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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


CHANSON PLUS BIFLUOREE, “La Folle histoire de la chanson, de la préhistoire au slam”

Album de la semaine | 4 août 2010

Où l’humour fou …

Une histoire de la chanson française en douze morceaux… quelle gageure ! Depuis 1985 cet ex-quatuor, - actuellement trio - désopilant s’est fait connaître par ses pastiches de chansons connues, celle de Ouvrard “Je ne suis pas bien portant” par exemple, qui devient un hymne consacré aux déboires de l’informatique ou “Moi je fais la vaisselle” sur l’air de “J’ai encore rêvé d’elle”.

Musicologues avertis et interprètes délirants, ils  savent jouer dans tous les styles, télescopant les époques, alliant humour et parodies. Dans ce disque et le spectacle burlesque du même nom ils revisitent le patrimoine de la chanson française, de sa naissance à son apogée, nous faisant voyager dans le temps et l’histoire.

La rétrospective utilise des airs connus, - Charles Aznavour prête sa Bohême pour “L’ OGM”, Jacques Brel se retrouve compositeur de “Ce soir j’attends Ségolène”-, passe par un folk plus folklorisant si c’est possible que les originaux des années soixante-dix, fait un clin d’œil aux chansons engagées (Dominique Grange !), libertines ou à dénonciation sociale.

Avant de terminer par une Marseillaise de la paix , nettement moins revancharde et sanguinaire que l’officielle, le trio slame un hommage à la nouvelle scène française, citant les artistes actuels que vous connaissez peut-être, peut-être pas, mais, vous savez quoi ? Nous avons leurs disques à la médiathèque !

Quant à moi, celle que je préfère, qui m’a vraiment fait rire, c’est la deuxième chanson de l’album…

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par Marie-Thérèse


LA CHANSON INAVOUABLE, “Elle préfère l’amour en mer”

Nos Vidéos | 24 mai 2010

La chanson inavouable poursuit sa tournée des bibliothèques municipales! Cap sur la bibliothèque Jeunesse Prémol où Lisa nous attend de pied ferme.

Allez, on monte le son et on mobilise tout son sens de l’humour ! Et comme le clip de Philippe Lavil a disparu de la toile, vous avez droit à la version karaoké.

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par Emeline


“Je voudrais pas crever …” Concert autour de BORIS VIAN

Musique en bibliothèque | 12 février 2010

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Encore un grand moment de musique et de convivialité lors de ce concert autour des poèmes, musiques et chansons de Boris Vian ! Bravo à tous

Spectacle présenté par l’association Les pieds dans l’eau et le Collectif Pince-Oreille.
Création en octobre 2009 dans le cadre du Conservatoire de Grenoble et de La Chaufferie.


Je voudrais pas crever …


Fais-moi mal Johnny

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par Emeline


SAM KARPIENA, “Extatic malanconi”

Album de la semaine | 18 janvier 2010

- As-tu écouté “Extatic malanconi”?
-?
-C’est l’album de Sam Karpiena.
-??
-Le chanteur du groupe Dupain.
-???

Sam Karpiena a participé, dans le trio Gacha Empega au renouveau des polyphonies marseillaises, loin des clichés folkloriques, puis ce fut l’aventure du groupe Dupain, enraciné à Marseille, avec de l’électronique, une énergie rock et des influences musicales de tout le pourtour de la méditerranée pour l’album “L’usinà“. Pour “Les vivants” le groupe revient à la langue française ce qui donne une plus grande audience à leur textes.
Sam, le chanteur tente aujourd’hui l’aventure avec Bijan Chemirani, percussionniste connu, Daniel Gaglione et sa mandole et à la batterie Mathieu Goust du groupe grenoblois Mig.
Je reste subjuguée par la puissance de sa voix, lyrique ou allant vers la transe, voix qui pourrait être flamenca par son intensité qui confine à l’envoûtement, par la force des textes (la plupart en français) dont la langue est parfois traitée comme une matière.
Si vous voulez changer des chanteur(se)s susurrant(e)s…

Disque disponible à la bibliothèque Kateb Yacine.

