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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


Le TOP 2011 de BMOL

A découvrir | 16 janvier 2012

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La joyeuse équipe de Bmol vous souhaite une bonne année 2012 : bonne musique, santé, joies et chocolat !
Et pour démarrer en fanfare, piochez donc dans le top 5 - 2011 de toute l’équipe des acquéreurs de musique pour vous réconforter !

Consultez le ici : Top5 2011

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par Bmol


LOSCIL, “Endless falls”

Album de la semaine | 26 décembre 2011

Si on vous dit musique “ambient”, vous pensez musique d’ascenseur, “new age”, musique de fond ou encore de relaxation ? Bon, il est peut-être temps de revoir quelques préjugés…

La musique ambient est plutôt une musique calme (et non soporifique) on est d’accord, ce qui a sans doute facilité toutes les assimilations hasardeuses avec les doux noms évoqués ci-dessus. Mais de même que le métal peut “agresser” de prime abord, que la techno est une musique de drogué et de fêtard pour le néophyte et le jazz une musique difficile, de même il importe de passer outre ses premières impressions pour laisser aux vestiaires ses a priori.

Avant tout l’ambient est une musique qui demande à l’auditeur un effort d’immersion et d’attention aux détails; tout le contraire donc de la musique d’ascenseur qui elle, est faite pour ne pas être entendue. C’est pourquoi il est souvent recommandé de l’écouter au casque pour en saisir toutes les subtilités, changements progressifs d’ambiance, de climat et d’atmosphère.

LOSCIL illustre à merveille ce qui fait les qualités d’un bon disque du genre : stimuler l’imagination et raconter une histoire sans paroles. Comme dans un bon film, on retrouve la mise en place de l’intrigue et du décor (les sons), l’évolution progressive de ceux-ci (des couches et trouvailles sonores qui apparaissent progressivement pour laisser la place à d’autres) et une résolution (bon là on dira le silence). D’ailleurs l’ambient n’est jamais très loin de la musique de film et nombreux sont les compositeurs qui passent de l’un à l’autre - par exemple le récent MURCOF, B.O. du film La sangre illuminada- et du statut de musicien à celui de sound designer (celui qui est chargé sur les grosses productions de cinéma du traitement du son dans le sens esthétique et artistique du film).

Loscil est un bon exemple du pouvoir de suggestion de cette musique, mais n’hésitez pas à aller jeter une oreille vers FENNESZ & SAKAMOTO, autre merveille du genre, ou encore PAN AMERICAN et son White bird release, tout sauf de la musique barbante pour qui se donne la peine de prêter un peu l’oreille…

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par Julien


4 MINUTES … AU MAGIC BUS

Nos Vidéos | 16 mai 2011

Cette semaine Bmol sort de sa bibliothèque pour aller au Magic Bus, un des derniers disquaires indépendants à Grenoble.

Petit résumé de la situation et présentation du festival Magic Bus …


Voir le site du magasin.
Voir le site du festival.

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par Bmol


LCD SOUNDSYSTEM, “This is happening”

Album de la semaine | 30 août 2010

This is happening !!! En voyant le titre du dernier album des LCD Soundsystem, je me suis dit qu’il était bien choisi : j’attendais avec impatience qu’il arrive et je n’étais pas la seule. Enfin un album qui ne nous donne pas l’impression de danser sur du grand n’importe quoi ! Groupe porté par le talentueux producteur touche-à-tout, scénariste James Murphy, LCD Soundsystem a vite remporté l’adhésion du public grâce à des mélodies intelligentes et efficaces. En trois albums, le groupe est devenu une référence de la scène électro-rock et une figure emblématique de la première décennie des années 2000. Les bons sons bien sentis et tellement groovy ont séduit la critique, les clubbers mais aussi les amateurs de rock plus traditionnel, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Non dépourvu d’humour, un des titres le plus populaire du groupe se nomme Daft Punk is playing at my house, et rend ainsi un bel hommage au duo électro français.

Après avoir mêlé le punk et la house, ce dernier opus s’oriente vers une power-pop décidée à régler son compte au glam-rock. Autrement dit, This is happening  fait du bien à la tête et aux jambes notamment de ceux qui peuvent être nostalgiques de David Bowie, période fin des années 1970. Peu enclin à rentrer dans la norme des morceaux de 3 minutes 50 (et donc à passer à la radio), un seul morceau des 9 composant l’album dure moins de 5 minutes. A sa sortie, James Murphy a annoncé que ce serait le dernier album du groupe et qu’il souhaitait se consacrer à d’autres projets par la suite.

