MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline
BMOL est le blog des bibliothécaires musicaux de la ville de Grenoble.
Il fonctionne sur le principe du partage musical : de vous à nous et vice-versa, coups de cœur, découvertes, curiosités, animations et concerts, scène locale et suggestions, vous trouverez tout cela sur Bmol !
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AGENDA
Mercredi 03.03.10 - 18h
Bibliothèque Centre Ville
UNE OMBRE se dévoile en live ! Un set rock mélancolique dans une configuration acoustique.
Encore un grand moment de musique et de convivialité lors de ce concert autour des poèmes, musiques et chansons de Boris Vian ! Bravo à tous
Spectacle présenté par l’association Les pieds dans l’eau et le Collectif Pince-Oreille.
Création en octobre 2009 dans le cadre du Conservatoire de Grenoble et de La Chaufferie.
- As-tu écouté “Extatic malanconi”?
-?
-C’est l’album de Sam Karpiena.
-??
-Le chanteur du groupe Dupain.
-???
Sam Karpiena a participé, dans le trio Gacha Empega au renouveau des polyphonies marseillaises, loin des clichés folkloriques, puis ce fut l’aventure du groupe Dupain, enraciné à Marseille, avec de l’électronique, une énergie rock et des influences musicales de tout le pourtour de la méditerranée pour l’album “L’usinà“. Pour “Les vivants” le groupe revient à la langue française ce qui donne une plus grande audience à leur textes. Sam, le chanteur tente aujourd’hui l’aventure avec Bijan Chemirani, percussionniste connu, Daniel Gaglione et sa mandole et à la batterie Mathieu Goust du groupe grenoblois Mig.
Je reste subjuguée par la puissance de sa voix, lyrique ou allant vers la transe, voix qui pourrait être flamenca par son intensité qui confine à l’envoûtement, par la force des textes (la plupart en français) dont la langue est parfois traitée comme une matière.
Si vous voulez changer des chanteur(se)s susurrant(e)s…
Vous aimez secrètement un tube inavouable ? Nous aussi !
Nous allons essayer de réhabiliter ces curiosités musicales en tentant d’y apporter un minimum d’information et de légèreté. Au programme ce mois-ci : “le chat” du groupe Pow Wow, tube ultime des années 90, pour le bonheur de certains, mais pas des autres !
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, le clip du “chat” a disparu du net, nous vous proposons donc la version karaoké (veinards!!!), pour les plus valeureux !
Cette semaine j’avais envie de parler de chanson française, justement parce que je n’aime pas ça (hormis quelques artistes dont BORIS VIAN fait partie). C’est la raison pour laquelle suivant l’exemple de notre collègue Nicolas (qui a chroniqué cet été un disque qui l’a déçu) je me suis penchée sur le tribute to Boris Vian du moment (rappelons que si on entend parler autant de lui, c’est que nous fêtons les 50 ans de sa mort), réunissant tous les chouchous de la chanson française, à découvrir… ou pas.
Première chanson : “on n’est pas là pour se faire engueuler“, c’est surement la faute aux Enfoirés, mais la simple écoute d’un titre chanté en collectif me donne systématiquement l’impression qu’on veut me vendre du bon sentiment… c’est épidermique, je peux plus !
Rassurez-vous je ne vais pas vous faire le même topo pour chaque chanson, simplement l’entrée en matière semble particulièrement commerciale et consensuelle et Boris à surement du en faire des loopings dans sa tombe.
Je passe également rapidement sur des prestations plus que discutables comme celles de la très contestataire Carla Bruni (transparente), M (en manque total d’inspiration et faisant cruellement référence à lui-même), Juliette Gréco (bon sang mais que s’est-il passé !!), Arielle Dombasle, Jane Birkin ou Carole Bouquet et quelques autres… pas au niveau ou pas inspirés, pas intéressants en tout cas c’est sûr.