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par Marie-Thérèse


LA CHANSON INAVOUABLE : “Le chat” de Pow Wow

Nos Vidéos | 11 janvier 2010

Vous aimez secrètement un tube inavouable ? Nous aussi !

Nous allons essayer de réhabiliter ces curiosités musicales en tentant d’y apporter un minimum d’information et de légèreté. Au programme ce mois-ci : “le chat” du groupe Pow Wow, tube ultime des années 90, pour le bonheur de certains, mais pas des autres !


Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le clip du “chat” a disparu du net, nous vous proposons donc la version karaoké (veinards!!!), pour les plus valeureux !

Vous êtes toujours là … y’a quelqu’un ??!

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par Emeline


A BORIS VIAN, “On n’est pas là pour se faire engueuler !”

Album de la semaine | 5 octobre 2009

Cette semaine j’avais envie de parler de chanson française, justement parce que je n’aime pas ça (hormis quelques artistes dont BORIS VIAN fait partie). C’est la raison pour laquelle suivant l’exemple de notre collègue Nicolas (qui a chroniqué cet été un disque qui l’a déçu) je me suis penchée sur le tribute to Boris Vian du moment (rappelons que si on entend parler autant de lui, c’est que nous fêtons les 50 ans de sa mort), réunissant tous les chouchous de la chanson française, à découvrir… ou pas.

Première chanson : “on n’est pas là pour se faire engueuler“, c’est surement la faute aux Enfoirés, mais la simple écoute d’un titre chanté en collectif me donne systématiquement l’impression qu’on veut me vendre du bon sentiment… c’est épidermique, je peux plus !
Rassurez-vous je ne vais pas vous faire le même topo pour chaque chanson, simplement l’entrée en matière semble particulièrement commerciale et consensuelle et Boris à surement du en faire des loopings dans sa tombe.
Je passe également rapidement sur des prestations plus que discutables comme celles de la très contestataire Carla Bruni (transparente), M (en manque total d’inspiration et faisant cruellement référence à lui-même), Juliette Gréco (bon sang mais que s’est-il passé !!), Arielle Dombasle, Jane Birkin ou Carole Bouquet et quelques autres… pas au niveau ou pas inspirés, pas intéressants en tout cas c’est sûr.

Je salue toutefois les performances d’artistes m’ayant surpris par la justesse et l’originalité de leurs interprétations. Écoutez la “complainte du progrès” de Juliette, suffisamment subtile pour exceller dans l’art de la reprise. Katerine toujours parfaitement décalé mais profondément mélancolique dans “je bois“. Lio dégouline de guimauve sur “Natacha chien-chien” mais on en attendait pas moins d’elle alors on n’est pas déçu. Je me suis même fais surprendre par Maurane (eh oui) qui se lâche à donf sur “blouse du dentiste“. François Hadji-Lazaro se met délicieusement en danger sur “Fais-moi mal Johnny“. Fersen est sublime sur “Barcelone” tout comme Arthur H sur “Casserole-sérénade“.
Enfin, mes trois chouchous sont des performances d’acteurs : Jeanne Moreau avec un solennel “que tu es impatiente la mort” d’une justesse effrayante. Edouard Baer est excellent en parfait dandy sur “Je voudrais pas crever“. Et le top du top, la glaçante interprétation de Jean-Louis Trintignant avec “Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale“… traumatisant.

En conclusion un constat en demi-teinte, je n’ai pas trouvé ce casting “tape à l’œil” à la hauteur du défi et à part les exemples ci-dessus je n’ai pas été “surprise”.
On ne “peopolise” pas BORIS VIAN comme on veut !! Sur ce, je vous laisse vous faire un avis et faites moi plaisir, réveillez-moi quand les morts arrêteront d’enrichir les vivants.

