THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline
“Vous en reprendrez bien… de la chanson inavouable”. Tel était le titre de ce deuxième rendez-vous que s’était fixé la Chaufferie et Bmol TV. Sous forme de scène ouverte, des groupes étaient conviés à interpréter, en plus de leur répertoire, une chanson inavouable de leur cru…
Après une 1ére édition riche en émotions, cette deuxième saison a tenu toutes ses promesses: 5 groupes qui ont joué le jeu, des karaokés improbables et un public sous le charme de cette soirée inavouable.
Voici le compte-rendu, tout en images, de la soirée. Avec des remerciements tout particuliers à l’équipe de la Chaufferie (garde la pêche!), aux bibliothécaires de Grenoble et aux équipes techniques de Bmol Régions.
par JérômeFermerAuteur : Jérôme Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Persuadé que toute musique a un sens social caché, il déteste Florent Pagny et Elton John. Musicien, il raconte partout qu'il a joué avec Tiken Jah Fakoly et qu'il a touché Angus Young lors d'un concert à Alpexpo en 1980. Il essaye lamentablement d'imposer l'écoute de France Culture en voiture à ses enfants, mais connaît le rap et le r'n'b de Skyrock par cœur. Obnubilé par la désertion des jeunes en bibliothèque, il serait prêt à remplacer le logo des bibliothèques de Grenoble par une photo plain-pied de Beyonce.Voir les articles de cet auteur (38)
Partout c’est déjà Noël : de quoi s’engueuler jusqu’à la crise de nerfs, pour savoir si on va chez Belle-Maman ou Mamie, à moins qu’on les fasse venir, mais à leur âge, et puis où, et quel jour, à moins qu’ils ne viennent tous à la maison, mais il y a ceux qui habitent trop loin et il faut les loger, ils sont trop nombreux et ils font trop de bruit, et puis eux non plus ils ne savent pas encore où ils vont aller parce qu’il ne faut blesser personne, il faut voir avec les autres, et qui est allé où, l’année passée.
Partout c’est déjà Noël : de quoi s’empiffrer jusqu’à la crise de foie, après s’être demandé pendant des jours ce qu’on va manger, parce que Raymond n’aime pas les huitres et Ginette a du cholestérol, Minibill n’aime que les pâtes, et Craspouille veut absolument une pizza. Quant aux desserts, maison c’est quand même mieux, mais c’est moins la classe que le pâtissier, qui est hors de prix, fruits bio ou chocolat bien gras, that is the question !
Partout c’est déjà Noël : de quoi se creuser la tête pour offrir des tas de choses inutiles, des tas de cadeaux qui ne plairont pas forcément, qui tomberont à côté, qui seront en vente le lendemain sur internet. Chacun dit, ah, non, cette année on ne fait pas de cadeaux, et puis de fil en aiguille, ça quand même ça ferait plaisir à Josette, et la petite elle aurait bien besoin de ça, et puis c’est pas le grand qui se paiera ce truc-là, et puis ce bonnet sur la tête à Pépé on l’a assez vu.
Partout c’est bientôt Noël : il reste certes surtout la frénésie de consommer, mais il reste encore des magies d’enfants et c’est pour ça que ça continue. Il reste encore la joie de se retrouver, avec ceux qui sont encore là, et celle d’offrir des bons cd, après avoir consulté les coups de cœur des discothécaires : ) , sans parler des coupes de champagne qui pétillent et des éclats de rire.Avec “La meute rieuse” dans les oreilles, titre pas terrible mais pochette qui plaira à certains : Les yeux des fesses, disque absolument sympathique, je n’aurai qu’un seul mot : à ceux que tout cela déprime, restez zen ça sera vite passé, et aux autres, goutez tout ça en arrêtant ce foutu temps qui nous file entre les doigts à la vitesse de la lumière (de Noël ?)
