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    Alpha Wess propose dans cet opus du reggae avec des instruments traditionnels. Originaire de Guinée, il prend le micro plutôt que le stylo pour diffuser ses textes politiques et c'est dans sa langue traditionnelle qu'il chante. Plus besoin de démontrer l'universalité du reggae, il suffit d'écouter.

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    4/ LE FOOT ET LA MUSIQUE CA SE RESSEMBLE, l’exemple de MANCHESTER et de MARSEILLE

    Via Musique | 28 juin 2010

    bob-marley.jpgmusica-de-futebol.jpg

    L’amour du beau jeu ou de la note bleue, le geste juste, les idoles et les maudits, les espoirs, les hourras ou les sifflets, la drogue et le sexe, l’alcool qui coule à flots et les groupies qui en redemandent… le parallèle est facile entre une ambiance de concert et celle d’un match.

    On rêve tel un gosse, on est soudain Zidane ou Jimi Hendrix, Maradona ou Jim Morrison. L’intensité de l’émotion le dispute à la fièvre qui s’empare des spectateurs. On vient pour des frissons, de la chair, de la sueur et du sang, du spectacle à l’état pur qui feront que jamais les concerts ni les stades ne seront vides.
    On a vu des groupes prendre des noms de club (Grand Popo Football Club, LPB Club, FFF). Mais le parallèle peut aussi s’effectuer sur les postes occupés. Le batteur c’est le gardien de but, celui qui tient la baraque du fond de la scène. Le bassiste est un défenseur, le garant des fondations de l’équipe. Le guitariste en numéro 10, c’est la rythmique, le meneur de jeu qui met du liant et du rythme. Et le chanteur est l’attaquant, le frontman que l’on regarde et dont on attend l’exploit, le héros sur qui les yeux sont fixés.

    west-ham-manchester-united-edwin-van-der-saar.jpgS’il devait y avoir une ville symbole de la richesse musicale ce serait Manchester. Buzzcocks, Joy Division, New Order, The Smiths, Morrissey, Happy Mondays, Oasis, The Stone RosesKasabian ou The Rapture pour les plus récents… Non, vous ne rêvez pas ils viennent tous de cette terre située à moins de 300 km au nord de Londres, mère de l’industrie textile et de la production industrielle anglaises. Le cas de Manchester est symptomatique. Pas un musicien issu de cette scène qui n’ait sa préférence entre United et City, les 2 principaux clubs de la cité ouvrière. On se souvient de Morrisey gravant le nom de Cantona sur son tambourin. Ou des joueurs des 2 clubs se retrouvant régulièrement à l’Hacienda, lieu mythique de la scène rock puis électro depuis les années 80.
    Que dire de ces supporteurs de United, écœurés par le foot business et qui crée le club de FC United évoluant maintenant en division 7. Ses supporters reprennent allégrement les tubes pop et rock jusqu’à revisiter de belle manière le Anarchy in the UK des Sex Pistols en dénonçant les investisseurs du football.

    On est ici dans le haut du panier de la culture footballo-musicale et de la conscience sociale… On sait d’où l’on vient, ce que le football représente comme marqueur d’identité pour sa communauté. Et l’on sait ce qu’on ne veut surtout pas que son club et le football ne deviennent, des marchandises. Cette dénonciation qui a le mérite d’être claire (les textes sont indiqués en anglais sur la vidéo) fait bien entendu écho aux positionnements récurrents de certains artistes contre le capitalisme sauvage et la mondialisation.
    Rock et football sont tous deux nés dans des milieux populaires. Ils ont vu leur influence grandir au sein de la société anglaise jusqu’à complètement l’imprégner et toucher toutes les classes sociales. Alors qu’en France il a fallu attendre 1998 et la victoire en Coupe du Monde pour que le football perde son image de sport de beauf, en Angleterre la sortie au pub ou au club local, comme le match du week-end sont des institutions. Tellement indissociables que la Mancunien Rio Ferdinand a monté son label pour promouvoir les groupes de rap de sa ville.

    marseille-trop-puissant.JPGLe cas de Marseille est également emblématique. Beaucoup plus récent dans sa création de clubs de supporters (années 80) ces derniers cultivent aussi l’éclectisme –musical entre autre- dans leurs goûts. A Marseille, le stade est une tribune. On y affiche ses opinions : drapeaux du Che, promotion de la ganjah, affirmation de son anti-fachisme, ou ses goûts musicaux qui peuvent même pénétrer l’iconographie de groupes de supporters. On le voit ici avec cette bannière à l’effigie de Bob Marley.Marseille où les stars locales de la musique -Massilia Sound System, I Am, Oaï Star- affichent leur lien au club et se croisent dans les travées du stade Vélodrome. Le site Internet du plus sympa des clubs de supporters, les Marseille Trop Puissant, mêle allégrement football, hommage au chanteur décédé Lux B, liens vers des blogs sociaux et politiques, action sociale et pastiche musical sur l’air des Choristes http://www.supporters-de-marseille.com/OM-Radio.html

    orchestre_national_lyon.jpgLes équipements culturels ont bien compris les bénéfices qu’ils peuvent tirer du football. Récemment, l’auditorium de Lyon se lançait dans une campagne de promotion de la musique en proposant un billet commun pour 2 manifestations, un match de championnat de l’Olympique Lyonnais et un concert de l’Orchestre national de Lyon… Pas mal, non? A part pour choisir les vêtements adéquats bien sur…