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par Emeline


FELIPECHA, “De fil en aiguille”

Album de la semaine | 7 septembre 2009

Un gars, une fille… qui ont créé le jeune duo Felipecha. Felipe compose des mélodies folk- rock et écrit la plupart des textes, créant un univers tendre et poétique, souvent intimiste, parfois insolite, et parfois déjà désenchanté ! Sa voix grave fait ressortir celle de Charlotte, claire et aérienne. Il joue de la guitare et les musiciens de leur disque (guitare, claviers, percussions et contrebasse) les accompagnent aussi lors de leur tournée, où ils se taillent un bon succès public. La rencontre de leurs deux univers qui se complètent donne un disque agréablement attachant. Bonne chance à ce duo sympathique.

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Le site de Felipecha

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par Marie-Thérèse


CLARIKA, “Moi en mieux”

Album de la semaine | 21 juillet 2009

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Une hirondelle fait-elle le printemps ? ou une chanson fait-elle un album ?

Voici une expérience que vous avez certainement tous vécu un jour ou l’autre.
Plantons le décor. Vous épluchez quelques pommes de terre en écoutant distraitement la radio quand soudain, une chanson de passage mobilise toute votre attention. Abandonnant vos patates et vos principes vous vous précipitez à la recherche de cette belle inconnue.
L’heure du premier rendez-vous est enfin arrivée. Vous insérez le précieux CD dans votre platine et sélectionnez la chanson convoitée. C’est bon, tellement bon que vous recommencez. Enfin comblé, vous laissez défiler les autres titres de l’album, et là… déception.

Ainsi se résume mon aventure avec la troublante Clarika. Pourtant, vous l’aurez compris, j’ai un faible certain pour cette artiste. Sa sincérité, son univers intime et loufoque, ses engagements, son énergie, son look dévastateur – si on apprécie le mariage jupette santiags – et, avouons le, son sourire canaille. Bref, je suis fan, et j’attendais donc avec impatience son dernier album unanimement salué par la critique, Moi en mieux, dont le titre d’ouverture, Bien mérité, me donne immanquablement la chair de poule.

Mais hélas, trois fois hélas, la rencontre fut décevante et la belle s’est dérobée me laissant tout désemparé. Depuis, je m’interroge : attente démesurée, effet de contraste ou simple querelle d’amoureux ? A vous de juger.

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par Nicolas


VIDEO DU MOIS : DES FOURMIS DANS LES MAINS

A découvrir | 3 février 2009

Mélange heureux de chanson française, de rock, mais aussi de slam, de poésie, DES FOURMIS DANS LES MAINS c’est une orchestration le plus souvent dépouillée (le multi-instrumentiste Laurent Fellot qui assume ici contrebasse, trompette, piano, choeurs, etc) : une batterie et une contrebasse très en avant (”L’animal”, “La mer”, “Le tas de feraille”), parfois des effets dub (”La route”) sur lesquelles viennent se poser les mots et les formules d’ Arnaud Guibert. Ça me fait beaucoup penser à Fred Poulet pour l’éloquence, le sens de la formule et la musique au service d’une ambiance (j’espère qu’ils prendront ça pour un compliment), j’y croise aussi par moments la présence de Bashung (”L’odeur”). La vidéo quant à elle reprend bien cette urgence que l’on sent dans la musique du groupe à travers un montage rapide et un road-movie sur l’autoroute au crépuscule.

Et bien évidemment le dernier disque en date du groupe (le prochain est annoncé en 2009 dont est extrait le titre en vidéo ci-dessous) est présent dans les collections des Bibliothèques municipales de Grenoble. A surveiller de près cette année !

Route 595 / DES FOURMIS DANS LES MAINS (Quai 4, 2007)


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par Julien


ALLAIN LEPREST, “Chez Leprest”

Album de la semaine | 27 octobre 2008


Ce disque est un hommage à un artiste peu connu, poète-chanteur boudé par les médias, mais pas par des interprètes aussi diversifiés que Higelin, Olivia Ruiz, Hervé Vilard, Agnès Bihl, Jamait, Sanseverino … Ils y donnent le meilleur d’eux-mêmes pour servir l’écriture bouleversante d’Allain Leprest. Partenaire depuis longtemps, Romain Didier les accompagne au piano.

Cet album peut-être une façon de découvrir l’œuvre d’ ALLAIN LEPREST, considéré aussi bien par la jeune scène française que par des chanteurs plus anciens comme un auteur majeur de la chanson. Vous pouvez en profiter pour l’écouter par lui-même (il fait des disques depuis plus de vingt ans).

