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canaille.jpg LA CANAILLE, "Une goutte de miel dans un litre de plomb"
Révélé au Printemps de Bourges et après une tournée en France, La Canaille sort son premier album. Du hip-hop nourri au rock et à la world music. Des paroles engagées voire anarchistes (voir le titre "Ni dieu ni maître") mais toujours sensées, chroniques du monde mâtinées d'allégories frappantes. Du scratch pour souligner le tout sans être omniprésent. Une ambiance dure, sombre mais sans déprime, qui sonne plutôt comme un appel à la lutte contre les injustices, thème classique du rap mais dont la mise en scène textuelle et musicale en relève la saveur comme... une goutte de miel dans un litre de plomb. Un album réussi qui redonne envie d'écouter du hip-hop français.


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LA SCENE LOCALE GRENOBLOISE

Musique à Grenoble | 17 novembre 2011

La scène locale grenobloise a la particularité d’être foisonnante et dynamique et cela depuis déjà une bonne dizaine d’années. Si au début des années 2000, elle était plutôt étiquetée reggae avec les fers de lance Gnawa Diffusion et Sinsemilia, aujourd’hui elle est très éclectique. Voici donc une petite sélection non-exhaustive de musiciens, groupes grenoblois dont vous pouvez trouvez les disques dans les Bibliothèques de Grenoble et/où écouter un titre dans la rubrique “Ecoutez la Scène locale”…

LULL
Armé de sa seule guitare et de deux albums en bandoulière, Lull conte ses chansons folk matinées de country. Lull était tout récemment à la bibliothèque Centre Ville (le 2 novembre) pour un concert où il était exceptionnellement accompagné de deux compères au violoncelle et à la guitare dobro.
http://myspace.com/lulllull

MAM’ZELLE SOLEDAD
c’est la part de poésie qui s’est fondue en chacun d’entre nous, c’est la petite fille qui veut sortir et hurler hors de sa cage, celle qui veut faire face à la scène et vomir de mots sur le monde… Et tout ça joué par trois hommes qui n’ont jamais voulu beaucoup plus que chanter la féminité. En concert à la bibliothèque Centre Ville le 5 octobre dernier.
http://www.myspace.com/MamzelleSoledad

LES DRÔLES D’IDÉES
Deux compères multi-instrumentistes (guitare, banjo, saxo, accordéon) qui à coup de chansons poético-rigolotes-swing-valses-accordéonnées, vous emmènent dans leur univers où se conjuguent toutes leurs idées. Les Drôles d’idées sont passés à la bibliothèque Centre Ville le 4 mai 2011.
http://www.lesdrolesdidees.com/

garvin.jpgGARVIN
Garvin est un groupe franco -britannique fondé le 4 février 2009 et composé de Gareth Powell (Pays de Galles), Vincent Thourigny (France) Calumn Mackay (Ecosse) et Pad Pinocely (France). Sans se prévaloir d’un style en particulier, la musique de Garvin est fortement influencée par la musique pop anglo-saxonne. Ce qui intéresse ce groupe c’est explorer de nouvelles voies…
http://www.bmol-grenoble.info/myspace.com/garvinyeah

HAIZI BEIZI
Duo électro-rock. Elle à la guitare, lui au chant et à l’électronique pour ce concert donné à la bibliothèque Centre Ville le 2 mars 2011. Des ambiances particulières, des arrangements chiadés et un visuel soigné comme pour ce clip du titre “Le poison” qui vous permettra de vous faire une idée.
http://haizibeizi.tumblr.com/

ZALEM
Zalem joue du didgeridoo tout seul comme un grand agrémenté de quelques bidouillages électroniques et le résultat est très bien. On peut juger sur pièce sur l’album “Tubes” qu’il a sorti en 2010. Zalem est venu jouer à la Bibliothèque Centre Ville le 2 février 2011 pour un concert envoutant.
http://www.myspace.com/zalemdidg

alamanon.jpgALAMANON
aLamanon est né fin 2008 autour des chansons franco-folk de Jérémie Casseron. Ses chansons sont un mélange d’enthousiasme, de mélancolie et de petites épopées. aLamanon se produit un peu partout en Rhône-Alpes, notamment en jouant sur les marchés de l’Estacade ou au détour de ses vagabondages entre Grenoble et Lyon.
http://www.myspace.com/alamanon

little-fuss.jpgLITTLE FUSS
Little Fuss c’est un melting pot des influences de Pierre et Farah : folk , orientales et hispaniques. Entre Lhasa, Fairouz et Katie Melua. Little fuss a sorti son premier album, « Come and get me », en l’automne 2010, accompagne cette sorties de quelques concerts et surtout continue à créer.
http://www.myspace.com/SomeLittleFussAroundHere

MOUNTAIN MEN
Duo de blues (guitare/harmonica)  estampillé 100% made in Grenoble. Le guitariste/chanteur vient du fin fond de la Chartreuse, l’harmoniciste d’Australie, tout deux écument les scènes grenobloises et désormais nationales voire internationales (plusieurs festivals blues aux Etats-Unis à leur actif).
http://www.myspace.com/mrmatmountainmen

MISS WHITE & THE DRUNKEN PIANO
Miss White (piano, basse, batterie, saxo et beatbox) c’est un mélange original de blues, de jazz et de soul, mâtiné de rock et d’une pointe de rap, le tout servi chaud. A consommer sans modération. A donné un concert Bibliothèque Centre Ville le 5 mai 2010.
http://www.myspace.com/mwhiteandthedrunkenpiano

