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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


Le TOP 2011 de BMOL

A découvrir | 16 janvier 2012

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La joyeuse équipe de Bmol vous souhaite une bonne année 2012 : bonne musique, santé, joies et chocolat !
Et pour démarrer en fanfare, piochez donc dans le top 5 - 2011 de toute l’équipe des acquéreurs de musique pour vous réconforter !

Consultez le ici : Top5 2011

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par Bmol


ET MAINTENANT ON VA OU ?

Album de la semaine | 3 janvier 2012

Après avoir chroniqué “Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus” (B.O. du film de Win Wenders et Pina Bausch, musique de Thom Hanreich ), je vous conseille vivement “Et maintenant on va où ?”, bande originale du film de Nadine Labaki, réalisatrice libanaise qui nous avait déjà enthousiasmé avec son film “Caramel” en 2007…

Nadine Labaki a l’art de peindre la société libanaise et particulièrement ses femmes avec talent et subtilité : le thème de ce film là nous touche absolument (comment des femmes peuvent se mobiliser pour tenter d’éviter la guerre entre leurs hommes…).
Le début du film est majestueux, la fin chargée en émotion : cette musique, énergique et douce à la fois, illustre tout cela parfaitement et Khaled Mouzanar signe là sa deuxième musique de film pour Nadine Labaki, celle de “Caramel” étant déjà de lui.
Un bel ensemble de talents pour se laisser bercer aux lendemains des fêtes, en version audio ou vidéo, sans vous demander où vous allez !…

Où trouver ce document ?

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par Anne


HUMEURS & CLAVECINS

A découvrir | 19 décembre 2011

Bmol s’ouvre à nos usagers ! Aujourd’hui une contribution proposée par Rémi.

Petit voyage au cœur des exercices pour clavier de Jean-Sébatien Bach. Quelques idées pour approcher les claviers baroques : l’orgue et le clavecin.

Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin, l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

J’avais commencé ainsi une précédente chronique pour ne pas parler de musique dite classique mais de tango. Aujourd’hui, ce sera donc clavecin ! Donc au menu du jour, ce sera clavecin et classique ! Encore que j’aurais pu poursuivre sur le ton du tango grâce à Oscar Milani  et Mario Raskin qui ont publié deux disques de transcription de tangos de Piazzolla pour… deux clavecins.

Revenons au classique. Nous devrions dire non pas musique classique, mais musique savante. En effet la période dite classique viserait plutôt Haydn, Mozart et le pianoforte. Pour le clavecin, nous devrions dire musique baroque. Période qui se détermine avec une espèce de monument puisqu’il s’agit de Jean-Sébastien Bach.
Les droits d’auteur inventés par Monsieur de Beaumarchais aujourd’hui déclinés en Hadopi et consorts n’existant pas encore à l’époque de Bach, celui-ci a édité fort peu d’œuvres. On le savait improvisateur, on le sait maitre de chapelle dont il ne reste, par exemple, que 200 cantates alors que l’on est sûr qu’il en a forcément écrit beaucoup plus. A titre d’exemple, Telemann a laissé quelques 3600 oeuvres répertoriées contre 1100 pour Bach. Et Monsieur Platz du consistoire de Leipzig avait signifié qu’à défaut de Télémann, ils devraient se contenter d’un médiocre lors de la nomination de Bach au poste de Cantor… Le star système ne date donc pas d’aujourd’hui !
Ce bon Jean Sébastien, Johann Sebastian, en allemand, a donc laissé peu d’œuvres par rapport à ce qu’il a pu et dû produire. Et il a peu édité, très peu. En particulier 4 “Clavier Übung” c’est à dire des exercices pour clavier. Ceux qui ont tâté du clavier souriront à l’idée que Bach ait pu nommer de tels sommets “exercices”. (Lire la suite…)

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par Remi


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 8 : REMI

A découvrir | 29 août 2011

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Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin et l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

Piazzolla a souffert de son vivant de sa différence tant avec les orchestres de tango argentin qu’avec les musiciens dits classiques. Mort, il est devenu une sorte d’idole. Adulé par les uns parce qu’ils considèrent qu’il avait sublimé la musique de tango et par les autres en le programmant à tour de bras au répertoire des interprètes et transcripteurs de tout poil du monde classique. On trouve Piazzolla jusque sur un disque de musique baroque pour hautbois de Marcel Ponseele. Marcel Ponseele y joue magnifiquement Oblivion dans sa transcription pour hautbois baroque et violes de gambe. Un bijou au milieu de quelques perles dont le fameux concerto de Marcello que Bach transcrira plus tard pour son seul clavecin.
Revenons à Piazzolla et au tango. J’ai découvert deux bijoux en DVD : une histoire du tango de Caroline Neal et l’incontournable Tango de Carlos Saura.

