6 mai 2009

Oh ! Gaby ! (Ou pourquoi j’aime GABRIEL FAURÉ)

Classé dans : Via Musique

Des visages comme celui-là, on aimerait en croiser plus souvent : un beau grand-père au regard bienveillant, serein, ouvert… Son œuvre est à l’image de cette harmonie intérieure, elle sonne toute en sensibilité et subtilité.

Cette œuvre, vous l’avez forcément entendue sans le savoir, elle est souvent utilisée dans les musiques de film : récemment dans La vie moderne de Depardon : Elégie, pour violoncelle et piano, ou encore dans Copy cat de Jon Amiel : Requiem op. 48.

Il fut le professeur de Maurice Ravel, l’élève de Camille Saint-Saens. Comme Beethoven, il commence à avoir des troubles auditifs à l’âge de 53 ans et doit prendre sa retraite avant l’heure…Moins célèbre que Debussy et Ravel certes, mais talentueux : grâce, élégance et originalité ressortent de ces créations de toute beauté. Si vous voulez revigorer en vous le dicton “la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie“, préparez-vous un bon fauteuil, du chocolat, une bière blanche, et branchez ce Gaby-là dans vos oreilles. Une vraie douceur, un vrai Gaby le magnifique.
Découvrez donc :

la-bonne-chanson.jpgLa Bonne chanson, op. 61 ;Vingt mélodies : Deuxième recueil [etc.] / GABRIEL FAURÉ (Musique et Associés, 2008)

oeuvre-pour-violoncelle-et-piano.jpgL’oeuvre pour violoncelle et piano / GABRIEL FAURÉ (Harmonia Mundi, 2007)

requiem-op46.jpegRequiem op. 48 ;Cantique de Jean Racine op.11 [etc.] / GABRIEL FAURÉ (Decca, 1991)

Mots-clés :

17 mars 2009

Concert-lecture à la bibliothèque Kateb Yacine

Classé dans : Musique en bibliothèque

Destination vide

Les élèves-chanteurs, qui nous enchantent régulièrement dans l’auditorium de la bibliothèque Kateb Yacine depuis maintenant deux ans, reviennent ce mois-ci pour deux prestations, accompagnés au piano par les élèves accompagnateurs comme d’habitude :

le vendredi 20 mars à 12h30

et le samedi 28 mars à 16h30

Cette fois ils ont conçu un hommage à Kateb Yacine justement, dont c’est l’année double-anniversaire (1929-1989), après avoir étudié les écrits et l’esprit de son œuvre, et décidé des extraits musicaux qui les accompagneront. (programme distribué sur place). Ce concert-lecture autour du dramaturge et poète algérien s’inscrit également dans le thème du printemps du livre 2009, “Graines de rebelles“, thème qui lui aurait bien plu….Rendez-vous donc à la bibliothèque pour un spectacle inédit, riche, et gratuit !

Mots-clés : ,

4 mars 2009

Une “Folle journée” à Grenoble ?

Classé dans : Musique à Grenoble

Comme tous les printemps Musée en Musique propose aux jeunes musiciens interprètes du répertoire classique de se produire à l’auditorium du Musée dans des conditions dignes de leurs talents.
Ainsi entre 17 h et 23 h, 5 concerts se succèdent dans une ambiance mini “Folle Journée” fort sympathique.

raphael-macler.jpgCette année dès le premier concert cette ambiance festive est confirmée par Raphaël Macler (sur la photo ci-contre), élève au département “musiques actuelles” du Conservatoire de Grenoble, qui n’a pas craint de faire raper Haydn !!! Les mélodies qu’il utilise seront ensuite chantées traditionnellement par Marion Tassou accompagnée au piano par Thomas Costille. Puis se succéderont le Quatuor K. lauréat du Concours international de musique de chambre de Lyon, Emile Bernard, dans des pièces pour violoncelle seul, enfin, Louis Arques, clarinette et Maxime Lebugle, piano dans un choix de musique française qui termineront la soirée

Un très bon moment en perspective et une occasion de découvrir les “Victoires de la Musique” de demain ou après-demain.

