THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline
La joyeuse équipe de Bmol vous souhaite une bonne année 2012 : bonne musique, santé, joies et chocolat !
Et pour démarrer en fanfare, piochez donc dans le top 5 - 2011 de toute l’équipe des acquéreurs de musique pour vous réconforter !
Si on m’avait dit que le disque le plus enthousiasmant du moment était un disque de blues !!!
Le blues, ce genre que l’on s’imaginer volontiers poussiéreux, chanté par de vieux noirs exhumés du Delta du Mississipi ressassant les mêmes chansons plaintives depuis le début du siècle (le 20ème), ou bien par quelques guitaristes blafards et nostalgiques enchaînant des grilles d’accords plus ou moins justes sous prétexte que ce qui compte dans cette musique, c’est les tripes qu’on y met…
Voilà un disque qui coupe court à ces a priori : du blues qui tout en ne reniant pas ses racines (en témoigne le “Mocking bird” d’ouverture, évoquant les work-songs pratiqués par les esclaves pour rythmer le travail des champs dans le sud des Etats-Unis), est capable d’intégrer un shamisen japonais, un cymbalum hongrois, un groupe ghanéen (le Gangbé Brass Band), une balalaïka, un quatuor à cordes (le Kronos Quartet), et même des “fields recording” animaliers.
On pense en écoutant ce disque bien sûr à la Nouvelle Orléans, mais aussi à un hybride de Tom Waits et Screamin’ Jay Hawkins, aux “Culs Trempés” croisés dans le film “O’Brothers”, au Rhythm’n'Blues des années 60, et à toute l’étendue des composantes absorbées par la musique afro-américaine, y compris les rythmes latins et caribéens.
Le résultat, loin de ressembler à une quelconque accumulation hétéroclite qui s’écroulerait en ouvrant la porte du placard, est d’une grande cohérence, dont le fil conducteur est tricoté par la voix rocailleuse à souhait et l’harmonica diatonique de Wade Schuman, entouré d’un septet cuivré au petit poil : bref, du blues, mais dépoussiéré à grands coups de torchons !
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (28)
Garvin est un groupe franco -britannique fondé le 4 février 2009 par deux guitaristes chanteurs, Gareth Powell (Pays de Galles) et Vincent Thourigny (France), écumant les pubs de Grenoble armés de leurs guitares et écrivant ensemble leurs premières chansons…
6 mois plus tard, entendant de la musique dans le studio, Calumn Mackay (Ecosse), entra et installa sa batterie… elle y est toujours. L’arrivée de ce batteur ouvrit de nouvelles perspectives au groupe. Après une année chargée de concerts et de séances studio, Garvin rencontra, à l’occasion d’une de ses prestations, Pad Pinocely (France) qui proposa ses services de claviériste pour les besoins d’un enregistrement. Il installa donc ordinateur et synthétiseur dans le studio… ils y sont toujours.
Garvin est désormais au complet et peut explorer l’ensemble des possibilités offertes pas la musique électro-acoustique. Sans se prévaloir d’un style en particulier, la musique de Garvin est fortement influencée par la musique pop anglo-saxonne. Ce qui intéresse ce groupe c’est explorer de nouvelles voies…
Cette première vidéo est constituée d’un simple diaporama mais donne une assez bonne idée de l’ambiance créative qui règne dans ce groupe… d’autres projets vidéo sont déjà en route et de nouvelles chansons sont enregistrée, mais Garvin veut aller plus loin…
« Nous serons le premier groupe à donner un concert sur la lune ! » Bring it on
Julien : C’est bien en place, j’aime bien le jeu du gratteux, la voix n’est pas mal non plus mais le tout manque encore un peu de personnalité (je me la joue vraiment jury implacable)…
Jérôme : Une vraie ambiance qui nous plonge dans le rêve, renforcée par la voix cristalline… ça tient la route les Garvin!
Anne : Pop-rock intéressante mais petit problème de justesse au début de la prestation…
Emeline : Belle énergie, belle voix. Ca me donne envie de boire une pinte de Guinness sur les bords de la Tamise tout ça! Bravo les Garvin, good job!
Un album qui boucle la boucle, de la première plage intitulée “Rootless”, qui revendique la liberté de s’affranchir des racines, jusqu’à la dernière qui au contraire s’ancre dans les racines les plus profondes du jazz, : le blues.