UNE OMBRE

Ce duo de multi-instrumentistes (chant, guitare, batterie, claviers, laptop) installe un univers très particulier entre chanson à référence littéraire et rock en français.

http://www.myspace.com/uneombre38

STOLEN SWEETHEARTS
Stolen Sweethearts c’est un son rock rempli d’émotion brute. Au croisement entre les Strokes, Artic Monkeys ou Radiohead, leur expérience avérée de la scène les place en tête des groupes à découvrir sans plus attendre.

http://www.myspace.com/stolenfjrs

LES TÊTES EN L’AIR

Les Têtes en l’Air sont venus jouer à la bibliothèque Centre Ville en juin dernier. Au programme de la chanson française avec des textes rigolos et une orchestration originale.

http://www.tetesenlair.fr/

The ROCKANDYS

Groupe de pop/rock qui a sorti un 6 titres paru en 2008. Un titre assez original dans son orchestration, des solos de flute pour un groupe de rock c’est pas courant !

http://myspace.com/therockandys

DUSTER 71

Garage, hard-rock, blues, le rouleau-compresseur DUSTER 71 est à voir en action. En hibernation provisoire, le réveil risque d’être terrible…

http://dusters.free.fr/index1.html

VAUDE B.
Le chanteur de Maczde Carpate glisse en solo avec ses mots et son univers. Son travail est axé sur le poème, lu, chanté, chuchoté et souligné par une musique épurée. Une poésie inédite et nourrissante qui se répercute dans les sons…

http://www.myspace.com/vaudebenjamin

MONACO MONACO

Un mélange de mélodies efficaces et d’énergie rock, telle est la formule de ce groupe dont certains membres jouaient précédemment dans Schwere Artillerie…

http://myspace.com/monacomonacoband

NUAGES DE SWING
Nuages de Swing c’est avant tout l’amour de Django Reinhardt et de son répertoire. Mais Laurent Courtois compose aussi des thèmes bien troussés que vous aurez l’occasion de voir et d’écouter lors d’un des nombreux concerts que le groupe donnent ici et ailleurs…

http://nuagesdeswing.free.fr/

MAÏSMAN

Groupe avec une base métal des plus efficace pour des textes débiles. Un groupe festif (dans le bon sens du terme, hein!) et qui doit certainement tout renverser sur son passage en concert…

http://www.myspace.com/maisman

LES BARBARINS FOURCHUS

Plus besoin de vous présenter cette institution culturelle grenobloise j’imagine. Chansons à texte, rock, blues, poésie sonore, théâtre, tous les ingrédients habituels de ce groupe unique…

http://www.barbarins.com/

DECIBELLES

Un girls-band énervé avec des vrais morceaux de mélodies dedans et des paroles un rien débiles. Pour se faire une idée, rien de tel que le morceau “McBurger”, à écouter sur le player “scène locale” !

http://myspace.com/decibellesband

RIEN
Que trouve-t-on dans Rien ? Tout et n’importe quoi. La lecture des dernières volontés du Général de Gaulle, des extraits de la série TV “Dallas”, un reportage sur le bathyscaphe, le tout mêlé à une musique s’inscrivant dans la lignée “post-rock” de groupes comme Godspeed You ! Black Emperor.

http://www.myspace.com/rienrienrien

GRAZZIA GIU

Trio de jazz vocal à la facture classique avec, outre Grazzia Giu au chant et à l’écriture, Gil Lachenal à la contrebasse et Sandrine Marchetti au piano. De la belle ouvrage…

http://grazziagiutrio.free.fr/

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EN PROMO SCENE LOCALE : JEUNES TALENTS !

Mercredi 21 septembre à 18h nous avons accueilli à la bibliothèque du Centre Ville le trio de tout jeunes musiciens nommé “Theo.C.Selia”. Nous les avions entendus auparavant à La Chaufferie lors de la scène ouverte “Vous en reprendrez bien, de la chanson inavouable”, ainsi qu’à L’Ampérage lors d’ une scène ouverte DMM (dernier mercredi du mois). Ils n’étaient que deux à l’époque, Theo et Selia.

Du potentiel il y avait, avions-nous pensé… Alors nous leur avons proposé un challenge : peaufiner un ensemble de morceaux et les transitions qui vont avec, pour un show de 45 mn à la rentrée. Lorsque, demandant à Théo le leader “je peux compter sur vous alors ?”, il me répondit “au pire, vous aurez 3 groupes au lieu d’un”, ce fut marché conclu !
Ces trois-là ne jouent que depuis 6 mois ensemble. Ils ont trainé leurs guêtres dans différents lieux : La Chaufferie, MJC Mutualité… Theo et Selia composent, Selia écrit les paroles anglaises, Camille a fait partie des “40 batteurs”. Leurs projets maintenant : trouver des financements pour enregistrer un CD-3 titres, monter un dossier pour le Printemps de Bourges ou d’autres festivals…