Samedi 21 Mars de 17h à 23h au Musée de Grenoble

Mots-clés : , ,

12 janvier 2009

Albums de la semaine #63 : Manuscrit van Soldt + Stefano Landi

Classé dans : Album de la semaine

Quand s’annonce un CD du label Alpha, j’éprouve toujours un petit frisson de joie particulier. Leurs deux collections, que je surnomme “la blanche” et “la noire”- d’après la couleur de leur jaquette - comptent de véritables trésors, souvent lien entre musique “populaire” et musique “savante”, bien loin de tout “cross-over” *. Leur dernière parution, le Manuscrit Suzanne van Soldt est, une fois encore, à la hauteur de mon attente.

Le titre est intrigant : “manuscrit” relève davantage de la littérature que de la musique. En fait, il s’agit d’un cahier ou “livre de clavier”, laissé par une certaine Susanne Van Soldt, jeune flamande qui, à l’âge de seize ans, a adapté les “tubes” de son époque et les a transcrits pour clavecin ou virginal afin de les jouer dans le cadre familial. L’ensemble LES WITCHES (Les Sorcières) s’est rappelé les longues soirées où, dans les familles, chacun  se joignait au clavier, muni de son instrument propre et interprétait indifféremment danses, chansons profanes et spirituelles faisant partie du patrimoine commun.
Les instruments qui accompagnent ici le virginal sont probablement ceux que l’on voit représentés dans les festins, noces et kermesses de Brueghel, contemporain de notre Susanne : viole de gambe, luth, guiterne, cornemuse, cistre, ou encore rommelpot, tambour à friction typiquement flamand.
En résumé, ce disque, c’est tout cela : des couleurs sonores particulières, des airs limpides et majestueux, qui nous trottent encore dans la tête après l’écoute, et une invitation au voyage dans la Flandre de la fin du XVIème siècle…

*Pour Noëlle : la définition de Wikipédia : “Dans le contexte musical, le cross-over ou chiasmatypie signifie croisement ou enjambement entre un style de musique et un autre; c’est la pratique courante de la world music“.

Où trouver ce document?

Descendons un peu vers le Sud, dans la Rome du début du XVIIème siècle pour trouver, toujours chez Alpha, mais dans la “collection noire” cette fois, mon préféré, mon tube, un des disques que j’emporterais sur une île déserte ! D’une beauté à couper le souffle ! On est accroché, dès l’entrée, par un air anonyme  : “Homo fugit velut sombra”,” l’homme fuit tel une ombre”, “passacaille de la vie”, qui donne son titre à l’album. Son refrain obsédant : “bisogna morire”, “il faut bien mourir”, est chanté - avec quelle intensité dramatique !- par Marco Beasley, irrésistible ténor à la voix suave. L’oreille va de surprise en enchantement à mesure que les arie, passacailles, villanelles, composées par Stefano Landi, se succèdent.

Chanteurs et musiciens de l’Arpeggiata  nous transportent dans un monde de douceur et d’harmonie, par leurs voix, bien sûr, mais aussi grâce aux  cordes d’une variété de timbres inouïe : harpe baroque, théorbe, luth, viole de gambe, lirone… qu’accentue l’acidité du cornet. Vous ne pourrez plus vous en passer !