Entre les deux, Edouard Bineau (oui, celui-là même qui nous avait charmé avec son hommage au Facteur Cheval en duo avec Sébastien Texier), nous promène dans les différentes contrées qui inspirent son jazz : comme Georges Brassens, il se fait tout petit, après quoi il entreprend de charmer les pierres : il faudrait effectivement être plus résistant que la pierre la plus dure pour ne pas fondre en écoutant le son velouté du saxophone de Daniel Erdmann (entendu dans Das Kapital) et les notes perlées du piano d’Edouard Bineau, soutenus par la basse d’une rondeur exemplaire de Gildas Boclé et la batterie infaillible d’Arnaud Lechantre.
“Un tabouret pour deux” est l’occasion d’une petite discussion entre le piano et le saxophone soprano, comme deux gamins argumentant à mi-voix pour savoir qui aura le droit de s’asseoir; heureusement le “Fauteuil pour trois”, où l’on peut se raconter des petites histoires dans le creux de l’oreille, met tout le monde d’accord.
Le titre “Mama Rose” évoque par contre un épisode douloureux de notre histoire récente : c’est le titre d’un thème d’Archie Shepp (saxophoniste afro-américain, un des derniers grands de l’ère de Coltrane puis du free jazz, et de passage à Grenoble dans le cadre du premier festival “Les Détours de Babel“) dans lequel il rend hommage à sa grand-mère Rose, qui a connu les misères et les humiliations de l’esclavage. Les solistes se font ici poignants : nul doute qu’ils avaient à l’esprit cet épisode tragique de l’histoire humaine…
Pas une redite, et comme dirait Georges, rien à jeter dans cet album (dans lequel Sébastien Texier mêle sur trois plages le son de son saxophone alto à celui du ténor de Daniel Erdmann).
Pour avoir les dates à venir : MySpace (vers chez nous, ce sera cet été à Crest).
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (28)
Quand Cyndi Lauper rend hommage au Blues sur la route de Memphis ça donne “MEMPHIS BLUES”…
J’avoue franchement, je ne suis pas amateur de blues et je ne connais pas grand-chose à ce style de musique. Mais apprenant que Cyndi Lauper, égérie engagée et délirante de la pop-music américaine reprend des standards de blues pour son nouvel album, ma curiosité fut aussitôt attisée par ce nouveau virage musical.Un changement de style pour Cyndi après un dernier album électro-dance qui prouve sa capacité vocale et artistique à chanter dans tous les genres musicaux.
Ayant écouté des extraits sur le net, ce fut la révélation ! J’ai apprécié ce blues teinté de rock grâce à l’originalité et la qualité musicale de ces reprises, d’ailleurs ne dit-on pas que le blues a influencé la naissance du rock ?Alors je me suis précipité pour faire partager cette nouvelle et demander l’achat de l’album de Cyndi à ma collègue Emeline qui est chargée d’acheter les cd de ce genre.
Il faut dire que sur ce coup là, Cyndi a su s’entourer de bluesmen de grande renommée comme l’éternel B.B. King et le pianiste-compositeur Allen Toussaint pour le sublime “Early in the morning“, le guitariste-chanteur Johnny Lang pour “Crossroads” et “How blue can you get“, l’harmoniciste Charlie Musselwhite avec “Down don’t bother her” et un autre duo avec la chanteuse Ann Peeples sur “Rollin and Tumblin“.Avec cet album mélangeant le rock et le rhythm’n'blues, notre rockeuse pop fait un retour aux origines du rock n’roll sur la route de Memphis, la capitale du blues et vous fera rentrer comme moi dans l’âme du blues à travers ces réinterprétations de chansons de légendes.Finalement écouter le blues de Cyndi Lauper c’est plutôt une expérience renversante.
par StéphaneFermerAuteur : Stéphane Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Encyclopédiste des années 80 et collectionneur de 45 tours, il ne s'est toujours pas remis de la séparation du groupe ABBA. A toujours rêvé d'être un rockeur à la Rod Stewart mais aurait aimé aussi savoir jouer de la harpe celtique.
