RUBRIQUES


INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

RUBRIQUES

A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

MOTS-CLÉS

DERNIERS COMMENTAIRES


I’ve got the blues en 1 DVD, 5 CD et 1 BD

A découvrir | 23 septembre 2008

Toute la musique que j’aime, elle vient du DVD “En remontant le Mississippi”. Cette semaine je voudrais vous faire partager un itinéraire musical que mes oreilles ont emprunté cet été. Un parcours qui remonte les rives du Mississipi depuis la Louisiane jusqu’à Chicago.

En remontant le Mississippi [DVD] / C. FLÉOUTER & R. MANTHOULIS (Universal Music, 2007)Voir la notice

Ce documentaire tourné par deux reporters français, Claude Fléouter et Robert Manthoulis dans les années 70, retrace en deux chapitres l’histoire du blues aux Etats-Unis. Ce film est considéré comme une œuvre majeure sur l’histoire du blues, tourné à une époque où les artistes locaux étaient très peu médiatisés, surtout en Europe. Claude Fléouter et Robert Manthoulis filment les bluesmen dans leur environnements naturels, une ferraillerie du Delta, une rue de la Nouvelle Orléans ou un ghetto de Chicago. Des images d’archives précieuses qui illustrent avec justesse l’évolution de la musique blues, depuis sa naissance dans les champs de coton du Sud des Etats-Unis jusqu’à l’exode rural des noirs libérés qui emportèrent le blues dans les villes du Nord avec toutes les révolutions que cela implique, notamment le passage de l’acoustique à l’électrique. Un documentaire passionnant, qui met en avant des artistes de l’époque que le temps et la bibliothécaire que je suis avaient parfaitement oublié.

Pour faire mon mea-culpa je me suis empressée de racheter dans les jours qui ont suivit quelques disques devenus pour moi indispensables :

The Honeydripper’s Duke’s mixture / ROOSEVELT SYKES (Universal Music, 2004)

Roosevelt Sykes, en plus d’avoir un jeu de piano bien a lui est doté d’une vraie “gueule”. De quoi créer immédiatement l’ambiance piano-bar de la Nouvelle Orléans dans les années 50. Une jovialité communicative, c’est notamment l’homme qui influença Memphis Slim.

Gonna be some changes 1946-54 / ARTHUR “BIG BOY” CRUDUP (Cherry Red, 2008)

That’s all right Mama, si ça vous dit quelque chose ce n’est pas grâce à un certain Elvis Presley mais bien à Arthur “Big Boy” Crudup, guitariste de légende tombé dans l’oubli et c’est bien dommage.

Harlem Troubadours / SONNY TERRY & BROWNIEe McGHEE (Saga, 2005)Voir la notice

Un duo un peu plus connu mais tellement savoureux. Brownie McGhee à la guitare et l’aveugle Sonny Terry à l’harmonica, un couple d’enfer sur scène mais ne se supportant pas le reste de temps. Un album indispensable pour découvrir ou re-découvrir l’étendue de leurs talents.

Texas Country Blues / MANCE LIPSCOMB (Arhoolie productions, 2002)Voir la notice

Mance Lipscomb, ou la simple beauté d’un homme et sa guitare. Un blues rural avec un goût d’originel. Chanteur texan, qui n’est arrivé au blues que sur le tard, chantant plutôt des gospels ou du répertoire folk, cette expérience donne à son blues une dimension supérieure.

Spoonful of Blues / WILLIE DIXON & JOHNNY WINTER (Music Avenue, 2006)Voir la notice

Un bluesman à la contrebasse, l’expérience est suffisamment rare pour qu’elle mérite d’y jeter une oreille. On connaissait Mingus en jazz, Willie Dixon (dans un style un peu moins sulfureux) enflamme la scène en compagnie de monsieur Johnny Winter à la guitare. Attention talents, dommage que l’enregistrement ne soit pas de qualité égale d’un bout à l’autre du concert.

Le Rêve de Meteor Slim / FRANTZ DUCHAZEAU (Sarbacane, 2008)Voir la notice

Au final, vous ne pourrez pas sortir de ce parcours initiatique sans égratignures, alors finissez de vous faire du mal avec la lecture de la sublime BD “Le Rêve de Meteor Slim” de Frantz Duchazeau, comme un parallèle aux documents présentés ci-dessus. La vraie-fausse histoire d’un bluesman cherchant à échapper à sa condition par la musique. Pauvreté, injustices sociales, soleil, alcool et femmes, quelques grammes d’essence de blues entre vos mains.