Homo fugit velut sombra / STEFANO LANDI, ensemble vocal et instrumental L’Arpeggiata (Alpha, 2002)

Pour écouter :

http://www.myspace.com/larpeggiatachristinapluhar

Mots-clés :

16 décembre 2008

MUSIQUE EN TOUT LIEU, MÉLANGE HEUREUX…

Classé dans : Via Musique

Voici trois disques pas tout récents que j’ai redécouverts au hasard des retours à la banque de prêt, qui vous sortent des sentiers battus, avec une réelle audace : c’est HUGUES DE COURSON, compositeur et arrangeur, ancien compère du groupe folk “Malicorne”, compositeur pour les chorégraphies de Philippe Découflé qui les signe, et déclenchera à l’époque l’ enthousiasme ou la critique…

En 1994, avec Pierre Akendengué il publie “Lambarena : Bach to Africa”, joyeux mélange de Jean-Sébastien et de musique africaine, qui, nous devons l’admettre, présentent de belles similitudes.

En 1997, aidé de Ahmed el Maghraby, il conçoit Mozart l’ Égyptien” : pourquoi ce mélange ? D’abord, Mozart aimait l’Égypte, il s’en est plus d’une fois inspiré ; ensuite les Égyptiens aiment Mozart, et les deux concepteurs de ce projet ont su allier la finesse et le charme de ces deux styles.

En 2001, c’est “O’stravaganza”, un disque qui, comme son nom l’indique, s’inspire de Vivaldi et des musiques celtiques d’Irlande. Déjà, au 18e siècle, le musicien O’ Carolan rencontra le compositeur baroque Geminiani, qui lui fit connaître Vivaldi : là encore, le mariage de ces deux courants ne laisse pas indifférent, et la ressemblance peut même être confondante.

O'stravaganza
Musiques ethniques, musiques classiques, et déclinaisons variées autour et au cœur de ces deux styles : voilà de quoi enchanter vos oreilles pour patienter devant les congères sur les routes de l’hiver.

Que les puristes n’hésitent pas à nous incendier au bas de cet article, le débat reste ouvert !

 

Mozart l’ Égyptien / HUGUES DE COURSONvoirlanotice.jpeg

O’stravaganza / HUGUES DE COURSONvoirlanotice.jpeg

Mots-clés : ,

8 décembre 2008

MESSIAEN, retour sur le concert

Classé dans : Musique en bibliothèque


Vous n’écoutez pas Messiaen le soir à la veillée ? Donc vous n’êtes pas venus au concert-lecture de nos jeunes chanteuses samedi dernier ? Eh bien vous avez eu tort…Ces jeunes talentueuses sont capables de faire aimer Messiaen, Marti, Jolivet et autres compositeurs de “musique contemporaine” à un amateur de chasse à cour !

Malgré un répertoire difficile, elles ont rempli la salle et suscité l’enthousiasme général. Nous avons eu en plus la chance d’ entendre Laurence Garcin au piano comme accompagnatrice, qui a vraiment mis en valeur la richesse de ces compositions.

On n’a pas tous les jours l’occasion d’entendre des œuvres dites “difficiles”, dans un cadre intimiste, avec des interprètes qui circulent dans le public, rendant la prestation totalement émouvante : une fois de plus s’est concrétisée notre idée que la musique vivante ouverte et gratuite est un des atouts des bibliothèques.


Les éleves du Conservatoire - Bibliothèque kateb Yacine 29/11/2008

Mots-clés : ,

24 novembre 2008

MENDELSSOHN interprété par CHAMAYOU

Classé dans : Album de la semaine

Vous en avez assez d’entendre les tubes du classique en musique de fond, de films, de fêtes et autres cérémonies ? Assez de la “Lettre à Élise” en sonnerie de portable, de ces deux mesures de Vivaldi qui tournent en boucle en attendant votre correspondant ?

Alors installez-vous confortablement en sirotant votre boisson favorite avant de filer sous la couette, et écoutez le jeune Bertrand Chamayou : son interprétation de quelques “Romances sans paroles” et autres pièces non rabâchées de Mendelssohn vous transportera dans un doux bien-être. Limpide, ciselé, joyeux, romantique, ce disque est un pur joyau de piano solo. La relève des Michelangeli, Rubinstein et autre Samson François est peut-être bien assurée…

Où trouver ce document ?