Véritable archéologue du fonds commun Musique, il souhaite faire revivre des artistes inavouables à travers des articles et des vidéos sur Bmol,
en assumant sans complexe son côté rétro et nostalgique de la génération Casimir! A osé un jour passer "Dancing Queen" à l'espace Musique et Cinéma de la bibliothèque Kateb Yacine !Voir les articles de cet auteur (9)
Nantes serait-elle en train de devenir une plaque tournante de la musique, un trait d’union entre les deux rives de l’Atlantique, et au-delà ? Après Tribéqa, voici le groupe Malted Milk, pur beurre du pays nantais, que, les yeux fermés, j’aurais imaginé plus en casquette néo-orléanaise qu’en casquette de marin-pêcheur : c’est un groupe de blues-soul ou de soul-blues - comme on veut - aux accents funky, que l’on croirait tout droit sorti moitié de Memphis pour la voix, moitié de la Nouvelle-Orléans pour les lignes de cuivre à vous faire décoller le couvre-chef, sans parler des ponctuations au sax baryton qui vous font tressaillir les bases arrières…
Leur nom est en lui-même tout un programme : Malted Milk est le titre d’un morceau de Robert Johnson, “LA” référence en matière de blues historique, celui-là même qui aurait vendu son âme au diable, un soir à la croisée des chemins, contre une virtuosité inégalable à la guitare (son jeu a effectivement influencé tout le blues d’après guerre, et plusieurs de ses compositions sont devenues des classiques du blues ou du rock, comme “Sweet home Chicago”).
Leur deuxième parrain, dont ils reprennent ici “Don’t burn down the bridge”, est le bien nommé Albert King (un des 3 “kings” du blues avec B.B. et Freddie), qui dès le début des années 60 avait teinté son blues de rhythm’n'blues et de rock.
Autres figures tutélaires de l’album : Stevie Wonder, grand maître de l’arrangement, auquel le groupe emprunte “All I do”, dans une version très funky, ainsi que Syl Johnson, grande voix de la soul (”I hear the love chimes”).
Enfin l’album se clôt sur une reprise d’un grand classique du blues, “Hard times killing floor blues”, de Skip James, blues sombre et dépouillé venu tout droit du Delta du Mississipi, porté par une voix haut perchée.
Bref, un disque qui navigue avec bonheur dans les eaux des musiques afro-américaines, certes pas forcément nouvelles, mais toujours vivantes et efficaces, et qui nous montre, s’il y avait des sceptiques, que le blues a largement passé les frontières de son berceau d’origine.
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (28)
Victime de la mode, la musique est tributaire des tendances et des buzz (ah non, il faut dire ramdam il paraît). Alors que 2008 faisait la part-belle au ukulélé, je vous l’annonce : 2010 sera l’année du banjo! Instrument rongé par les stéréotypes et les clichés, il réapparait enfin sur le devant de la scène, surfant sur la vague d’un mouvement mondial de retour aux musiques “racines”; ça méritait bien un petit article sur Bmol!
Comme la guitare, le banjo est un instrument à cordes pincées. Mais sa table d’harmonie est constituée d’une membrane (autrefois de la peau, le plus souvent aujourd’hui de matière synthétique) et ses cordes sont en métal. On en compte 4 pour le banjo ténor et 5 pour le banjo … pas ténor. On joue du banjo avec des “onglets” en métal placés sur le pouce, l’index et le majeur d’où sa sonorité métallique si particulière.
Instrument de musique Nord Américain, on attribut son origine au ekonting(luth ouest africain), il est utilisé à l’époque par les esclaves noirs. Aujourd’hui on l’assimile plus particulièrement à la musique country ou blue-grass, mais on retrouve aussi le banjo dans la musique celtique (Irlande, Ecosse), mais également dans la musique Chaabi (musique populaire Algérienne) pour le banjo ténor.
Trêve de bavardage, voilà quelques documents pour vous convaincre!
Otis Taylor “recapturing the banjo” Bluesman américain multi-instrumentiste (guitare, banjo, mandoline, harmonica), Otis Taylor a été surtout connu en France pour le titre “10 million slaves“, issus de la BO du film “American gangsters” avec Johnny Deep. Dans ce morceau très intense, Otis Taylor donne au banjo une dimension dramatique qui lui est peu connue.