Mercredi soir donc, salle comble à la bibliothèque (110 personnes), après une interview d’un journaliste de la presse locale (wow, déjà !), les voilà : Théo (Théo Faucheux, chant, guitares, piano), C (Camille Neyton, percussions électroniques, back vocaux), Selia ( Selia Çakir-Joubert, chant, basse, guitare, piano). Compos originales ou reprises croustillantes (Human jungle, de la BO des Chats persans), tout est nickel, un bon son, des belles voix, du bel ouvrage. Le fan club est là, mais d’autres aussi, certains restent sur la terrasse dans les chaises longues, d’autres sirotent sous les plantes vertes du jardin anthropocène, et cette musique indéfinissable, alliant l’ électro-indie, le hip-hop, la pop, l’alternatif a tout pour séduire… On se laisse emporter, et on se dit que la relève est assurée. On se dit aussi, tant pis si un monsieur a quitté la salle de presse furieux quand ils faisaient la balance, et que c’est bon pour tout le monde, d’entendre ça ici. On se dit aussi, tant pis si un “ami” s’est moqué d’eux sur facebook parce qu’ils venaient jouer ici – c’est moins fun qu’un bar c’est sûr ! mais c’est en train de changer…

Ci-dessous la vidéo de leur reprise des XX, “Crystalized”…

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par Anne | Commentaires (3s)


UN AMERICAIN A GRENOBLE

Musique à Grenoble | 15 mars 2010

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Peut-être connaissez vous Théo Hakola, le musicien américain installé en France depuis la fin des 70’s, fondateur des groupes Orchestre Rouge et Passion Fodder dans les 80’s, personnalité importante de la scène indé de ces années là, et à qui l’on doit entre autres la signature de Noir Désir chez Barclay et la réalisation de leur premier album. Mais ça c’est un temps que les moins de trente (40 ?) ans ne peuvent pas connaître, et on peut dire qu’ensuite, sauf pour ses fans, Théo s’est un peu fait oublier malgré l’enregistrement de cinq albums en solo qu’il a dû autoproduire et autofabriquer, dont le dernier, magnifique, “Drunk Women and Sexual Water” est sorti en 2007. Que dire de sa musique ? Je ne suis pas un spécialiste, mais je dirais qu’il joue avec fougue une sorte de patchwork rock, punk, folk et country, associant parfaitement le violon et la guitare électrique, la tradition et la modernité, et qu’il faisait cela bien avant 16 horsepower ou Calexico qui, eux, ont rencontré un succès bien moins confidentiel. Mais c’est comme ça, et plutôt que pleurer contribuons même modestement à réparer cette injustice en l’invitant au 8ème Printemps du Livre, car notre homme, en plus d’être un bon songwriter oublié, est un grand écrivain américain pas très connu.

Son dernier livre Le sang des âmes (éd. Intervalles 2008) a le souffle épique des meilleurs romans américains. Il parle de l’exil à travers le destin de Pirjo, un petit bout de femme qui a quitté sa Finlande natale à la fin de XIXème siècle et qui doit ressembler comme deux gouttes d’eau à l’arrière grand-mère de Théo Hakola. Cette histoire triste et sublime est encadrée dans le livre par une autre plus anecdotique d’Américains installés à Paris de nos jours, dont l’un est justement l’arrière petit-fils de Pirjo. Le traitement littéraire de ces deux parties est complètement différent, lyrique et ample pour la première, le ton est plus dialogué et ironique pour l’autre, comme pour signifier l’absence d’enjeu des vies contemporaines, le bout de l’histoire atteint. Car entre les deux, et le roman nous l’aura montré, un siècle de guerres, de luttes syndicales et de désillusions est passé. Les rejetons d’aujourd’hui sont les fruits malades et égocentriques de l’individualisme triomphant et de la fin des idéologies. Tandis qu’ils veulent changer de fringues ou de petit(e) ami(e), d’autres avant eux ont voulu changer le monde.

C’est de tous ces sujets et de lui-même, son parcours artistique et militant, dont viendra parler Théo Hakola à la bibliothèque Kateb Yacine le vendredi 19 mars à 18 heures dans le cadre du 8ème Printemps du Livre et vous êtes tous invités à venir en discuter avec lui. Mais je vous mets en garde, il aura sa guitare et comme l’avait écrit Woody Guthrie sur la sienne : “Ma guitare est un fusil qui sert à tuer les fascistes”.


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LA CUVEE GRENOBLOISE, MILLESIME 2010 !

Musique à Grenoble | 1 février 2010

A l’occasion de la sortie de la Cuvée grenobloise, neuvième du nom, rencontre-interview avec Benoit de l’association Dynamusic, responsable de cette compilation du plus grand intérêt dès qu’on s’intéresse un tant soit peu à la scène musicale de Grenoble.

Écoute ci-dessous :

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par Julien | Commentaires (3s)


FESTIVAL 38E RUGISSANTS. Qui a dit : “Ca me dit rien, c’est de la musique d’intellos” ?

Musique à Grenoble | 17 novembre 2009

Parfois effectivement, je ne vous conseillerais pas d’aller écouter Stockhausen si vous êtes fan de Fauré, encore que… c’est bien connu qu’en live tout prend une autre dimension.

D’ autant que ce festival décline toutes les formes de spectacles, parfois en une seule : musique, slam, projection d’images, mise en scène, rencontre, et il est rare de s’y ennuyer, à condition de jouer à fond la carte de la découverte et de la surprise.

Cette année mots, langages, verbes, sons, sens, sont dans un bateau, sur les 38e Rugissants ! Ces thèmes fédèreront des créateurs comme les slameurs Bastien Mots Paumés et Dgiz, comme Jacques Rebotier, Benat Achiary, Zad Moultaka, qui chacun dans leurs genres, sont des poètes à l’état pur.

