GOTAN PROJECT, Électronique charnelle


Imaginez la révolution numérique, des satellites, des cables USB, du bluetooth, du wi-fi, de l’adsl, de l’immatériel. Imaginez la sensualité, les corps qui dansent, les vibrations de la musique, la chaleur humaine, la rondeur de la langue.
Voilà l’oxymore qu’inspire la vue de la pochette du dernier Gotan Project : un titre froid et numérique “Tango 3.0″ construit avec les corps nus de danseuses. Mais on y retrouve ce pourquoi on aime Gotan : la musique électronique au service du tango, une approche du genre renouvelée dans ce mouvement tango nuevo. L’apport électro vient souligner le cœur qui bat dans le tango et rend la musique encore plus tripale.
Dans Lunatico, les hommes en noir de Gotan avaient demandé - entre autres - la collaboration du rappeur Koxmoz pour le génial “Mi confesion”. Cette fois ci, le grand Melingo (tangero argentino-brésilien) donne de la voie sur “Tu misterio”. Et surtout, la présence de Victor Hugo Morales (sorte de Thierry Roland argentin) sur le morceau “La Gloria” commentant un match de foot imaginaire entre les membres du groupe et qui termine par un magnifique “GOOOOOOTAN !!!!!” est tout simplement jubilatoire !!!
Je vous laisse apprécier la beauté et l’ingéniosité de la vidéo de ce fameux morceau (le tatouage du danseur représente Carlos Gardel, LE chanteur de tango dont la France et l’Argentine se disputent l’origine).
Mots-clés : électro, tango, Vidéo



![Good Morning England [BO]](http://www.bmol-grenoble.info/wp-content/goodmorning.jpg)















Premier opus d’une jeune neo-zéalandaise qui a tout compris au revival eighties, qui sévit actuellement dans la scène musicale internationale. Elle nous sert une électro-pop qui nous ramène aux heures flamboyantes du synthétiseur.
On reste encore en Nouvelle-Zélande (bientôt l’autre pays du rock). Là, on ne sautille plus. On se contorsionne devant sa glace en prenant la pose des guitar-heroes et on saute à pieds joints. On change de rythme. Du rock, du binaire, du tchac-tchac-poum qui nous prend aux tripes et qui fait rimer Datsuns avec Ramones.
C’est le projet solo du chanteur de l’ancien groupe Crash Test Dummies. Avec sa voix grave et profonde et sa dégaine à la Tom Waits, il revisite le répertoire blues du Mississippi.




Voila bien un disque qui n’annonce pas la couleur. Car derrière cette pochette énigmatique (un discret hommage au David Lynch de Twin Peaks ?) et un titre racoleur / paresseux pas d’autre enseignement à tirer que le penchant des énergumènes pour la blague potache.
Dans cet album, 
Oubliez les albums précédents (Second Nature et surtout Music for artificial clouds) très électro-ambient, ici il s’agit d’un mélange détonant de rock et de musique électronique avec des détours par le blues (”Machine arrière”). De toute façon,
Pantha Du Prince : This bliss (Nocturne, 2007)
To Rococo Rot : Taken from vinyl (La Baleine, 2006)
Repeat /repeat : Squints (Soma records, 2006)