Enfin sachez que le but ultime de cet article est de vous donner l’occasion de regarder le clip déjanté du morceau “Drunk girls” réalisé par le génial Spike Jonze qui témoigne bien de l’auto-dérision du groupe. Si This is happening est réellement le dernier album des LCD Soundsystem, j’ai été emballée qu’il soit arrivé jusqu’à mes oreilles et j’attends la suite.

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par Anne-Sophie


GOTAN PROJECT, Électronique charnelle

Album de la semaine | 31 mai 2010

Imaginez la révolution numérique, des satellites, des cables USB, du bluetooth, du wi-fi, de l’adsl, de l’immatériel. Imaginez la sensualité, les corps qui dansent, les vibrations de la musique, la chaleur humaine, la rondeur de la langue.

Voilà l’oxymore qu’inspire la vue de la pochette du dernier Gotan Project : un titre froid et numérique “Tango 3.0″ construit avec les corps nus de danseuses. Mais on y retrouve ce pourquoi on aime Gotan : la musique électronique au service du tango, une approche du genre renouvelée dans ce mouvement tango nuevo. L’apport électro vient souligner le cœur qui bat dans le tango et rend la musique encore plus tripale.

Dans Lunatico,  les hommes en noir de Gotan avaient demandé - entre autres - la collaboration du rappeur Koxmoz pour le génial “Mi confesion”. Cette fois ci, le grand Melingo (tangero argentino-brésilien) donne de la voie sur “Tu misterio”. Et surtout, la présence de Victor Hugo Morales (sorte de  Thierry Roland argentin) sur le morceau “La Gloria” commentant un match de foot imaginaire entre les membres du groupe et qui termine par un magnifique “GOOOOOOTAN !!!!!” est tout simplement jubilatoire !!!

Je vous laisse apprécier la beauté et l’ingéniosité de la vidéo de ce fameux morceau (le tatouage du danseur représente Carlos Gardel, LE chanteur de tango dont la France et l’Argentine se disputent l’origine).

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par Lisa


TERRY LYNN, “Kingstonlogic 2.0″

Album de la semaine | 21 avril 2010

Jamaïque 2.0 !
Après le récent article sur Sizzla, je vous propose de découvrir Terry Lynn et de continuer ainsi à démonter consciencieusement le mythe musical de la Jamaïque.

Non, la Jamaïque n’est ni une île paradisiaque, ni le royaume exclusif du reggae qu’on aurait tort d’assimiler à un mélange de langueur tropicale et de bons sentiments.

A la manière de la jeunesse de Luanda (Angola) qui vient tout simplement d’inventer la première musique électro 100% africaine (le Kuduro, j’y consacrerai un article bientôt), Terry Lynn peut se vanter de faire entrer la Jamaïque dans l’ère de la révolution électro; elle est la sensation Jamaïquaine du moment.
Terry Lynn a grandi dans un des ghettos de Kingston entre sound-systems et coups de feu. Dernière d’une famille de 9 enfants, elle a connu la dureté du ghetto et la douceur et la poésie des morceaux soul écoutés par sa mère à la radio. Le premier album de la nouvelle diva de Kingston impressionne. Par son flow hardcore et une énergie hallucinante. Par le mélange réussi de musique électronique et de ragga, un style qu’on pourrait rapprocher du grime* anglais ou du UK garage*.

Terry Lynn y évoque la corruption, la violence ou encore la place des femmes dans la société. Très loin des clichés liés à l’île (one love, weed et clips au bord de la piscine). A n’en pas douter un des grands albums jamaïquain de 2010…

Petite note d’intention avant de jeter un œil: pendant le week-end du tournage du clip où 7 cochons furent tués, 9 jamaïquains moururent sous les balles.

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*Grime : style de rap propre à la Grande-Bretagne utilisant des sons électroniques
* UK Garage : style de musique électronique utilisant des voix et des lignes de basse directement issues du reggae et du dub.

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par Jérôme


IKO, “Private domain”

Album de la semaine | 27 juillet 2009

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Les puristes vont sans doute hurler au sacrilège…

…les autres pourront se laisser tenter par cet “ovni” musical qui a engendré une création inédite au Festival de Bourges ; un concert/spectacle dans la cathédrale de la ville avec musiciens/chœurs classiques et artistes d’électro (Emilie Simon, Murcof, Para One, Marc Collin).