par AnneFermerAuteur : Anne Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Rêvant d'épouser un chef d'orchestre, elle s'essaie en cachette aux concertos de Mozart pour piano et orchestre, elle au piano et l'orchestre au cd. Rêvant d' être contrebassiste, elle s'achète un violoncelle pour ne pas changer de voiture. Différente de ses camarades blogueurs par son grand âge, elle tente de sauver bmol du désert classique et jazzistique ! Grisée par bmol, la montagne, la musique et le chocolat, bref tout ce qu'il faut pour sauver une bibliothèque.Voir les articles de cet auteur (34)
C’est avec émotion que mes doigts tapotent sur le clavier, comme une chorégraphie mal assurée. C’est en effet la dernière fois que je partage avec vous mes coups de cœur sur ce blog.
Pour cet article, j’ai demandé la collaboration photogénique de mon vieux compagnon d’étagère et je puis vous assurer que la peluche n’a subi aucun mauvais traitement pendant la séance de photos.
Chers internautes, je vous propose cette sélection de CD jeunesse pour faire encore un bout de chemin ensemble.
Une chanteuse : Tartine Reverdy. Avec son album, elle met en scène des couleurs, les couleurs de la vie dans un style musical très féminin qui n’appartient qu’à elle.
Un groupe : Les Déménageurs qui nous propose un CD vitaminé rempli de chansons aux styles musicaux variés que l’on reprend avec bonheur.
Un spectacle musical : Le bateau de Nino d’Hélène Bohy et Olivier Caillard. Pour tous les inconditionnels de leur style inimitable qui touche toutes les âmes d’enfants.
Une curiosité : Le jouet musical, sous lequel se cache un collectif de musiciens qui se sont amusés à ne prendre que des instruments de musique destinés aux enfants pour nous concocter une œuvre musicale surprenante et inédite.
Si vos petites oreilles en écoutant ces quelques titres envoient un signal à votre bouche pour qu’elle sourie de plaisir, alors j’aurai bien rempli ma tâche. Allez Bmol, salue tous les collègues qui te font vivre avec tant d’originalité et de conviction professionnelle, j’te chante pas une petite chanson d’adieu mais le cœur y est…
par SandrineFermerAuteur : Sandrine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Acheter des Cd pour la jeunesse, ça donne une énergie !!! Regardez ce beau visage sans aucune ride…en plus, on entretient sa voix, puisque l'on fredonne des airs et on a de grandes oreilles (ben on les voit pas sur la photo ?) car toujours à l'écoute : à l'écoute de l'actualité musicale, des collègues, du public. Bref, plus qu'une vocation, c'est un art de vivre.Voir les articles de cet auteur (7)
Chanteur-voyageur, Frédéric Pagès développe ses activités musicales entre la France et le Brésil.
Il pratique la chanson sous toutes ses formes mais il aime aussi les alliages a-typiques entre les mots, les sons et les souffles, la mise en voix et en rythmes de textes littéraires, les noces électriques du verbe et de la pulsation.
Il “met en scène et en son” Victor Hugo, Rimbaud, Césaire, Jack Kerouac, Garcia Lorca, Guimarães Rosa… mais aussi, et de plus en plus, ses propres textes.
Pendant une dizaine d’années (fin du XX° siècle) Frédéric Pagès a créé puis animé l’AGEM, l’Atelier Grenoble Espace Musical, un des premiers centres operant en France dans le champ des “musiques actuelles” à la fois lieu de création et de production musicale (une dizaine de groupes professionnels, un studio d’enregistrement, un label de disques) école (nombreuses master-classes avec de grands musiciens de Jazz et musiques improvisées) et co-direction du Festival de Jazz de Grenoble. C’est dans ce cadre qu’il constitue et dirige l’ensemble vocal “Les Jeux de la Tribu”.