Une histoire du tango relate l’histoire vraie d’un jeune contrebassiste passionné de tango et inquiet de voir les vieux maitres partir sans avoir transmis leur science du tango. Il contacte Emilio Balcarce (87 ans) qui finit par accepter et draine par la suite d’autres maestros autour de ce projet d’orchestre école de tango. D’une part de séquence en séquence, on assiste à une véritable leçon de tango en ce sens qu’on ne peut plus écouter du tango de la même façon à la fin de ce film.

D’autre part, en ces temps troublés autour de l’école et des réductions de postes, on notera toute la subtilité de la question de la transmission du savoir. Dans une scène de quelques minutes, il est question de la reproduction d’un trait de contrebasse qui fait sonner un orchestre tout entier différemment. Finalement, on peut se demander s’il n’est pas autant question de tango que de transmission d’une génération à une autre.
Après l’aspect musique, la danse. Tango de Carlos Saura. Si dans le précédent film, chaque acteur joue son rôle, dans celui-ci, un autre jeune homme de 66 ans joue le sien : Juan Carlos Copes. Il a eu 80 ans le 31 mai dernier et danse encore, plus qu’honorablement à en croire Youtube. Le film est prétexte à donner divers aperçus du tango des enfants jusqu’au 3ème âge, des anciens aux ultra-modernes en passant par les classiques, des gens de la rue aux gens “chics”. Le mélange est remarquable en ce sens qu’il permet à chacun de savourer selon ses préférences ou attirances.

Une mention spéciale pour la musique de Lalo Shifrin. Une pépite : Flores del alma, une valse chantée à deux voix et piano. La CD est aussi disponible dans le réseau : Centre Ville - Kateb Yacine (Grand Place) & Saint Bruno.
Dans les deux cas, il nous est donné un éventail du tango argentin. Dans les deux cas, deux maestros nous transmettent un message d’éternelle jeunesse. Dans les deux cas, nous autres européens du vieux continent avons un tout petit aperçu d’une véritable culture, celle du tango argentin. A consommer sans modération …

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-jerome.jpgJérôme: Merci Rémy de nous faire partager tes coups de cœur musicaux, on n’avait pas tellement parlé de tango sur bmol, c’est réparé! Beaucoup de documents des bibliothèques mis en avant… tu devient clairement le chouchou des bibliothécaires impartiaux!

jury-emeline.jpgÉmeline : En commençant à lire ton article, je pensais que tu allais nous parler du clavecin et tout d’un coup tu nous emporte de l’autre côté de l’atlantique. Sympa le voyage, merci pour ce panorama et en plus tu rattaches tout à des documents des bibliothèques de Grenoble : malin!

jury-anne.jpgAnne : Bon, évidemment je me suis dit “chouette, enfin quelqu’un qui pond un article sur le classique”, et non ! Dommage, mais l’article est bien alors je m’incline, sauf pour la phrase finale “à consommer sans modération”. Je pense avoir lu cette phrase à peu près 2783 fois dans la presse. Bon d’accord Bmol n’est pas la presse !

jury-julien.jpgJulien :

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par Remi


Avril en musique!

Musique en bibliothèque | 15 avril 2011

Retour en image sur les 4 concerts qui se sont tenus à la bibliothèque Kateb Yacine en avril 2011.


Voir le site d’Nguyen Lê
Voir le site de Little Fuss
Voir le site d’aLamanon

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par Emeline


CHAGALL EN MUSIQUE

Musique en bibliothèque | 21 février 2011

Où comment les élèves du Conservatoire peuvent décidément relever tous les défis!

Dans la perspective de l’expo Chagall qui sera présentée à partir de Mars au Musée de Grenoble, les étudiants des classes de chant et d’accompagnement du CRR nous ont proposé un concert-lecture autour de mélodies et petits ensembles de Stravonski, Ravel et Chostakovitch.


CHAGALL EN MUSIQUE

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par Emeline


LE PIANO A 4 MAINS EN 4 MINUTES

Nos Vidéos | 17 janvier 2011

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A quatre mains vraiment?

Entrez dans l’histoire du piano à quatre mains … en quatre minutes : même pas peur !

Où trouver les sonates et pièces pour piano à quatre mains de Mozart ?

Où trouver les danses et valses de Brahms?