    Le parallèle musico-sportif ne s’arrête pas là. L’actualité nous montre que, loin de sa cantonner au microcosme musical, la drogue, le dopage et les pratiques sexuelles effrénées ne sont pas étranger au monde du football. Pour la musique, cela fait belle lurette qu’on sait que certaines stars ne carburent pas qu’à l’eau claire et finissent rarement leurs soirées seuls au bar. Cela fait partie de l’imagerie rock ‘n’ roll. Mais pour le football… certains sont tombés des nues. Le sexe on en a assez entendu parler (Zahia, représente…). Quant à la drogue, outre les affaires de dopage -créatine et compagnie- on se rappelle de certains cas révélés de prise de cocaïne ou de haschich, même chez certains joueurs de l’Equipe de France…. Et oui même les gentils footballeurs pères de famille! Que voulez-vous, en pleine force de l’âge, adulés, sous pression, les stars des 2 camps n’en restent pas moins des hommes attirés par les plaisirs interdits.On l’aura donc bien compris à la lecture de ce dossier : foot et Rock: même combat!

    PS : Facile: qui le 1er reconnaitra le joueur qui figure sur l’illustration de haut de page et qui s’est entraîné quelques jours avec Bob Marley à Nantes?

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    par Jérôme | Commentaires (3s)


    LES DOCUMENTAIRES SUR LES FOOTBALLEURS ET LA MUSIQUE

    Via Musique | 21 juin 2010

    Outre le fait que le football est souvent le passe-temps préféré des musiciens - on se souvient de Bob Marley et ses Wailers écrasant des journalistes français dans un match improvisé avant un concert - les documentaristes se sont plusieurs fois penchés sur le cas du football, et plus particulièrement du footballeur.

    Le cas le plus emblématique mêlant football et musique est peut être celui du Maradona de Kusturica en 2008. La musique y est assez présente. Outre Manu Chao qui interprète une chanson en son honneur, on peut y voir un très beau passage extrait d’une fête familiale où Diego chante sous les yeux émus de sa femme et de ses filles. La mano de Dios est une allusion à son but marqué de la main face à l’Angleterre en phase finale de Coupe du Monde. Cet intéressant documentaire, qui insiste sur l’aspect politique et humaniste du personnage, retrace l’incroyable destin de Maradona, Dieu vivant du football puis idole déchue, considéré comme l’un des plus grands footballeurs de tous les temps.

    Looking for Manchester est un documentaire de 2010 produit par Eric Cantona. Diffusé il y a peu sur Canal +, il présente la vie sociale des supporters des deux équipes de Manchester et analyse, entre autre, le rapport unique existant entre culture rock et culture footballistique. La parole est donnée aux supporters, le point d’orgue étant les préparatifs du derby entre les 2 clubs de la ville.

    Zidane, un portrait du XXI siècle de Douglas Gordon et Philippe Parreno scrute, grâce à 17 caméras, Zinedine Zidane pendant un match face à Villaréal le 23 avril 2005. Ce film est mis en musique spécialement pour l’occasion par le groupe post-rock écossais Mogwaï. La bande-son met en avant l’expérience sensorielle d’une telle opération : la vison d’un homme qui attend, court, le regard fixe. Une chorégraphie inhabituelle pour une œuvre contemporaine qui n’a pas grand-chose à voir avec le sport. A la croisée d’un art contemporain réputé élitiste et du football, art populaire par excellence.

    Terminons enfin par les liens étroits qu’entretiennent les footballeurs avec la musique. Outre l’existence de couples mixtes (David Beckham et sa Spice Girl), on peut citer des joueurs préférant aller à un concert plutôt que se taper la Ligue des Champions à la télé avec les potes du club. Ainsi M’Bia choisissant Rihanna en live et s’attirant les foudres de son entraineur. Ou alors ces joueurs de l’Equipe de France, les écouteurs greffés aux oreilles (alternative : le téléphone portable) tels de véritables autistes, descendant du bus et rejoignant les vestiaires et semblant préférer l’isolement à la vie de groupe. Car parfois la musique, loin de réunir, isole de ses coreligionnaires. A méditer au vu du jeu collectif produit par notre équipe nationale…

    De ce qu’on sait, l’équipe de France écoute dans sa grande majorité du rap (Anelka, Henry, Ribéry, Benzema) mais quelques extra-terrestre sont à signaler : Malouda branché reggae/dancehall, fréquentant les sound system et qui a monté un festival dans sa Guyane natale. Ou Zidane l’extraterrestre chantant un improbable mais prémonitoire On ira tous au paradis en 1998 dans Les Yeux dans les Bleus (à 1′35”).