Aussi attentif à la densité et à la musicalité des paroles qu’à l’intensité des mélodies qui composent son répertoire Frédéric Pagès est toujours entouré par des musiciens de premier plan, davantage partenaires qu’accompagnateurs., issus du jazz et des musiques du monde.
Avec eux et dans diverses configurations, mêlant le chant, le récit et l’invocation il s’est produit notamment au Centre Pompidou et à la prison de la Santé, à la Cité de la Musique, à l’Apollo de Mazamet et à l’Espace 93 de Clichy sous Bois où il a créé son spectacle « Lettre-Océan » mais aussi dans de nombreux festivals, en France et à l’étranger.
Fin 2009 Frédéric Pagès réalise une série de concerts et de créations au Brésil dans le cadre de “l’Année de la France au Brésil”, notamment en Amazonie, à Diadema et à Porto Alegre.
Début 2010 il est en résidence à Deauville où il anime, avec Xavier Desandre-Navarre, des ateliers mots-musiques pour adultes et en milieu scolaire qui déboucheront sur une création, “Tam-tam les mots !” présentée lors du Salon “Livres et Musiques”.
Actuellement il compose et prépare un nouveau répertoire, à la fois continuité et rupture pour aller plus loin dans l’aventure et dans le voyage: autre inspiration, autre instrumentation: cordes, cadences et corps éléctrique, échos et rumeurs du monde en turbulences.
“Je suis dans la danse étrange” fait partie de son prochains album en préparation. Il est accompagné par le Quintet à cordes franco-Argentin “Alter” ainsi que par Pascal Pallisco à l’accordéon et Xavier Desandre-Navarre aux percussions.
Frédéric Pagès a enregistré 8 albums dont 5 au Brésil.
Jérôme : Une belle musique, originale. Tout comme l’interprétation. Des paroles qui ne laissent pas insensible.
Émeline : J’aime l’esprit, l’ambiance, l’orchestration et l’iconographie de ta vidéo. Des textes surprenants … tiens, tu vas peut-être réussir à me faire aimer la chanson française!
Julien : Ce n’est pas du tout ma tasse de thé mais je dois reconnaitre la qualité et l’originalité de l’orchestration (accordéon jazzy, cordes de musique contemporaine) et des paroles, l’ambiance est un peu oppressante et froide mais ça ne me dérange pas; en revanche j’ai davantage de mal avec la voix que je trouve en porte à faux avec la musique, difficile d’expliquer pourquoi…
Anne : Ah ! Frédéric Pagès et les “Jeux de la tribu”, toute une époque ! Bel ensemble, classieux, mais un peu triste.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
par SandrineFermerAuteur : Sandrine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Acheter des Cd pour la jeunesse, ça donne une énergie !!! Regardez ce beau visage sans aucune ride…en plus, on entretient sa voix, puisque l'on fredonne des airs et on a de grandes oreilles (ben on les voit pas sur la photo ?) car toujours à l'écoute : à l'écoute de l'actualité musicale, des collègues, du public. Bref, plus qu'une vocation, c'est un art de vivre.Voir les articles de cet auteur (7)
Ce sont les éloges qui pleuvent en déluge sur la jeune chanteuse dont le premier album était très attendu par ceux qui l’avaient découverte depuis ses débuts en 2008, ou vue au festival “Alors… Chante” de Montauban l’année suivante. La chanson “Le mouton” a commencé à la faire connaître l’an dernier.
France Inter lui a consacré une chronique matinale, Serge -le nouveau magazine de la chanson- la met dans ses coups de cœur. Fred Hidalgo (du défunt magazine Chorus) commence une chronique sur son blog par “artiste à découvrir toutes affaires cessantes”. On lui trouve du Janis Joplin, du Bertrand Cantat, l’on cite à son propos Léo Ferré et Mano Solo, et Brel pour l’ironie. Les textes sont bruts, forts, les chansons engagées (parfois enragées). Aux armes est sa Marseillaise personnelle, sans concessions. La jeune femme à la voix entre rêve et révolte a du coffre et des tripes (j’avoue que les chanteuses susurrantes m’ennuient à force de ne pas les entendre), tout en pouvant être sensible (”Viens”).