Où trouver la Belle excentrique de Satie?

Où trouver les impromptus de Schumann?

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par Anne


ROMANTISCHE SENHSUCHT

Musique en bibliothèque | 16 janvier 2011

Les élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble ont encore frappé avec leur nouveau concert-Lecture réalisé par François Zecconi.

Lieder, duos et quatuors de Brahms, Mendelssohn, Schubert & Schumann, le tout interprété par des élèves toujours plus talentueux et motivés. Bien que ce concert ai eu lieu le 15 Janvier, la température est montée d’un cran dans l’auditorium de la bibliothèque Kateb Yacine!

Prochain concert lecture le samedi 12 et vendredi 18 février : Chagall en musique!


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par Bmol


NOEL EN DECEMBRE…

A découvrir | 6 décembre 2010

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Comme chaque année à la même époque, voici venir Noël, avec ses boules, son Tino Rossi, sa douce et sainte nuit…

Alors si vous êtes un peu las d’entendre “Petit papa Noël” en boucle, et que vous avez envie de sonoriser votre réveillon de façon un peu moins conventionnelle, voici quelques propositions puisées dans les fonds des bibliothèques :

# Si vous avez le swing dans le sang :

Carla’s Christmas carols, de Carla Bley, grande dame de l’arrangement, avec Steve Swallow et un quintette de cuivres (où vous trouverez entre autre une version jazzy de “O Tannenbaum”)

Ella wishes you a swinging Christmas, d‘Ella Fitzgerald, enregistré en 1959 et 1960, avec grand orchestre et choristes : génial pour esquisser quelques pas de danse pour se mettre en appétit

Golden Gate Quartet chante Noël, qui contient la version la plus gospel de “Silent night” (Douce nuit), à se garder pour la fin, histoire de ne pas s’endormir avant la bûche

# Si vous avez le blues :

B.B. King : A Christmas celebration of hope, album qui commence par “Please come home for Christmas” et se poursuit par “Lonesome Christmas”, mal parti pour l’ambiance… heureusement, un peu plus loin on trouve “Merry Chritmas baby” et “Christmas love”…ouf, tout n’est pas si noir!

# Si vous avez le rythme dans la peau :

Elvis Presley : Elvis sings The wonderful world of Christmas, et Elvis’ Christmas album,  ou le rebelle du rock confit dans le sucre

Brian Setzer Orchestra : Boogie woogie Christmas : un peu plus musclé! (Jingle bells en boogie : impeccable pour faire glisser le foie gras !)

# Si vous passez Noël à la plage :

Les Beach Boys, évidemment, avec leur album Ultimate Christmasà écouter allongé sur la planche de surf

# Si vous voulez malgré tout rester consensuel, et ne pas vous mettre mal avec votre beau-frère qui pense que le rock est obscène et que le jazz est la musique du diable, vous pouvez puiser dans les oratorios de Noël de Bach, Charpentier, Telemann ou Corelli, entre autres compositeurs : là, vous avez l’embarras du choix.

Plus contemporain - donc moins consensuel - mais tout de même de saison, et magnifique : Twenty polish Christmas carols, de Witold Lutoslawski : une œuvre pour soprano, chœur de femmes et orchestre

# Si vous voulez rester classique, mais laïc et instrumental, la Petite musique de nuit de Mozart est parfaite, ou bien son Concerto pour clarinette : mais là, attention, vos convives risquent de rester la fourchette en l’air et de laisser refroidir la dinde aux marrons tellement c’est beau !

# et si vraiment Noël vous colle des boutons et que vous avez l’esprit un brin frondeur, reculez de quelques cases sur Bmol, et reportez-vous à l’article d’Emeline intitulé “Musique et film d’horreur”

Voilà, si vous ne trouvez pas votre bonheur ici, n’hésitez pas à faire appel à vos discothécaires préféré(e)s…

PS : j’aurai bien aimé vous proposer un peu de reggae, pour la détente avant ou après cette longue soirée, mais Noël n’est pas inscrit dans le calendrier rastafari; par contre, rien ne vous empêche de glisser le dernier album de Tiken Jah Fakoli, African revolution, dans les souliers de votre petit neveu de 17 ans (celui qui aimerait bien se faire des dreads, mais dont les parents trouvent que ça fait mauvais genre et nid à poussière) : le contenu après tout n’est pas si loin de l’esprit de Noël : rêve de fraternité et de justice !

et au fait,…JOYEUX NOËL !!!