Mots-clés :
par Emeline


Via Musique : White is white !

A découvrir | 22 juillet 2008

L’excellente  revue musicale Magic (à lire et à consulter dans nos bibliothèques)  nous propose, dans son dernier numéro, une sélection de groupes avec le qualificatif anglais “Black” dans leur intitulé : la liste des groupes en black. De quoi élargir sa culture musicale,  sur une thématique rigolote. Nous n’avons pas voulu en rester là et avons décidé de réitérer l’expérience, mais sur une autre gamme chromatique. Ce sera donc une sélection de groupes (ou de personnes) en “White”.

A tout seigneur tout honneur :

The WHITE STRIPES, groupe américain de rock garage, composé de Jack et Meg White. Ces deux-là voient rouge et triturent le rock  à n’en plus finir. C’est sûr, ils ne sont pas blancs comme neige.

Le Métal aime le noir et le « côté obscur », mais il lui arrive de vouloir se racheter une virginité musicale, alors le drapeau blanc est hissé.

WHITESNAKE, groupe de hard-rock britannique, composé d’anciens membres de Deep Purple.

WHITE LION, groupe américain de glam métal, formé à New-York.

GREAT WHITE, groupe de hard rock très bluesy.

WHITE ZOMBIE, groupe de métal industriel américain : les Cramps revus et corrigés en thrash.

Dans un autre genre :

AVERAGE WHITE BAND, groupe écossais de musique funk qui a sévi entre 1974 et 1980. Des « p’tits blancs » pour une musique black.

BARRY WHITE, auteur, compositeur et chanteur américain de soul et de disco. Connu pour ses innombrables tubes et sa voix de basse inimitable. De la soul cousue de fil blanc.

Et le blues aussi :

BUKKA WHITE, chanteur et guitariste de blues américain. C’est le blues du Mississipi et des champs de coton qui s’exprime à travers lui.

TONY JOE WHITE, auteur, compositeur et guitariste américain de rock imprégné de soul, de blues et de gospel. A composé pour lui-même et bien d’autres.

Bien entendu cette liste n’est pas exhaustive et elle n’attend que votre collaboration pour être enrichie. Alors pour l’amour du jeu et la beauté du geste, à vos claviers…

Mots-clés : , ,
par Rosie


Partition : Shake that thing, the guitar of MISSISSIPPI JOHN HURT

A découvrir | 5 décembre 2007

Les éditions MelBay présentent un songbook avec CDs d’accompagnement sur l’œuvre inclassable de Mississippi John Hurt.

Mississipi John HurtMississippi John Hurt c’est un peu l’histoire d’un talent oublié pendant 35 ans, à croire que sa musique n’a été comprise que par les générations suivantes.

John Hurt est né dans le Mississippi en 1892, il passe la totalité de sa vie dans un minuscule village du nom d’Avalon. Marié pour la deuxième fois à Jessie, il est père de 14 enfants, travaille la terre et sur les chemins de fer pour nourrir tout ce petit monde.
Pas très original comme début d’histoire, oui mais depuis que sa maman lui a offert une guitare le jour de ses 9 ans, il prend un malin plaisir à reproduire tout ce qu’il entend autour de lui : blues, gospel, work songs, folk et country. Il devient très vite le songster (chanteur) de la contrée, celui qu’on invite pour animer les soirées noires comme blanches, le style de Mississippi John Hurt s’adaptant au blues, comme à la country.

Mississipi John HurtCe n’est que par hasard qu’il enregistre quelques titres avec un ami violoniste blanc Willie Narmour. Ces deux premiers enregistrements à Memphis puis à New York en 1928 tombent dans l’oubli et John Hurt retourne à ses cultures sans grand regret. Il faut attendre 1963 soit 35 ans plus tard pour que l’ethnomusicologue Tom Hoskins le retrouve et le porte sur le devant de la scène au New York Folk festival puis au Philadelphia Folk Festival. Le succès est immédiat et Mississippi John Hurt enregistre pour le label Piedmont la même année. Après d’autres rares enregistrements il meurt en 1966 au sommet de sa gloire.