Bref ne vous fiez pas à la pochette délicate et poétique, style album pour enfants.
Une jeune femme d’aujourd’hui –une des chansons s’appelle “Les enfants de la crise”-, sincère et passionnée au talent plus que prometteur.
par Marie-ThérèseFermerAuteur : Marie-Thérèse Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Comme son prénom l'indique, ce n'est pas un perdreau de l'année . Elle n'a pas appris la musique à l'école, ni ailleurs alors elle fait bibliothécaire musicale. Être née le même jour qu' Edith Piaf (j'ai bien dit le jour) la prédestinait à s'intéresser à la chanson française. Elle voyage immobile, engrangeant les découvertes au gré des disques qu'elle achète en musiques du monde entier, en attendant celles d'autres galaxies . Et elle est payée pour ça ! C'est une sorte d'intermittente de Bmol, comme il y en a du spectacle et son violon d'Ingres est… la peinture et le dessin. Il faut de tout pour faire le monde de Bémol ! Pour le logo des bibliothèques dont le changement est demandé par certain(e)s –suivez mon regard-, elle propose Spiridon Chichiguine, directeur d'école en Yakoutie et virtuose de la guimbarde, vous savez, celui qui les met dans un petit sac pour que les plus expérimentées apprennent aux autres à jouer…Voir les articles de cet auteur (10)
Plus jamais ça !! ou le pire album de la semaine …
Je n’aime ni Cyndi Lauper ni Bonnie Tyler, mais plus affligeant que ce disque là je n’avais encore jamais vu : je n’ai pas souvent été surprise à la réception des disques que je commande, ou alors plutôt agréablement. Mais alors là, je me suis vraiment posé la question de la poubelle….Voyons un peu : une bonne critique dans la revue “Francofans“, un zeste d’ humour dans le titre “Mikaouël et son ukulélé“, une couverture évoquant les vacances, un clin d’œil à l’article sur justement le ukulélé, tout y était pour un bon moment de farniente à bord d’un hamac.
Seulement voilà, dés la 1ere chanson la poésie s’envole (titre : “mon zob“, première rime,”il collectionne les microbes, mon zob“…) et les autres ne rattraperont pas le niveau, plus bas que celui de la mer-des-Caraïbes-annoncée en quelque sorte ! Quant aux paroles, le vide sidéral et le vulgaire désarmant s’y disputent la première place : passe encore les compos personnelles du jeune homme, par exemple “Je n’sais danser le slow qu’en position horizontale“, ou “A la pêche aux grenouilles j’avais de l’eau jusqu’au…nombril“. Notre énergumène se reconnaît lui-même “Chanteur de salle de bains“, refrain “je chante sous la douche“, et on a envie de lui dire de creuser cette voie-là…
Mais la chanson “Les ptits papiers” de Gainsbourg revisitée ” Y’a plus d’papier dans les WC, comment j’vais faire pour m’essuyer” atteint des sommets ; tout comme le “Blue Suede shoes” de Carl Perkins où l’on peut entendre “tu peux mettre les mains aux fesses de ma gonzesse…mais ne march’ pas sur mes pomp’s en daim bleu” !!