Mots-clés :

3 novembre 2008

CONCERT A LA BIBLIOTHÈQUE KATEB YACINE

Classé dans : Musique en bibliothèque

Les élèves chanteurs et accompagnateurs du Conservatoire, désormais bien rôdés pour leurs concerts-lecture à la bibliothèque Kateb Yacine, reviennent nous réconforter de ce monde de brutes le samedi 8 novembre à 16h30, et ceci gratuitement pour vous évidemment.


Le concert du 28 mars 2008 à Kateb Yacine
 

Cette fois c’est un hommage à Olivier Messiaen qu’elles nous proposent - eh oui, ce sera une prestation exclusivement féminine. Pourquoi Messiaen ? Car nous célébrons cette année le centenaire de sa naissance, et qu’il a séjourné au bord des lacs de Laffrey et est inhumé à Petichet

Vous trouverez le programme de l’ensemble des manifestations autour de cet événement dans un dépliant spécifique distribué un peu partout dans la région et bien sûr dans nos bibliothèques. Vous pourrez également vous reporter à nos précédents articles sur Bmol !

Pour l’heure, voici bientôt en live une belle sélection de poèmes, de mélodies émouvantes, le tout interprété par Marie Albert, Delphine Gravoueille, Agnès Haond, Clara Lévy, Marine Margot, Juliette Moncada, Anne Varin, Sylvie Ducas, Claire Lapalu. Avec la participation de Laurence Garcin au piano, dont nous connaissons tous le grand talent (écoutez son cd des impromptus de Schubert…)

Impromptus op.90 et 142 / FRANZ SCHUBERT

Mots-clés : ,

30 septembre 2008

Le Metropolitan Opera à Grenoble !!!

Classé dans : Musique à Grenoble

Dans un désir bien légitime d’élargir son public et de le démocratiser, le Metropolitan Opera de New York propose depuis deux ans des retransmissions EN DIRECT de représentations de sa saison dans des cinémas. Cela s’est d’abord fait aux Etats-Unis puis, grâce au satellite, dans le monde entier. En France une dizaine de villes proposaient ces diffusions l’année dernière et cette année, heureux mortels dauphinois, Grenoble en fera partie. C’est à l’association “Musée en Musique” que l’on doit cette opportunité exceptionnelle d’assister en direct à une représentation d’une des plus importantes maison d’opéras du monde.
L’aventure commence dès le 11 octobre avec “Salomé” de Richard Strauss et Karita Matila dans le rôle titre. Donc en plus d’assister à un moment musical de très haute qualité, si jamais cette grande soprano se tord la cheville dans la danse des sept voiles ce jour là (un accident est si vite arrivé !!) vous pourrez dire j’y étais.
La suite est aussi engageante :  le samedi 7 février, on retrouvera Anna Netrebko (de retour de congé de maternité ) et Rolando Villazon dans “Lucia de Lammermoor” et on se réjouit à l’avance de mêler nos applaudissements à ceux de deux à trois mille new-yorkais en délire pour le contre ut du ténor mexicain. Dans la dernière représentation, “Madame Butterfly”, le 7 mars, nous pourrons pleurer en direct avec nos amis américains et si la conjonction des astres est favorable pourquoi ne pas imaginer qu’un de ces trois soirs on puisse apercevoir Woody Allen se glisser dans sa loge du premier balcon.
Voilà donc, quelques bonnes raisons musicales et autres, de prendre contact avec Musée en Musique pour tous renseignement pratiques.

Mots-clés :

19 août 2008

Festival BERLIOZ à la Côte Saint André, du 19 Août au 1er Septembre.

Classé dans : Musique à Grenoble

L’âme Slave, c’est ainsi que s’intitule la 15ème édition du festival Berlioz. Quel rapport avec le dit personnage ? Ses nombreux séjours en Russie et notamment à Moscou et Saint-Petersbourg. Des séjours salvateurs qui lui permirent de faire apprécier son talent à sa juste valeur, alors que sa musique était discutée en France.