Citons entre autres :

Chez Leprest (Tacet production, 2007)

Donne-moi de mes nouvelles (Tacet production, 2005)

Nu (Hamelle, 1998)

Je viens vous voir : en concert (JDE, 2002)

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par Marie-Thérèse


ALAIN BASHUNG, Bleu pétrole

Album de la semaine | 1 septembre 2008

Alain Bashung - Bleu pétrole

Il y a des artistes dont on se dit qu’ils ont fait leurs preuves, qu’ils ont donné [toute la dimension de leur talent]… bref il y a des artistes dont on se dit que “ça va” on connaît ! C’est exactement ce que je pensais à propos de Bashung et de son dernier album “Bleu Pétrole”… Je m’étais donc “dispensée” de l’écouter un peu plus avant que le premier titre.

A la faveur de l’été et de longs moments de farniente (une fois encore on ne dira jamais assez les bénéfices du farniente !), j’ai enfin pris le temps d’écouter “Bleu Pétrole”. Plusieurs fois !
Et là, révérence, Monsieur Bashung ! Vous êtes un très grand artiste! De ceux capables de se ressourcer sans cesse, de ceux qui, au sommet de leur carrière, sont encore capables de remettre l’ouvrage sur la galette, de ceux qui n’hésitent pas à ouvrir leur univers à d’autres poètes : Gaetan Roussel de Louise Attaque, Joseph d’Anvers, Gérard Manset…
“Bleu Pétrole” fait partie de ces albums qui nous font encore découvrir des textes et des mélodies magnifiques - “Je tuerai la pianiste”, “Je t’ai manqué”, et le lyrique “Vénus” - des textes qui disent sans en avoir l’air - “Résidents de la République” (allez voir le clip avec Melvil Poupaud ici ) , “Le secret des banquises” (hein est-ce que vous en avez ?), des reprises savoureuses - “Suzanne” - qui donnent envie de réécouter les originaux… Bien, vous l’aurez compris, j’ai été conquise par “Bleu Pétrole”.
Ecoutez, écoutez, braves gens, le magnifique Bashung est de retour, fermez les yeux et plongez dans “Bleu Pétrole”.
Alors, même si, finalement, Bashung ne fait pas partie de vos playlists, allez faire un tour dans votre bibliothèque de quartier et empruntez “Bleu Pétrole”.

Où emprunter ce document ?

Alain BASHUNG sera à Grenoble le 8 Octobre à 20h au Summum en soirée d’ouverture du 14e Festival Rocktambule, avec en première partie “Mountain Men” qu’on a eu le plaisir d’accueillir en show-case à la bibliothèque Abbaye-les-Bains en février 2008.

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par Catherine


Via Musique : ou comment faire rimer vacances avec découvertes musicales

A découvrir | 4 juillet 2008

L’été,  c’est le moment tant attendu  pour l’aventure de la vie et les grandes découvertes musicales et je vais donc vous narrer dans le détail (enfin presque) une tranche de ma “Rock-collection” personnelle que ne renierait pas Laurent Voulzy. Mais contrairement à lui, ce n’est pas au camping des “Flots bleus” que j’ai eu mes premiers véritables émois musicaux.

Soucieux de donner toutes ses chances à leur progéniture, mes parents m’ont envoyé en voyage linguistique à Bristol, en Angleterre, afin que je sois capable de dire, dans la langue de Shakespeare, autre chose que “Who do you love” et “One bourbon, one whisky, one beer”. Bristol, en 1978, n’était pas encore le laboratoire trip-hop que la ville deviendra par la suite mais la musique était déjà bien présente et les disquaires à tous les coins de rue.

Et c’est avec l’excellent album “Live and dangerous” de Thin Lizzy, que j’ai ramené en France, que j’ai perfectionné mon anglais et démarré mon éducation hard-rock. Le visuel de la pochette ne laissait pas de doutes : ça allait déchirer !


