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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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4/ LE FOOT ET LA MUSIQUE CA SE RESSEMBLE, l’exemple de MANCHESTER et de MARSEILLE

A découvrir | 28 juin 2010

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L’amour du beau jeu ou de la note bleue, le geste juste, les idoles et les maudits, les espoirs, les hourras ou les sifflets, la drogue et le sexe, l’alcool qui coule à flots et les groupies qui en redemandent… le parallèle est facile entre une ambiance de concert et celle d’un match.

On rêve tel un gosse, on est soudain Zidane ou Jimi Hendrix, Maradona ou Jim Morrison. L’intensité de l’émotion le dispute à la fièvre qui s’empare des spectateurs. On vient pour des frissons, de la chair, de la sueur et du sang, du spectacle à l’état pur qui feront que jamais les concerts ni les stades ne seront vides.
On a vu des groupes prendre des noms de club (Grand Popo Football Club, LPB Club, FFF). Mais le parallèle peut aussi s’effectuer sur les postes occupés. Le batteur c’est le gardien de but, celui qui tient la baraque du fond de la scène. Le bassiste est un défenseur, le garant des fondations de l’équipe. Le guitariste en numéro 10, c’est la rythmique, le meneur de jeu qui met du liant et du rythme. Et le chanteur est l’attaquant, le frontman que l’on regarde et dont on attend l’exploit, le héros sur qui les yeux sont fixés.

west-ham-manchester-united-edwin-van-der-saar.jpgS’il devait y avoir une ville symbole de la richesse musicale ce serait Manchester. Buzzcocks, Joy Division, New Order, The Smiths, Morrissey, Happy Mondays, Oasis, The Stone RosesKasabian ou The Rapture pour les plus récents… Non, vous ne rêvez pas ils viennent tous de cette terre située à moins de 300 km au nord de Londres, mère de l’industrie textile et de la production industrielle anglaises. Le cas de Manchester est symptomatique. Pas un musicien issu de cette scène qui n’ait sa préférence entre United et City, les 2 principaux clubs de la cité ouvrière. On se souvient de Morrisey gravant le nom de Cantona sur son tambourin. Ou des joueurs des 2 clubs se retrouvant régulièrement à l’Hacienda, lieu mythique de la scène rock puis électro depuis les années 80.
Que dire de ces supporteurs de United, écœurés par le foot business et qui crée le club de FC United évoluant maintenant en division 7. Ses supporters reprennent allégrement les tubes pop et rock jusqu’à revisiter de belle manière le Anarchy in the UK des Sex Pistols en dénonçant les investisseurs du football.

On est ici dans le haut du panier de la culture footballo-musicale et de la conscience sociale… On sait d’où l’on vient, ce que le football représente comme marqueur d’identité pour sa communauté. Et l’on sait ce qu’on ne veut surtout pas que son club et le football ne deviennent, des marchandises. Cette dénonciation qui a le mérite d’être claire (les textes sont indiqués en anglais sur la vidéo) fait bien entendu écho aux positionnements récurrents de certains artistes contre le capitalisme sauvage et la mondialisation.
Rock et football sont tous deux nés dans des milieux populaires. Ils ont vu leur influence grandir au sein de la société anglaise jusqu’à complètement l’imprégner et toucher toutes les classes sociales. Alors qu’en France il a fallu attendre 1998 et la victoire en Coupe du Monde pour que le football perde son image de sport de beauf, en Angleterre la sortie au pub ou au club local, comme le match du week-end sont des institutions. Tellement indissociables que la Mancunien Rio Ferdinand a monté son label pour promouvoir les groupes de rap de sa ville.marseille-trop-puissant.JPGLe cas de Marseille est également emblématique. Beaucoup plus récent dans sa création de clubs de supporters (années 80) ces derniers cultivent aussi l’éclectisme –musical entre autre- dans leurs goûts. A Marseille, le stade est une tribune. On y affiche ses opinions : drapeaux du Che, promotion de la ganjah, affirmation de son anti-fachisme, ou ses goûts musicaux qui peuvent même pénétrer l’iconographie de groupes de supporters. On le voit ici avec cette bannière à l’effigie de Bob Marley.Marseille où les stars locales de la musique -Massilia Sound System, I Am, Oaï Star- affichent leur lien au club et se croisent dans les travées du stade Vélodrome. Le site Internet du plus sympa des clubs de supporters, les Marseille Trop Puissant, mêle allégrement football, hommage au chanteur décédé Lux B, liens vers des blogs sociaux et politiques, action sociale et pastiche musical sur l’air des Choristes http://www.supporters-de-marseille.com/OM-Radio.html

orchestre_national_lyon.jpgLes équipements culturels ont bien compris les bénéfices qu’ils peuvent tirer du football. Récemment, l’auditorium de Lyon se lançait dans une campagne de promotion de la musique en proposant un billet commun pour 2 manifestations, un match de championnat de l’Olympique Lyonnais et un concert de l’Orchestre national de Lyon… Pas mal, non? A part pour choisir les vêtements adéquats bien sur…

