ACOUSTIC LADYLAND, “Living with a tiger”

Pour ceux qui avaient vu “Tetraband”, le quartet de Bojan Zulfikarpasic (Grenoble Jazz Festival 2008) ce groupe venu de Londres, c’est la moitié de Tetraband (Sebastian Rochford, batteur hiératique, et Ruth Goller à la basse) + Peter Wareham au saxophone et Chris Sharkey à la guitare : Tetraband se définissait comme un groupe de jazz-punk, ACOUSTIC LADYLAND peut inverser les termes de cette définition et y rajouter un côté funk : ils s’abreuvent à la fois aux sources du free jazz (le sax n’est pas sans rappeler John Zorn ou Albert Ayler), du punk (rythmes à 100 à l’heure, basse obsédante, batterie hyper précise et présente), et du funk, avec ses mélodies cuivrées entêtantes .
Je ne peux m’empêcher de penser en les écoutant à cet ovni des années 80, James Chance (alias James White) & the Contortions, qui puisait aux mêmes sources : même façon de souffler le chaud et le froid, même côté un peu râpeux du son tout en étant d’une précision extraordinaire : un concentré d’énergie (le tigre est dans le moteur), allié à un peu de provocation, une pointe de lyrisme, et pas mal de groove.
Bojan Z et le Tetraband en studio
Mots-clés : funk, jazz
















Ensuite, je ne peux m’empêcher de me faire du souci sur l’avenir de la musique sur support “physique” (= sur CD quoi). N’a-t-on plus rien à écouter que de la redite ? Les maisons de disques sont-elles devenues frileuses au point de préférer rééditer plutôt que produire ? (mouais, pas bien neuf non plus comme pensées)? Suite de ma réflexion : peut-on quand même se permettre de ne pas parler de cette “actu” dans le Bmol?
