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Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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Album de la semaine IKO “Private domain”

Album de la semaine | 27 juillet 2009

iko-private-domain.jpg

Les puristes vont sans doute hurler au sacrilège…

…les autres pourront se laisser tenter par cet “ovni” musical qui a engendré une création inédite au Festival de Bourges ; un concert/spectacle dans la cathédrale de la ville avec musiciens/chœurs classiques et artistes d’électro (Emilie Simon, Murcof, Para One, Marc Collin).

L’idée de base est simple : revisiter des grandes œuvres du passé à l’ère du numérique en synthétisant l’art vocal d’hier et d’aujourd’hui pour les faire (re)découvrir à toute une génération plus accoutumée aux beats, breaks et autres boucles de musique actuelle qu’aux pulsations, pleins et déliés de Purcell, Bach ou Monteverdi (entre-autres).
La formule n’est pas spécialement nouvelle, Klaus Nomi, pour n’ en citer qu’un, l’avait déjà exploitée avec succès et talent. Le résultat est ici très différent mais tout aussi réussi grâce aux mélanges des collaborations et richesses des univers réunis.

Je vous invite donc très fortement à écouter, religieusement ou pas, cet album !

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Iko/Emilie Simon “Remember me”

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par Agnes


CABARET FRAPPE, la discographie du festival

Musique à Grenoble | 6 juillet 2009

Cabaret Frappé

Si les gens qui partent –déjà- en vacances vous collent le blues, narguez-les: vous, vous irez au festival Cabaret Frappé  , sous les beaux arbres du Jardin de Ville, du 20 au 29 Juillet.

Les plus malins seront déjà venus se régaler à la bibliothèque Kateb Yacine vendredi dernier avec le groupe Fairchild en avant-programme.

Un clic et vous saurez tout de ce qui vous attend, à part des bonnes bières à la fraiche !

Discographie du Festival Cabaret Frappé

Tous ces disques sont à votre disposition dans le réseau des bibliothèques de Grenoble., vous pouvez en prendre 6 pour 6 semaines!

N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences de concert!

 Comme chaque année votre carte de lecteur des bibliothèques de Grenoble vous permettra d’avoir une réduction sur l’achat de vos billets!

Bon festival à tous!

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par Bmol


MOLECULE, “Climax”

Album de la semaine | 22 juin 2009

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A la première écoute de Climax, on retrouve tous les ingrédients qui caractérisent le genre électro-dub à la française, cependant quand on prête une oreille attentive on découvre toute la richesse et la subtilité de son compositeur : Molecule.

Déjà remarqué par Télérama et de nombreux webzines musicaux, il s’agit du troisième album du compositeur et arrangeur parisien. Connu pour être un remixeur de talent (LES Artistes de Santogold, Politic kills de Manu Chao), tout le monde s’accorde à dire que Molecule apporte un souffle nouveau au dub français (genre malheureusement souvent réduit à de la musique pour fêtes étudiantes en plein air).
Le compositeur avait déjà trouvé un certain public grâce à ces deux albums précédents Molecule in dub et In Dub V1.0 accompagnés de belles performances live l’année dernière, notamment au printemps de Bourges. Avec Climax, Molecule nous fait redécouvrir son dub hybride, mêlant des arrangements audacieux qui flirtent avec le Hip Hop, le reggae voire le Trip Hop. Si la production est très étudiée, Molecule fait aussi la part belle aux interprètes différents et originaux qui participent à cet album. Ainsi, on peut trouver aux côtés du chanteur Zig Zag : Leeroy mais aussi Charlélie Couture et Arielle Dombasle (méconnaissable je vous rassure). Climax est un album éclectique qui fait songer par moment à du Thievery Corporation (Faluja) alors que, quelques pistes plus loin, la participation de Charlélie Couture fait surgir de nulle part le spectre de Gainsbourg (Sweet Message). Toujours à la recherche d’une alchimie sonore, Molecule réussit avec Climax à faire un dub décomplexé, véritable condensé d’une électro ingénieuse, presque organique.

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LARYTTA, “Difficult fun”

Album de la semaine | 25 mai 2009

Si on devait résumer “Difficult fun” en un mot ce serait : atypique ! Véritable concentré d’énergie, il fait partie de ces albums qu’on a envie d’écouter en boucle.

