Yorkais fondé en 1974, ils furent très influents dans le mouvement punk tant aux USA qu’en Europe. Propulsés en haut des charts avec leur tube “Blitzkrieg bop” (Hey oh, let’s go!), ils se plient en 1989 au difficile exercice de la musique de film. Et pas n’importe quel film : Pet Semetary (Simetierre) de Mary Lambert, adaptation du livre (bien flippant) de Stephen King. Lorsque le chat de la famille meurt, on l’enterre dans un cimetière indien: le chat zombifié ressuscite, lorsque le fils de la famille meurt … devinez la suite ! D’où le message percutant de la chanson des Ramones “I don’t want to be burry, in a pet semetary“! (Je ne veux pas être enterré dans un cimetière pour animaux!). Je l’avoue, ça n’est pas le titre le plus emblématique des Ramones, mais il reste bien jubilatoire pour les amateurs du genre!
Je ne saurai finir cet article sans une pointe d’inavouabilité … “He’s back” est (on peut le dire) une jolie casserole que se traine Alice Cooper depuis des années. Chanson composée pour Vendredi 13 n°6 : Jason le mort-vivant de Tom McLoughlin sorti en 1986. Pour la faire courte: Jason (héro maléfique qui trucide tout le monde autours de Crystal Lake) n’est pas mort, il revient et il est en colère (encore un slasher movie!)! Ca fait pourtant 5 fois qu’on le tue … ça va finir par devenir lassant!. Pour cette chanson, Alice Cooper assume à fond son côté théâtral et morbide. Il sort le grand jeu, nappes de synthé, effets spéciaux : il en fait des caisses … tout comme j’adore! Ne cherchez pas, vous ne le trouverez pas dans les bibliothèques de Grenoble…
C’est tout pour ce soir, même s’il y a des milliers d’autres exemples que j’aurai pu citer, comme Marilyn Manson pour Evil Dead ou Type O Negative pour le Projet Blair Witch … mais ça fera surement l’objet d’un prochain épisode. D’ici là passez un joyeux Halloween et faîtes attention à vous!
*Slasher movie = film mettant en scène les meurtres d’un tueur psychopathe, généralement masqué, qui élimine méthodiquement un groupe d’adolescents à l’arme blanche. [wikipédia]
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Nous sommes en 1966 après Jésus-Christ. Toute les ondes radiophoniques sont occupées par la BBC et ses programmes classiques. Toutes ? Non ! Un bateau peuplé d’irréductibles DJ résiste encore et toujours et programme du Rock and roll jour et nuit. Et la vie n’est pas facile pour le premier ministre anglais et ses subordonnés convaincus que cette musique véhicule les pires perversions : sexe, drogue et rock and roll.
Sorti en 2009, le film Good Morning England, exhume l’âge d’or des radios pirates anglaises - dont la fameuse Radio Rock, écoutée par 25 millions d’auditeurs soit plus de la moitié de la population de la Grande-Bretagne. Entre autres qualités, le film propose une bande originale foisonnante, véritable visite guidée de l’histoire du rock. L’occasion pour ma génération - ne comptez pas sur moi pour préciser laquelle - d’écouter les standards du rock dans leur version d’origine et de s’interroger : on s’habillait vraiment comme ça à l’époque ? Les témoignages de tout ceux qui, adolescents, ont dansé tendrement sur Procol Harum et The moody blues sont les bienvenus.
Comme toute compilation, cette BO se prête également parfaitement au petit jeu du top 5 popularisé par l’excellent Haute fidélité de Nick Hornby, autre grand fan de rock paléolithique. Mais c’est une autre histoire… En attendant vos contributions, voici donc mon Top 5 des titres de Good Morning England :
1. This Guy’s In Love (Herb Alpert & The Tijuana Brass)
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Voilà un disque peu connu et souvent mal-aimé dans la discographie de ce groupe-monument. Faites le test : demandez autour de vous quel album les a marqué, vous aurez sans doute (dans le désordre) “The Wall”, “Dark Side of the moon”, peut-être “Animals” ou encore “Wish you were here”, mais nulle trace à n’en pas douter de ce disque. Sans parler des (nombreuses) compilations qui ne daignent pas lui accorder la moindre place et du groupe lui-même qui l’a très peu joué en concert, semblant ainsi avaliser le sentiment général. Le fait d’avoir pris place entre deux des sommets artistiques du groupe “Meddle” (1971) et “Dark Side of the moon” (1972) n’est sans doute pas étranger à ce traitement injuste (bon, je ne parle même pas de la pochette).