Cette année le festival propose une confrontation originale entre quatre compositions majeures de Berlioz, Le Requiem, La damnation de Faust, Harold en Italie et Les Nuits d’été qui répondront à des œuvres magistrales de la musique russe : La Grande Pâque russe de Rimski-Korsakov, la 9eme Symphonie de Dvorak… Ces œuvres seront jouées dans la cour du château de Louis XI (une meilleure protection des gradins contre les intempéries a été prévue). Cette confrontation a pour but de soulever les similitudes entre l’œuvre de Berlioz et son influence sur la musique russe.

Petite originalité, cette année le festival propose des initiations à l’opéra et à l’orchestre ou les enfants et les parents sont cordialement attendus.

Consultez le programme

Festival isérois par excellence, car massivement fréquenté par ceux-ci (90% de la population recensée), le festival Berlioz vous propose une rencontre avec l’œuvre de cet auteur local incontournable, dans un cadre idyllique et à toutes gammes de prix. Vous êtes attendus par les nombreux bénévoles qui composent les équipes du festival, allez vous frotter un peu à la musique classique, on attend vos commentaires !

Retrouvez les œuvres jouées au Festival Berlioz dans les bibliothèques de Grenoble :

Requiem ; Symphonie funèbre et triomphale. Requiem, op.5 / HECTOR BERLIOZVoir la notice

La Damnation de Faust / HECTOR BERLIOZVoir la notice

Harold en Italie ; Ballet music from Les Troyens / HECTOR BERLIOZVoir la notice

Les nuits d’été ; Mélodies / HECTOR BERLIOZVoir la notice

La grande Pâque russe / RIMSKI-KORSAKOVVoir la notice

Symphonie no 9, Du nouveau monde. Ouverture ” Carnaval” op.92 / ANTONIN DVORAKVoir la notice

Mots-clés : , ,

28 juillet 2008

PERCUSSIONS CLAVIERS DE LYON, “Point Bak”

Classé dans : Album de la semaine

Percussions Claviers de Lyon - Point bak

Pas vu à la télé !
Les percussions sont des instruments peu mis à l’honneur en musique classique… Un jour au concert ma fille (petite) me dit : “Le monsieur il a fait des études juste pour taper sur le gong de temps en temps ? “. L’ensemble de cinq compères passionnés qui constituent le groupe « Percussions Claviers de Lyon » nous permet d’entrer dans cet univers méconnu et de l’apprécier à sa juste valeur.
Son leader, Gérard Lecointe, pianiste de jazz de formation puis percussionniste au Conservatoire de Lyon propose des arrangements à partir du Clavecin bien tempéré de J.S.Bach et de “Après masques” et “Nocturnes” de Claude Debussy, qui sont de joyeux clins d’œil jamais entendus sous cette forme …
Vibraphones, marimbas, xylophones, glockenspiels, timbales, cymbales, tam-tam, gong, tout y est, et l’ensemble est détonnant : originalité assurée, gaieté communicative, plaisir de la découverte. Un bon programme pour Juilletistes !

Où trouver ce document ?

Mots-clés :

8 juillet 2008

Un été de festivals…

Classé dans : Musique à Grenoble

Cet été encore vous allez être booké comme un ministre (au moins votre agenda musical).
Lointains, plus proches, éclectiques, gratuits ou payants, faites votre choix parmi les festivals suivants.

on-dirait-le-sud.jpgPop, Rock et Musique du Monde…
Cabaret frappé : THE festival de l’été grenoblois, à ne rater sous aucun prétexte et pour la peine on vous redonne la discographie, et si vous êtes adhérents aux bibliothèques de Grenoble, présentez votre carte et vous aurez des tarifs réduits! Cette année encore festival in et off se mêleront gaiement. Mon Top 3 des inratables : Mango Gadzi + Barbatuquès (21/07), Coming soon + Tunng + Cocoon (24/07) et Djemdi + Max Roméo (31/07).
On dirait le Sud : LA soirée gratuite au théâtre des Saintes-Maries d’En Bas, un pur moment de plaisir (sans la pluie c’est encore mieux).
Les nuits de Fourvière : On sort exceptionnellement du département et je vous laisse regarder par vous-même cette programmation époustouflante (théâtre, musique, danse et cinéma) qui laisse rêveur…