Ajoutez à tout ça une voix poussive, sans relief, et un accompagnement qui ne dépasse pas les 3 mêmes accords (enfin là vous me direz, avec un ukulélé ou un cor des alpes, on ne dépasse guère les cinq sons – et les cinq sens ? ) et vous avez deux alternatives : soit vous jetez le tout à la poubelle, soit vous en riez –jaune- au douzième degré et vous vous défoulez sur Bmol.
par AnneFermerAuteur : Anne Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Rêvant d'épouser un chef d'orchestre, elle s'essaie en cachette aux concertos de Mozart pour piano et orchestre, elle au piano et l'orchestre au cd. Rêvant d' être contrebassiste, elle s'achète un violoncelle pour ne pas changer de voiture. Différente de ses camarades blogueurs par son grand âge, elle tente de sauver bmol du désert classique et jazzistique ! Grisée par bmol, la montagne, la musique et le chocolat, bref tout ce qu'il faut pour sauver une bibliothèque.Voir les articles de cet auteur (34)
“Avez-vous pensé au poison?” nous susurre-t-il à l’oreille! Et l’on croit entendre Gainsbourg, époque L’homme à la tête de chou, puis très vite on oublie la voix du “maître” pour plonger dans l’univers de Bastien Lallemant. Ses douze textes, inspirés du roman noir, sont autant de pépites tout droit sorties des meilleures pages du genre littéraire. On est séduit immédiatement, c’est comme un coup de foudre! Les mélodies, toutes réussies sans exception, s’ajustent à la perfection dans l’écrin végétal de ce Verger, décidemment inquiétant!Disons-le clairement, je suis définitivement envoûtée par ces “murder ballads”!Autant dire que ce 3ème album (après “Les premiers instants” et “Les Erotiques”) est sans aucune faute de goût, sans un seul “dérapage”, sans essoufflement, bref c’est un disque ambitieux et magnifique, un baume sonore, un délicieux poison! Mes oreilles ne se lassent pas des sublimes trouvailles musicales, je déguste les textes ciselés et cruels de Bastien Lallemant, sa voix au timbre posé et distancié lui permettant d’égrener des horreurs (”Le verger aux petits” par exemple) sans en avoir l’air.L’homme à la guitare, le doux cow-boy pratique l’autodérision fuselée, l’humour noir et la mélancolie comme autant d’armes inoffensives, accompagné dans ce “Verger” par Albin de la Simone et Bertrand Belin qui, comme Bastien Lallemant, font partie de cette génération d’auteurs qui accordent à la composition des mots et des mélodies toute l’attention d’orfèvres exigeants.
Il aura fallu 5 ans à Bastien Lallemant pour faire émerger ce projet, après Les Erotiques sorti en 2005. Et on se surprend à penser que, tant mieux, si tout ce temps a permis de faire mûrir ce beau fruit que nous savourons aujourd’hui. L’objet final sorti en mai est simple et élégant : il contient un petit livre avec les textes et quelques dessins à l’encre de Bastien Lallemant ainsi qu’une série de photos réalisées par Valérie Archeno et une plage vidéo sur le CD.A quand un concert programmé à Grenoble ?
PS : B. Lallemant publiera un livre chez La Machine à Cailloux (coll. Carré), maison d’édition qui invite les artistes à réfléchir et à écrire sur la création artistique et son processus (déjà parus Mathieu Boogaerts, Dominique A., Albin De La Simone, Arman Méliès…).
Re-PS : Bastien est également en tournée avec le ciné-concert : “Les aventures du prince Ahmed”.
par CatherineFermerAuteur : Catherine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Elle a erré longtemps dans le milieu du spectacle vivant, comme si le genre "spectacle mort" existait aussi. Elle n'est spécialisée en rien du tout, sauf peut-être dans la photo et le crumble pomme-cannelle. Elle est musicothécaire presque par hasard et pour tout avouer, elle préfère la littérature, les polars nordiques surtout! Mais comme c'est une fille consciencieuse et libérée, elle veut bien qu'on invite Metallica (en acoustique) dans une bibliothèque grenobloise et qu'on remplace la dame du logo par Bob M.?! Et puis elle est prête à l'ultime sacrifice : faire publier sa photo sur le Blog des BMG (Beautiful Music Girls… and Guys!).Voir les articles de cet auteur (6)
Invitation au vingt d’honneur : entrée gratuite, participation vocale recommandée.