Le disque accompagnant le livre intitulé “De l’oratorio à la scène slam”, (qui vous sera présenté à la Bibliothèque du Centre ville) est une judicieuse compilation traversant l’histoire de toutes ces musiques-langages. Voilà pour cette année les réjouissances à venir dans nos bibliothèques, entrée libre bien sûr…

La discographie des 38è Rugissants

Attention ! Le concert-rencontre avec Benat Achiary et Serge Pey initialement prévu à la bibliothèque Saint-Bruno sera remplacé par une intervention de Sebastien Lespinasse, slameur qui “performe” le soir même dans la grande soirée Slam à l’Hexagone : ceci autour de la poésie sonore, qu’il appelle “poésie pneumatique” ! Nous restons donc dans le même esprit.

Toutes ces propositions ont un lien avec le quotidien du festival :

BIBLIOTHÈQUE SAINT-BRUNO

Samedi 21 nov. 11h

Concert-rencontre avec Sébastien Lespinasse, slameur

BIBLIOTHÈQUE CENTRE VILLE

Mercredi 18 nov. 17h30

« Jacques Rebotier, l’hétérodidacte » d’Olivier Pascal (Production : Crescendo Films, Cityzen TV, 2007, 52mn) et rencontre avec le réalisateur

Jeudi 19 nov. 18h30

« Slam, ce qui nous brûle » de Pascal Tessaud (Productions : Temps Noir, 2007, 52mn)

Samedi 21 nov. 17h

 « De l’oratorio à la scène slam » Rencontre à l’occasion de la sortie de « Les chants d’Orphée /Musiques et poésie » Pensée de Midi / Acte

BIBLIOTHEQUE KATEB YACINE

Des films inédits autour de musiques atypiques :

Mercredi 25 nov. 18h

« Les Couleurs du prisme, la mécanique du temps - de John Cage à la techno  (Production et réalisation Jacqueline Caux, 2009, 1h40 et rencontre avec la réalisatrice.

Jeudi 26 nov. 17h30

« Zad Moultaka » de Leïla Kilani (Coproduction : Mezzo, Zad Eurl, 2002, 52mn)

Samedi 28 nov. 14h

« Le Dernier combat de Ti Raoul » : Réalisation : Frédéric Pelle (Production : Bianca films, France 3, RFO, 1998, 26mn)

« Les Musiciens de l’étrange » : Réalisation : Bruno Lemesle (Production : La Huit, Cités-TV, 1995, 54mn)

« Nicolas Frize, une musique de pierre » : Réalisation : Marc Petitjean (Production : Atria films, Grand, canal 1991, 14mn)

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par Anne | Commentaires (0)


DAS KAPITAL, “Ballads & barricades”

Séances de rattrapage ! Pour ceux qui ont raté la prestation de DAS KAPITAL pendant le Grenoble Jazz Festival 2009, deux possibilités de réparer ça (cumulables, bien entendu) :

- leur dernier disque (dans les rayons de la bibliothèque), “Ballads & barricades”, qui rend hommage au compositeur allemand Hanns Eisler, auteur entre autres de l’hymne de la RDA.

- leur tournée dans les environs de Grenoble, où ils promènent en milieu rural leur création du mois de mars : une séance de ciné-concert, où ils créent en direct la bande son d’un film des années 30, “A la conquête des cimes”, relatant les exploits des pionniers de la montagne dans le massif du Mont-Blanc.

DAS KAPITAL est un trio trio dano-franco-allemand (Hasse Poulsen à la guitare, Edward Perraud à la batterie, Daniel Erdmann aux saxophones) qui nous propose une musique aussi libre qu’engagée, pouvant être aussi sereine qu’ exaltée.

1ère date le 1er octobre, dans un petit village du bout du monde à 15 kilomètres de Grenoble, Mont-Saint-Martin.

Où trouver ce document ?

Plus de détails sur www.jazzgrenoble.com

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par Martine | Commentaires (3s)


Concert DANYÈL WARO, “Tournée en Isère” (18/03/09 Les Adrets)

Musique à Grenoble | 30 mars 2009

Danyèl Waro

Dans le cadre des “Tournée Isère” proposée par la MC2, je me suis rendu, fort curieux, au concert de Danyèl Waro, figure incontournable du maloya réunionnais.

Le maloya est le rythme traditionnel de la Réunion. Issu du métissage musical des ethnies qui composent la population réunionnaise (Afrique de l’est, Madagascar, Inde) le maloya est le rythme sur lequel les esclaves des plantations chantaient leurs joies mais surtout leurs peines, un peu à la manière d’un blues de l’océan indien. Le terme provient du malgache “Malahelo” qui signifie “parler, s’exprimer” et renvoie à la tristesse et à la mélancolie. Longtemps mésestimé et considéré comme un genre vieillot, interdit par l’administration issue du colonialisme à la fin des années 50 car porteur de révolte et de luttes sociales par les thèmes qu’il véhicule, ce sont les mouvements indépendantistes qui vont le tirer de sa léthargie dans les années 70.

DANYEL WARO fait partie de ceux qui ont su dépoussiérer le genre et redonner ses lettres de noblesse à une musique traditionnelle mais moderne, porteuse d’histoire et de sens, enrichie par ses apports ethniques.

C’est vous dire que le concert de mercredi soir dépassait un peu le simple cadre musical pour s’inscrire dans une histoire en route, l’histoire d’un peuple en lutte pour faire valoir ses droits, son histoire et son passé et qui semble redouter d’être classé “monument historique” tant les thèmes abordés et la modernité du propos parlent de la Réunion comme d’autres manuels d’histoire.