 

jazz-a-vienne.jpgJazz…
Jazz à Vienne :
le top du festival de jazz, dans le théâtre antique de la ville de Vienne. Un festival off (concerts gratuits dans les bars et restos la ville) quasiment tous les soirs met ce festival à la portée de toutes les bourses et de toutes les oreilles (Jazz, Free Jazz, Blues, Soul …).
Crest Jazz Festival : On ressort encore du département puisque ce festival se déroule dans la Drôme mais sa programmation est tellement ambitieuse (Rabih Abou-Khalil, Les doigts de l’homme, Emir Kusturica) qu’on ne pouvait passer à côté.
Jazz au Parc : le 28 Août, soirée jazz gratuite au Parc Paul Mistral dans le cadre des animations d’été (avec la collaboration du Grenoble Jazz Festival).

Chanson française…
21è rencontres Brel : On reprend le même (Jacques Brel) et on recommence. La 21ème édition des rencontres à Saint Pierre de Chartreuse remet la chanson à l’honneur (Brigitte Fontaine, Agnès Bihl, Thomas Dutronc ou encore Imbert Imbert … ça fait du beau monde!). Concerts payants sous le chapiteau et concerts gratuits à la guinguette et sur la scène découverte.

Musique Classique…
musique-en-gresivaudan.jpg7 concerts classiques gratuits d’été : 7 concerts de musique classique dans les quartiers de Grenoble, un belle initiative à aller soutenir.
Nocturnes au musée de l’ancien évêché : Du 1er juillet au 31 août, allez flâner gratuitement le vendredi soir au musée de l’ancien évêché. Cette année la musique classique se délocalise et ça lui va bien!
Festival des musiques sacrées : Déjà il faut y aller rien que pour le cadre, Saint Antoine l’Abbaye c’est juste magnifique, et ce festival propose l’astucieux système du concert à la participation financière libre, si on y rajoute des spectacles de qualité (orgue et chant à l’honneur) ça fait 3 raisons de ne pas le rater.
Musique en Grésivaudan : Profitez de la dernière semaine de ce festival, il vous reste à savourer la soirée Haydn dans l’église de Bernin et la soirée Brahms dans celle d’Allevard.

 

Cette liste n’est pas exhaustive et j’aurai sûrement oublié quelques festivals locaux, alors n’hésitez pas à faire des corrections et à nous faire part de vos expériences de concerts.
Bon été musical à tous!

Mots-clés : , , , , ,

27 mai 2008

J.S.BACH, “Sonatas” (Viktoria Mullova & Ottavio Dantone)

Classé dans : Album de la semaine

La musique baroque n’est pas votre tasse de thé ? Méfiance, parions qu’une bonne pub ou une musique de film l’utilisant vous a charmé un jour et vous ferait changer d’avis ! Qui n’a pas aimé la “Sarabande” de Haendel dans Barry Lindon, le prélude de Bach “La tourneuse de pages”, sa toccata dans le film “De battre mon cœur s’est arrêté” ?