LARYTTA est le projet de deux lausannois (Christian Pahud et Guy Meldem) qui viennent de deux horizons bien différents : le premier est le batteur du groupe de rock Honey For Petzi, le second travaille dans une agence de pub. Le résultat de leur collaboration est un album étonnant qui oscille entre pop, expérimentation électro et hip hop, finalement difficile à catégoriser (mais n’est ce pas le but ?). Les sons semblent découpés au scalpel et mélangent des styles underground avec de la dance presque “adolescente”, jusqu’au dernier morceau qui semble tout droit sorti d’un album d’Amadou et Mariam. Véritable recyclage et réinterprétation de toutes les influences musicales du duo, “Difficult fun” réconcilie les dancefloors et une électro plus “bidouillée”. Le groupe revendique cette position et explique : “On cherche à être dans l’entre-deux, entre tube et musique indépendante (…) et puis c’est plus facile que de faire un vrai tube car on a l’excuse de dire qu’on voulait faire un truc malin”.

Je trouve que ça résume bien l’esprit de cet album, finalement assez tordu, mais vraiment réussi .

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VIA MUSIQUE : LES CD QUI TRAINENT SUR MA PLATINE

Via Musique | 9 février 2009

Voici quelques nouveautés de fin 2008 que je découvre à l’instant et veut vous faire découvrir.

s/t / LADYHAWKE (Universal, 2008)

LadyhawkePremier opus d’une jeune neo-zéalandaise qui a tout compris au revival eighties, qui sévit actuellement dans la scène musicale internationale. Elle nous sert une électro-pop qui nous ramène aux heures flamboyantes du synthétiseur.

Une voix mutine à la Kim Wilde, sur synthés vintage et compositions pop entêtantes à souhait et à danser toute seule. De quoi la suivre dans son délire.

http://www.ladyhawkemusic.com/

Head stunts / DATSUNS (Pias, 2008)

The Datsuns - Head stuntsOn reste encore en Nouvelle-Zélande (bientôt l’autre pays du rock). Là, on ne sautille plus. On se contorsionne devant sa glace en prenant la pose des guitar-heroes et on saute à pieds joints. On change de rythme. Du rock, du binaire, du tchac-tchac-poum qui nous prend aux tripes et qui fait rimer Datsuns avec Ramones.

Une dizaine de chansons qui ressemblent à des haka rock’n'rolliennes. Pas d’autres choix que de rentrer dans la danse. One, two, three… let’s go.

http://www.thedatsuns.com/

03 / SON OF DAVE (naïve, 2008)

Son Of Dave - 03C’est le projet solo du chanteur de l’ancien groupe Crash Test Dummies. Avec sa voix grave et profonde et sa dégaine à la Tom Waits, il revisite le répertoire blues du Mississippi.

Homme à tout faire, homme-orchestre, il joue de l’harmonica, du tambourin, du sampler. Il compose un blues contemporain qui s’enracine dans les champs de coton.

http://www.myspace.com/thesonofdave

A écouter sans modération.

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par Rosie


Sexe, censure et rock ‘n’ roll : The Brighton Port Authority

A découvrir | 10 novembre 2008

Connaissez-vous The Brighton Port Authority ? Probablement pas encore…

Si je vous dit Norman Cook vous ne serez peut être pas plus avancé. Mais si je vous parle de Fatboy Slim, impossible d’être passé à côté de son nom, du visuel d’un de ses albums (un très joufflu ado américain) ou de l’une de ses productions. Son morceau “Right here, right now” a été emprunté par tout un tas de films, de séries télé et de publicités. Cet ancien DJ et bassiste des Housemartins entame sous le nom The Brighton Port Authority une troisième carrière, et nous livre un album dans lequel on retrouve, outre David Byrne et Dizzee Rascal, Martha Wainwright et Iggy Pop.
L’intérêt de la rubrique Vidéo de Bmol dépasse parfois le simple plaisir visuel. Tout comme il peut être intéressant de pister dans la production discographique actuelle –tel un Sherlock Holmes ou devrais-je dire un inspecteur Derrick pour faire plus moderne- ce qui relève du champ social, politique ou sociologique, on ne se lasse pas d’aller chercher “derrière l’écran” ce que peut suggérer tel ou tel parti pris artistique.

Sebastien Tellier - SexualityIci un joli cas d’espèce de parodie de censure d’images.
A la vue de ce petit bijou de clip et de son parfum de scandale, plein de souvenirs voluptueux s’entrechoquent dans mon cerveau d’obsédé télévisuel. La vision du tétoune de Janet Jackson (fort joli d’ailleurs) pendant la finale 2004 du Super Bowl qui scandalisa l’Amérique puritaine. La découverte de la sextape de Meg White des White Stripes en lisant le journal en ligne (si si je vous promets). Ou encore le dernier album de Sébastien TellierSexuality” qui, outre une pochette d’un autre âge, a le mérite d’avoir enfanté cette déclaration définitive de son auteur : “j’ai trouvé plus fort que la politique… le sexe”.