Je salue toutefois les performances d’artistes m’ayant surpris par la justesse et l’originalité de leurs interprétations. Écoutez la “complainte du progrès” de Juliette, suffisamment subtile pour exceller dans l’art de la reprise. Katerine toujours parfaitement décalé mais profondément mélancolique dans “je bois“. Lio dégouline de guimauve sur “Natacha chien-chien” mais on en attendait pas moins d’elle alors on n’est pas déçu. Je me suis même fais surprendre par Maurane (eh oui) qui se lâche à donf sur “blouse du dentiste“. François Hadji-Lazaro se met délicieusement en danger sur “Fais-moi mal Johnny“. Fersen est sublime sur “Barcelone” tout comme Arthur H sur “Casserole-sérénade“.
Enfin, mes trois chouchous sont des performances d’acteurs : Jeanne Moreau avec un solennel “que tu es impatiente la mort” d’une justesse effrayante. Edouard Baer est excellent en parfait dandy sur “Je voudrais pas crever“. Et le top du top, la glaçante interprétation de Jean-Louis Trintignant avec “Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale“… traumatisant.
En conclusion un constat en demi-teinte, je n’ai pas trouvé ce casting “tape à l’œil” à la hauteur du défi et à part les exemples ci-dessus je n’ai pas été “surprise”.
On ne “peopolise” pas BORIS VIAN comme on veut !! Sur ce, je vous laisse vous faire un avis et faites moi plaisir, réveillez-moi quand les morts arrêteront d’enrichir les vivants.
Un gars, une fille… qui ont créé le jeune duo Felipecha. Felipe compose des mélodies folk- rock et écrit la plupart des textes, créant un univers tendre et poétique, souvent intimiste, parfois insolite, et parfois déjà désenchanté ! Sa voix grave fait ressortir celle de Charlotte, claire et aérienne. Il joue de la guitare et les musiciens de leur disque (guitare, claviers, percussions et contrebasse) les accompagnent aussi lors de leur tournée, où ils se taillent un bon succès public. La rencontre de leurs deux univers qui se complètent donne un disque agréablement attachant. Bonne chance à ce duo sympathique.
Une hirondelle fait-elle le printemps ?
ou
une chanson fait-elle un album ?
Voici une expérience que vous avez certainement tous vécu un jour ou l’autre.
Plantons le décor. Vous épluchez quelques pommes de terre en écoutant distraitement la radio quand soudain, une chanson de passage mobilise toute votre attention. Abandonnant vos patates et vos principes vous vous précipitez à la recherche de cette belle inconnue.
L’heure du premier rendez-vous est enfin arrivée. Vous insérez le précieux CD dans votre platine et sélectionnez la chanson convoitée. C’est bon, tellement bon que vous recommencez. Enfin comblé, vous laissez défiler les autres titres de l’album, et là… déception.
Ainsi se résume mon aventure avec la troublante Clarika. Pourtant, vous l’aurez compris, j’ai un faible certain pour cette artiste. Sa sincérité, son univers intime et loufoque, ses engagements, son énergie, son look dévastateur – si on apprécie le mariage jupette santiags – et, avouons le, son sourire canaille. Bref, je suis fan, et j’attendais donc avec impatience son dernier album unanimement salué par la critique, Moi en mieux, dont le titre d’ouverture, Bien mérité, me donne immanquablement la chair de poule.
Mais hélas, trois fois hélas, la rencontre fut décevante et la belle s’est dérobée me laissant tout désemparé. Depuis, je m’interroge : attente démesurée, effet de contraste ou simple querelle d’amoureux ? A vous de juger.