L’idée de base est simple : revisiter des grandes œuvres du passé à l’ère du numérique en synthétisant l’art vocal d’hier et d’aujourd’hui pour les faire (re)découvrir à toute une génération plus accoutumée aux beats, breaks et autres boucles de musique actuelle qu’aux pulsations, pleins et déliés de Purcell, Bach ou Monteverdi (entre-autres).
La formule n’est pas spécialement nouvelle, Klaus Nomi, pour n’ en citer qu’un, l’avait déjà exploitée avec succès et talent. Le résultat est ici très différent mais tout aussi réussi grâce aux mélanges des collaborations et richesses des univers réunis.

Je vous invite donc très fortement à écouter, religieusement ou pas, cet album !

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par Agnes


MOLECULE, “Climax”

Album de la semaine | 22 juin 2009

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A la première écoute de Climax, on retrouve tous les ingrédients qui caractérisent le genre électro-dub à la française, cependant quand on prête une oreille attentive on découvre toute la richesse et la subtilité de son compositeur : Molecule.

Déjà remarqué par Télérama et de nombreux webzines musicaux, il s’agit du troisième album du compositeur et arrangeur parisien. Connu pour être un remixeur de talent (LES Artistes de Santogold, Politic kills de Manu Chao), tout le monde s’accorde à dire que Molecule apporte un souffle nouveau au dub français (genre malheureusement souvent réduit à de la musique pour fêtes étudiantes en plein air).
Le compositeur avait déjà trouvé un certain public grâce à ces deux albums précédents Molecule in dub et In Dub V1.0 accompagnés de belles performances live l’année dernière, notamment au printemps de Bourges. Avec Climax, Molecule nous fait redécouvrir son dub hybride, mêlant des arrangements audacieux qui flirtent avec le Hip Hop, le reggae voire le Trip Hop. Si la production est très étudiée, Molecule fait aussi la part belle aux interprètes différents et originaux qui participent à cet album. Ainsi, on peut trouver aux côtés du chanteur Zig Zag : Leeroy mais aussi Charlélie Couture et Arielle Dombasle (méconnaissable je vous rassure). Climax est un album éclectique qui fait songer par moment à du Thievery Corporation (Faluja) alors que, quelques pistes plus loin, la participation de Charlélie Couture fait surgir de nulle part le spectre de Gainsbourg (Sweet Message). Toujours à la recherche d’une alchimie sonore, Molecule réussit avec Climax à faire un dub décomplexé, véritable condensé d’une électro ingénieuse, presque organique.

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par Anne-Sophie


LARYTTA, “Difficult fun”

Album de la semaine | 25 mai 2009

Si on devait résumer “Difficult fun” en un mot ce serait : atypique ! Véritable concentré d’énergie, il fait partie de ces albums qu’on a envie d’écouter en boucle.

LARYTTA est le projet de deux lausannois (Christian Pahud et Guy Meldem) qui viennent de deux horizons bien différents : le premier est le batteur du groupe de rock Honey For Petzi, le second travaille dans une agence de pub. Le résultat de leur collaboration est un album étonnant qui oscille entre pop, expérimentation électro et hip hop, finalement difficile à catégoriser (mais n’est ce pas le but ?). Les sons semblent découpés au scalpel et mélangent des styles underground avec de la dance presque “adolescente”, jusqu’au dernier morceau qui semble tout droit sorti d’un album d’Amadou et Mariam. Véritable recyclage et réinterprétation de toutes les influences musicales du duo, “Difficult fun” réconcilie les dancefloors et une électro plus “bidouillée”. Le groupe revendique cette position et explique : “On cherche à être dans l’entre-deux, entre tube et musique indépendante (…) et puis c’est plus facile que de faire un vrai tube car on a l’excuse de dire qu’on voulait faire un truc malin”.

Je trouve que ça résume bien l’esprit de cet album, finalement assez tordu, mais vraiment réussi .

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par Anne-Sophie


VIA MUSIQUE : LES CD QUI TRAINENT SUR MA PLATINE

A découvrir | 9 février 2009

Voici quelques nouveautés de fin 2008 que je découvre à l’instant et veut vous faire découvrir.

s/t / LADYHAWKE (Universal, 2008)

LadyhawkePremier opus d’une jeune neo-zéalandaise qui a tout compris au revival eighties, qui sévit actuellement dans la scène musicale internationale. Elle nous sert une électro-pop qui nous ramène aux heures flamboyantes du synthétiseur.