Et on ne fût pas déçu… Danyèl Waro nous a offert un magnifique concert, un de ces moments dont on garde longtemps la trace. C’est un grand monsieur qu’on a croisé l’autre soir. Tout en simplicité, dégageant une force et une sérénité que seuls les grand personnages détiennent. Faisant partager ses convictions sans un gramme de pathos, nous parlant de ce qui l’a construit (son père, ses rencontres, l’amour de son île) et des instruments qu’il fabrique lui-même. Nous offrant la beauté du créole réunionnais dont on capte parfois quelques bribes et la richesse d’une interprétation toute en énergie. Accompagné de 4 percussionnistes, devant un auditoire à l’écoute et rapidement subjugué par l’univers de Waro et la sincérité du personnage. Ce fut du pur bonheur et l’impression de palper un peu de cette culture qui est pourtant aussi la notre (eh oui, la Réunion c’est la France…) J’ai découvert l’autre soir un poète et je n’en suis pas encore remis.

Celui qui aime se définir comme luthier plutôt que comme musicien, comme agriculteur plutôt que comme militant, celui qui a préféré faire 2 ans de prison plutôt que servir sous un drapeau déclare: “Grace au maloya j’ai pris du recul par rapport à la philosophie cartesienne, aux jugements trop conceptuels. La maloya m’a remis en accord avec la Réunion, avec les gens, avec notre langue et notre bâtardise“. Et dans un des plus beaux morceaux chanté en créole l’autre soir : “Je ne suis pas blanc, non je ne suis pas noir, ne me racontez pas d’histoires, mélangé de cafre (Africain), de yab (Blanc) et de malbar (Indien), je suis de l’ethnie “pur bâtard”…


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par Jérôme | Commentaires (1)


TITI ROBIN, “Ces vagues que l’amour soulève”

Mardi 27 janvier. Mini-concert de Thierry “Titi” Robin à la Fnac. L’artiste est venu jouer en trio : une chanteuse (en fait sa fille, une voix superbe digne des BO du Temps des gitans ou de Swing), un percussionniste brésilien et lui avec sa guitare et un bouzouq, instrument traditionnel oriental. D’emblée ça commence bien puisque arrivé en avance pour être sur de trouver de la place je m’aperçois que le concert à déjà commencé : en fait il s’agit de la balance mais il faut le savoir. TITI ROBIN très à l’aise échange déjà avec le public. “Bon la balance est bonne, ça veut dire qu’on arrête de jouer alors ?” ou “A tout à l’heure on va faire nos achats à la Fnac”. En fait il n’en feront rien, préférant discuter avec quelques personnes qui viennent spontanément à leur rencontre.

A 13 heures le concert commence et immédiatement la magie opère : imaginez une musique qui brasse allègrement les cultures gitane, orientale et le flamenco, avec des accents bluesy voire indiens par moments et vous aurez une petite idée de l’univers de Titi Robin. L’intérêt de sa musique est qu’on a jamais l’impression d’un patchwork ou d’un puzzle musical. Elle brasse les genres mais elle a son identité propre, indéfinissable et pourtant tout de suite présente dès les premières notes. Visiblement tout le monde à l’air content d’être là, public comme musiciens et le concert s’en ressent : sa fille qui ne devait pas danser par manque de place se lance dans une parade d’inspiration indienne tout en mouvement et en grâce et j’avoue avoir été scotché; un auditeur trouve les mots juste pour en parler : “un mélange de pureté et d’érotisme”. Et ça continue comme ça pendant trois bon quarts d’heure. Voilà bien le genre de concert qui illumine votre journée et vous met un grand sourire aux lèvres… un peu comme les musiciens présents.

Bref allez jeter une oreille sur ses disques et en particulier “Ces vagues que l’amour soulève” avec entre autres 2 titres magnifiques, “Jarna” et “Danse d’adieu” tout en mélancolie, dont une définition pourrait être : un mélange de tristesse et de bonheur.

Où trouver ce document ?

PS : ce concert a aussi été l’occasion de m’interroger sur l’accueil souvent chaleureux et le succès des musiques et des cultures venus des quatre coins du monde (pensez à Ayo, Rokia Traoré, Cesaria Evora [la liste est longue] qui remplissent les salles à tour de bras) alors même qu’on organise aux portes de l’Europe (et en son sein) le refoulement des étrangers…Vous avez dit schizophrénie ?

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par Julien | Commentaires (0)


Devine qui vient jouer ce soir ?

Musique à Grenoble | 6 octobre 2008

Bon autant le dire tout de suite et vous prévenir, les SUICIDAL TENDENCIES, c’est de l’artillerie lourde et c’est rien de dire qu’ils vont faire hurler les décibels et cracher les amplis. Oreilles délicates attention… Certes, la formation qui va se produire à Grenoble le 24 octobre, au Summum, n’est pas le “line-up” originel mais il n’en reste pas moins que ce groupe est un phénomène dans l’histoire du rock.

En effet, c’est le premier à avoir fait fusionner le rock hardcore et le métal (pour le plus grands bonheur des kids) et le premier à avoir créé le son qui deviendra le “skatecore”, musique qui a longtemps servi de bande-son pour toutes les vidéos de skate et de sport extrême de glisse. Alors petite bio du groupe et leçon de thrash métal en troisième vitesse.
Après des débuts difficiles car le groupe n’est pas à une provocation près et semble réfractaire à toute forme d’autorité (tiens, tiens !), ils sortent, enfin, un album qui a la faveur du public et des éditeurs. C’est Join the army qui les lancera dans le “beau monde” musical. Du hardcore qui va rencontrer, en première noce, du thrash metal, avec Mike Muir au chant et en leader.