Oyez oyez braves gens, le temps des festivals bat son plein ! D’accord, vous n’étiez pas l’autre soir aux Vieilles Charrues avec le grand Bruce Springsteen et ses 45000 admirateurs en délire, mais notre région n’est pas en reste :
Lundi 20 le festival Cabaret Frappé “se jette à l’eau” pour de bon, à la piscine Jean Bron à 18h avec le groupe français Tahiti 80 (indie pop), puis enchainera mardi avec les joyeux drilles qui avaient mis le feu à la bibliothèque Kateb Yacine, je veux parler d’Emzel Café, suivi du Super Rail Band of Bamako, chaud devant ! Pour la suite, et jusqu’au 29 juillet, un clic et vous n’avez qu’à choisir : www.cabaret-frappe.com
Mardi 21, dans le genre rafraichissant vous pouvez aussi vous propulser jusqu’à St Pierre de Chartreuse ; le jeu en vaut la chandelle (pas que pour l’air qui vous manque en bas) : le festival à la montagne “22e Rencontres Brel” commence avec La Moza, Karimouche et Abd Al Malik en personne, suivis mercredi de Pep’s et Les Fatals Picards : ambiance déjantée garantie ; sans parler de La Grande Sophie, Liane Foly, Goran Bregovic et des talents moins connus de notre chère scène locale, tout ça jusqu’au 26 Juillet dans une ambiance oxygénée, sympathique et festive :
Si les gens qui partent –déjà- en vacances vous collent le blues, narguez-les: vous, vous irez au festival Cabaret Frappé , sous les beaux arbres du Jardin de Ville, du 20 au 29 Juillet.
Les plus malins seront déjà venus se régaler à la bibliothèque Kateb Yacine vendredi dernier avec le groupe Fairchild en avant-programme.
Un clic et vous saurez tout de ce qui vous attend, à part des bonnes bières à la fraiche !
Un véritable marathon qui démarre en fanfare, puis après un café, vous propulse en Amérique latine avant de se poursuivre en petites formations intimistes, entre pop folk, classique et jazz et qui s’achève en reggae acoustique. Attention : épreuve ouverte aux amateurs !
La Fanfare Yebarov ouvre la danse dès le mercredi 17 juin et fait souffler le vent des Balkans sur Kateb Yacine avec force saxo, clarinette, trompette, trombone, tuba et percus. Suivie de Fairchild le vendredi 19 juin, trio pop-folk où le rêve mène la cadence. Samedi 20 juin, dégustez un café musical avec les bibliothécaires de l’Alliance en écoutant leurs coups de cœur. En échange, faites part de vos découvertes et des musiques que vous aimez. Puis direction Saint-Bruno, pour démarrer en douceur les festivités avec la pop-folk intimiste de Lull, projet solo du guitariste de Settled in Motion. Après la pause déjeuner, lâchez-vous en famille, petits et grands, a capella ou avec instruments, à l’Alliance, et à Jardin de ville où la fête se prolonge avec la chanteuse Dora aux compositions métissées, entre cultures colombienne et française. Plus tranquille, la salle de presse de Centre ville accueille des petites formations (piano, cordes, cuivres, voix), pour une ambiance classique et jazz. Et pour finir en beauté, découvrez les sonorités reggae de Milz en acoustique à Arlequin.
mercredi 17 juin à 17h30
FANFARE YEBAROV Bibliothèque Kateb Yacine
Centre commercial Grand’Place
vendredi 19 juin à 17h30
FAIRCHILD Bibliothèque Kateb Yacine
Centre commercial Grand’Place
samedi 20 juin
Café musical, écoutes partagées à 10h Bibliothèque Alliance
90, rue de Stalingrad
LULL à 11h Bibliothèque Saint-Bruno
8, place Saint-Bruno
Faites de la musique ! à 14h Bibliothèque Alliance
90, rue de Stalingrad
Bibliothèque Jardin de ville
1, place de Gordes
Concert classique et jazz de 15h à 18h Bibliothèque Centre ville
10, rue de la République
Voyage en Amérique latine à 15h30 Bibliothèque Jardin de ville
1, place de Gordes
ANNULÉ !!! MILZ à 16h Bibliothèque Arlequin - Le Patio
97, galerie de l’Arlequin
Dans le cadre du partenariat avec l’association Dynamusic pour la promotion de la “scène locale”, la bibliothèque Kateb Yacine vous invite au concert de Vaude B. à l’occasion de la sortie de la Cuvée Grenobloise 2009.