Avec “recapturing the banjo“, il fait le pari de dédier tout son album au banjo. Un disque salué par la critique, alliant, blues, folk et blue-grass : de quoi vous dévoiler toutes les facettes de cet instrument.
Vous trouverez aussi à la bibliothèque Kateb Yacine, des méthodes pour apprendre à jouer du banjo, pour débutants et moins débutants. Le problème c’est que la plupart des partitions et méthodes sont en anglais. “Melodic clawhammer banjo“ est une méthode qui aborde le style de jeu melodic clawhammer, qui ne limite pas le banjo a un instrument d’accompagnement. Méthode claire et complète, elle dépoussière le répertoire du banjo et propose plus de 50 morceaux, avec bien entendu, le CD d’accompagnement.
Mais j’aimerai aussi vous présenter ce songbook original “The Beatles for banjo“.
Eh oui on n’y pense pas toujours mais on peut jouer n’importe quoi avec un banjo alors frottez-vous un peu au répertoire des Beatles avec cette partition au niveau très accessible et qui changera les banjoïstes de la country! De Blackbird à Strawberry fields sans oublier Ticket to ride où When I’m sixty four … que du bonheur!
Vous l’aurez compris, halte aux clichés, de plus en plus d’artistes utilisent le banjo dans des styles musicaux très différents. Que ce soit les Carolina Chocolate Drops avec leur travail de dépoussiérage du répertoire blues, bluegrass ou ragtime ou au cinéma, avec l’excellent “Fantastique Mr Fox” de Wes Anderson, où vous pourrez entendre notamment la chanson de Jarvis Cocker (ancien chanteur du groupe Pulp).
Enfin, pour finir de vous convaincre de l’intérêt du banjo, écoutez “American VI”, le 2ème CD posthume de Johnny Cash (trop fort ce Johnny), dont le single “ain’t no grave” est d’une noirceur particulièrement glaçante, dont la puissance émotionnelle est renforcée par la ligne d’accompagnement au banjo : une merveille.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
En ce début d’année 2010, en plein cœur de l’hiver, alors qu’il fait froid dehors, j’aimerais vous présenter un disque qui va vous donner envie de danser devant vos cheminées : “Bloodskinbones”. 12 chansons, 30 minutes de rock teinté de blues, de country et de rockabilly poussé parfois jusqu’au punk. Je sais, c ‘est ambitieux et ceux qui ont relevé ce défi sont les Danois de PowerSolo proposant ici leur quatrième album. Les deux frères Kim “Kix” Jeppenson et Bo “Atomic Child” Jeppenson sont les membres fondateurs de ce groupe atypique qui s’est taillé au fil des ans une solide réputation auprès des surfers en salopette, bien au-delà de leur Danemark natal.
Cependant, même quand on n’est pas né sur une planche à Hawaï, on peut quand même apprécier les ambiances sixties, les rythmiques sèches et l’énergie foudroyante de Bloodkinbones. Leur cocktail musical “punk-a-billy” sérieusement alcoolisé échauffe les sens et décoince les jambes avant qu’on ait le temps de dire ouf ! Néanmoins, avant d’apprécier les 12 titres, il faut passer l’épreuve de l’immonde pochette du CD : les deux frères se baladent torses nus avec un index et un majeur en guise de jambes, sur un fond coloré rose et gris tout droit sorti de l’esthétique des émissions de télé des années 80… Effrayant ? Non, Kitch ? Peut être, Original ? Ça c’est le moins qu’on puisse dire. De toute façon, PowerSolo est avant tout un groupe de scène qui tourne depuis bientôt 15 ans en Europe et aux États-Unis. En France, on a pu les écouter aux Transmusicales de Rennes en 2004 et cette année au festival Europavox à Clermont-Ferrand. Comme plus aucune date n’est programmée en France pour l’instant, il vous faut passer l’épreuve de l’affreuse pochette pour écouter PowerSolo mais honnêtement ça vaut le coup. Même si on est en hiver et qu’il fait froid dehors, ça vous donnera envie d’aller danser sur les plages en salopette.