    Vous trouverez bien sur ces documentaires (sauf le deuxième cité qui n’est pas encore sorti en DVD) dans les bibliothèques de Grenoble…

    La semaine prochaine : l’exemple de Manchester et de Marseille.


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    par Jérôme | Commentaires (0)


    DANS LES STADES ÇA CHANTE, ÇA JOUE, ÇA DANSE…

    Via Musique | 14 juin 2010

    On a vu la semaine dernière que la musique pouvait s’inspirer du football. Le public de stades puise aussi dans le répertoire musical pour encourager ses joueurs. La plupart des chants de supporters anglais sont nés de reprises de tubes pop des années 60, réarrangés.

    En France, on connaît bien le Seven nation Army de White Stripes qui a eu l’insigne honneur d’apparaître sur la plupart des terrains. On sait aussi que toute sono de stade digne de ce nom chauffe son public avec le Jump de Van Halen ou le We are the champions de Queen. On a tous déjà entendu le célèbre hymne de la Ligue des Champions, adapté d’une œuvre de Haendel, qui fait dresser le poil de l’amateur de football et est source de tensions conjugales certains mardis et mercredis soirs (”Oh non, pas encore du foot !”). Ben au moins tu vois chérie, j’en écoute de la musique classique…

    Mais on sait moins l’influence des Corons de Pierre Bachelet sur les Lensois. Lens, parlons en. Ou quand le football sublime une ville. Personne ne connaîtrait Lens sans son équipe de foot. Une population de 36.000 personnes (équivalente à Échirolles) pour un stade de 40.000 drainant un public de toute la région Nord. Lens, toute entière tournée vers son équipe et ses Sang-et-or et qui entonne à chaque match son chant fétiche. On comprend dans cet extrait du film Les Ch’tis comment cet hymne, bien plus qu’une chanson, symbolise l’amour d’un public pour sa région, son passé et véhicule certaines valeurs. (Lire la suite…)

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    par Jérôme | Commentaires (4s)


    DU FOOT, DU FOOT, DU FOOT… ET DE LA MUSIQUE

    Via Musique | 7 juin 2010

    Vous ne l’ignorez plus, la Coupe du Monde de football en Afrique du Sud débute en fin de semaine. Il faudrait plusieurs pages et des heures pour décrire les nombreux liens amoureux qui unissent football et musique. Le sujet s’y prête, nombre d’amateurs de musique s’intéresse aussi au football et inversement. Pour tout le monde en tous cas, je vais m’attacher, à travers ce dossier de 4 articles qui couvriront  4 semaines de compétition, à :

    - présenter des titres musicaux en lien avec le football
    - vous faire découvrir que dans les stades ça chante et ça joue
    - signaler les quelques films documentaires qui font la part belle au rapport étroit que la musique entretient avec le football
    - évoquer le lien indissociable entre football et musique en prenant l’exemple de Manchester en Angleterre.

    1/ Le football en musique

    Pour commencer, mettons les choses au clair : pas question ici de parler des joueurs qui ont tenté l’aventure de la chanson… le ridicule le disputerait au médiocre. Je passe rapidement sur les stars du rock qui ont d’abord frôlé une carrière chez les pros : Rod Stewart à Brentford (il avait pourtant la coupe de cheveux) ou Johnny Marr, comparse de Morrissey, à Manchester City ou Julio Iglesias, gardien du Real Madrid. Je glisse sur les rockeurs soutenant leur équipe dans les tribunes: Damon Albarn, Joe Strummer (au temps où…), Jarvis Cocker, I Am, Massilia Sound System, Oasis, Jimmy Page, Steve Jones (Sex Pistols)* etc. (Lire la suite…)

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    par Jérôme | Commentaires (21s)


    MUSIQUE ELECTROACOUSTIQUE

    Via Musique | 29 mars 2010

    5 disques pour ceux qui (pensent qu’ils) n’aiment pas la musique électroacoustique.

    Ce mot à rallonge fait tout de suite un peu peur, et comme lorsqu’ils luttent contre la peur ou le froid, le corps et l’esprit se crispent, sur la défensive : les tympans se rétractent, les muscles se nouent, le cerveau se fige…

    Pourtant ces musiques, créées à partir de sons enregistrés puis traités et organisés et que l’on appelle concrètes, électroacoustiques, acousmatiques, et autre …iques, ne nous sont pas aussi étrangères que ce que l’on s’imagine au premier abord : nous les avons tous rencontrées à un moment ou à un autre - au détour d’un spectacle, d’une ambiance radiophonique, de la mise en sons d’une exposition - sans forcément les identifier; mais surtout, elles font tellement appel à notre mémoire auditive qu’elles ont souvent le pouvoir de nous transporter dans de véritables paysages sonores, ou encore de faire ressurgir des émotions liées à des sons que l’on pouvait croire oubliés.