Le parallèle musico-sportif ne s’arrête pas là. L’actualité nous montre que, loin de sa cantonner au microcosme musical, la drogue, le dopage et les pratiques sexuelles effrénées ne sont pas étranger au monde du football. Pour la musique, cela fait belle lurette qu’on sait que certaines stars ne carburent pas qu’à l’eau claire et finissent rarement leurs soirées seuls au bar. Cela fait partie de l’imagerie rock ‘n’ roll. Mais pour le football… certains sont tombés des nues. Le sexe on en a assez entendu parler (Zahia, représente…). Quant à la drogue, outre les affaires de dopage -créatine et compagnie- on se rappelle de certains cas révélés de prise de cocaïne ou de haschich, même chez certains joueurs de l’Equipe de France…. Et oui même les gentils footballeurs pères de famille! Que voulez-vous, en pleine force de l’âge, adulés, sous pression, les stars des 2 camps n’en restent pas moins des hommes attirés par les plaisirs interdits.On l’aura donc bien compris à la lecture de ce dossier : foot et Rock: même combat!

PS : Facile: qui le 1er reconnaitra le joueur qui figure sur l’illustration de haut de page et qui s’est entraîné quelques jours avec Bob Marley à Nantes?

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par Jérôme


LES DOCUMENTAIRES SUR LES FOOTBALLEURS ET LA MUSIQUE

A découvrir | 21 juin 2010

Outre le fait que le football est souvent le passe-temps préféré des musiciens - on se souvient de Bob Marley et ses Wailers écrasant des journalistes français dans un match improvisé avant un concert - les documentaristes se sont plusieurs fois penchés sur le cas du football, et plus particulièrement du footballeur.

Le cas le plus emblématique mêlant football et musique est peut être celui du Maradona de Kusturica en 2008. La musique y est assez présente. Outre Manu Chao qui interprète une chanson en son honneur, on peut y voir un très beau passage extrait d’une fête familiale où Diego chante sous les yeux émus de sa femme et de ses filles. La mano de Dios est une allusion à son but marqué de la main face à l’Angleterre en phase finale de Coupe du Monde. Cet intéressant documentaire, qui insiste sur l’aspect politique et humaniste du personnage, retrace l’incroyable destin de Maradona, Dieu vivant du football puis idole déchue, considéré comme l’un des plus grands footballeurs de tous les temps.

Looking for Manchester est un documentaire de 2010 produit par Eric Cantona. Diffusé il y a peu sur Canal +, il présente la vie sociale des supporters des deux équipes de Manchester et analyse, entre autre, le rapport unique existant entre culture rock et culture footballistique. La parole est donnée aux supporters, le point d’orgue étant les préparatifs du derby entre les 2 clubs de la ville.

Zidane, un portrait du XXI siècle de Douglas Gordon et Philippe Parreno scrute, grâce à 17 caméras, Zinedine Zidane pendant un match face à Villaréal le 23 avril 2005. Ce film est mis en musique spécialement pour l’occasion par le groupe post-rock écossais Mogwaï. La bande-son met en avant l’expérience sensorielle d’une telle opération : la vison d’un homme qui attend, court, le regard fixe. Une chorégraphie inhabituelle pour une œuvre contemporaine qui n’a pas grand-chose à voir avec le sport. A la croisée d’un art contemporain réputé élitiste et du football, art populaire par excellence.