En ces temps d’intense paix sociale, c’est avec plaisir que nous vous invitons à réviser vos classiques : ce double album de Mouss et Hakim intitulé « VINGT d’honneur » n’en manque pas. Avec une sélection de chansons écritespar des artistes algériens émigrés sur le premier disque, et d’autres titres comme Paso del Abro, Bella ciao, Bandiera, Motivés, etc. sur le deuxième, ces deux frères toulousains ont enflammé des salles entières, qu’ils soient des groupes « Zebda, » « 100% Collègues » « Motivés » en duo ou version « Origines Contrôlées ».Pendant VINGT ans (voilà pour le titre), de 1989 à 2009, il ont enregistré des concerts live et nous en livrent le meilleur. Vous apprécierez avec quel joyeux enthousiasme ils ont réussi l’opération, et ces ambiances ne manqueront pas de vous secouer les neurones dans le bon sens, alors que l’automne galopant - et le reste - vous emmènerait droit dans une implacable morosité…Et pendant que vous êtes sur Bmol, allez donc écouter l’interview de Magyd Cherfi (le troisième larron) lorsque nous l’avions accueilli à la bibliothèque Kateb Yacine.
par AnneFermerAuteur : Anne Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Rêvant d'épouser un chef d'orchestre, elle s'essaie en cachette aux concertos de Mozart pour piano et orchestre, elle au piano et l'orchestre au cd. Rêvant d' être contrebassiste, elle s'achète un violoncelle pour ne pas changer de voiture. Différente de ses camarades blogueurs par son grand âge, elle tente de sauver bmol du désert classique et jazzistique ! Grisée par bmol, la montagne, la musique et le chocolat, bref tout ce qu'il faut pour sauver une bibliothèque.Voir les articles de cet auteur (34)
Faisons fi de la nouveauté ! Face à la croissance exponentielle des sorties de disques, il est peut-être temps de (re)découvrir quelques pépites enfouies dans le cours de l’histoire du rock.
Novice (1989), c’est la période avant l’explosion grand public de l’album “Osez Joséphine” et sa pelletée de tubes (”Volutes”, “Madame rêve”, le titre éponyme). Nul jugement de valeur dans cette présentation. Car de l’underground des débuts au succès commercial des 90’s et 00’s, Bashung a toujours maintenu une démarche exigeante et a suivi sa trajectoire artistique en marge des courants et des modes, imposant la force et la cohérence de son univers. On retrouve donc sur cet album ses qualités habituelles de compositeur et de parolier : textes à multiples sens, jeux de mots et chausse-trappes (”Le duc n’en fait qu’à sa guise”, “Un pyromane a du génie et s’en met plein la lampe” sur Pyromanes,”T’es parti avec mes revenus, Vers quel crayon s’est-elle taillée désormais ?” sur Bombez, “Yaoundé qu’est pipé”, etc, etc). On retrouve également une autre caractéristique de son travail, sa capacité à s’entourer, rappelant ainsi qu’il était aussi un excellent musicien et accessoirement un des rares artistes hexagonaux capables de se frotter à la crème du rock international: Phil Manzarena (Roxy Music) et Blixa Bargeld (Einsturzende Neubauten, Nick Cave) aux guitares (plus tard ce sera Marc Ribot et Link Wray sur l’album Chatterton accompagné du trompettiste de jazz Stéphane Belmondo), Colin Newman de Wire à la production. Et bien sur Boris Bergman à l’écriture, laissant pour la première fois la place sur plusieurs titres au nouveau venu d’alors Jean Fauque.