Le style de Mississippi John Hurt est lié à sa région natale, il semble que ses influences se soient arrêtées à la fin du 19ème s. Il n’est pourtant pas un pur produit du Delta Blues de l’avant-guerre, c’est plus un chanteur-musicien avec un style de picking bien à lui et sa technique de jeu de la main droite surprenante (basses alternées avec le pouce, mélodie dans les aiguës avec deux doigts).

Shake that thingMississippi John Hurt s’est formé tout seul, à force de chercher à reproduire sur sa guitare ce qu’il avait dans la tête. “I just make it sound like I think it ought to”“je fais juste sonner (les cordes de la guitare) comme je pense qu’elles doivent le faire”

Retrouvez au travers de cette partition les morceaux les plus représentatifs de cet artiste inclassable, les 3 CD sont là pour vous accompagner dans votre apprentissage, ils reprennent chaque titre en les décomposant note par note et phrase par phrase.

Vous ne saviez pas quoi faire de vos longues soirées d’hiver … maintenant vous savez!

Shake that thing, the guitar of Mississippi John Hurt / MelBay Publications Voir la notice

Mississippi John HurtAvalon Blues

Mots-clés : ,
par Emeline


CAPTAIN LUKE, “Old Black Buck”

Album de la semaine | 24 octobre 2007

Captain Luke

Je fais souvent référence dans les coups de cœur musicaux que je choisis de vous présenter à la Music Maker Relief Foundation. Cette fondation de soutien aux anciens bluesmen & women du Sud des Etats-Unis a déjà édité deux compilations (disponibles dans le réseau des bibliothèques de Grenoble), la première m’avait mis la puce à l’oreille à propos de Pura Fé, celle-ci a depuis sortie deux albums superbes et tourne en France très régulièrement.

Cette fois-ci j’aimerais vous présenter celui qui pour moi est une tout aussi belle révélation, Captain Luke et son guitariste Cool John Ferguson.

Artiste assez irrésistible de part sa voix très grave et très sensuelle, Captain Luke porte encore sur lui les traces de sa vie nomade, commencée dans la campagne de Caroline du Sud, puis employé chez un ferrailleur à Winston-Salem avant enfin de trouver sa place comme chanteur dans les “drink-house”, où il aura une carrière itinérante sans toutefois connaître le succès.

 Remarqué dans ces deux compilations, il enregistre aujourd’hui avec Cool John Ferguson un album tout en douceur, résolument blues et pourtant mâtiné de comptine de son enfance “Old black buck”, frôlant la country et parfois la folk avec “rainy night in Georgia”.

Dans mon imaginaire de Grenobloise, l’écoute de cet album fait ressortir des images façon “Tom Sawyer”, comme une idée un peu idéalisée d’un Sud américain somnolant au rythme du Mississippi et du vent dans les champs de coton.

La réalité est pourtant bien différente et la révélation trop tardive d’un artiste comme Captain Luke en est la preuve.

Old Black Buck / Captain Luke (Pinnacle, 2007) Voir la notice

Mots-clés :
par Emeline


JAMES “BLOOD” ULMER, “Bad blood in the city”

Album de la semaine | 19 septembre 2007

Comme beaucoup d’Américains, JAMES “BLOOD” ULMER a assisté médusé à l’ouragan Katrina et au sort qui était réservé à la population - essentiellement noire - de La Nouvelle-Orléans. Encore sous le choc des images de misère et d’abandon que lui renvoyaient les télévisions, l’artiste s’attelle à la tache de ce disque éminemment politique. Car les titres de l’album ne laisse aucun doute : “Dead Presidents”, “This land is nobody’s land”, “Commit a crime”, “Old slave master”, il s’agit bien ici de régler son compte à l’administration Bush qui non content d’avoir laissé la région à l’abandon, n’a daigné lever le petit doigt pour secourir les habitants de la Nouvelle-Orléans que plusieurs jours après le passage de l’ouragan…

Epaulé par Vernon Reid, le guitariste qui officia au sein de feu Living Colour et qui est également ici producteur, il enfante dans la colère un disque de blues atypique au croisement du rock, de la soul (”Let’s talk about Jesus”), du gospel (”Katrina”) et en tout cas loin des solos de guitares fleuves et des plans classiques du genre. 5 compositions originales et des reprises dont “This land is nobody’s land” de John Lee Hooker, beaucoup de rythmes et d’atmosphères différents sur ce disque très abouti.