Et oui. Car si l’engagement social (politique? citoyen?) en musique se révèle être un art risqué et ne fait plus forcément recette chez nos artistes, le sexe reste une valeur refuge. Et l’on verra avec quelques exemples qu’autant les pouvoirs -politique, médiatique, de l’industrie du disque- peuvent faire semblant de veiller sur nos bonnes mœurs en tapant sur les doigts d’un Raphaël montrant dans son dernier clip 2 femmes s’embrassant, qu’autant la véritable censure, elle, s’intéresse à du lourd, à du sérieux, à ce qui dérange vraiment.

Tiken Jah Fakoly - FrancafriqueCar il n’y a quasiment plus de tabou concernant le sexe. La censure est un jeu dont il convient de connaître les règles. Et la règle première en la matière est que l’on ne censure que ce qui dérange vraiment. On minaude sur le sexe -brouillage de piste?- mais on ne plaisante pas avec le haut niveau. Une grande chanteuse devenue 1ère dame de France qu’on voit nue dans les magazines, pas de problème man! Un ancien président américain amateur de cigares sauce moules-frites? De la broutille mon gars! Madonna à poil à 50 balais? Du pipi de chat lascar! Mais touchez pas au grisbi! Qui s’y frotte s’y pique! La Rumeur dénonçant des bavures policières, Tiken Jah Fakoly s’attaquant à la post-colonialiste Françafrique, le clip “Stress” du groupe Justice jouant avec les limites de ce qui peut être montré, le groupe refusant d’ailleurs la diffusion dudit clip, les locaux de Sinsemilia et leurs attaques vis-à-vis du pouvoir? Ah là, non! Faut rester sérieux les gars, on ne peut pas mettre notre jeunesse en péril.

Maintenant le cul est devenu si conventionnel que Florent Pagny, notre rebelle national, est obligé de se teindre en blond et de s’habiller en pancho pour faire style. Dénoncer des abus de pouvoir ou les maux de notre société deviendra bientôt plus dangereux que détourner des millions ou braquer une agence de la Caisse d’Epargne (quoi qu’en ce moment…). C’est le monde à l’envers Madame Michu!
Sur le sujet on pourrait en dire des tonnes, des tonnes, des tonnes… Mais on se calme. Plutôt se délecter de ces quelques grammes de finesse dans ce monde de putes brutes!

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par Laurent


VIA MUSIQUE : BOUGE TON CORPS SUR LE DUBSTEP

Via Musique | 28 octobre 2008

L’électro et vous ça fait deux; depuis Daft Punk vous êtes largués et vous vous sentez vieux. Lisez la bafouille qui suit et regagnez en crédibilité devant les “jeunes” !

Originaire des quartiers sud de Londres, le Dubstep est un courant musical issu de la musique électro, bien entendu, mais pas seulement.
Né officiellement en 2002, le Dubstep n’a depuis cessé de faire bouger les londoniens en soirées branchées. Mélange de 2step et de Speed Garage (là je vous perd), le Dubstep c’est avant tout une question d’atmosphère et de basse. En effet, il se caractérise par son côté introspectif, sombre, urbain et plutôt minimal. Mais sa grande force, c’est de puiser dans les influences jamaïcaines des quartiers de Londres. Les DJ londoniens ont su parfaitement intégrer les influences Dub (reggae électronique) et amplifier la culture du sound-sytem. C’est dans les basses fréquences du Dub que se trouve la clé du Dubstep, sa fonction et son essence.

Afin d’illustrer mes propos, allez tout de suite emprunter les 4 disques qui suivent. Avec ça vous êtes tranquille, vous aurez rattrapé le retard.

 

Untrue / BURIAL (Huperdub Records, 2007)

Disque majeur du genre, c’est l’album qui fit connaître le Dubstep au grand public. Somptueux dans sa noirceur et puissant dans l’ampleur de ses basses et la lenteur de son rythme. Le producteur méconnu Burial force à la méditation et à l’errance.

 

Rinse, vol. 2 / SKREAM (Rinse Records, 2007)

Jeune producteur âgé d’une vingtaine d’années, Skream est pourtant un des fondateurs du mouvement Dubstep. Un album à écouter comme un témoignage du genre.

 

 

Diary of an afro warrior / BENGA (???, 2007)

Considéré par le label DMZ (le plus important en matière de Dubstep) comme l’un des producteur les plus doués et les plus influents de cette scène. Un album aux sonorités crues et très instinctives, des basses inspirées du dub mais aussi de la jungle.