Avis aux amateurs, Vaude B., le chanteur de Maczde Carpatesera en concert gratuit à la bibliothèque Kateb Yacine, le vendredi 27 Février à 17h30. Benjamin (B. pour Benjamin) glisse en solo avec ses mots et son univers. Influencé par des artistes comme Alain Bashung, Tom York ou encore Serge Gainsbourg et Björk, Vaude B. travaille sur le poème, lus, chanté, chuchoté et souligné par une musique épurée. Une poésie inédite et nourrissante qui se répercute dans les sons…
Vous pouvez découvrir son talent sur son site Myspaceou encore dans la Cuvée Grenobloise 2009 (très bonne cuvée d’ailleurs, vous allez faire de jolies rencontres).
Mélange heureux de chanson française, de rock, mais aussi de slam, de poésie, DES FOURMIS DANS LES MAINS c’est une orchestration le plus souvent dépouillée (le multi-instrumentiste Laurent Fellot qui assume ici contrebasse, trompette, piano, choeurs, etc) : une batterie et une contrebasse très en avant (”L’animal”, “La mer”, “Le tas de feraille”), parfois des effets dub (”La route”) sur lesquelles viennent se poser les mots et les formules d’ Arnaud Guibert. Ça me fait beaucoup penser à Fred Poulet pour l’éloquence, le sens de la formule et la musique au service d’une ambiance (j’espère qu’ils prendront ça pour un compliment), j’y croise aussi par moments la présence de Bashung (”L’odeur”). La vidéo quant à elle reprend bien cette urgence que l’on sent dans la musique du groupe à travers un montage rapide et un road-movie sur l’autoroute au crépuscule.
Et bien évidemment le dernier disque en date du groupe (le prochain est annoncé en 2009 dont est extrait le titre en vidéo ci-dessous) est présent dans les collections des Bibliothèques municipales de Grenoble. A surveiller de près cette année !
Route 595/ DES FOURMIS DANS LES MAINS (Quai 4, 2007)
Ce disque est un hommage à un artiste peu connu, poète-chanteur boudé par les médias, mais pas par des interprètes aussi diversifiés que Higelin, Olivia Ruiz, Hervé Vilard, Agnès Bihl, Jamait, Sanseverino … Ils y donnent le meilleur d’eux-mêmes pour servir l’écriture bouleversante d’Allain Leprest. Partenaire depuis longtemps, Romain Didier les accompagne au piano.
Cet album peut-être une façon de découvrir l’œuvre d’ ALLAIN LEPREST, considéré aussi bien par la jeune scène française que par des chanteurs plus anciens comme un auteur majeur de la chanson. Vous pouvez en profiter pour l’écouter par lui-même (il fait des disques depuis plus de vingt ans).
Citons entre autres :
Chez Leprest (Tacet production, 2007)
Donne-moi de mes nouvelles (Tacet production, 2005)
Il y a des artistes dont on se dit qu’ils ont fait leurs preuves, qu’ils ont donné [toute la dimension de leur talent]… bref il y a des artistes dont on se dit que “ça va” on connaît ! C’est exactement ce que je pensais à propos de Bashung et de son dernier album “Bleu Pétrole”… Je m’étais donc “dispensée” de l’écouter un peu plus avant que le premier titre.
A la faveur de l’été et de longs moments de farniente (une fois encore on ne dira jamais assez les bénéfices du farniente !), j’ai enfin pris le temps d’écouter “Bleu Pétrole”. Plusieurs fois !