    Bien sûr, on peut être dérouté par l’absence apparente de rythme ou de mélodie, voire les deux, mais il suffit d’aborder l’écoute sans crainte, comme on écoute une histoire, de se laisser aller et d’absorber les impressions auditives, pour que tout un monde imaginaire s’offre à nous, chacun pouvant se faire son propre “cinéma pour l’oreille”.

    …Installez-vous dans un bon fauteuil, fermez les yeux, et choisissez votre aventure, si le cœur vous en dit !

    5 propositions :

    Luc Ferrari : dans l’album intitulé “Presque rien” : “Presque rien no 1, le lever du jour au bord de la mer” (outils utilisés : microphones fixes et bande magnétique) : immersion dans un paysage sonore : vous êtes dans un petit village de pêcheurs quelque part dans un pays du sud, au lever du jour : la mer installe le bourdon, la vie se déploie en un lent crescendo, rythmée par le caquettement des poules, le moteur des bateaux … jusqu’aux cigales de l’heure de la sieste.

    François Bayle : “Morceaux de ciels” :  ici on retrouve des repères plus “musicaux”, puisqu’on reconnaît quelques instruments de musique (clavier, cordes, peut-être des flûtes, puis des cuivres et des voix,  mais retravaillés sur bande magnétique, de façon à donner aux sons des durées et des couleurs inhabituelles : je ne suis pas suffisamment technicienne pour vous en dire plus , mais je me sens à l’écoute de cette musique transportée dans des espaces intersidéraux…

    Xavier Garcia  : “Radiorama”  : j’avais déjà parlé sur Bmol de ce disque au moment de son introduction dans les collections des bibliothèques de Grenoble, mais je ne résiste pas au plaisir de passer la deuxième couche : un récital de citations radiophoniques puisées dans les archives de l’INA, qui nous fait remonter le temps

    http://www.bmol-grenoble.info/album-de-la-semaine-xavier-garcia-radiorama/

    Pierre-Yves Macé : “Passagenweg” (2009) : c’est une sorte de mise en abyme des techniques d’enregistrement - depuis le 78 tours jusqu’aux possibilités infinies des dernières technologies - qui utilise entre autres des samples de vielles chansons françaises. (ah, le pouvoir évocateur du vynil crachouilleux bouclant son sillon , sans parler de la poésie de l’accéléré de la bande magnétique! … tout ça est d’une beauté et d’une douceur nostalgique incomparables!).

    Jean-Charles Sauton : “Ce n’est rien de le dire” (2006) : ancien décorateur de théâtre (à Grenoble entre autres), il a eu envie de passer à la mise en scène pour les oreilles : à l’aide de  recyclages de sons plus abstraits que dans les exemples précédents, il nous propose des excursions express dans des ambiances tour à tour crépusculaires, inquiétantes, rêveuses, ou humoristiques.

    A la Bibliothèque Centre Ville, ces disques se trouvent dans le rayon “Electroacoustique” (cote 3.5), à proximité du bac “Electro”, et pas très loin des “Inclassables”, pour cause de cousinages… bien qu’officiellement, ils soient directement parents avec la musique savante.

    Liens :

    http://www.metamkine.com/?monlabelrec=22

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    par Martine | Commentaires (2s)


    LE LABEL HARMONIA MUNDI EST EN DEUIL

    Via Musique | 2 mars 2010

    Bernard Coutaz créateur du label Harmonia Mundi est mort ce week end, et si quelqu’un mérite un “hommage” de nos professions c’est bien cette forte personnalité du monde de la musique enregistrée.

    Dans les années 1970-1980 malgré un emploi du temps déjà chargé par la gestion d’une maison d’édition à la pointe des redécouvertes musicales : (King Arthur d’Henry Purcell sous la direction d’Alfred Deller, vendu à 220 000 exemplaires !, l’exhumation de l’oeuvre de Marc-Antoine Charpentier par Les Arts Florissants de William Christie), il n’hésitait pas à venir porter la bonne parole dans les sessions de formation musique organisées par notre ancienne collègue Sylviane Lange.
    Et certains de ceux qui étaient alors des discothécaires ont pu apprécier sa truculence et sa franchise au service d’un engagement pour la diffusion de la musique de qualité.
    La politique éditoriale d’Harmonia Mundi s’est poursuivie au fil du temps avec la même exigence de qualité tant au niveau musical que dans la présentation des documents. Sans aucune démagogie cet éditeur non seulement maintient mais augmente son chiffre d’affaires (eh oui c’est aussi une entreprise commerciale !!) dans cette période où la plupart des majors crient au secours.

    Il aurait été bien intéressant d’avoir l’avis de ce monsieur de 86 ans sur nos grands serpents de mer actuels (disparition du CD, dématérialisation de la musique etc…) mais il a tiré son chapeau et le monde en est peut être un peu moins harmonieux.

