LE MOIS INAVOUABLE #1
LES GUITAR-HEROES VERSION INAVOUABLE !

Pour certains, le concept de guitar-hero est déjà en soi une faute de goût, ouvrant potentiellement la catégorie à un très grand nombre de musiciens. Quoiqu’il y en ait quand même qui avaient (ont) de la classe et qu’on ne peut réduire à leur seul instrument : Jeff Beck, Jimmy Page, David Gilmour ou encore Prince. Mais pour mettre tout le monde d’accord je vous présente ici 3 guitar-heroes inavouables chacun à leur manière. Attention, c’est du lourd !
Au premier rang d’entre eux, à tout seigneur tout honneur, l’inénarrable Yngwie Malmsteen. Venu des froides contrées du nord au début des années 80, ce guitariste prodige suédois à la vélocité inégalée et à la crinière très hair-métal (les amateurs du genre apprécieront) se proposait d’ effectuer la synthèse de la musique classique et du hard-rock à sa manière, c’est-à-dire sur le mode de la vélocité et du baroque, entendu ici dans tous les sens du terme. Le garçon a un peu vieilli et même s’il n’est toujours pas manchot, le caractère vain (et inavouable) de sa musique saute aux oreilles, mettant ainsi un terme aux illusions de ma jeunesse ! A savourer dans la vidéo ci-dessous.
Second dans la catégorie, Steve Vai, un peu disparu des radars ces temps-ci mais qui débuta dans l’ombre de Frank Zappa à la fin des années 70, excusez du peu. Un peu moins pompier musicalement que le précédent, mais tout aussi peu inspiré dans ses accoutrements et jusqu’au choix de ses guitares : couleurs criardes, fluorescentes, à trois manches, en forme de cœur, avec une poignée taillée dans le corps de l’instrument pour pouvoir la trimbaler plus facilement au supermarché du coin je suppose, bref, un original. Même verdict que pour Yngwie Malmsteen : brillant mais musicalement (et visuellement) indigeste, même si je lui trouve par instants des accents hendrixiens.
Reste le cas Buckethead, paradoxalement le moins inavouable peut-être. Certes le bonhomme est complètement frappadingue, mais il a eu le bon goût de travailler avec Bill Laswell dans le projet Praxis et tout récemment pour son dernier album avec le grand Bootsy Collins ! Le guitariste en impose comme il se doit mais de là à jouer en public avec un seau (bucket) sur la tête, il y a un pas à ne pas franchir ! Il a cependant la capacité de savoir jouer lentement, démontrant en quoi la route taillée par tous les guitar-heroes depuis 20 ans (déluge de notes et accélération tout azimuts) est irrémédiablement une voie de garage. Bref j’avoue une certaine sympathie pour ce Buckethead. C’est grave docteur ?



















Émeline : Oh la bonne intro à la Rage against the Machine! Tout comme j’aime! Et le must, le solo de Marcus … je vois qu’on a les mêmes références! Bravo pour ce clip et ce fameux morceaux : c’est dit, vous êtes mes chouchous !
Julien : beaucoup de choses à dire ! C’est très varié, on passe effectivement d’une ambiance à la Rage Against The Machine à de la pop survitaminé mais les transitions se font en douceur, c’est bien amené et carré. Je trouve que le chant manque un petit peu de punch dans les parties “rappées” et que la voix est un peu en retrait dans le mix (ou alors les guitares trop en avant je ne sais pas). J’ai moi aussi apprécié le clip assez inventif et bien réalisé. Bref, je valide !
Jérôme : Voilà un titre décoiffant, plein d’énergie. Un beau clip où l’on apprécie le travail, une touche de hardcore ce qui n’est pas fait pour me déplaire…
Anne : Pourtant le hard-rock me gonfle, mais là c’est bien ficelé.