Ces sonates pour violon et clavecin composées entre 1717 et 1723 innovaient à leur époque : le clavecin est soudain utilisé comme instrument à part entière et plus seulement comme basse continue. De plus, les compositeurs adaptaient leurs œuvres pour d’autres instruments et les interprètes avaient libre choix des instruments. Ainsi les sonates 1021 et 529 sont jouées avec orgue, viole de gambe et luth comme basse continue, ce qui donne une variété de timbres extraordinaire. Sans parler de l’improvisation, qui était possible, mais s’appelait plutôt ornementation…

Leur unité harmonique, rythmique et mélodique impressionne, une véritable illustration du savoir composer, et ce qui s’en dégage invite à la sérénité. Ajoutez à cela le jeu limpide et fin des jeunes Viktoria Mullova au violon et Ottavio Dantone au clavecin et le charme est total…

Des enquêtes révèlent que la musique classique est de plus en plus écoutée en vieillissant : peut-être ferez-vous un jour partie de ceux qu’elle apaise et tonifie ?

Sonatas / Jean-Sébastien BACH (Onyx, 2007)

Mots-clés :

8 avril 2008

Olivier Messiaen, ornithologue-rythmicien et… dauphinois (1908-92)

Classé dans : Via Musique

S’il avait été aussi solide qu’un poilu de la Grande Guerre, Messiaen aurait fêté ses 100 ans cette année. C’est justement pendant cette période, en 1914 exactement que la famille Messiaen séjourne pour la 1ère fois à Grenoble. C’est peut-être ce souvenir qui inspirera à Olivier sa passion pour notre région qu’il concrétise dès 1935 en s’installant tous les étés à Petichet dans une maison qui surplombe le lac. Et c’est là qu’il a souhaité reposer sous un oiseau de marbre dans le très paisible petit cimetierre entourant l’église. Cet anniversaire passe relativement inaperçu, les médias étant fort occupés à faire encore monter les ventes de Monsieur Herbert von K. qui lui aussi aurait eu 100 ans mais est largement mieux placé dans les Top 50 du classique bizness.

L’œuvre musicale de Messiaen n’est donc plus très “branchée” et il faut bien reconnaître qu’il est effectivement difficile de l’utiliser comme fond sonore pour le réveillon de Nouvel An ou comme sonnerie de portable. Il s’agit d’une musique savante très construite mais dont une grande partie est accessible même sans connaître les codes de composition. C’est une musique de glorification qui exalte sa foi chrétienne et exprime souvent avec une simplicité touchante son admiration pour les beautés du monde. Il fait volontiers partager ses certitudes musicales et spirituelles à qui se montre réceptif.

La tombe de l'auteurDans ses grandes œuvres pour orchestre la masse orchestrale très importante n’est jamais pesante et il ne lésine pas sur les percussions et les cuivres : Turangalila, Des canons aux étoiles

Mots-clés :

Discographie Olivier Messiaen en 9 CD et 1 DVD

Classé dans : Musique à Grenoble

Pas facile de sélectionner 10 disques et DVD parmi une telle production - 100 œuvres, dont certaines comportent des effectifs et des durées peu ordinaires. Voici toutefois une modeste proposition pour entrer dans l’univers musical de ce compositeur singulier.

Quatuor pour la fin des temps (Adda, 1989)Voir la notice

Comme première approche, sans hésitation - elle a été la mienne -, une œuvre poignante, un solo de clarinette qui chante à la fois “l’abîme” (la guerre ?) et l’espoir (était-ce celui de Messiaen qui l’a composée et jouée alors qu’il était prisonnier de guerre en Silésie en 1940), et une formidable montée finale vers la lumière du violon (gage de la foi en l’homme du compositeur ?)

Trois petites liturgies ; Cinq rechants (Supraphon, 1991)Voir la notice

Parce que cette œuvre joyeuse - elle a immédiatement été appréciée par le public - permet d’entrer facilement dans l’univers de Messiaen (tant pis pour les critiques professionnels qui l’ont boudée quasi unanimement à sa création)
Même si on n’imagine pas les couleurs vives qu’il “voyait” et traduisait en sons, on est emporté par les voix cristallines et les rythmes hindous irrésistibles.