Et là, révérence, Monsieur Bashung ! Vous êtes un très grand artiste! De ceux capables de se ressourcer sans cesse, de ceux qui, au sommet de leur carrière, sont encore capables de remettre l’ouvrage sur la galette, de ceux qui n’hésitent pas à ouvrir leur univers à d’autres poètes : Gaetan Roussel de Louise Attaque, Joseph d’Anvers, Gérard Manset…
“Bleu Pétrole” fait partie de ces albums qui nous font encore découvrir des textes et des mélodies magnifiques - “Je tuerai la pianiste”, “Je t’ai manqué”, et le lyrique “Vénus” - des textes qui disent sans en avoir l’air - “Résidents de la République” (allez voir le clip avec Melvil Poupaud ici ) , “Le secret des banquises” (hein est-ce que vous en avez ?), des reprises savoureuses - “Suzanne” - qui donnent envie de réécouter les originaux… Bien, vous l’aurez compris, j’ai été conquise par “Bleu Pétrole”.
Ecoutez, écoutez, braves gens, le magnifique Bashung est de retour, fermez les yeux et plongez dans “Bleu Pétrole”.
Alors, même si, finalement, Bashung ne fait pas partie de vos playlists, allez faire un tour dans votre bibliothèque de quartier et empruntez “Bleu Pétrole”.
Alain BASHUNG sera à Grenoble le 8 Octobre à 20h au Summum en soirée d’ouverture du 14e Festival Rocktambule, avec en première partie “Mountain Men” qu’on a eu le plaisir d’accueillir en show-case à la bibliothèque Abbaye-les-Bains en février 2008.
Cet été encore vous allez être booké comme un ministre (au moins votre agenda musical).
Lointains, plus proches, éclectiques, gratuits ou payants, faites votre choix parmi les festivals suivants.
Pop, Rock et Musique du Monde… Cabaret frappé : THE festival de l’été grenoblois, à ne rater sous aucun prétexte et pour la peine on vous redonne la discographie, et si vous êtes adhérents aux bibliothèques de Grenoble, présentez votre carte et vous aurez des tarifs réduits! Cette année encore festival in et off se mêleront gaiement. Mon Top 3 des inratables : Mango Gadzi + Barbatuquès (21/07), Coming soon + Tunng + Cocoon (24/07) et Djemdi + Max Roméo (31/07). On dirait le Sud: LA soirée gratuite au théâtre des Saintes-Maries d’En Bas, un pur moment de plaisir (sans la pluie c’est encore mieux). Les nuits de Fourvière : On sort exceptionnellement du département et je vous laisse regarder par vous-même cette programmation époustouflante (théâtre, musique, danse et cinéma) qui laisse rêveur…
Jazz… Jazz à Vienne : le top du festival de jazz, dans le théâtre antique de la ville de Vienne. Un festival off (concerts gratuits dans les bars et restos la ville) quasiment tous les soirs met ce festival à la portée de toutes les bourses et de toutes les oreilles (Jazz, Free Jazz, Blues, Soul …). Crest Jazz Festival : On ressort encore du département puisque ce festival se déroule dans la Drôme mais sa programmation est tellement ambitieuse (Rabih Abou-Khalil, Les doigts de l’homme, Emir Kusturica) qu’on ne pouvait passer à côté. Jazz au Parc : le 28 Août, soirée jazz gratuite au Parc Paul Mistral dans le cadre des animations d’été (avec la collaboration du Grenoble Jazz Festival).
Chanson française… 21è rencontres Brel : On reprend le même (Jacques Brel) et on recommence. La 21ème édition des rencontres à Saint Pierre de Chartreuse remet la chanson à l’honneur (Brigitte Fontaine, Agnès Bihl, Thomas Dutronc ou encore Imbert Imbert … ça fait du beau monde!). Concerts payants sous le chapiteau et concerts gratuits à la guinguette et sur la scène découverte.