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    par Marie H. | Commentaires (1)


    Musique et fêtes de fin d’année

    Via Musique | 31 décembre 2009

    la-compagnie-creole.jpgMireille Mathieudeath-cab-for-cutie.jpg

    Musique et fêtes de fin d’année ne font pas toujours bon ménage et en terme de bide musical, on peut même dire qu’on atteint des sommets. Mais pourquoi achète-t-on ces disques alors qu’on sait très bien qu’on ne les sortira qu’une fois par an, avec les guirlandes de Noël, et qu’on les rangera dès la première écoute avec un petit air gêné ?

    Quoi qu’il en soit, les plus grands se sont frottés à l’exercice difficile du “chante Noël”, et même si ce phénomène est très américain (essayez les Jackson five, les Temptations ou encore le Rat Pack pour les meilleurs), les français se sont eux aussi sournoisement engouffrés dans la faille, pour notre plus grand bonheur … ou pas!
    Et là je dois avouer que je me suis fait coiffé au poteau par le blog “la page culture“, qui a dégainé avant moi un excellent article sur les plus grands bides de Noël. Je m’incline donc et révise ma copie en me focalisant sur la nouvelle année!

    En 2 mots : Bonne année ou Joyeux Noël = même combat! Espoir, bonheur, amour, voilà le tiercé gagnant et à ce petit jeu caracolent en tête la Compagnie Créole (”bonne année, meilleurs souhaits, la joie dans les cœurs”) et Mireille Mathieu (”la bonne année c’est de pouvoir rêver que tout peut arriver” ) …
    Heureusement le rock est là comme un grain de poivre dans la papillote pour apporter sa dose de cynisme et de contestation. Je passerai sur le rouleau compresseur qu’est U2 avec “New years day“, pour vous présenter plutôt deux vidéos de groupes alternatifs : Death cab for Cutie et Six by Seven.
    Death cab for Cutie est un groupe de Washington formé en 1997, qu’on connaît surtout au travers des séries télé (Six Feet Under, How I met your Mother, Californication ou les inavouables Experts-Miami). Voilà leur “New year” song, à écouter avec délectation, l’abus d’indie rock n’est pas dangereux pour la santé !


    Et enfin les anglais de Six by Seven qui nous proposent ici une vision de la nouvelle année plutôt angoissante. Adieu optimisme, bonnes résolutions et bisous sous le gui. Six by Seven c’est un peu le côté obscure du lendemain de fête… so british !


    Nous en profitons nous aussi pour vous souhaiter une très bonne année musicale à tous! N’hésitez pas, à enrichir la liste des tubes de fin d’année!Retrouvez Death Cab for Cutie et Six by Seven dans les bibliothèques de Grenoble.

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    par Emeline | Commentaires (3s)


    L’IMAGINATION AU POUVOIR : “Ca m’énerve”

    Via Musique | 21 octobre 2009

    marche.jpglarzac.jpgmanif.jpggris.jpg

    1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King

    1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche

    1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(es)

    Les  courants musicaux ont toujours accompagnés les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite.

    Mercredi 7 octobre était la 1ère Journée mondiale du travail décent. Une journée bien d’actualité en ces temps un peu mouvementés : multiplication des plans sociaux, annonces hebdomadaires de licenciements, chômage en augmentation, etc.

    Face à ces évènements pas très sexy, comment réagissent les employés concernés ? Plusieurs réponses possibles :

    ▪ le traditionnel manif’/blocage d’usine.

    ▪ la séquestration de patrons (plus très tendance depuis quelques mois).

    ▪ la très “à la mode” solution extrême et désespérée qu’est le suicide.

    ▪ et la plus imaginative, novatrice et peut être la plus payante de toutes : communiquer avec des outils modernes, via Internet si possible, en utilisant le moyen reconnu comme le plus efficace : la médiatisation.

    On connaissait le Calendrier de lutte des Chaffoteaux où des ouvriers de l’usine posent nus (dommage, que des gros poilus !), voici maintenant que les luttes sociales s’emparent de la musique via Internet… et comment !

    Si vous connaissez le clip d’Helmut Fritz qui fait fureur chez nos enfants et ados Ca m’énerve, vous apprécierez l’humour, la créativité et les propos des employés d’Akzo-Nobel de Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Ils ont décidé de faire parler d’eux et de dénoncer une situation qui les énerve et surtout les angoisse : la délocalisation de leur usine à Montataire dans l’Oise.

    Allez jeter un œil et n’hésitez pas à laisser des commentaires et à faire tourner auprès de vos contacts. Je suis sur qu’avec un peu de buzz les salariés d’Akzo-Nobel ne seront plus les seuls à être énervés…

    http://akzonoubez.over-blog.com/


    Ca m’enerve Vs Akzonoubez

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    par Jérôme | Commentaires (1)


    UNE ÉGLISE, VOUS AURIEZ ?

