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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


ACOUSTIC LADYLAND, “Living with a tiger”

Album de la semaine | 20 février 2010

Pour ceux qui avaient vu “Tetraband”, le quartet de Bojan Zulfikarpasic (Grenoble Jazz Festival 2008) ce groupe venu de Londres, c’est la moitié de Tetraband (Sebastian  Rochford, batteur hiératique, et Ruth Goller à la basse) + Peter Wareham au saxophone et Chris Sharkey à la guitare : Tetraband se définissait comme un groupe de jazz-punk, ACOUSTIC LADYLAND peut inverser les termes de cette définition et y rajouter un côté funk : ils s’abreuvent à la fois aux sources du free jazz (le sax n’est pas sans rappeler John Zorn ou Albert Ayler), du punk (rythmes à 100 à l’heure, basse obsédante, batterie hyper précise et présente), et du funk, avec ses mélodies cuivrées entêtantes .

Je ne peux m’empêcher de penser en les écoutant à cet ovni des années 80, James Chance (alias James White) & the Contortions, qui puisait aux mêmes sources  : même façon de souffler le chaud et le froid, même côté un peu râpeux du son tout en étant d’une précision extraordinaire : un concentré d’énergie (le tigre est dans le moteur), allié à un peu de provocation, une pointe de lyrisme, et pas mal de groove.

Où trouver ce document ?

Bojan Z et le Tetraband en studio


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par Martine


BOZILO LIVE !

Album de la semaine | 1 septembre 2009

Bojan Z

BOZILO, BOZILO ? Drôle de nom pour un trio de musicos !

BO comme Bojan Zulfikarpasic au piano. ZI comme Karim Ziad, à la batterie et aux percussions. LO comme Julien Lourau aux saxophones, pour un trio aux origines et influences variées, des Balkans au Maghreb en passant par le funk pour en arriver à un jazz qui fait éclater les frontières.

Bien que ce soit sa première apparition discographique sous cette forme, ce trio est loin d’en être à ses débuts, puisque ces trois-là jouent ensemble en concert depuis plus de 10 ans, et se sont croisés dans plusieurs formations hexagonales (Henri Texier, Nguyen Lê pour ne citer qu’eux); cette profonde connivence s’entend d’ailleurs immédiatement dans cet enregistrement : pas le moindre flottement, on entre tout de suite dans le vif du sujet, l’énergie circule à fond, les arrangements sont une merveille d’équilibre entre ces 3 personnalités affirmées (comme le dit Julien Lourau, sur scène il y a 3 chefs !), chacun se glissant dans les compositions de l’autre comme dans ses pantoufles - non, je retire les pantoufles, c’est vraiment loin d’être une musique pantouflarde ! - (écoutez donc ces quelques mesures sur “Ifrikya” -composition de Karim Ziad -, où Bojan Z. fait sonner les aigus du piano comme quelque chose entre le steel drum et le balafon…).

Comment ne pas citer à propos de ce disque l’interprétation somptueuse que le trio nous offre d’ Ederlezi, thème traditionnel des Roms d’ Europe de l’Est, que Goran Bregovic nous avait déjà fait (re)découvrir dans le film d’ Emir Kusturica Le Temps des Gitans : intro un peu sombre dans les graves du piano faisant monter lentement la pression jusqu’à l’entrée musclée du sax soprano et de la batterie avant l’exposition du thème, où le saxophone se fait plus lyrique, thème suivi d’un développement improvisé au piano. 9mn 37 de pur bonheur… et le reste de l’album est du même tonneau : pour tout dire, c’est un album qui me dure depuis déjà plus d’une semaine, et qui m’en fera encore sans aucun doute quelques unes.

Ou trouver ce document ?

Bojan Z.

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par Martine


THRU-YOU : L’ART DU REMIX A L’HEURE DE YOUTUBE

Via Musique | 25 août 2009

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Le principe est à la fois très simple et un peu compliqué à expliquer. En fait, il s’agit d’une re-création musicale à partir des milliers de clips musicaux et leçons d’instruments que postent sur YouTube des amateurs passionnés. Chacun de ses extraits ne présenterait pas forcément/toujours beaucoup d’intérêt en soi, mais c’est justement là que réside le talent de cet artiste israélien du nom de Kutiman. Parvenir à faire de tout ça un mélange cohérent et ne plus distinguer les coutures tant son art du collage et du patchwork est grand. C’est en fait tout simplement du remix à l’heure d’internet et de YouTube, sauf que la base de données est accessible à tous et immense. L’autre intérêt est de pouvoir rassembler un grand orchestre sans difficulté : ici plusieurs guitaristes, un bassiste, un batteur, un trompettiste et saxophoniste, un harmoniciste, un chanteur, un orgue hammond, etc, etc, et même un theremin. Qui dit mieux ? A noter que l’artiste a noté et crédité scrupuleusement chacun des musiciens et vidéos dont il s’est servi (voir la rubrique “crédits).

Une démarche novatrice : faire de la musique sans être musicien on connaissait déjà, mais sans platines, vinyles et logiciels musicaux, là c’est une première !

J’ai un petit faible pour la première vidéo “The mother of all funk chords” mais allez jeter un œil au site, les autres ne sont pas mal non plus. La seconde vidéo est la présentation du projet pour les anglophones…

http://www.thru-you.com




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par Julien


Via Musique : White is white !

