23 juin 2008

2 semaines = 2 festivals

Classé dans : Divers

visuel2008.jpegLa saison des festivals de musique est ouverte : on attaque du 25 au 03 Juillet avec Sur la route de Tullins et on embraye du 29 au 04 Juillet avec Grésiblues.

Sur la route de Tullins : le rendez-vous des amoureux de la country et des musiques d’influences américaines propose cette année une programmation éclectique.

Voir la programmation du festival IN

Sur la route de Tullins c’est deux grosses soirées de concerts mais aussi un festival off gratuit dans les rues de la ville et un tremplin pour les jeunes talents. Des manifestations variées et une ambiance incomparable qui ont toujours fait de ce festival une plaque tournante de la festivité. Mon conseil : allez découvrir Morley (jeune artiste pop américaine) le vendredi 27 juin, et promenez-vous dans les rue de Tullins pour le festival off le jeudi 26 au soir.

 

 

gresiblues.jpegGrésiblues : C’est 6 soirs de concerts dans 6 villes du Grésivaudan, avec une tête d’affiche et un artiste local invités. Tous les concerts sont gratuits!

Voir la programmation de Grésiblues

Mais c’est aussi l’occasion pour vous de faire un stage de 5 jours (un stage de blues bien entendu) avec des maîtres en matière d’harmonica, basse, guitare, batterie ou clavier. Grésiblues ne serait rien sans l’aide de ses nombreux bénévoles, un festival de qualité et convivial qu’il faut aller soutenir! Mon conseil: la soirée du 02 Juillet avec Roland Tchakounté et celle du lendemain avec Neal Black.

Il va falloir faire des choix pour la soirée du 03 Juillet: c’est soit Morcheeba au parc Paul Mistral, soit Neal Black à la terrasse. C’est cornélien, je vous l’accorde et je vous laisse y réfléchir en vous souhaitant encore une fois de très bonnes expériences de concert.

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20 février 2008

Concert à la bibliothèque Abbaye-les-Bains : MOUNTAIN MEN

Classé dans : Animations / Concerts

Mountain MenMOUNTAIN MEN, c’est la révélation blues de l’année! Lauréat « blues acoustique» au festival Blues sur Seine 2006 et sélection France Challenge Blues International 2008 à Memphis (Tennessee), actuellement en tournée aux Etats-Unis, on peut aussi retrouver les Mountain Men près de chez nous : dans la compilation de la Cuvée Grenobloise 2008 peaufinée par Dynamusic, en show-case acoustique le 22 février à la bibliothèque Abbaye-les-Bains et en concert le 27 février sur la scène de La Chaufferie.

Les Mountain Men sont nés de la rencontre de Mr Mat, imprégné de l’univers des pionniers du blues, et de Barefoot Iano, australien fou d’harmonica. L’un et l’autre ont l’incroyable capacité de faire corps avec leur instrument. Mat, accompagné de sa guitare, chante avec une voix de noir américain, Iano l’accompagnant tantôt à l’harmonica, tantôt à la guitare pour des duos endiablés. Sur scène, la magie opère, ils sont comme deux grands enfants qui savent s’amuser et n’oublient pas qu’ils sont là pour ça…

Leur premier album Mat with Iano - Mountain Men est sorti en octobre 2005. En attendant la sortie de leur prochain album prévu à l’automne 2008…

Show-case acoustique à la bibliothèque Abbaye-les-Bains vendredi 22 février 08 à 18h.

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Le groupe jouera également à La Chaufferie mercredi 27 février 08 à 20h30.

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5 décembre 2007

Partition : Shake that thing, the guitar of MISSISSIPPI JOHN HURT

Classé dans : A découvrir, Partitions

Les éditions MelBay présentent un songbook avec CDs d’accompagnement sur l’œuvre inclassable de Mississippi John Hurt.

Mississipi John HurtMississippi John Hurt c’est un peu l’histoire d’un talent oublié pendant 35 ans, à croire que sa musique n’a été comprise que par les générations suivantes.

John Hurt est né dans le Mississippi en 1892, il passe la totalité de sa vie dans un minuscule village du nom d’Avalon. Marié pour la deuxième fois à Jessie, il est père de 14 enfants, travaille la terre et sur les chemins de fer pour nourrir tout ce petit monde.
Pas très original comme début d’histoire, oui mais depuis que sa maman lui a offert une guitare le jour de ses 9 ans, il prend un malin plaisir à reproduire tout ce qu’il entend autour de lui : blues, gospel, work songs, folk et country. Il devient très vite le songster (chanteur) de la contrée, celui qu’on invite pour animer les soirées noires comme blanches, le style de Mississippi John Hurt s’adaptant au blues, comme à la country.