    Via Musique | 30 septembre 2009

    Vous faites partie de ces gens qui ne croient plus en Dieu depuis leur communion solennelle (celle où on se déguisait en mariée, trop bien !). Cependant, il ne vous déplairait pas de pouvoir louer une église pour un mariage, un baptême, un enterrement, sans curé de préférence; sans textes imposés par lui serait encore mieux  (ceux-ci, malgré leur ancestrale valeur, vous paraissent écrits dans une langue étrangère, ou alors leur sens profond est trop bien caché). Là, vous feriez trembler les vitraux au son des Queen, de Supertramp, de Jonasz ou de Brel (qui a dit : “que des vieux ringards” ?).

    Mais voilà, ce n’est pas toujours possible : les curés ne sont pas encore tous modernistes, il faut dire que leur haut responsable, lui……… Alors, pour ne pas gâcher la cérémonie, et tenter de vous faire vibrer quand même, voici une sélection de musiques dites “religieuses” : si tout ça vous laisse froid et sans émotion, alors louez sans regret une salle des fêtes et collez du papier de couleur sur les fenêtres, peu importe le flacon…

    MOZART : Laudate dominum, beatus vir, dans les Vêpres solennelles pour un confesseur

    MOZART :  Hostias, Domine Jesu, Lacrimosa, dans le Requiem

    FAURÉ : Libera me, Agnus Dei, Pie Jesu, Kyrie, dans le Requiem, et le Cantique de Jean Racine

    SCHUBERT : Evensong, Die Nacht, dans Songs for male chorus

    MENDELSSOHN : Vespergesang op 121 et Geistliches lied, dans Oeuvres sacrées

    VIVALDI : Quis est homo et Fac ut ardeat, dans le Stabat Mater

    VIVALDI : Beatus Vir, dans le Nisi Dominus

    Tout cela pour, disons, un certain recueillement. Voici d’autres sélections teintées plutôt de majesté ou d’allégresse :

    ELGAR : Pomp and circumstance, marche en ré majeur op 39 no 1

    POULENC : no 14, dans Aubade

    BACH : Concerto pour 3 clavecins BWV 1064 en do majeur, dans L’intégrale des concertos pour clavecins

    SCHUMANN : Adagio et Allegro op 70

    BEETHOVEN : Symphonie no 7

    Ceci dit, j’ai vu des églises où l’on applaudit, d’autres où les enfants mangent des biscuits au pied de l’autel, ou des sorties en débâcle sur un air de Michel Sardou. Tout est possible donc, cette liste n’étant que subjectivement indicative. Si vous avez testé d’autres musiques elles agrémenteront forcément ce dossier, et nous aurons de quoi répondre à nos adhérents stressés par leur future cérémonie…

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    par Anne | Commentaires (6s)


    THRU-YOU : L’ART DU REMIX A L’HEURE DE YOUTUBE

    Via Musique | 25 août 2009

    kuti.jpg

    Le principe est à la fois très simple et un peu compliqué à expliquer. En fait, il s’agit d’une re-création musicale à partir des milliers de clips musicaux et leçons d’instruments que postent sur YouTube des amateurs passionnés. Chacun de ses extraits ne présenterait pas forcément/toujours beaucoup d’intérêt en soi, mais c’est justement là que réside le talent de cet artiste israélien du nom de Kutiman. Parvenir à faire de tout ça un mélange cohérent et ne plus distinguer les coutures tant son art du collage et du patchwork est grand. C’est en fait tout simplement du remix à l’heure d’internet et de YouTube, sauf que la base de données est accessible à tous et immense. L’autre intérêt est de pouvoir rassembler un grand orchestre sans difficulté : ici plusieurs guitaristes, un bassiste, un batteur, un trompettiste et saxophoniste, un harmoniciste, un chanteur, un orgue hammond, etc, etc, et même un theremin. Qui dit mieux ? A noter que l’artiste a noté et crédité scrupuleusement chacun des musiciens et vidéos dont il s’est servi (voir la rubrique “crédits).

    Une démarche novatrice : faire de la musique sans être musicien on connaissait déjà, mais sans platines, vinyles et logiciels musicaux, là c’est une première !

    J’ai un petit faible pour la première vidéo “The mother of all funk chords” mais allez jeter un œil au site, les autres ne sont pas mal non plus. La seconde vidéo est la présentation du projet pour les anglophones…

    http://www.thru-you.com




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    par Julien | Commentaires (1)


    Ici la planète : Carnaval aux Antilles

    Via Musique | 19 mai 2009

    1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King.

    1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche.

    1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(e)s.