Musique Classique… 7 concerts classiques gratuits d’été : 7 concerts de musique classique dans les quartiers de Grenoble, un belle initiative à aller soutenir. Nocturnes au musée de l’ancien évêché: Du 1er juillet au 31 août, allez flâner gratuitement le vendredi soir au musée de l’ancien évêché. Cette année la musique classique se délocalise et ça lui va bien! Festival des musiques sacrées : Déjà il faut y aller rien que pour le cadre, Saint Antoine l’Abbaye c’est juste magnifique, et ce festival propose l’astucieux système du concert à la participation financière libre, si on y rajoute des spectacles de qualité (orgue et chant à l’honneur) ça fait 3 raisons de ne pas le rater. Musique en Grésivaudan: Profitez de la dernière semaine de ce festival, il vous reste à savourer la soirée Haydn dans l’église de Bernin et la soirée Brahms dans celle d’Allevard.
Cette liste n’est pas exhaustive et j’aurai sûrement oublié quelques festivals locaux, alors n’hésitez pas à faire des corrections et à nous faire part de vos expériences de concerts.
Bon été musical à tous!
L’été, c’est le moment tant attendu pour l’aventure de la vie et les grandes découvertes musicales et je vais donc vous narrer dans le détail (enfin presque) une tranche de ma “Rock-collection” personnelle que ne renierait pas Laurent Voulzy. Mais contrairement à lui, ce n’est pas au camping des “Flots bleus” que j’ai eu mes premiers véritables émois musicaux.
Soucieux de donner toutes ses chances à leur progéniture, mes parents m’ont envoyé en voyage linguistique à Bristol, en Angleterre, afin que je sois capable de dire, dans la langue de Shakespeare, autre chose que “Who do you love” et “One bourbon, one whisky, one beer”. Bristol, en 1978, n’était pas encore le laboratoire trip-hop que la ville deviendra par la suite mais la musique était déjà bien présente et les disquaires à tous les coins de rue.
Et c’est avec l’excellent album “Live and dangerous” de Thin Lizzy, que j’ai ramené en France, que j’ai perfectionné mon anglais et démarré mon éducation hard-rock. Le visuel de la pochette ne laissait pas de doutes : ça allait déchirer !
Groupe irlandais avec le chanteur bassiste Phil Lynott, Thin Lizzy a décliné le hard-rock avec le blues et la soul. La fougue et la rythmique hard sont bien présentes et prennent toute leur ampleur sur ce “live”. Groupe emblématique de l’époque, qui marquera fortement les futurs groupes de hard-rock.
En 1979, voyant que mes progrès en anglais avaient été timides mais néanmoins visibles, mes parents m’ont à nouveau vanté les mérites du séjour linguistique et c’est à Northampton, dans le nord de l’Angleterre que j’ai fait mon immersion culturelle. Et c’est les cheveux dressés sur la tête, des épingles à nourrice plein le T-shirt (au grand dam parental) et avec le fabuleux premier album des Ruts en poche que j’ai retrouvé le giron familial.
Album coup de poing ou le mouvement punk montrait qu’il était gagné, toujours et encore, par la fièvre de la révolte et déjà axé sur la fusion musicale avec le reggae. A écouter le sublime morceau reggae divinement pulsé “Jah war”, on comprend que la voie était tracée pour les Clash et leur « London calling ».
Se désespérant de moi et ne sachant plus comment manipuler cette adolescente rebelle, c’est dans le massif du Taillefer qu’ils m’ont envoyé crapahuter, l’année suivante, pour être à l’abri de toute crise (musicale) adolescente. Mais, la musique est partout, c’est bien connu ! Et c’est Thiéfaine que j’ai découvert cette année là. L’animateur montagne était amoureux fou de “La fille du coupeur de joints”. Auteur d’albums “noirs” et désespérés entre rock et chansons, Thiefaine a donné un autre ton à la chanson française.
Si le récit de mes tribulations musicales éveille en vous des (mauvais ou nostalgiques) souvenirs de vacances, lâchez-vous sur le blog (…non, vous n’êtes pas seuls…) et à nous tous, nous allons faire la plus belle bande son de tous les étés inoubliables, voire de tous les étés pourris.
Et … bonnes vacances musicales. Live and dangerous/ THIN LIZZY (1978)