 

Steppas’ delight : Dubstep present to future (Soul Jazz Record, 2008)

Une compilation pour clore cette initiation au Dubstep, présentant entre autre, des artistes du label DMZ mais pas uniquement. Une vision large et très tendance du mouvement où vous pourrez constater, maintenant que vous avez les oreilles aguerries, l’influence de la techno minimale sur le Dubstep.

 

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par Emeline


MISS KITTIN, “Batbox”

Album de la semaine | 18 mars 2008

Après quatre ans d’attente, le nouvel opus solo (déjà le troisième) de la Djette grenobloise est enfin disponible et franchement… quel régal ! La Miss impressionne par sa maîtrise et la cohérence de ses productions / enchaînements mais aussi et surtout par sa voix hypnotique et son faux accent “à la française” mutin et sensuel en diable.

Elle nous livre un univers très personnel (sacré mélange de culture pop, techno et gothique) et ses réflexions / observations sur ses congénères qui peuplent le monde de la nuit. Milieu qu’elle affectionne et connaît parfaitement. Logique pour une Djette de sa renommée et régulièrement invitée d’honneur des plus grands clubs du monde (et même de la MC2 lors de sa “Nuit électro 2007″ !!).

Ce qui est sûr c’est que l’écoute de “Batbox” suscite une envie irrésistible de bouger, de danser aux rythmes de sa trans, de l’électro pop ou rock… L’ambient et l’expérimentation, c’est moins propice…quoique ! Elle prouve en tout cas avec ce disque qu’elle est l’une des meilleures ambassadrices de l’électro made in France de ces dernières années.

Batbox / MISS KITTIN (Nobody’s bizness, 2007) Voir la notice

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par Agnes


TRANS AM, “Sex change”

Album de la semaine | 4 mars 2008

Une fois encore je me vois forcé d’avouer mon ignorance de ce groupe. A ma décharge, je ne peux même pas invoquer la maigreur de leur discographie, ce trio de Washington DC a eu une production pléthorique : pas loin de 10 beaux albums en un peu plus de 10 ans. Mais qu’ai-je donc fait pendant toutes ces années ? Bref, une fois encore je fais pénitence et m’engage à écouter avec délice plusieurs Ave maria !

Trans Am - Sex changeVoila bien un disque qui n’annonce pas la couleur. Car derrière cette pochette énigmatique (un discret hommage au David Lynch de Twin Peaks ?) et un titre racoleur / paresseux pas d’autre enseignement à tirer que le penchant des énergumènes pour la blague potache.
Et la musique me direz-vous ? Parfois associé à la scène post-rock (qui a dit abusivement ?) et aux labels Kranky ou Southern, TRANS AM mélange effrontément le rock et l’électro (le superbe titre “4.738 Regrets”) voire ne se pose même pas la question de ce mélange et balance tantôt un morceau purement électro (le très krautrock “First words” qui lorgne du coté de Kraftwerk et de Neu), tantôt un titre à l’énergie dévastatrice à grands coups de riffs de guitares (”Surrender to the night”). Et ça continue comme ça sur tout l’album : “North east rising sun” versus “Conspiracy of the gods”, “Exit management solution” versus “Shining path”…
Seules quelques incursions dans ce qu’on qualifiera faute de mieux d’électro-funk (”Obscene strategies” et cette guitare funky d’un autre âge, “Climbing up the ladder” avec son énorme basse synthétique) viennent rajouter quelques touches de couleurs dans ce tableau d’ensemble. Instruments classiques, samples, claviers, ordinateurs, tout ce qui leur tombe sous la main passe à la moulinette de leur créativité. Ces trois là sont joueurs mais ne vous fiez pas à leur apparente désinvolture, cet album essentiellement instrumental est sacrément travaillé et recèle moults trouvailles : un disque schizophrénique, le cul entre deux chaises, mais tellement bon !

Sex change / TRANS AM (Thrill Jockey, 2007)


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par Julien


FENNESZ & SAKAMOTO, “Cendre”

Album de la semaine | 27 novembre 2007

Fennesz / Sakamoto - CendreDans cet album, Ryuichi Sakamoto (piano), a collaboré avec Christian Fennesz (guitare, électronique) : il s’agit d’une réalisation à distance entre Japon et Autriche, destinée à une installation vidéo-musicale : après avoir échangé des éléments à retravailler, ils se sont retrouvés en studio à New-York pour finaliser leur enregistrement.

L’un nous avait livré des musiques de films inoubliables (Furyo, Le dernier empereur…), des disques de rencontres avec entre autres des musiciens de la scène électronique (DJ Spooky dans l’album “Discord”, Talvin Singh…), l’autre nous avait plutôt habitué à des ambiances un peu plus grinçantes (”Endless summer”).