    Les courants musicaux ont toujours accompagné les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite. Cette dernière traduit aussi bien les maux de ceux qui peinent à trouver leur place que l’insouciance d’une jeunesse à qui s’offre le monde et qui va tout déchirer. Les plus rigoristes objecteront que tout de même c’est pas trop sérieux comme démarche scientifique. Tut tut tut! La création artistique est un corpus sociologique suffisamment conséquent et fiable pour prendre la musique comme objet d’analyse d’un monde qui change. Faisons donc fi de toute bien-pensance pour endosser l’habit de l’enquêteur prêt à arpenter le monde… sur Internet.

    1ère escale: les ANTILLES.

    Vous n’êtes pas sans savoir, si vous suivez un minimum l’actualité (Lire la suite…)

    Mots-clés : ,
    par Jérôme | Commentaires (8s)


    Oh ! Gaby ! (Ou pourquoi j’aime GABRIEL FAURÉ)

    Via Musique | 6 mai 2009

    Des visages comme celui-là, on aimerait en croiser plus souvent : un beau grand-père au regard bienveillant, serein, ouvert… Son œuvre est à l’image de cette harmonie intérieure, elle sonne toute en sensibilité et subtilité.

    Cette œuvre, vous l’avez forcément entendue sans le savoir, elle est souvent utilisée dans les musiques de film : récemment dans La vie moderne de Depardon : Elégie, pour violoncelle et piano, ou encore dans Copy cat de Jon Amiel : Requiem op. 48.

    Il fut le professeur de Maurice Ravel, l’élève de Camille Saint-Saens. Comme Beethoven, il commence à avoir des troubles auditifs à l’âge de 53 ans et doit prendre sa retraite avant l’heure…Moins célèbre que Debussy et Ravel certes, mais talentueux : grâce, élégance et originalité ressortent de ces créations de toute beauté. Si vous voulez revigorer en vous le dicton “la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie“, préparez-vous un bon fauteuil, du chocolat, une bière blanche, et branchez ce Gaby-là dans vos oreilles. Une vraie douceur, un vrai Gaby le magnifique.
    Découvrez donc :

    la-bonne-chanson.jpgLa Bonne chanson, op. 61 ;Vingt mélodies : Deuxième recueil [etc.] / GABRIEL FAURÉ (Musique et Associés, 2008)

    oeuvre-pour-violoncelle-et-piano.jpgL’oeuvre pour violoncelle et piano / GABRIEL FAURÉ (Harmonia Mundi, 2007)

    requiem-op46.jpegRequiem op. 48 ;Cantique de Jean Racine op.11 [etc.] / GABRIEL FAURÉ (Decca, 1991)

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    par Anne | Commentaires (1)


    Hard-Rock is not dead !

    Via Musique | 28 avril 2009


    Il a quand même pris un bon coup dans l’aile, je vous l’accorde, mais le hard-rock ou le metal en général est encore tenace, après plus de 30 ans d’existence, l’heure est au bilan.

    Pour beaucoup la mort du hard-rock a sonné en 1991, avec la sortie de l’album Nevermind de Nirvana, qui balaya sur son passage toute une génération de rockeur, faisant passer pour ringards les blousons cloutés et les cheveux longs peroxydés ainsi que les voix de chats ébouillantés.
    Bref, tout ce qui faisait le folklore du hard-rock est mort avec l’arrivée du grunge (un mal pour un bien ?), depuis on utilise plus le terme de metal pour définir les survivants et les enfants des survivants du hard-rock.

    Mais les fans (comme moi-même) sont des indécrottables et il était temps qu’un passionné se penche (Lire la suite…)

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    par Emeline | Commentaires (9s)


    See that my grave is kept clean

    Via Musique | 6 avril 2009

    En jazz comme en blues, un standard est un morceau souvent écrit par un auteur anonyme ou issu de la tradition folk et repris à l’infini par les musiciens du genre. Cette semaine, j’aimerais m’attarder sur un morceau du fondateur du blues Texan, BLIND LEMON JEFFERSON “See that my grave is kept clean.

    blind_lemon_jefferson.jpgMorceau d’anthologie qui relate le dernier souhait d’un mourant, que sa tombe reste propre, que sa mémoire soit préservée. Reflet de la peur de mourir d’un artiste aveugle et itinérant dont la survie reste précaire. Un thème plutôt macabre mais récurrent dans le blues de Blind Lemon Jefferson (”Chinch bug blues“, “Mosquito moan“…) et qui a inspiré de nombreux bluesmen et artistes folk, surtout dans les années 60 (John Lee Hooker, Lightnin’ Hopkins“). On retrouve également cette chanson sous les titres “One kind favor” ou “Two white horses in a line“.
    A l’occasion de la sortie du dernier BB KingOne kind favour“, revenons sur quelques versions intéressantes et disponibles dans les bibliothèques de Grenoble.

    blind-lemon-jefferson.jpgThe complete classic sides remastered / BLIND LEMON JEFFERSON (Socadisc, 2003)
    L’originale, on y perçoit l’essence même du blues texan si proche des folksongs (chansons rurales de l’époque), enregistrée en 1927, cette chanson est directement inspirée d’un spiritual des écoles d’évangélisateurs ruraux de la fin du 19ème. Ici la version remasterisée permet d’apprécier toute la sensibilité du chant et du jeu de guitare de Blind Lemon Jefferson.