Une voix mutine à la Kim Wilde, sur synthés vintage et compositions pop entêtantes à souhait et à danser toute seule. De quoi la suivre dans son délire.

http://www.ladyhawkemusic.com/

Head stunts / DATSUNS (Pias, 2008)

The Datsuns - Head stuntsOn reste encore en Nouvelle-Zélande (bientôt l’autre pays du rock). Là, on ne sautille plus. On se contorsionne devant sa glace en prenant la pose des guitar-heroes et on saute à pieds joints. On change de rythme. Du rock, du binaire, du tchac-tchac-poum qui nous prend aux tripes et qui fait rimer Datsuns avec Ramones.

Une dizaine de chansons qui ressemblent à des haka rock’n'rolliennes. Pas d’autres choix que de rentrer dans la danse. One, two, three… let’s go.

http://www.thedatsuns.com/

03 / SON OF DAVE (naïve, 2008)

Son Of Dave - 03C’est le projet solo du chanteur de l’ancien groupe Crash Test Dummies. Avec sa voix grave et profonde et sa dégaine à la Tom Waits, il revisite le répertoire blues du Mississippi.

Homme à tout faire, homme-orchestre, il joue de l’harmonica, du tambourin, du sampler. Il compose un blues contemporain qui s’enracine dans les champs de coton.

http://www.myspace.com/thesonofdave

A écouter sans modération.

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par Rosie


Sexe, censure et rock’n'roll : THE BRIGHTON PORT AUTHORITY

A découvrir | 10 novembre 2008

Connaissez-vous The Brighton Port Authority ? Probablement pas encore…

Si je vous dit Norman Cook vous ne serez peut être pas plus avancé. Mais si je vous parle de Fatboy Slim, impossible d’être passé à côté de son nom, du visuel d’un de ses albums (un très joufflu ado américain) ou de l’une de ses productions. Son morceau “Right here, right now” a été emprunté par tout un tas de films, de séries télé et de publicités. Cet ancien DJ et bassiste des Housemartins entame sous le nom The Brighton Port Authority une troisième carrière, et nous livre un album dans lequel on retrouve, outre David Byrne et Dizzee Rascal, Martha Wainwright et Iggy Pop.
L’intérêt de la rubrique Vidéo de Bmol dépasse parfois le simple plaisir visuel. Tout comme il peut être intéressant de pister dans la production discographique actuelle –tel un Sherlock Holmes ou devrais-je dire un inspecteur Derrick pour faire plus moderne- ce qui relève du champ social, politique ou sociologique, on ne se lasse pas d’aller chercher “derrière l’écran” ce que peut suggérer tel ou tel parti pris artistique.

Sebastien Tellier - SexualityIci un joli cas d’espèce de parodie de censure d’images.
A la vue de ce petit bijou de clip et de son parfum de scandale, plein de souvenirs voluptueux s’entrechoquent dans mon cerveau d’obsédé télévisuel. La vision du tétoune de Janet Jackson (fort joli d’ailleurs) pendant la finale 2004 du Super Bowl qui scandalisa l’Amérique puritaine. La découverte de la sextape de Meg White des White Stripes en lisant le journal en ligne (si si je vous promets). Ou encore le dernier album de Sébastien TellierSexuality” qui, outre une pochette d’un autre âge, a le mérite d’avoir enfanté cette déclaration définitive de son auteur : “j’ai trouvé plus fort que la politique… le sexe”.

Et oui. Car si l’engagement social (politique? citoyen?) en musique se révèle être un art risqué et ne fait plus forcément recette chez nos artistes, le sexe reste une valeur refuge. Et l’on verra avec quelques exemples qu’autant les pouvoirs -politique, médiatique, de l’industrie du disque- peuvent faire semblant de veiller sur nos bonnes mœurs en tapant sur les doigts d’un Raphaël montrant dans son dernier clip 2 femmes s’embrassant, qu’autant la véritable censure, elle, s’intéresse à du lourd, à du sérieux, à ce qui dérange vraiment.