Pourtant ce disque a de réelles qualités. Bouclé en quelques jours dans les studios du fameux Château d’Hérouville (où enregistrèrent dans les années 70 entre autres David Bowie, Iggy Pop, Magma et Higelin deux de ses meilleurs albums “Champagne pour tout le monde” “… Caviars pours les autres”), il s’agit en fait de la bande originale du film La Vallée de Barbet Schroeder. La Vallée se déroule en Papouasie-Nouvelle Guinée et raconte la quête (vaine, on l’aura deviné) d’une “vallée obscurcie par les nuages mais accessible aux esprits téméraires ” perdue au fin fond des montagnes. Film bien en accord avec son époque et la figure du hippie qui largue les amarres pour partir à l’aventure en quête de nouvelles expériences…
Le groupe a habilement exploité cet aspect en intégrant des extraits de chants traditionnels présents dans différentes scènes du film. Assez peu de chants (ici assurés par David Gilmour) et beaucoup de titres instrumentaux comme le veut le Pink Floyd première époque et donc une grande place accordée aux claviers et à la guitare (nul besoin de vous vanter le lyrisme du même Gilmour, voire le titre “Childhood’s end” entre autres) . Roger Waters est encore dans l’ombre à assurer sa partie de musicien plutôt que de tirer la couverture à soi comme il adviendra plus tard… L’ensemble est équilibré et réserve quelques tubes potentiels dont le titre “Stay”. On est loin sans doute des morceaux de bravoure et des concepts-albums à venir mais je n’en démord pas : “Obscured by Clouds” est un album à reconsidérer…
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (51)
Une bonne musique de film devrait bien entendu s’apprécier aussi sans les images et pour le coup c’est ici parfaitement réussi. On est loin ici des BO branchée - culte - je surfe sur la vague dancefloor - (rayez la mention inutile et suivez mon regard) il suffit de jeter un œil aux titres présents sur ce disque pour s’en convaincre.
Dès le début ça commence fort avec un titre sirupeux (”Where do you go to my lovely” de Peter Sarstetd, 1969) qu’on devrait détester mais qui colle parfaitement à l’atmosphère du film avec sa touche surannée et qui se révèle la pop song ultime, c’est-à-dire qu’il est très difficile de s’en défaire une fois franchi le pas fatidique de la première écoute…
Au menu également des reprises de films du maître Satyajit Ray et de la veine indienne du James Ivory des débuts (les films “Bombay Talkie”, “The Guru”, “The householder”") dont Wes Anderson a obtenu les droits. Trois titres des Kinks de haut vol qui les replacent dans l’histoire de la pop music, c’est-à-dire au niveau des Stones versant sixties (”Play with fire”).
Deux très beaux traditionnels indiens et deux titres de musique classique dont “Clair de lune” extrait de la Suite bergamasque de Debussy viennent apporter leur touche à ce précieux kaléidoscope qui accompagne les personnages dans leurs pérégrinations orientales.
Quant au film justement, c’est une merveille de road-movie (train-movie ?) qui après la relative déception de “La Vie Aquatique” (avis tout personnel qui n’engage que moi, les réclamations sont à poster sur ce blog) vient redorer le blason de Wes Anderson, de même que son goût très sûr pour concocter des B.O. chiadées sur mesures. Et comme la vie est bien faite, le DVD est également disponible dans les collections des bibliothèques municipales de Grenoble. La grande classe !
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (51)
Il est certain qu’en matière de goût, le nez et la langue sont intimement liés; chez moi ce sont mes oreilles qui se sont associées à mon estomac pour m’ouvrir l’appétit. Et en entrée vous prendrez ? Une bonne bande originale de film s’il vous plaît.
Sparrow c’est avant tout un film de Johnnie To, (réalisateur de Hong-Kong) qui raconte l’histoire de pickpockets. Mais c’est aussi une bande originale Made In France, et quand les Français se penchent sur la musique d’Asie… ça me donne envie de manger des nems. Étrange non ?
La faute à qui?
Aux restaurateurs qui nous inondent les oreilles de musique ethno-easy-listening dès que la carte propose des saveurs exotiques ? Ou de la télé qui nous bombarde de clichés ? (surtout l’univers de la pub qui joue avec délectation sur les stéréotypes visuels et sonores, du genre Couscous Garbit ou riz Uncle Benz)
Quoi qu’il en soit j’ai inconsciemment fait l’amalgame et maintenant j’ai du mal à écouter de la musique berbère sans avoir envie de manger un tajine ou un poulet tandoori quand je regarde un bollywood. Rien que d’y penser je sens mon ventre qui gargouille alors revenons à cette sublime B.O.
Car du easy-listening, vous allez en avoir ! Et du très bon, composé par Xavier Jamaux (ex membre du groupe Air) et Fred Avril (talentueux multi-instrumentiste). Le top de la scène électro française qui n’en sont pas à leur première B.O. (Tokyo eyes pour Mr Jamaux). Cette fois-ci les deux acolytes nous plongent dans un univers hongkongais, jonglant habilement entre clichés rétro et avant-garde. L’atmosphère chinoise se dévoile tout en douceur, en subtilités, en touches légères teintées d’un soupçon de jazz ou parfois d’harmonies brésiliennes. Cette bande-son instrumentale est un régal doux-amer, un instant de zénitude à déguster sans modération.
La fin de l’histoire ne vous dira pas si j’ai fini la soirée au resto chinois… le suspens reste entier !
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)