Le résultat est assez surprenant : l’album est très sombre (à l’image de sa superbe pochette qui annonce fièrement la couleur), avec un coté new-wave voire même industriel (beaucoup de boite à rythmes et de claviers notamment, un son très froid, l’influence souterraine de Blixa Bargeld ?), globalement sans concessions à l’image des albums Roulettes Russes ou Pizza du début de carrière mais sans les tubes (Gaby Oh Gaby, Vertige de l’amour) qui permettaient de faire passer la pilule auprès des maisons de disque. Une sorte de suicide commercial qui contient pourtant une brassée de perles : “Légère éclaircie”, “Alcaline”, “Bombez”, “By proxy”. Un album qui mériterait donc de retrouver la lumière…
A noter que France Inter à diffusé cet été une série de 10 émissions intitulée “Bashung de l’aube à l’aube” qu’il est possible de réécouter à cette adresse :
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (51)
Une histoire de la chanson française en douze morceaux… quelle gageure ! Depuis 1985 cet ex-quatuor, - actuellement trio - désopilant s’est fait connaître par ses pastiches de chansons connues, celle de Ouvrard “Je ne suis pas bien portant” par exemple, qui devient un hymne consacré aux déboires de l’informatique ou “Moi je fais la vaisselle” sur l’air de “J’ai encore rêvé d’elle”.
Musicologues avertis et interprètes délirants, ils savent jouer dans tous les styles, télescopant les époques, alliant humour et parodies. Dans ce disque et le spectacle burlesque du même nom ils revisitent le patrimoine de la chanson française, de sa naissance à son apogée, nous faisant voyager dans le temps et l’histoire.
La rétrospective utilise des airs connus, - Charles Aznavour prête sa Bohême pour “L’ OGM”, Jacques Brel se retrouve compositeur de “Ce soir j’attends Ségolène”-, passe par un folk plus folklorisant si c’est possible que les originaux des années soixante-dix, fait un clin d’œil aux chansons engagées (Dominique Grange !), libertines ou à dénonciation sociale.
Avant de terminer par une Marseillaise de la paix , nettement moins revancharde et sanguinaire que l’officielle, le trio slame un hommage à la nouvelle scène française, citant les artistes actuels que vous connaissez peut-être, peut-être pas, mais, vous savez quoi ? Nous avons leurs disques à la médiathèque !
Quant à moi, celle que je préfère, qui m’a vraiment fait rire, c’est la deuxième chanson de l’album…
par Marie-ThérèseFermerAuteur : Marie-Thérèse Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Comme son prénom l'indique, ce n'est pas un perdreau de l'année . Elle n'a pas appris la musique à l'école, ni ailleurs alors elle fait bibliothécaire musicale. Être née le même jour qu' Edith Piaf (j'ai bien dit le jour) la prédestinait à s'intéresser à la chanson française. Elle voyage immobile, engrangeant les découvertes au gré des disques qu'elle achète en musiques du monde entier, en attendant celles d'autres galaxies . Et elle est payée pour ça ! C'est une sorte d'intermittente de Bmol, comme il y en a du spectacle et son violon d'Ingres est… la peinture et le dessin. Il faut de tout pour faire le monde de Bémol ! Pour le logo des bibliothèques dont le changement est demandé par certain(e)s –suivez mon regard-, elle propose Spiridon Chichiguine, directeur d'école en Yakoutie et virtuose de la guimbarde, vous savez, celui qui les met dans un petit sac pour que les plus expérimentées apprennent aux autres à jouer…Voir les articles de cet auteur (10)
La chanson inavouable poursuit sa tournée des bibliothèques municipales! Cap sur la bibliothèque Jeunesse Prémol où Lisa nous attend de pied ferme.
Allez, on monte le son et on mobilise tout son sens de l’humour ! Et comme le clip de Philippe Lavil a disparu de la toile, vous avez droit à la version karaoké.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Encore un grand moment de musique et de convivialité lors de ce concert autour des poèmes, musiques et chansons de Boris Vian ! Bravo à tous
Spectacle présenté par l’association Les pieds dans l’eau et le Collectif Pince-Oreille.
Création en octobre 2009 dans le cadre du Conservatoire de Grenoble et de La Chaufferie.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)