par Anne-SophieFermerAuteur : Anne-Sophie Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Aux douces heures de l'adolescence, quand tout le monde fume sa première cigarette, elle écoute ses premières cassettes de rock très '90s' piquées à sa grand sœur. Dès lors elle devient boulimique de musique et cherche sans arrêt à découvrir de nouveaux talents qu'elle pourra aller voir en concert et en festival. Elle rêve secrètement de savoir jouer de la guitare mais éternelle flémarde, elle préfère écouter ceux qui ont fait leur preuve. Incapable de choisir entre les différents styles musicaux, elle adore le rock mais aussi l'électro, le reggae, la chanson et presque tout ce qui est difficile à enfermer dans un seul genre. Enfin, si la musique classique reste un mystère, elle clame sans complexe que c'est la faute de ses parents.Voir les articles de cet auteur (6)
Je m’appelle Jimmy. A 17 ans, j’ai quitté l’ennui du ranch familial pour vivre l’aventure avec la bande de outlaw de Gus. Désormais, je suis fier de mon nom. Hier, après le grand vol de la banque de Taos, j’aurai dû rester planqué dans le désert à somnoler auprès du feu en écoutant le chant du buffalo me susurrer “Jimmy, won’t you please come home”. Mais rien au monde n’aurait pu m’empêcher de galoper vers le saloon pour écouter à nouveau Rosemary et son band et embrasser ma smart and preety lilly.
Aujourd’hui, debout sur le gibet, alors que le chanvre s’enroule autour de mon cou, j’ai peur et les miens me manquent enfin. Pauvre Jimmy, you can’t ignore the buffalo song.
par NicolasFermerAuteur : Nicolas Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né dans une famille de musiciens, il est la preuve vivante que l'oreille musicale peut sauter une génération. Totalement imperméable au solfège et à l'harmonie il use la patience de son professeur de flute et de ses parents et se voit contraint au déshonneur et à l'exil dans un pays tropical ou il découvre que la musique s'écoute et se danse. Fort de cette expérience, il s'intéresse désormais à la musique du monde, a récemment découvert qu'Alagna n'était pas une célèbre marque de pâtes italienne, et compte fermement sur sa nouvelle vocation pour recouvrir sa part d'héritage.Voir les articles de cet auteur (8)
En jazz comme en blues, un standard est un morceau souvent écrit par un auteur anonyme ou issu de la tradition folk et repris à l’infini par les musiciens du genre. Cette semaine, j’aimerais m’attarder sur un morceau du fondateur du blues Texan, BLIND LEMON JEFFERSON “See that my grave is kept clean“.
Morceau d’anthologie qui relate le dernier souhait d’un mourant, que sa tombe reste propre, que sa mémoire soit préservée. Reflet de la peur de mourir d’un artiste aveugle et itinérant dont la survie reste précaire. Un thème plutôt macabre mais récurrent dans le blues de Blind Lemon Jefferson (”Chinch bug blues“, “Mosquito moan“…) et qui a inspiré de nombreux bluesmen et artistes folk, surtout dans les années 60 (John Lee Hooker, Lightnin’ Hopkins“). On retrouve également cette chanson sous les titres “One kind favor” ou “Two white horses in a line“.
A l’occasion de la sortie du dernier BB King “One kind favour“, revenons sur quelques versions intéressantes et disponibles dans les bibliothèques de Grenoble.
The complete classic sides remastered / BLIND LEMON JEFFERSON (Socadisc, 2003)
L’originale, on y perçoit l’essence même du blues texan si proche des folksongs (chansons rurales de l’époque), enregistrée en 1927, cette chanson est directement inspirée d’un spiritual des écoles d’évangélisateurs ruraux de la fin du 19ème. Ici la version remasterisée permet d’apprécier toute la sensibilité du chant et du jeu de guitare de Blind Lemon Jefferson.
s/t/ BOB DYLAN (Sony BMG, 2005)
Avec Bob Dylan, la renommée du morceau prend une ampleur mondiale. Dylan chante avec toute la fougue de sa jeunesse, un engagement très fort dans le morceau qui se charge d’une grande intensité émotionnelle.
One kind favor/ B.B. KING (Geffen records, 2008)
Comme à son habitude BB King nous livre ici une version très classe et qui mérite le détour. Une orchestration étoffée, un ton un peu plus enjoué, une version électrique, moins dans le pathos mais tout aussi originale.