    bobdylan.jpgs/t / BOB DYLAN (Sony BMG, 2005)

    Avec Bob Dylan, la renommée du morceau prend une ampleur mondiale. Dylan chante avec toute la fougue de sa jeunesse, un engagement très fort dans le morceau qui se charge d’une grande intensité émotionnelle.

    bb-king-one-kind-favor.jpgOne kind favor / B.B. KING (Geffen records, 2008)

    Comme à son habitude BB King nous livre ici une version très classe et qui mérite le détour. Une orchestration étoffée, un ton un peu plus enjoué, une version électrique, moins dans le pathos mais tout aussi originale.

    little-pink-anderson.jpgSittin’ here singing the blues / LITTLE PINK ANDERSON (Pinnacle productions, 2008)

    Little Pink Anderson est le fils de Pinkney Pink Anderson, jeune il a des problèmes avec la justice et passe quelques années en prison, dernièrement remarqué par l’association Music Maker, il tente de faire carrière et signe ici son premier album. Cette version est peut-être ma préférée tant la sonorité de la guitare est claire et la voix déchirante.

    bjorn-berge.jpgSt. Slide / BJORN BERGE (Farmen, 2004)

    Bluesman Norvégien la version de Bjorn Berge est peut-être la plus sombre, elle se distingue par l’utilisation d’une guitare à 12 cordes et par le chant monotone de Berge. Une version qui souligne le côté macabre de la chanson, mais qui en garde l’essence et la puissance émotionnelle d’un chanteur seul avec sa guitare.

    Pour la petite histoire la fin de Blind Lemon Jefferson fut tragique, un soir après un concert privé, il se perd dans les rues enneigées de Chicago et y meurt de froid. En 1967, une fondation retrouve l’endroit où il mourut et y érige un mémorial, veillant depuis à ce que sa tombe reste propre… ouf !



    Bjorn Berge live à l’Européen “See that my grave…”

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    par Emeline | Commentaires (0)


    Le SAXOPHONE BARYTON : ça swingue grave !

    Via Musique | 10 mars 2009

    A l’occasion du Grenoble Jazz Festival, nous remettons à l’honneur cet article sur le saxophone baryton déjà publié sur Bmol il y a quelques mois. Le GRENOBLE JAZZ FESTIVAL, on en parle aussi ici.

    Dans les années 1840, Adolphe Sax, facteur d’instruments belge, dépose un brevet pour une nouvelle famille d’instruments - les saxophones - qu’il concevait sur le modèle des cordes, du soprano au baryton, mais en cherchant un son plus puissant en particulier pour étoffer le son des fanfares militaires.

    Un des premiers compositeurs à l’adopter fut Hector Berlioz (Chant sacré pour sextuor à cordes), mais cette famille d’instruments n’a véritablement acquis ses lettres de noblesse qu’avec le jazz, où l’expressivité de son timbre, sa puissance et la variété de ses possibilités font merveille.
    On a bien sûr tous dans l’oreille des exemples multiples de sax ténor ou d’alto, voire de soprano, mais quid du baryton, grand-père fondateur (car le baryton a été le premier de la série, créé à partir d’adaptations de la clarinette basse) ? Comme souvent dans le cas des tessitures graves, il a longtemps été cantonné à un rôle de second plan, en l’occurrence au soutien rythmique, ou voué aux ponctuations relançant les riffs de cuivre dans les big bands de jazz ou les formations de rhythm’n'blues.
    Pourtant il lui arrive de s’affranchir de ce rôle grâce à des solistes d’envergure, qui manient le baryton comme l’alto ou la clarinette, ce qui est déjà un bel exploit physique, quand on envisage le gabarit de l’engin !

    En voici quelques uns, qui ont marqué l’histoire de l’instrument, ou qui tracent encore leurs sillons, comme on disait au temps des disques vinyls :

    Harry Carney : d’abord clarinettiste (clarinette et clarinette basse), il est celui qui le premier a fait sortir le baryton de son anonymat, en jouant dans l’orchestre de Duke Ellington quasiment jusqu’à la fin de sa vie, et en y prenant des chorus au baryton autant qu’à la clarinette.
    Duke Ellington : Live at the 1957 Stratford Festival (Music & arts, 1989) (chorus au baryton sur “Sophiticated lady”)

    Gerry Mulligan, représentant du “jazz cool” : a tenu un rôle de soliste dans le premier quartet sans piano de Chet Baker dès les années 50, a joué avec Miles Davis (Birth of the cool). Il a aussi composé et arrangé de nombreux thèmes dont certains, comme “Line for Lyons”, sont devenus des standards. (Lire la suite…)

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    par Martine | Commentaires (1)

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