Groupe irlandais avec le chanteur bassiste Phil Lynott, Thin Lizzy a décliné le hard-rock avec le blues et la soul. La fougue et la rythmique hard sont bien présentes et prennent toute leur ampleur sur ce “live”. Groupe emblématique de l’époque, qui marquera fortement les futurs groupes de hard-rock.

En 1979, voyant que mes progrès en anglais avaient été timides mais néanmoins visibles, mes parents m’ont à nouveau vanté les mérites du séjour linguistique et c’est à Northampton, dans le nord de l’Angleterre que j’ai fait mon immersion culturelle. Et c’est les cheveux dressés sur la tête, des épingles à nourrice plein le T-shirt (au grand dam parental) et avec le fabuleux premier album des Ruts en poche que j’ai retrouvé le giron familial.
Album coup de poing ou le mouvement punk montrait qu’il était gagné, toujours et encore, par la  fièvre de la révolte et déjà axé sur la fusion musicale avec le reggae. A écouter le sublime morceau reggae divinement pulsé “Jah war”, on comprend que la voie était tracée pour les Clash et leur « London calling ».

Se désespérant de moi et ne sachant plus comment manipuler cette adolescente rebelle, c’est dans le massif du Taillefer qu’ils m’ont envoyé crapahuter, l’année suivante, pour être à l’abri de toute crise (musicale) adolescente. Mais, la musique est partout, c’est bien connu ! Et c’est Thiéfaine que j’ai découvert cette année là. L’animateur montagne était amoureux fou de “La fille du coupeur de joints”. Auteur d’albums “noirs” et désespérés entre rock et chansons, Thiefaine a donné un autre ton à la chanson française.

Si le récit de mes tribulations musicales éveille en vous des (mauvais ou nostalgiques) souvenirs de vacances, lâchez-vous sur le blog (…non, vous n’êtes pas seuls…) et à nous tous, nous allons faire la plus belle bande son de tous les étés inoubliables, voire de tous les étés pourris.

Et … bonnes vacances musicales.
Live and dangerous / THIN LIZZY (1978)Voir la notice

The Crack / THE RUTS (1979)Voir la notice

Routes 88 / H.F THIEFAINE (1988)Voir la notice

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par Rosie


Le grand chambardement de mai 68 en France

A découvrir | 15 mai 2008

Alors que la déferlante musicale anglo-saxonne explose tout sur son passage, que se passe-t-il sur le front français en 1968 ? La période yé-yé s’essouffle, les chansons mièvres des chanteurs ne font pas le poids face à l’invasion des groupes anglo-saxons. Difficile de rivaliser avec le duo Lennon / McCartney, Bob Dylan et les Beach Boys.

Tant bien que mal, notre rocker national Johnny Hallyday résiste en chantant ” Noir, c’est noir. ” Antoine commence à distiller, bien gentiment, des idées dans l’air du temps par l’intermédiaire de ces ” élucubrations “. Hugues Aufray adapte les chansons de Bob Dylan en français. Un courant contestataire verra le jour à partir de 1969 avec des chanteurs comme François Béranger, Catherine Ribeiro, Colette Magny et Graeme Allwright. Pour l’heure, les artistes confirmés sont encore là ( Brassens, Brel, Ferré, Nougaro…etc) et ils savent se montrer incisifs quand il faut réveiller les consciences, mais une nouvelle génération de chanteurs français va naître en marge de la contestation ” mai soixante-huitarde ” et elle va remodeler le paysage musical français pour les décennies à venir.

La cavalerie / JULIEN CLERC (1968) Voir la notice

julien-clerc.jpgC’est en 1966 que Julien Clerc va rencontrer Etienne Roda-Gil et ensemble, ils vont écrire de belles pages musicales. Le duo sort, en 1968, le titre “la cavalerie” et ce sera le début d’une collaboration gagnante. Rien de véritablement subversif dans ce premier texte mais un chant particulier qui fera remarquer Julien Clerc. Il sera alors tête d’affiche pour la comédie musicale hippie “Hair“, en 1969. Le début d’une longue carrière.