Ici le résultat est d’une beauté quasi lévitatoire : le piano épuré de Sakamoto est soutenu, enrobé, survolé par les nappes des machines de Fennesz : il nous livrent des atmosphères lumineuses et épurées, évoquant tour à tour (et au choix) Satie, l’aurore et le crépuscule, les abysses sereins…
Si vous ressentez le besoin d’une grande respiration avant d’être absorbé par le maelström noëllistique, n’hésitez pas, c’est Sakamoto qu’il vous faut !

Cendre / Ryuchi Sakamoto & Christian Fennesz (Touch Tone, 2007)Voir la notice

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par Martine


THE YOUNG GODS, “Super ready / Fragmenté”

Album de la semaine | 20 novembre 2007

Après plus de 20 ans de bons et loyaux services, les Suisses de The Young Gods font feux de tout bois en multipliant les projets (une série de concerts acoustiques) et les sorties de disques (après un best-of XXYears, le prochain album est déjà dans la boite). Pas de signes d’essouflements alors même que beaucoup peinent à se renouveler la quarantaine passée. Le secret de l’éternelle jeunesse ?

The Young Gods - Super ready / FragmentéOubliez les albums précédents (Second Nature et surtout Music for artificial clouds) très électro-ambient, ici il s’agit d’un mélange détonant de rock et de musique électronique avec des détours par le blues (”Machine arrière”). De toute façon, THE YOUNG GODS peuvent tout se permettre, comme sortir un disque avec une pochette pareille (strass et paillettes quand même), chanter en français (voire le mélanger avec l’anglais), ils s’en sortent toujours avec classe et un grand sourire aux lèvres.
Des boucles électro obsédantes cèdent la place à des riffs de guitares et à des samples dévastateurs (”Freeze”); les sons électroniques fusionnent avec le rock des genevois et tout ça coule de source : on a jamais l’impression d’un patchwork mais au contraire d’une musique extrêmement cohérente et pensée. Même l’utilisation du vocoder et du sitar (”Stay with us”, la ballade de l’album) d’ordinaire rédhibitoire est bien amenée.

Une production aux petits oignons achève de me convaincre: une grande claque dans ma tronche comme on dit.

Alors, le secret de l’éternelle jeunesse ? L’envie, la passion intacte et la volonté de ne pas (trop) se renouveler… Décidement, les playlists de fin d’année s’annoncent délicates…

Super ready - Fragmenté / THE YOUNG GODS (Pias, 2007) cd5.jpg

A lire, 5 pages d’articles / interviews dans la revue Noise (n°1, été 2007)

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par Julien


Via Musique : itinéraire musical en 2 temps et 3 cds

Via Musique | 27 juin 2007

Petite sélection electro-zen pour affronter les embouteillages de l’été
(ou comment aller au festival de Benicassim sans se stresser)

Pantha du Prince - This blissPantha Du Prince : This bliss (Nocturne, 2007)

Mediathèque Kateb Yacine (Grand Place)

Dès les premières notes, on rentre dans un univers intimiste. Les boucles synthétiques nous enveloppent et nous entraînent dans un voyage musical feutré et aérien. Une discrète rythmique nous rappelle que l’on est dans de la «house» délicate et finement arrangée. (http://www.panthaduprince.com/index.html)

Idéal pour commencer un long périple, à enchaîner avec :

To Rococo Rot - Taken from VinylTo Rococo Rot : Taken from vinyl (La Baleine, 2006)

Médiathèques Kateb Yacine (Grand-place), Abbaye et Centre ville

Le «groove» voluptueux de To Rococo Rot (collectif allemand) pourrait nous fait croire que nous sommes seuls sur une route traversant de grandes immensités désertiques (alors qu’ en fait, nous sommes bloqués au péage sur l’A7). On est transportés par des nappes électroniques ouatées et cotonneuses. Toujours une musique «électro» légère, vaporeuse et rêveuse.

Repeat Repeat - SquintsRepeat /repeat : Squints (Soma records, 2006)

Médiathèque Kateb Yacine (Grand-place)

Fondu enchaîné et habile mixage avec cette musique électronique synthétique, hypnotique et lancinante mais qui n’hésite pas à frétiller à l’approche de l’arrivée. De belles plages musicales basées sur des lignes minimales mais agréablement et merveilleusement funky. A écouter jusqu’à envoutement.

(http://www.somarecords.com/artists/repeatrepeat)

Et nous voilà enfin arrivés à bon port, pour danser sur le set du grandiose Carl Craig, digne représentant de la techno de Détroit.

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par Rosie

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