Tiken Jah Fakoly - FrancafriqueCar il n’y a quasiment plus de tabou concernant le sexe. La censure est un jeu dont il convient de connaître les règles. Et la règle première en la matière est que l’on ne censure que ce qui dérange vraiment. On minaude sur le sexe -brouillage de piste?- mais on ne plaisante pas avec le haut niveau. Une grande chanteuse devenue 1ère dame de France qu’on voit nue dans les magazines, pas de problème man! Un ancien président américain amateur de cigares sauce moules-frites? De la broutille mon gars! Madonna à poil à 50 balais? Du pipi de chat lascar! Mais touchez pas au grisbi! Qui s’y frotte s’y pique! La Rumeur dénonçant des bavures policières, Tiken Jah Fakoly s’attaquant à la post-colonialiste Françafrique, le clip “Stress” du groupe Justice jouant avec les limites de ce qui peut être montré, le groupe refusant d’ailleurs la diffusion dudit clip, les locaux de Sinsemilia et leurs attaques vis-à-vis du pouvoir? Ah là, non! Faut rester sérieux les gars, on ne peut pas mettre notre jeunesse en péril.

Maintenant le cul est devenu si conventionnel que Florent Pagny, notre rebelle national, est obligé de se teindre en blond et de s’habiller en pancho pour faire style. Dénoncer des abus de pouvoir ou les maux de notre société deviendra bientôt plus dangereux que détourner des millions ou braquer une agence de la Caisse d’Epargne (quoi qu’en ce moment…). C’est le monde à l’envers Madame Michu!
Sur le sujet on pourrait en dire des tonnes, des tonnes, des tonnes… Mais on se calme. Plutôt se délecter de ces quelques grammes de finesse dans ce monde de putes brutes!

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par Laurent


VIA MUSIQUE : BOUGE TON CORPS SUR LE DUBSTEP

A découvrir | 28 octobre 2008

L’électro et vous ça fait deux; depuis Daft Punk vous êtes largués et vous vous sentez vieux. Lisez la bafouille qui suit et regagnez en crédibilité devant les “jeunes” !

Originaire des quartiers sud de Londres, le Dubstep est un courant musical issu de la musique électro, bien entendu, mais pas seulement.
Né officiellement en 2002, le Dubstep n’a depuis cessé de faire bouger les londoniens en soirées branchées. Mélange de 2step et de Speed Garage (là je vous perd), le Dubstep c’est avant tout une question d’atmosphère et de basse. En effet, il se caractérise par son côté introspectif, sombre, urbain et plutôt minimal. Mais sa grande force, c’est de puiser dans les influences jamaïcaines des quartiers de Londres. Les DJ londoniens ont su parfaitement intégrer les influences Dub (reggae électronique) et amplifier la culture du sound-sytem. C’est dans les basses fréquences du Dub que se trouve la clé du Dubstep, sa fonction et son essence.

Afin d’illustrer mes propos, allez tout de suite emprunter les 4 disques qui suivent. Avec ça vous êtes tranquille, vous aurez rattrapé le retard.

 

Untrue / BURIAL (Huperdub Records, 2007)

Disque majeur du genre, c’est l’album qui fit connaître le Dubstep au grand public. Somptueux dans sa noirceur et puissant dans l’ampleur de ses basses et la lenteur de son rythme. Le producteur méconnu Burial force à la méditation et à l’errance.

 

Rinse, vol. 2 / SKREAM (Rinse Records, 2007)

Jeune producteur âgé d’une vingtaine d’années, Skream est pourtant un des fondateurs du mouvement Dubstep. Un album à écouter comme un témoignage du genre.

 

 

Diary of an afro warrior / BENGA (???, 2007)

Considéré par le label DMZ (le plus important en matière de Dubstep) comme l’un des producteur les plus doués et les plus influents de cette scène. Un album aux sonorités crues et très instinctives, des basses inspirées du dub mais aussi de la jungle.

 

Steppas’ delight : Dubstep present to future (Soul Jazz Record, 2008)

Une compilation pour clore cette initiation au Dubstep, présentant entre autre, des artistes du label DMZ mais pas uniquement. Une vision large et très tendance du mouvement où vous pourrez constater, maintenant que vous avez les oreilles aguerries, l’influence de la techno minimale sur le Dubstep.

 

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par Emeline


MISS KITTIN, “Batbox”

Album de la semaine | 18 mars 2008

Après quatre ans d’attente, le nouvel opus solo (déjà le troisième) de la Djette grenobloise est enfin disponible et franchement… quel régal ! La Miss impressionne par sa maîtrise et la cohérence de ses productions / enchaînements mais aussi et surtout par sa voix hypnotique et son faux accent “à la française” mutin et sensuel en diable.