Mississipi John HurtCe n’est que par hasard qu’il enregistre quelques titres avec un ami violoniste blanc Willie Narmour. Ces deux premiers enregistrements à Memphis puis à New York en 1928 tombent dans l’oubli et John Hurt retourne à ses cultures sans grand regret. Il faut attendre 1963 soit 35 ans plus tard pour que l’ethnomusicologue Tom Hoskins le retrouve et le porte sur le devant de la scène au New York Folk festival puis au Philadelphia Folk Festival. Le succès est immédiat et Mississippi John Hurt enregistre pour le label Piedmont la même année. Après d’autres rares enregistrements il meurt en 1966 au sommet de sa gloire.

Le style de Mississippi John Hurt est lié à sa région natale, il semble que ses influences se soient arrêtées à la fin du 19ème s. Il n’est pourtant pas un pur produit du Delta Blues de l’avant-guerre, c’est plus un chanteur-musicien avec un style de picking bien à lui et sa technique de jeu de la main droite surprenante (basses alternées avec le pouce, mélodie dans les aiguës avec deux doigts).

Shake that thingMississippi John Hurt s’est formé tout seul, à force de chercher à reproduire sur sa guitare ce qu’il avait dans la tête. “I just make it sound like I think it ought to”“je fais juste sonner (les cordes de la guitare) comme je pense qu’elles doivent le faire”

Retrouvez au travers de cette partition les morceaux les plus représentatifs de cet artiste inclassable, les 3 CD sont là pour vous accompagner dans votre apprentissage, ils reprennent chaque titre en les décomposant note par note et phrase par phrase.

Vous ne saviez pas quoi faire de vos longues soirées d’hiver … maintenant vous savez!

Shake that thing, the guitar of Mississippi John Hurt / MelBay Publications Voir la notice

Mississippi John HurtAvalon Blues

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24 octobre 2007

CAPTAIN LUKE, “Old Black Buck”

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Captain Luke

Je fais souvent référence dans les coups de cœur musicaux que je choisis de vous présenter à la Music Maker Relief Foundation. Cette fondation de soutien aux anciens bluesmen & women du Sud des Etats-Unis a déjà édité deux compilations (disponibles dans le réseau des bibliothèques de Grenoble), la première m’avait mis la puce à l’oreille à propos de Pura Fé, celle-ci a depuis sortie deux albums superbes et tourne en France très régulièrement.

Cette fois-ci j’aimerais vous présenter celui qui pour moi est une tout aussi belle révélation, Captain Luke et son guitariste Cool John Ferguson.

Artiste assez irrésistible de part sa voix très grave et très sensuelle, Captain Luke porte encore sur lui les traces de sa vie nomade, commencée dans la campagne de Caroline du Sud, puis employé chez un ferrailleur à Winston-Salem avant enfin de trouver sa place comme chanteur dans les “drink-house”, où il aura une carrière itinérante sans toutefois connaître le succès.

Captain Luke - Old black buck Remarqué dans ces deux compilations, il enregistre aujourd’hui avec Cool John Ferguson un album tout en douceur, résolument blues et pourtant mâtiné de comptine de son enfance “Old black buck”, frôlant la country et parfois la folk avec “rainy night in Georgia”.

Dans mon imaginaire de Grenobloise, l’écoute de cet album fait ressortir des images façon “Tom Sawyer”, comme une idée un peu idéalisée d’un Sud américain somnolant au rythme du Mississippi et du vent dans les champs de coton.

La réalité est pourtant bien différente et la révélation trop tardive d’un artiste comme Captain Luke en est la preuve.

Old Black Buck / Captain Luke (Pinnacle, 2007)Voir la notice

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19 septembre 2007

JAMES “BLOOD” ULMER, “Bad blood in the city”

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blood.jpg Comme beaucoup d’Américains, James “Blood” Ulmer a assisté médusé à l’ouragan Katrina et au sort qui était réservé à la population - essentiellement noire - de La Nouvelle-Orléans. Encore sous le choc des images de misère et d’abandon que lui renvoyaient les télévisions, l’artiste s’attelle à la tache de ce disque éminemment politique. Car les titres de l’album ne laisse aucun doute : “Dead Presidents”, “This land is nobody’s land”, “Commit a crime”, “Old slave master”, il s’agit bien ici de régler son compte à l’administration Bush qui non content d’avoir laissé la région à l’abandon, n’a daigné lever le petit doigt pour secourir les habitants de la Nouvelle-Orléans que plusieurs jours après le passage de l’ouragan…

Epaulé par Vernon Reid, le guitariste qui officia au sein de feu Living Colour et qui est également ici producteur, il enfante dans la colère un disque de blues atypique au croisement du rock, de la soul (”Let’s talk about Jesus”), du gospel (”Katrina”) et en tout cas loin des solos de guitares fleuves et des plans classiques du genre. 5 compositions originales et des reprises dont “This land is nobody’s land” de John Lee Hooker, beaucoup de rythmes et d’atmosphères différents sur ce disque très abouti.