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par Martine


FEUILLE DE ROUTE, CONCERT-LECTURE A KATEB YACINE

Musique en bibliothèque | 8 mars 2010

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Un avant goût du Printemps du Livre de Grenoble avec ce concert-lecture sur le thème de l’aventure!

s5001752.JPGLes élèves des classes de chant et d’accompagnement du Conservatoire de Grenoble vous ont mitonné un concert à base de chants et de choeurs de Villa-lobos et de compositeurs Américains, autour de textes de Lévi-Strauss mis en regard de paroles indiennes.
Bravo à ces aventurières qui ont su méduser leur public pendant une heure!
A bientôt à la bibliothèque pour de nouvelles aventures!


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par Emeline


LE LABEL HARMONIA MUNDI EST EN DEUIL

A découvrir | 2 mars 2010

Bernard Coutaz créateur du label Harmonia Mundi est mort ce week end, et si quelqu’un mérite un “hommage” de nos professions c’est bien cette forte personnalité du monde de la musique enregistrée.

Dans les années 1970-1980 malgré un emploi du temps déjà chargé par la gestion d’une maison d’édition à la pointe des redécouvertes musicales : (King Arthur d’Henry Purcell sous la direction d’Alfred Deller, vendu à 220 000 exemplaires !, l’exhumation de l’oeuvre de Marc-Antoine Charpentier par Les Arts Florissants de William Christie), il n’hésitait pas à venir porter la bonne parole dans les sessions de formation musique organisées par notre ancienne collègue Sylviane Lange.
Et certains de ceux qui étaient alors des discothécaires ont pu apprécier sa truculence et sa franchise au service d’un engagement pour la diffusion de la musique de qualité.
La politique éditoriale d’Harmonia Mundi s’est poursuivie au fil du temps avec la même exigence de qualité tant au niveau musical que dans la présentation des documents. Sans aucune démagogie cet éditeur non seulement maintient mais augmente son chiffre d’affaires (eh oui c’est aussi une entreprise commerciale !!) dans cette période où la plupart des majors crient au secours.

Il aurait été bien intéressant d’avoir l’avis de ce monsieur de 86 ans sur nos grands serpents de mer actuels (disparition du CD, dématérialisation de la musique etc…) mais il a tiré son chapeau et le monde en est peut être un peu moins harmonieux.

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par Marie H.


SCHUBERT, Lieder pour violoncelle & piano

Album de la semaine | 9 février 2010

Marie : On se fait quelques lieder de Schubert ?

Anne : OK, j’arrive !

Pierre-Yves : Heu, ben moi j’ai des courses à faire….

Dans le genre « chanson inavouable », moi j’adore les formules à faire hurler les puristes : les remix, les mélanges des genres, les hommages à , les plagiats délirants, les transcriptions et retranscriptions intempestives…

En voici une qui ne pourra pas vous laisser indifférent : des Lieder (des chants, donc) de Franz Schubert transcrits et interprétés par Alexis Descharmes au violoncelle et Sébastien Vichard au piano.

Schubert a écrit un nombre impressionnant de Lieder, de pièces pour piano à deux ou quatre mains, de pièces pour musique de chambre (trios, quatuors, octuor !) et paradoxalement peu de duos pour violoncelle et piano. Même sa célèbre sonate “Arpeggione” était prévue pour cet instrument là : l’ arpeggione, sorte de mix entre le violoncelle, la guitare et la viole de gambe. Tombé dans l’oubli, cet instrument fut vite remplacé par le violoncelle, que Schubert par ailleurs adorait.

Mais revenons à nos deux compères cités plus haut : élus « diapason d’or » en 2007 pour leur cd l’ « Œuvre pour violoncelle ” de Franz Liszt chez le même éditeur, ces deux jeunes trentenaires ont le talent vissé au corps : ils ont choisi quelques tubes Schubertiens comme An die Musik, Der Tod und das Mädchen (La jeune fille et la mort), Die Forelle (La truite) et leur donnent un vibrato sans paroles absolument convaincant.

Parions que cette version là n’aurait pas déplu à Schubert, d’autant qu’on dit toujours que le violoncelle est l’instrument le plus proche de la voix humaine : même si les lendemains de fête sont déjà loin, laissez vous bercer par le romantisme de ce bon vieux Franz, good vibrations…

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par Anne


CONCERT DE VILLA-LOBOS !