Elle nous livre un univers très personnel (sacré mélange de culture pop, techno et gothique) et ses réflexions / observations sur ses congénères qui peuplent le monde de la nuit. Milieu qu’elle affectionne et connaît parfaitement. Logique pour une Djette de sa renommée et régulièrement invitée d’honneur des plus grands clubs du monde (et même de la MC2 lors de sa “Nuit électro 2007″ !!).

Ce qui est sûr c’est que l’écoute de “Batbox” suscite une envie irrésistible de bouger, de danser aux rythmes de sa trans, de l’électro pop ou rock… L’ambient et l’expérimentation, c’est moins propice…quoique ! Elle prouve en tout cas avec ce disque qu’elle est l’une des meilleures ambassadrices de l’électro made in France de ces dernières années.

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par Agnes


TRANS AM, “Sex change”

Album de la semaine | 4 mars 2008

Trans Am - Sex change

Une fois encore je me vois forcé d’avouer mon ignorance de ce groupe. A ma décharge, je ne peux même pas invoquer la maigreur de leur discographie, ce trio de Washington DC a eu une production pléthorique : pas loin de 10 beaux albums en un peu plus de 10 ans. Mais qu’ai-je donc fait pendant toutes ces années ? Bref, une fois encore je fais pénitence et m’engage à écouter avec délice plusieurs Ave maria !

Voila bien un disque qui n’annonce pas la couleur. Car derrière cette pochette énigmatique (un discret hommage au David Lynch de Twin Peaks ?) et un titre racoleur / paresseux pas d’autre enseignement à tirer que le penchant des énergumènes pour la blague potache.
Et la musique me direz-vous ? Parfois associé à la scène post-rock (qui a dit abusivement ?) et aux labels Kranky ou Southern, TRANS AM mélange effrontément le rock et l’électro (le superbe titre “4.738 Regrets”) voire ne se pose même pas la question de ce mélange et balance tantôt un morceau purement électro (le très krautrock “First words” qui lorgne du coté de Kraftwerk et de Neu), tantôt un titre à l’énergie dévastatrice à grands coups de riffs de guitares (”Surrender to the night”). Et ça continue comme ça sur tout l’album : “North east rising sun” versus “Conspiracy of the gods”, “Exit management solution” versus “Shining path”…
Seules quelques incursions dans ce qu’on qualifiera faute de mieux d’électro-funk (”Obscene strategies” et cette guitare funky d’un autre âge, “Climbing up the ladder” avec son énorme basse synthétique) viennent rajouter quelques touches de couleurs dans ce tableau d’ensemble. Instruments classiques, samples, claviers, ordinateurs, tout ce qui leur tombe sous la main passe à la moulinette de leur créativité. Ces trois là sont joueurs mais ne vous fiez pas à leur apparente désinvolture, cet album essentiellement instrumental est sacrément travaillé et recèle moults trouvailles : un disque schizophrénique, le cul entre deux chaises, mais tellement bon !

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par Julien


FENNESZ & SAKAMOTO, “Cendre”

Album de la semaine | 27 novembre 2007

Fennesz / Sakamoto - CendreDans cet album, Ryuichi Sakamoto (piano), a collaboré avec Christian Fennesz (guitare, électronique) : il s’agit d’une réalisation à distance entre Japon et Autriche, destinée à une installation vidéo-musicale : après avoir échangé des éléments à retravailler, ils se sont retrouvés en studio à New-York pour finaliser leur enregistrement.

L’un nous avait livré des musiques de films inoubliables (Furyo, Le dernier empereur…), des disques de rencontres avec entre autres des musiciens de la scène électronique (DJ Spooky dans l’album “Discord”, Talvin Singh…), l’autre nous avait plutôt habitué à des ambiances un peu plus grinçantes (”Endless summer”).

Ici le résultat est d’une beauté quasi lévitatoire : le piano épuré de Sakamoto est soutenu, enrobé, survolé par les nappes des machines de Fennesz : il nous livrent des atmosphères lumineuses et épurées, évoquant tour à tour (et au choix) Satie, l’aurore et le crépuscule, les abysses sereins…
Si vous ressentez le besoin d’une grande respiration avant d’être absorbé par le maelström noëllistique, n’hésitez pas, c’est Sakamoto qu’il vous faut !

Cendre / Ryuchi Sakamoto & Christian Fennesz (Touch Tone, 2007)Voir la notice

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par Martine

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