Via Musique | 22 juillet 2008

L’excellente  revue musicale Magic (à lire et à consulter dans nos bibliothèques)  nous propose, dans son dernier numéro, une sélection de groupes avec le qualificatif anglais “Black” dans leur intitulé : la liste des groupes en black. De quoi élargir sa culture musicale,  sur une thématique rigolote. Nous n’avons pas voulu en rester là et avons décidé de réitérer l’expérience, mais sur une autre gamme chromatique. Ce sera donc une sélection de groupes (ou de personnes) en “White”.

A tout seigneur tout honneur :

The WHITE STRIPES, groupe américain de rock garage, composé de Jack et Meg White. Ces deux-là voient rouge et triturent le rock  à n’en plus finir. C’est sûr, ils ne sont pas blancs comme neige.

Le Métal aime le noir et le « côté obscur », mais il lui arrive de vouloir se racheter une virginité musicale, alors le drapeau blanc est hissé.

WHITESNAKE, groupe de hard-rock britannique, composé d’anciens membres de Deep Purple.

WHITE LION, groupe américain de glam métal, formé à New-York.

GREAT WHITE, groupe de hard rock très bluesy.

WHITE ZOMBIE, groupe de métal industriel américain : les Cramps revus et corrigés en thrash.

Dans un autre genre :

AVERAGE WHITE BAND, groupe écossais de musique funk qui a sévi entre 1974 et 1980. Des « p’tits blancs » pour une musique black.

BARRY WHITE, auteur, compositeur et chanteur américain de soul et de disco. Connu pour ses innombrables tubes et sa voix de basse inimitable. De la soul cousue de fil blanc.

Et le blues aussi :

BUKKA WHITE, chanteur et guitariste de blues américain. C’est le blues du Mississipi et des champs de coton qui s’exprime à travers lui.

TONY JOE WHITE, auteur, compositeur et guitariste américain de rock imprégné de soul, de blues et de gospel. A composé pour lui-même et bien d’autres.

Bien entendu cette liste n’est pas exhaustive et elle n’attend que votre collaboration pour être enrichie. Alors pour l’amour du jeu et la beauté du geste, à vos claviers…

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par Rosie


N’oubliez pas de vous en souvenir…

Via Musique | 17 mars 2008

En flânant samedi après-midi entre les rayonnages de ce “disquaire” place Grenette, je n’ai pu m’empêcher de remarquer ces têtes de gondoles qui brillent, m’incitant à célébrer les 25 ans de Thriller ou encore les 30 ans de la New wave. S’en suivent des réflexions en chaînes toutes dispensables je vous l’accorde, du genre “Quoi, déjà 30 ans!” ou encore “Tiens, il a quel âge alors Robert Smith maintenant ?”

Ensuite, je ne peux m’empêcher de me faire du souci sur l’avenir de la musique sur support “physique” (= sur CD quoi). N’a-t-on plus rien à écouter que de la redite ? Les maisons de disques sont-elles devenues frileuses au point de préférer rééditer plutôt que produire ? (mouais, pas bien neuf non plus comme pensées)? Suite de ma réflexion : peut-on quand même se permettre de ne pas parler de cette “actu” dans le Bmol?

C’est vrai que ce n’est peut-être pas nécessaire … en même temps j’adore Thriller et encore plus la New wave, alors pourquoi ne pas me faire plaisir? Et puis, pourquoi au bout de 25 ou 30 ans, j’adore toujours écouter çà ? Pourtant, par définition, mon métier de bibliothécaire musical m’oblige (quelle corvée!) à écouter plein de choses différentes, alors pourquoi mon cœur reste-t-il soudé aux années 80 comme une huître à son rocher? J’en étais à ces réflexions en sortant du magasin quand je tombe sur une publicité pour un fleuriste en ligne me sommant de ne surtout pas oublier la fête des grand-mères et de bien me faire comprendre qu’elle ne se remettrait pas de cet infâme oubli de ma part (avouez, vous avez oublié aussi). Le temps de monter dans le tram, j’avais trouvé ce que je ressentais par rapport à tout ça : de l’agacement. Ras le bol de ce chantage affectif incessant et de cette exploitation du filon “nostalgie musicale de mon enfance“. Car, pour finir, c’est à mon compte en banque qu’on s’adresse encore une fois, comme un gros post-it collé sur mon chéquier, m’incitant à faire ce lien si facile entre l’affectif et le financier. Ridicule!…comme si la New wave, ou ma grand-mère avaient besoin de ça pour se rappeler à mon bon souvenir ;-)

Alors pour ceux que ça intéresse voilà quelques liens utiles pour ne pas passer à côté de l’ actu et se replonger dans Thriller ou la new-wave à moindre frais! Thriller et Michael Jackson dans les bibliothèques de Grenoble :
Thriller / Michael Jackson (Epic, 1982) Voir la notice
History vol.1 : videos greatest hits [DVD]
/ Michael Jackson
(Sony, 2001) Voir la notice
History on film, vol.2 [DVD] / Michael Jackson (Sony, 1998) Voir la noticeTrois perles New-Wave dans les bibliothèques de Grenoble :
A collection [DVD] / New Order (Warner, 2005) Voir la notice
Black Celebration / Depech Mode (Mute, 1986)Voir la notice
Greatest hits [partition pour chant et guitare avec tablature] / The Cure (Music Sales, 2001) Voir la notice

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par Emeline

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