Mais, c’est avec Lights camera revolution que le groupe réalisera son projet musical, et grâce à l’arrivée d’un bassiste noir talentueux : Robert Trujillo (in personam), il initiera la fusion du thrash avec une musique plus souple, le funk. Ce sera le début du funk métal. Les guitares sont à pleine puissance et la musique arrondit les angles. C’est le succès.

Parrallèlement, en 1991, Muir et Trujillo forment le groupe Infectious grooves, dans lequel ils s’adonnent aux joies du délire punk- funk et de l’humour (dans la lignée des Red Hot Chili Peppers). Il faut écouter leur premier album The plague that makes your booty move pour avoir une idée du groove qu’ils arrivent à impulser.
Ils vont mener pendant quelques années une carrière sur les deux fronts musicaux.
Après un break musical, Suicidal Tendencies revient depuis peu sur le devant de la scène.

C’est donc sous le signe de la vitalité et de la puissance sonore que va se dérouler ce concert. Peut-être y serez-vous ? Toujours est-il que pour les plus timorés et pour tous les “empêchés”, il y aura toujours la possibilité de venir emprunter ces documents dans votre bibliothèque et de les écouter courageusement à la maison.

Bon concert !

Light camera revolution / SUICIDAL TENDENCIES (Epic, 1990)

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Le Metropolitan Opera à Grenoble !!!

Musique à Grenoble | 30 septembre 2008

Dans un désir bien légitime d’élargir son public et de le démocratiser, le Metropolitan Opera de New York propose depuis deux ans des retransmissions EN DIRECT de représentations de sa saison dans des cinémas. Cela s’est d’abord fait aux Etats-Unis puis, grâce au satellite, dans le monde entier. En France une dizaine de villes proposaient ces diffusions l’année dernière et cette année, heureux mortels dauphinois, Grenoble en fera partie. C’est à l’association “Musée en Musique” que l’on doit cette opportunité exceptionnelle d’assister en direct à une représentation d’une des plus importantes maison d’opéras du monde.
L’aventure commence dès le 11 octobre avec “Salomé” de Richard Strauss et Karita Matila dans le rôle titre. Donc en plus d’assister à un moment musical de très haute qualité, si jamais cette grande soprano se tord la cheville dans la danse des sept voiles ce jour là (un accident est si vite arrivé !!) vous pourrez dire j’y étais.
La suite est aussi engageante :  le samedi 7 février, on retrouvera Anna Netrebko (de retour de congé de maternité ) et Rolando Villazon dans “Lucia de Lammermoor” et on se réjouit à l’avance de mêler nos applaudissements à ceux de deux à trois mille new-yorkais en délire pour le contre ut du ténor mexicain. Dans la dernière représentation, “Madame Butterfly”, le 7 mars, nous pourrons pleurer en direct avec nos amis américains et si la conjonction des astres est favorable pourquoi ne pas imaginer qu’un de ces trois soirs on puisse apercevoir Woody Allen se glisser dans sa loge du premier balcon.
Voilà donc, quelques bonnes raisons musicales et autres, de prendre contact avec Musée en Musique pour tous renseignement pratiques.

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par Marie H. | Commentaires (0)


Devine qui vient jouer ce soir ?

Musique à Grenoble | 22 avril 2008

En passant devant le panneau d’affichage libre ce matin, j’ai vu que le groupe KILL THE YOUNG se produisait le 29 avril 2008, à la La Faïencerie. Waow… Super…de la bombe sonique en perspective. Quel enthousiasme débordant pour un groupe pas très connu (non, non je ne suis pas payée par le programmateur de la salle !). Pas très connu, certes mais il ne demande qu’à l’être (et je vais m’y employer).

Kill The YoungOriginaire de Grande-Bretagne, de la région de Manchester plus précisément, et composé de trois frères (un peu comme le très bon groupe de rock français les Thugs), la fratrie Gorman nous a livré depuis leurs débuts deux albums : « Kill the young » sorti en 2005 et « Proud sponsors of boredom » en 2007.

La fée électricité s’était penchée sur leurs berceaux et c’est au maximum qu’il nous la joue maintenant… Pas de quoi s’électrocuter mais juste ce qu’il faut pour se prendre une bonne secousse de rock, au cas ou on aurait oublié ce que ça fait. Deux albums tout en énergie, nerveux à souhait (à découvrir dans vos bibliothèques préférées.) Un trio de power-rock dans la lignée de leurs aînés (Placebo, Nirvana… etc). Et un concert qui s’annonce étonnant, voire détonnant.

Bref, la jeune génération nous réapprend le rock. De grâce, ne « tuez pas les jeunes ».

s/t /KILL THE YOUNG (Discograph, 2005)

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ALELA DIANE… un concert envoûtant au Ciel !

Musique à Grenoble | 16 avril 2008

On en parle beaucoup en ce moment, son premier album est une petite pépite, son site est à l’image de cette jeune femme douce, authentique et surdouée qui a entamé il y a quelques semaine une tournée en France (salle comble à la Cigale). Et, belle surprise, elle donnait un concert au Ciel (!) à Grenoble ce lundi 7 avril 2008.