Animal on est mal / GERARD MANSET (1968) Voir la notice


gerard-manset-animal-on-est-mal.jpgSorti d’abord en 45t, puis en 33 t, “Animal, on est mal” nous fait découvrir un artiste atypique, à mille lieux de tous les canons de la mode et du show-business. Véritable auteur –compositeur, Gérard Manset se lance rapidement dans la composition d’un oratorio symphonique, la Mort d’Orion. Loin des médias et du monde, Gérard Manset développe un univers musical personnel sombre et mystérieux. Auteur à part, il n’en restera pas moins très présent dans la sphère musicale française en faisant paraître régulièrement des disques et en écrivant pour d’autres personnes..


Mon frère /
MAXIME LE FORESTIER
(1972)
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maxime-le-forestier-mon-frere.jpgRemarqué dés 1968, Maxime Le Forestier marche dans les traces de Brassens, mais il ajoute dans ces compositions le folk américain. Son premier album, après quelques 45 t en 1968, est composé de ballades à la guitare, sur lesquelles il chante des textes politiquement incorrects. Le morceau Parachutiste est une ode anti-militariste et San Francisco deviendra l’hymne hippie français.

 A suivre…..

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par Rosie


JULIETTE “Bijoux et babioles”

Album de la semaine | 14 mai 2008

Juliette - Bijoux et babioles

Juliette, c’est une petite bonne femme potelée bourrée de talent et de fantaisie. Egale à elle-même à chaque nouvel album, c’est un vrai régal des oreilles : des mélodies et des paroles à vous donner envie de danser dans la rue avec le sourire aux lèvres (”tu ronfles !”, “la jeune fille ou le tigre“).

Au milieu de l’album, surprise : Juliette chanterait faux ? Ouf, ce n’est qu’un hommage aux “casseroles” du show-business (”Casseroles et faussets“) et au phénomène Florence Foster Jenkins, chanteuse ratée à qui le richissime mari permit de produire des disques inoubliables.

En plus, elle ne se contente pas de chanter, elle compose tout et parfois pétrit elle-même son piano avec une joie communicative.
Un vrai bonheur qui nous confirme la venue du printemps !

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par Anne


La révolution en chantant…

A découvrir | 5 mai 2008

A chaque époque, historique ou personnelle, correspond une bande-son. En effet, qui n’a pas gardé en mémoire une mélodie qui a bercé son enfance, voire même un slow langoureux et interminable sur lequel mille et un émois se sont éveillés, avec des bons souvenirs…

Là, je m’égare un peu, mais il est vrai que c’est le printemps… C’est d’un autre printemps dont je voulais vous causer. En mai 68, le mot « révolution » était sur toutes les lèvres et les chansons ont accompagné ce mouvement de protestation. Je voulais vous proposer la lecture d’un ouvrage fort intéressant sur les chansons engagées, de quoi préparer une bande-son révolutionnaire imparable.

Christiane Passevant et Larry Portis ont écrit le “Dictionnaire des chansons politiques et engagées : ces chants qui ont changé le monde”, aux Editions Scali, sorti en 2008. Dans ce livre, ils nous proposent une très large sélection de chansons internationales (de l’Afrique aux Etats-Unis) engagées politiquement ou socialement.
L’intérêt s’est porté sur la chanson ouvrière, libertaire, contestataire et révolutionnaire. C’est pourquoi on y trouve aussi bien “Anarchy in the UK” des Sex Pistols que “Le temps des cerises“. Le répertoire international couvre aussi une large période : de La Commune à nos jours. Et des styles musicaux très larges : de la chanson française au punk, en passant par le folk.
Ouvrage objectif et généraliste avec un petit bémol cependant, on trouve de trop nombreuses citations concernant le chanteur Serge Utgé-Royo. Ceci étant, il est le seul défenseur de la chanson contestataire en France.

Voilà de quoi largement varier la programmation musicale des cortèges des manifestations et après “L’ Internationale“, on pourra entonner «tous ensemble» la magnifique chanson “Redemption song” de Bob Marley. Camarades révolutionnaires, à vos platines. C’est la lutte… en chantant !

Dictionnaire des chansons politiques et engagées / PASSEVANT & PORTIS

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par Rosie

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