Sittin’ here singing the blues / LITTLE PINK ANDERSON (Pinnacle productions, 2008)
Little Pink Anderson est le fils de Pinkney Pink Anderson, jeune il a des problèmes avec la justice et passe quelques années en prison, dernièrement remarqué par l’association Music Maker, il tente de faire carrière et signe ici son premier album. Cette version est peut-être ma préférée tant la sonorité de la guitare est claire et la voix déchirante.
St. Slide / BJORN BERGE (Farmen, 2004)
Bluesman Norvégien la version de Bjorn Berge est peut-être la plus sombre, elle se distingue par l’utilisation d’une guitare à 12 cordes et par le chant monotone de Berge. Une version qui souligne le côté macabre de la chanson, mais qui en garde l’essence et la puissance émotionnelle d’un chanteur seul avec sa guitare.
Pour la petite histoire la fin de Blind Lemon Jefferson fut tragique, un soir après un concert privé, il se perd dans les rues enneigées de Chicago et y meurt de froid. En 1967, une fondation retrouve l’endroit où il mourut et y érige un mémorial, veillant depuis à ce que sa tombe reste propre… ouf !
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Vendredi 30 janvier s’est tenu à La Bobine, un concert du norvégien Bjorn Berge. Étant particulièrement fan du lascar je me suis rendue au concert avec mes copines et comme je ne m’en suis pas encore remise, je vais vous causer deux minutes du viking chantant.
Pas évident de faire du blues et d’être reconnu pour sa musique quand on vient de Norvège. BJORN BERGE a fini par y obtenir une victoire de la musique locale mais il a connu des années de galère avant de devenir un des artistes préféré des Norvégiens.
Puisant ses influences dans le répertoire de Robert Johnsonou Elmore James, Bjorn Berge est sur scène comme ses idoles : seul avec sa guitare. Et c’est ce qui donne toute la puissance de sa musique : une guitare, une voix caverneuse et un battement de pied, c’est tout, c’est simple et c’est puissant.
En France, Bjorn Berge s’est fait connaître par de nombreuses invitations lors de festivals et avec les deux albums suivants, jetez-vous dessus, c’est du lourd !
St. Slide / BJORN BERGE (Farmen, 2004)
Une particularité de Bjorn Berge est son affection pour les reprises (normal pour un bluesman). Oui mais là il prend un malin plaisir à piocher dans des répertoires éclectiques qui lui sont cher, comme la sublime reprise de “Black Jesus” de Everlast(hip-hop) ou encore un bon vieux standard blues “what kind of favour“, mais quand il se frotte à des monuments du hard rock comme “Ace of spades” de Motorheadça devient complètement jubilatoire.
I’m the antipop/ BJORN BERGE (Stringmachine, 2006)
Avec cet album on entre complètement dans son univers, sa voix prend toute son ampleur (bien que je regrette un peu certains effets de micros pas toujours très heureux), son jeux de guitare est sublimé. Comme un gamin, il réinvente les titres de ses groupes préférés : Red Hot Chili Peppersavec “Suck my kiss” ou “Testify” de Rage Against the Machine. Un disque qui révèle tout son talent d’interprétation mais sans éclipser ses propres compos qui tiennent carrément la route.
Avec sa guitare à 12 cordes Bjorn Berge dégage autant de puissance qu’un groupe de rock au complet. Un effet encore plus saisissant sur scène car il est aussi charismatique qu’attentif à son public. Une superbe rencontre d’autant plus, mesdames … qu’il est trop bôôô!!!
Un album “live in Europe” est d’ores et déjà disponible mais pas encore dans les bibliothèques de Grenoble. Ça peut s’arranger si vous le réclamez à corps et à cris … à vous de jouer …
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Voici quelques nouveautés de fin 2008 que je découvre à l’instant et veut vous faire découvrir.
s/t/ LADYHAWKE (Universal, 2008)
Premier opus d’une jeune neo-zéalandaise qui a tout compris au revival eighties, qui sévit actuellement dans la scène musicale internationale. Elle nous sert une électro-pop qui nous ramène aux heures flamboyantes du synthétiseur.
Une voix mutine à la Kim Wilde, sur synthés vintage et compositions pop entêtantes à souhait et à danser toute seule. De quoi la suivre dans son délire.