Salle parfaitement adaptée à la petite formation d’ ALELA DIANE : elle au chant et à la guitare, son “daddy” cordes et chant, Matt Bauer, compagnon de musique et de voix, joueur de banjo et percussions, et son amie d’enfance Mariee Sioux qui jouait en première partie (sublime voix découverte sur l’album d’Alela, et très belles mélodies qui donnent envie d’écouter son album “Faces in the rock”).
Alela Diane chante des histoires d’enfance, de pirates, de familles, d’amitiés; sa voix envoûtante nous emmène en ballades sur les pas de Jim Harrison, les mélodies sont tout simplement belles, la voix déjà tellement sûre, maîtrisée… Do you know Joan Baez ?

The pirate’s gospel / ALELA DIANE

Alela Diane - “The Rifle”

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par Catherine | Commentaires (2s)


Discographie Olivier Messiaen en 9 CD et 1 DVD

Musique à Grenoble | 8 avril 2008

Pas facile de sélectionner 10 disques et DVD parmi une telle production - 100 œuvres, dont certaines comportent des effectifs et des durées peu ordinaires. Voici toutefois une modeste proposition pour entrer dans l’univers musical de ce compositeur singulier.

Quatuor pour la fin des temps (Adda, 1989)Voir la notice

Comme première approche, sans hésitation - elle a été la mienne -, une œuvre poignante, un solo de clarinette qui chante à la fois “l’abîme” (la guerre ?) et l’espoir (était-ce celui de Messiaen qui l’a composée et jouée alors qu’il était prisonnier de guerre en Silésie en 1940), et une formidable montée finale vers la lumière du violon (gage de la foi en l’homme du compositeur ?)

Trois petites liturgies ; Cinq rechants (Supraphon, 1991)Voir la notice

Parce que cette œuvre joyeuse - elle a immédiatement été appréciée par le public - permet d’entrer facilement dans l’univers de Messiaen (tant pis pour les critiques professionnels qui l’ont boudée quasi unanimement à sa création)
Même si on n’imagine pas les couleurs vives qu’il “voyait” et traduisait en sons, on est emporté par les voix cristallines et les rythmes hindous irrésistibles.

Des canyons aux étoiles [1971-1974] (CBS, 1988)Voir la notice

Je conseille cette symphonie à celles et à ceux qui partagent avec Messiaen l’amour de la montagne et des grands espaces. Créée pour les célébrations du bicentenaire des Etats-Unis et composée à la suite d’un séjour dans l’Utah, les Américains l’ont tellement appréciée qu’ils ont baptisé un de leurs sommets « Mount Messiaen ». Parmi les instruments, une machine à vent, une à sable, des cuivres chaleureux et un xylorimba produisent un univers étrange. De plus, le solo de cor a emporté (provisoirement) Marie-Hélène dans les étoiles, c’est tout dire…

Turangalila Symphonie (Deutsche Grammophon, 1991)Voir la notice

Il parait que cela veut dire “jeu” en sanscrit. Pour moi, c’est un kaléidoscope traduit en sons inouïs et en rythmes. Un vrai hymne à la joie !

Catalogue d’oiseaux (Accord, 2000)Voir la notice

Particulièrement recommandé aux ornithologues amateurs et à ceux qui n’ont pas le courage de marcher des heures dans la montagne pour entendre chanter le chocard des Alpes. Trêve de plaisanterie, Messiaen a ici transposé en musique les chants d’oiseaux qu’il a commencé à collecter depuis l’âge de 15 ans. Comme il n’était pas un ingrat, c’est à “ses modèles ailés” (et aussi à sa femme la pianiste Yvonne Loriod) qu’il a dédié l’œuvre.

La Nativité du Seigneur (Calliope / Harmonia Mundi, 1986)Voir la notice

Pourquoi précisément cette œuvre pour orgue ? Parce qu’il faut bien être un peu chauvin : elle a été écrite et créée à Grenoble par Messiaen alors âgé de 27 ans. En outre, elle est grandiose ! De ses propres dires, elle a été inspirée par les montagnes toutes proches. Et tenez-vous bien, en plus de toutes ses activités, ce musicien catholique « né croyant » tenait la tribune d’orgue de l’église de La Trinité à Paris tous les dimanches matin ! Des mauvaises langues prétendent que le curé de la paroisse avait demandé à Messiaen de réserver ses improvisations à la dernière messe et de jouer un répertoire plus classique aux deux premières…avant d’être célèbre, bien entendu…

Quatre études de rythme dans Le monde de Messiaen (Musidisc, 2001)Voir la notice

Plutôt pour les inconditionnels car un peu austère. C’est pourtant, aux dires des savants musicologues, les trois minutes de piano de la deuxième étude qui ont bouleversé l’histoire de la musique et ouvert à Boulez, Stockhausen (et bien d’autres) la porte de la musique sérielle…

Hommage à Olivier Messiaen (Montaigne, 1988)Voir la notice

Parce que ce concert a été l’un des temps forts de l’hommage rendu au maître pour son 80e anniversaire, par le monde musical, bien sûr, par son épouse la pianiste Yvonne Loriot et par l’un de ses élèves les plus célèbres, Pierre Boulez.

Saint François d’Assise : scènes franciscaines (Deutsche Grammophon, 1999)Voir la notice

Il fallait bien qu’Olivier Messiaen et Saint François d’Assise se rencontrent au-delà des siècles et des pays. Ils avaient tant à partager ! Voici l’œuvre que j’aimerais tant voir représenter pour ce centenaire : un orchestre de 120 musiciens, un chœur de 150 chanteurs, sans compter les solistes, la synthèse, dit-on, de ses thèmes favoris et de son langage musical. Elle dure 4 heures et demie. Folle entreprise ? Heureusement, il y a un disque !