Des canyons aux étoiles [1971-1974] (CBS, 1988)Voir la notice

Je conseille cette symphonie à celles et à ceux qui partagent avec Messiaen l’amour de la montagne et des grands espaces. Créée pour les célébrations du bicentenaire des Etats-Unis et composée à la suite d’un séjour dans l’Utah, les Américains l’ont tellement appréciée qu’ils ont baptisé un de leurs sommets « Mount Messiaen ». Parmi les instruments, une machine à vent, une à sable, des cuivres chaleureux et un xylorimba produisent un univers étrange. De plus, le solo de cor a emporté (provisoirement) Marie-Hélène dans les étoiles, c’est tout dire…

Turangalila Symphonie (Deutsche Grammophon, 1991)Voir la notice

Il parait que cela veut dire “jeu” en sanscrit. Pour moi, c’est un kaléidoscope traduit en sons inouïs et en rythmes. Un vrai hymne à la joie !

Catalogue d’oiseaux (Accord, 2000)Voir la notice

Particulièrement recommandé aux ornithologues amateurs et à ceux qui n’ont pas le courage de marcher des heures dans la montagne pour entendre chanter le chocard des Alpes. Trêve de plaisanterie, Messiaen a ici transposé en musique les chants d’oiseaux qu’il a commencé à collecter depuis l’âge de 15 ans. Comme il n’était pas un ingrat, c’est à “ses modèles ailés” (et aussi à sa femme la pianiste Yvonne Loriod) qu’il a dédié l’œuvre.

La Nativité du Seigneur (Calliope / Harmonia Mundi, 1986)Voir la notice

Pourquoi précisément cette œuvre pour orgue ? Parce qu’il faut bien être un peu chauvin : elle a été écrite et créée à Grenoble par Messiaen alors âgé de 27 ans. En outre, elle est grandiose ! De ses propres dires, elle a été inspirée par les montagnes toutes proches. Et tenez-vous bien, en plus de toutes ses activités, ce musicien catholique « né croyant » tenait la tribune d’orgue de l’église de La Trinité à Paris tous les dimanches matin ! Des mauvaises langues prétendent que le curé de la paroisse avait demandé à Messiaen de réserver ses improvisations à la dernière messe et de jouer un répertoire plus classique aux deux premières…avant d’être célèbre, bien entendu…

Quatre études de rythme dans Le monde de Messiaen (Musidisc, 2001)Voir la notice

Plutôt pour les inconditionnels car un peu austère. C’est pourtant, aux dires des savants musicologues, les trois minutes de piano de la deuxième étude qui ont bouleversé l’histoire de la musique et ouvert à Boulez, Stockhausen (et bien d’autres) la porte de la musique sérielle…

Hommage à Olivier Messiaen (Montaigne, 1988)Voir la notice

Parce que ce concert a été l’un des temps forts de l’hommage rendu au maître pour son 80e anniversaire, par le monde musical, bien sûr, par son épouse la pianiste Yvonne Loriot et par l’un de ses élèves les plus célèbres, Pierre Boulez.

Saint François d’Assise : scènes franciscaines (Deutsche Grammophon, 1999)Voir la notice

Il fallait bien qu’Olivier Messiaen et Saint François d’Assise se rencontrent au-delà des siècles et des pays. Ils avaient tant à partager ! Voici l’œuvre que j’aimerais tant voir représenter pour ce centenaire : un orchestre de 120 musiciens, un chœur de 150 chanteurs, sans compter les solistes, la synthèse, dit-on, de ses thèmes favoris et de son langage musical. Elle dure 4 heures et demie. Folle entreprise ? Heureusement, il y a un disque !

La liturgie du cristal [DVD] (Idéale audience, 2007)Voir la notice

Plein d’interviews pour le voir et l’entendre en personne, écouter des extraits de ses œuvres, et même assister à un de ses cours au Conservatoire de Paris.

Mots-clés :
Page suivante »

Bmol [Bibliothèques Musicales On Line] - Musique et Bibliothèque
© 2007-2009 Ville de Grenoble