On reste encore en Nouvelle-Zélande (bientôt l’autre pays du rock). Là, on ne sautille plus. On se contorsionne devant sa glace en prenant la pose des guitar-heroes et on saute à pieds joints. On change de rythme. Du rock, du binaire, du tchac-tchac-poum qui nous prend aux tripes et qui fait rimer Datsuns avec Ramones.
Une dizaine de chansons qui ressemblent à des haka rock’n'rolliennes. Pas d’autres choix que de rentrer dans la danse. One, two, three… let’s go.
C’est le projet solo du chanteur de l’ancien groupe Crash Test Dummies. Avec sa voix grave et profonde et sa dégaine à la Tom Waits, il revisite le répertoire blues du Mississippi.
Homme à tout faire, homme-orchestre, il joue de l’harmonica, du tambourin, du sampler. Il compose un blues contemporain qui s’enracine dans les champs de coton.
C’est l’histoire d’un disque qui a bien failli partir à la vente annuelle des bibliothèques et qui fut sauvé de justesse.
Chaque année, les bibliothécaires musicaux font du vide dans les bacs de disques afin de pouvoir réinjecter des nouveautés. Cette opération barbare s’appelle très justement le désherbage et c’est à cette tâche que je me suis collée en janvier dernier. J’en étais au bac de disques de blues quand je suis tombée sur celui d’Olu Dara “Neighborhoods“; à première vu l’artiste m’étais inconnu et après vérification ce disque n’avais pas été emprunté depuis plus d’un an : l’exemple parfait du disque à désherber!
Ce n’est que par acquis de conscience que je demandais vérification auprès de ma collègue Brigitte quant aux CD à désherber. Avec horreur elle m’arracha “Neighborhoods” des mains; face à la violence de sa réaction je décidai de lui donner une deuxième chance (au CD) et m’empressai d’aller l’écouter.
OLU DARA (Charles Jones III) est trompettiste, guitariste et chanteur, pour l’anecdote c’est aussi le père du rappeur Nas (Nasir Jones). D’abord accompagnateur dans des formations de Jazz, il a sorti deux albums sous son propre nom, deux petits bijoux.
Sur une base de blues, Olu Dara prend des libertés très assumées de funk, de soul, de musique d’Afrique et bien sûr de jazz.
C’est peut-être ce qui a causé du tort à ce disque, perdu dans les bacs de blues, il aurait très bien pu se glisser dans les bacs de soul ou de funk … ou de jazz.
Ce métissage de musiques, Olu Dara nous l’offre avec une grande générosité sur tout le disque passant de morceaux résolument blues et introspectifs (Strange things happen everyday) à des morceaux plus festifs ou la part belle est faite aux cuivres (Massamba) ou encore à des ballades jazz intimistes (Bluebird). A noté aussi la présence d’invités prestigieux comme Dr John(Neighborhoods) ou encore Cassandra Wilson (Used to be)
“Neighborhoods” c’est la fusion des styles dans un tout cohérent et chaleureux, un disque qui m’a, en fin de compte, accompagné tout au long de l’année 2008 et que je me résous enfin à vous présenter ici tant il m’est devenu cher et tant je me désespère de ne pas le voir emprunté par les adhérents de la bibliothèque.
En conclusion, un disque superbe à emprunter de toute urgence (si jamais le message n’était pas assez clair…)
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Coup de projecteur sur ce site internet musical de qualité, complément essentiel de la revue papier que nous vous invitons à venir consulter dans les bibliothèques de Grenoble.
Vibrations, revue Suisse fondée à Lausanne en 1991, met l’accent sur les musiques métissées : jazz, soul, rap, reggae, blues, musiques du monde, un regard large sur la musique en général. Une revue qui contient aussi parfois des compilations pour découvrir de nouveaux talents.
Pour ne pas en rester là, il existe désormais Vibrations sur le Net, un site pour s’offrir le luxe du multimédia : des clips, des extraits sonores, de nombreux articles, des approfondissements, et surtout des titres à télécharger.
Un complément indispensable à la revue, mis à jour très régulièrement, il contient des news “à chaud” que la formule papier ne peut pas fournir, des playlist d’artistes, des portraits, des interviews, des comptes rendus de concerts et critiques de films.
Un site dynamique au contenus indéniablement passionnant. Vous avez 5 minutes? tentez l’immersion vous serez vite “accro”.
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)