La liturgie du cristal [DVD] (Idéale audience, 2007)Voir la notice

Plein d’interviews pour le voir et l’entendre en personne, écouter des extraits de ses œuvres, et même assister à un de ses cours au Conservatoire de Paris.

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“Le blues de l’Orient” de Florence Strauss + Concerts Hussein Al-Bechari & Trio Joubran

Musique à Grenoble | 28 janvier 2008

Les amateurs de musique orientale ne sont pas en reste à Grenoble. Dans le cadre des “Musiques nomades”, La Faïencerie de La Tronche va accueillir le 29 janvier prochain le chanteur, poète et oudiste égyptien Hussein Al-Bechari. Accompagné de Mohamed Abou Zyed, au tabla et au daf, il interprétera des chants nomades de la Mer Rouge.

Le 2 février à l’Odyssée d’Eybens, nous pourrons voir et écouter le Trio Joubran. Les trois frères Samir, Wissam et Adnan, tous virtuoses du oud, sont Palestiniens originaires de Nazareth. A leur répertoire, des classiques de la musique arabe, de la musique traditionnelle, des compositions, des improvisations savantes.

Le Blues de l'OrientD’autre part, Mon Ciné programme actuellement, et pour quelques jours encore, un documentaire de Florence Strauss : “Le blues de l’orient”, qui développe un aspect inattendu de la musique orientale : le lien puissant qu’il fut, et est encore souvent, en dépit des obstacles idéologiques et politiques, entre les différentes communautés proche-orientales : musulmane, chrétienne et juive.
Nous suivons Florence Strauss dans sa trajectoire très personnelle : marcher sur les traces de son grand-père, le producteur Robert Hakim (et les classiques “Pépé le Moko”, “Casque d’or”, “L’avventura”…). Ce juif égyptien, qui assista à l’exode forcé de la communauté juive du pays de sa jeunesse, décida de couper les ponts avec l’Egypte. Il s’installa en France et interdit à ses filles d’y mettre les pieds. C’est donc sa petite fille, réalisatrice et passionnée de musique arabe, qui “ose” braver l’interdit familial et nous fait croiser des musiciens égyptiens, libanais, syriens, palestiniens et israéliens - le film est un moyen de transport qui nous permet de franchir aisément les frontières ! En Israël, elle a rencontré des musiciens nés dans les pays arabes alentour dont le patrimoine musical a été nourri par Mohamed Abdel Wahab et Oum Khalsoum. Ainsi le oudiste Salim Al Nour, né en Irak il y a 80 ans, lui confie que lorsqu’il est arrivé en Israël dans les années 50, la musique arabe était tellement mal vue qu’il a dû abandonner à contre cœur son activité de compositeur et d’interprète, devenant ingénieur pour gagner sa vie. Une fois à la retraite, il crée une école de musique arabe classique dans les faubourgs de Tel-Aviv. Aujourd’hui de jeunes musiciens, juifs et arabes, tels Yair Dalal, Taiseer Elias, nés en Israël, ont entrepris de préserver et faire vivre cet héritage.
Avec pour conseiller musical Abed Azrié, Florence Strauss nous mène ensuite dans des collines autour de Beyrouth où le trompettiste Nissim Maalouf nous explique l’importance du quart de ton dans la musique arabe, qui l’a obligé à rajouter un piston de plus à son instrument. Il en sort une musique étrange aux modulations inhabituelles à l’oreille occidentale. Au Caire, nous rencontrons le violoniste Abdou Dagher, puis à Alep, Hassan Haffar, qui pratique les cantilations de la musique soufi, et encore bien d’autres musiciens talentueux.

Un peu étourdie d’avoir traversé tant de pays et d’avoir rencontré autant de musiciens en si peu de temps, je suis sortie du cinéma comme d’un rêve éveillé, à la fois émue et émerveillée par l’atmosphère nostalgique de cette belle leçon de tolérance.
“Le blues de l’orient” a obtenu le Prix du meilleur documentaire musical attribué par la Sacem.

Nuits d’Orient : Musiques des 1001 nuits / AnthologieVoir la notice

Majâz / Trio JoubranVoir la notice

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Concert à la MC2 : David Krakauer ’s Klezmer Madness

Musique à Grenoble | 6 novembre 2007

David Krakauer's Klezmer Madness

Le clarinettiste new-yorkais David Krakauer sera de passage à la MC2 jeudi 15 novembre prochain. S’il reste des places, n’hésitez pas à venir écouter l’un des plus grands musiciens de la scène klezmer actuelle.

Ce virtuose à la technique étourdissante et au phrasé fluide et virevoltant est reconnu pour sa maîtrise des genres musicaux les plus variés : musique de chambre, jazz, world, avant-garde, il a collaboré par le passé avec de nombreux ensembles : Kronos Quartet, John Zorn, The Klezmatics, pour ne citer qu’eux.

Il sera cette fois-ci accompagné de son combo actuel : Klezmer Madness, auquel s’est joint Josh Dolgin, alias SoCalled, le fondateur du hip hop klezmer. Nostalgie et euphorie garanties pour une musique inclassable, véritable pont entre la musique traditionnelle des juifs d’Europe de l’Est et les sonorités actuelles les plus déjantées.



Quelques références que vous trouverez dans le réseau :

Jews with horns / The KLEZMATICS

Bar kokhba / JOHN ZORN & MASADA Chamber Ensembles 

The dreams and prayers of Isaac the blind / OSVALDO GOLIJOV & KRONOS QUARTET

Bubbemeises : Lies my gramma told me DAVID KRAKAUER

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