Terminons enfin par les liens étroits qu’entretiennent les footballeurs avec la musique. Outre l’existence de couples mixtes (David Beckham et sa Spice Girl), on peut citer des joueurs préférant aller à un concert plutôt que se taper la Ligue des Champions à la télé avec les potes du club. Ainsi M’Bia choisissant Rihanna en live et s’attirant les foudres de son entraineur. Ou alors ces joueurs de l’Equipe de France, les écouteurs greffés aux oreilles (alternative : le téléphone portable) tels de véritables autistes, descendant du bus et rejoignant les vestiaires et semblant préférer l’isolement à la vie de groupe. Car parfois la musique, loin de réunir, isole de ses coreligionnaires. A méditer au vu du jeu collectif produit par notre équipe nationale…

De ce qu’on sait, l’équipe de France écoute dans sa grande majorité du rap (Anelka, Henry, Ribéry, Benzema) mais quelques extra-terrestre sont à signaler : Malouda branché reggae/dancehall, fréquentant les sound system et qui a monté un festival dans sa Guyane natale. Ou Zidane l’extraterrestre chantant un improbable mais prémonitoire On ira tous au paradis en 1998 dans Les Yeux dans les Bleus (à 1′35”).

Vous trouverez bien sur ces documentaires (sauf le deuxième cité qui n’est pas encore sorti en DVD) dans les bibliothèques de Grenoble…

La semaine prochaine : l’exemple de Manchester et de Marseille.

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par Jérôme


DANS LES STADES ÇA CHANTE, ÇA JOUE, ÇA DANSE…

A découvrir | 14 juin 2010

On a vu la semaine dernière que la musique pouvait s’inspirer du football. Le public de stades puise aussi dans le répertoire musical pour encourager ses joueurs. La plupart des chants de supporters anglais sont nés de reprises de tubes pop des années 60, réarrangés.

En France, on connaît bien le Seven nation Army de White Stripes qui a eu l’insigne honneur d’apparaître sur la plupart des terrains. On sait aussi que toute sono de stade digne de ce nom chauffe son public avec le Jump de Van Halen ou le We are the champions de Queen. On a tous déjà entendu le célèbre hymne de la Ligue des Champions, adapté d’une œuvre de Haendel, qui fait dresser le poil de l’amateur de football et est source de tensions conjugales certains mardis et mercredis soirs (”Oh non, pas encore du foot !”). Ben au moins tu vois chérie, j’en écoute de la musique classique…

Mais on sait moins l’influence des Corons de Pierre Bachelet sur les Lensois. Lens, parlons en. Ou quand le football sublime une ville. Personne ne connaîtrait Lens sans son équipe de foot. Une population de 36.000 personnes (équivalente à Échirolles) pour un stade de 40.000 drainant un public de toute la région Nord. Lens, toute entière tournée vers son équipe et ses Sang-et-or et qui entonne à chaque match son chant fétiche. On comprend dans cet extrait du film Les Ch’tis comment cet hymne, bien plus qu’une chanson, symbolise l’amour d’un public pour sa région, son passé et véhicule certaines valeurs. (Lire la suite…)

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par Jérôme


DU FOOT, DU FOOT, DU FOOT… ET DE LA MUSIQUE

A découvrir | 7 juin 2010

Vous ne l’ignorez plus, la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud débute en fin de semaine. Il faudrait plusieurs pages et des heures pour décrire les nombreux liens amoureux qui unissent football et musique. Le sujet s’y prête, nombre d’amateurs de musique s’intéresse aussi au football et inversement. Pour tout le monde en tous cas, je vais m’attacher, à travers ce dossier de 4 articles qui couvriront  4 semaines de compétition, à :

- présenter des titres musicaux en lien avec le football
- vous faire découvrir que dans les stades ça chante et ça joue
- signaler les quelques films documentaires qui font la part belle au rapport étroit que la musique entretient avec le football
- évoquer le lien indissociable entre football et musique en prenant l’exemple de Manchester en Angleterre.

1/ Le football en musique

Pour commencer, mettons les choses au clair : pas question ici de parler des joueurs qui ont tenté l’aventure de la chanson… le ridicule le disputerait au médiocre. Je passe rapidement sur les stars du rock qui ont d’abord frôlé une carrière chez les pros : Rod Stewart à Brentford (il avait pourtant la coupe de cheveux) ou Johnny Marr, comparse de Morrissey, à Manchester City ou Julio Iglesias, gardien du Real Madrid. Je glisse sur les rockeurs soutenant leur équipe dans les tribunes: Damon Albarn, Joe Strummer (au temps où…), Jarvis Cocker, I Am, Massilia Sound System, Oasis, Jimmy Page, Steve Jones (Sex Pistols)* etc. (Lire la suite…)

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par Jérôme

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