C’est en revenant aux sources du blues qu’il entrevoit même par instant le futur d’un genre qu’on pensait moribond. Et pour ce qui est de la conclusion, “There is power in the blues” chante James. Tout est dit.

Où trouver ce document ?

MySpace

Mots-clés :
par Julien


NUBLUES, “Dreams of a bluesman”

Album de la semaine | 29 avril 2007

Qui a dit que le blues était mort ? Certainement pas Nublues, ce groupe Londonien dont les membres à peine âgés de 20 ans se jouent des styles avec une facilité déconcertante.

Nublues - Dreams of a bluesmanLeur problématique : remettre le blues au goût du jour ou tout au moins l’inclure dans une optique plus contemporaine.

Nous avons fait sur ce disque un mariage entre la technologie actuelle et un style roots. Nous avons utilisé des vieux instruments dans un studio très équipé et nous y avons ajouté du rap, du scratching. Ceci pour permettre aux jeunes de s’intéresser à notre style.” Ramon Goose.

Pas étonnant donc de découvrir dans “Dreams of a blues man”, leur premier album, un blues très urbain d’une maturité remarquable. Savant mélange de riffs à la John Lee Hooker associés aux samples et aux scratches ainsi qu’au phrasé Hip-Hop du chanteur, Jay Nicholls.

Mais n’allons pas pour autant essayer de leur coller une étiquette de “Blues Hip-Hop” qui serait réductrice : NuBlues c’est du blues avant tout … et du bon !

Pas la peine d’en dire plus, allez vite vous faire une opinion, le CD est disponible dans le réseau des BM de Grenoble.

Dreams of a bluesman / NubluesVoir la notice

NuBlues : Jay Nicholls (Chant), Ramon Goose (Guitare), Ed Vans (basse), Paul Francis (Batterie).

Le site internet de Ramon Goose et de Nublues

Nublues sur Myspace

Mots-clés :
par Emeline


JIMI HENDRIX, “Band of Gypsys”

Album de la semaine | 21 mars 2007


Faisons fi de la nouveauté ! Face à la croissance exponentielle des sorties de disques, il est peut-être temps de (re)découvrir quelques pépites enfouies dans le cours de l’histoire du rock.

Contrairement à ce que sa pléthorique discographie pourrait laisser croire, Jimi Hendrix n’a publié que très peu d’albums de son vivant : 3 albums studios (Are you experienced ?, Axis Bold as love & Electric Ladyland) et un concert Band of Gypsys. Tout le reste n’est que sorties douteuses, enregistrements pirates de mauvaise qualité, compilations et concerts d’intérêt variable.
Band of Gypsys fut capturé lors du nouvel an 1970 à New York avec un nouveau groupe : Buddy Miles à la batterie et Billy Cox à la basse et au chant sur deux titres. Certains ont cru déceler dans cet album un virage vers le jazz, pour ma part j’y entends à peu près tout sauf ça : du blues, du funk, de la soul et du rock. Il n’y a qu’à écouter les déflagrations sonores de “Machine Gun” et les stridences qu’Hendrix parvient à tirer de sa guitare pour en être convaincu. Si vous voulez écouter un musicien réellement inspiré, qui a assimilé toutes les techniques de son instrument avant de les repousser pour l’inscrire dans une nouvelle dimension, alors jetez une oreille sur ce disque : rythmiques funky, aller-retours solo/ accompagnement, approches nouvelles du son, le plus étonnant restant ses longues improvisations qui ne sont jamais pesantes mais témoignent au contraire d’un renouvellement permanent.

Même si le ton de cette chronique laisse peu de doute sur mon objectivité concernant tout ce qui touche au divin gaucher, j’affirme qu’il n’est pas nécessaire d’être guitariste pour apprécier cet album à sa juste valeur : énorme.

Où trouver cet album ?

A écouter également le très bel hommage de Nguyen Le à l’œuvre de Jimi Hendrix.

Purple : celebrating Jimi Hendrix / Nguyen Le

Mots-clés : ,
par Julien

« Page précédente

Bmol fonctionne avec Wordpress et la sueur de nos fronts. © Les Discothécaires Associés 2007-2012

A propos | Contact | Haut | Ville de Grenoble | Site optimisé pour Chrome, Firefox et Safari.