C’est en revenant aux sources du blues qu’il entrevoit même par instant le futur d’un genre qu’on pensait moribond. Et pour ce qui est de la conclusion, “There is power in the blues” chante James. Tout est dit.
Bad blood in the city : the piety street sessions/ James Blood Ulmer (Hyena, 2007)cd5.jpg


ulmer.jpgSur le web :

http://www.myspace.com/jamesbloodulmer

http://www.hyenarecords.com/jamesbloodulmer

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29 avril 2007

NUBLUES, “Dreams of a bluesman”

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Qui a dit que le blues était mort ? Certainement pas Nublues, ce groupe Londonien dont les membres à peine âgés de 20 ans se jouent des styles avec une facilité déconcertante.

Nublues - Dreams of a bluesmanLeur problématique : remettre le blues au goût du jour ou tout au moins l’inclure dans une optique plus contemporaine.

Nous avons fait sur ce disque un mariage entre la technologie actuelle et un style roots. Nous avons utilisé des vieux instruments dans un studio très équipé et nous y avons ajouté du rap, du scratching. Ceci pour permettre aux jeunes de s’intéresser à notre style.” Ramon Goose.

Pas étonnant donc de découvrir dans “Dreams of a blues man”, leur premier album, un blues très urbain d’une maturité remarquable. Savant mélange de riffs à la John Lee Hooker associés aux samples et aux scratches ainsi qu’au phrasé Hip-Hop du chanteur, Jay Nicholls.

Mais n’allons pas pour autant essayer de leur coller une étiquette de “Blues Hip-Hop” qui serait réductrice : NuBlues c’est du blues avant tout … et du bon !

Pas la peine d’en dire plus, allez vite vous faire une opinion, le CD est disponible dans le réseau des BM de Grenoble.

Dreams of a bluesman / NubluesVoir la notice

NuBlues : Jay Nicholls (Chant), Ramon Goose (Guitare), Ed Vans (basse), Paul Francis (Batterie).

Le site internet de Ramon Goose et de Nublues

Nublues sur Myspace

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21 mars 2007

JIMI HENDRIX : “Band of Gypsys”

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Faisons fi de la nouveauté ! Face à la croissance exponentielle des sorties de disques, il est peut-être temps de (re)découvrir quelques pépites enfouies dans le cours de l’histoire du rock.

gypsys.jpgContrairement à ce que sa pléthorique discographie pourrait laisser croire, Jimi Hendrix n’a publié que très peu d’albums de son vivant : 3 albums studios (Are you experienced ?, Axis Bold as love & Electric Ladyland) et un concert Band of Gypsys. Tout le reste n’est que sorties douteuses, enregistrements pirates de mauvaise qualité, compilations et concerts d’intérêt variable.
Band of Gypsys fut capturé lors du nouvel an 1970 à New York avec un nouveau groupe : Buddy Miles à la batterie et Billy Cox à la basse et au chant sur deux titres. Certains ont cru déceler dans cet album un virage vers le jazz, pour ma part j’y entends à peu près tout sauf ça : du blues, du funk, de la soul et du rock. Il n’y a qu’à écouter les déflagrations sonores de “Machine Gun” et les stridences qu’Hendrix parvient à tirer de sa guitare pour en être convaincu. Si vous voulez écouter un musicien réellement inspiré, qui a assimilé toutes les techniques de son instrument avant de les repousser pour l’inscrire dans une nouvelle dimension, alors jetez une oreille sur ce disque : rythmiques funky, aller-retours solo/ accompagnement, approches nouvelles du son, le plus étonnant restant ses longues improvisations qui ne sont jamais pesantes mais témoignent au contraire d’un renouvellement permanent.

Même si le ton de cette chronique laisse peu de doute sur mon objectivité concernant tout ce qui touche au divin gaucher, j’affirme qu’il n’est pas nécessaire d’être guitariste pour apprécier cet album à sa juste valeur : énorme.


Band of Gypsys / Jimi Hendrix (Sortie officielle sur le label Capitol le 25 mars 1970)cd5.jpg
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A écouter également le très bel hommage de Nguyen Le à l’œuvre de Jimi Hendrix.

Purple : celebrating Jimi Hendrix / Nguyen Le (Act, 2002)cd5.jpg

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