Musique en bibliothèque | 9 novembre 2009

Heitor Villa-Lobos

Nous avons pu à nouveau samedi apprécier la prestation de nos grands élèves chanteurs et accompagnateurs du conservatoire dans un spectacle intitulé “Musical in live”. Intégré dans la programmation du festival Cinéphilies, car le thème de celui-ci était cette année la comédie musicale, ce spectacle fut jubilatoire : chants, textes, chorégraphies, costumes et ambiance américaine, tout y était !



Vous pourrez  à nouveau ressentir les frissons de ces voix qui retentissent à 50cm de vous, cette fois dans un programme Villa-Lobos, compositeur brésilien dont c’est le cinquantenaire de la mort cette année.

Bibliothèque Kateb Yacine, samedi 14 novembre à 16h, entrée gratuite.


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par Anne


UNE ÉGLISE, VOUS AURIEZ ?

A découvrir | 30 septembre 2009

Vous faites partie de ces gens qui ne croient plus en Dieu depuis leur communion solennelle (celle où on se déguisait en mariée, trop bien !). Cependant, il ne vous déplairait pas de pouvoir louer une église pour un mariage, un baptême, un enterrement, sans curé de préférence; sans textes imposés par lui serait encore mieux  (ceux-ci, malgré leur ancestrale valeur, vous paraissent écrits dans une langue étrangère, ou alors leur sens profond est trop bien caché). Là, vous feriez trembler les vitraux au son des Queen, de Supertramp, de Jonasz ou de Brel (qui a dit : “que des vieux ringards” ?).

Mais voilà, ce n’est pas toujours possible : les curés ne sont pas encore tous modernistes, il faut dire que leur haut responsable, lui……… Alors, pour ne pas gâcher la cérémonie, et tenter de vous faire vibrer quand même, voici une sélection de musiques dites “religieuses” : si tout ça vous laisse froid et sans émotion, alors louez sans regret une salle des fêtes et collez du papier de couleur sur les fenêtres, peu importe le flacon…

MOZART : Laudate dominum, beatus vir, dans les Vêpres solennelles pour un confesseur

MOZART :  Hostias, Domine Jesu, Lacrimosa, dans le Requiem

FAURÉ : Libera me, Agnus Dei, Pie Jesu, Kyrie, dans le Requiem, et le Cantique de Jean Racine

SCHUBERT : Evensong, Die Nacht, dans Songs for male chorus

MENDELSSOHN : Vespergesang op 121 et Geistliches lied, dans Oeuvres sacrées

VIVALDI : Quis est homo et Fac ut ardeat, dans le Stabat Mater

VIVALDI : Beatus Vir, dans le Nisi Dominus

Tout cela pour, disons, un certain recueillement. Voici d’autres sélections teintées plutôt de majesté ou d’allégresse :

ELGAR : Pomp and circumstance, marche en ré majeur op 39 no 1

POULENC : no 14, dans Aubade

BACH : Concerto pour 3 clavecins BWV 1064 en do majeur, dans L’intégrale des concertos pour clavecins

SCHUMANN : Adagio et Allegro op 70

BEETHOVEN : Symphonie no 7

Ceci dit, j’ai vu des églises où l’on applaudit, d’autres où les enfants mangent des biscuits au pied de l’autel, ou des sorties en débâcle sur un air de Michel Sardou. Tout est possible donc, cette liste n’étant que subjectivement indicative. Si vous avez testé d’autres musiques elles agrémenteront forcément ce dossier, et nous aurons de quoi répondre à nos adhérents stressés par leur future cérémonie…

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par Anne


IKO, “Private domain”

Album de la semaine | 27 juillet 2009

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Les puristes vont sans doute hurler au sacrilège…

…les autres pourront se laisser tenter par cet “ovni” musical qui a engendré une création inédite au Festival de Bourges ; un concert/spectacle dans la cathédrale de la ville avec musiciens/chœurs classiques et artistes d’électro (Emilie Simon, Murcof, Para One, Marc Collin).

L’idée de base est simple : revisiter des grandes œuvres du passé à l’ère du numérique en synthétisant l’art vocal d’hier et d’aujourd’hui pour les faire (re)découvrir à toute une génération plus accoutumée aux beats, breaks et autres boucles de musique actuelle qu’aux pulsations, pleins et déliés de Purcell, Bach ou Monteverdi (entre-autres).
La formule n’est pas spécialement nouvelle, Klaus Nomi, pour n’ en citer qu’un, l’avait déjà exploitée avec succès et talent. Le résultat est ici très différent mais tout aussi réussi grâce aux mélanges des collaborations et richesses des univers réunis.

Je vous invite donc très fortement à écouter, religieusement ou pas, cet album !

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par Agnes

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