Album de la semaine : FRANK ZAPPA, “Apostrophe (’)”
Pas de raison particulière à cette chronique consacrée au Mother of Inventions : pas d’anniversaire de naissance ou de mort (ah si il est mort il y a 15 ans !), pas de réédition luxueuse avec raretés et autres live, juste le plaisir de se replonger une fois encore dans l’univers de ce musicien génial qui aura su mieux que personne mêler dans sa marmite infernale jazz (un de ses albums ne s’appelle-t-il pas “Jazz from Hell” ?), rock, blues et musique contemporaine.

A ma connaissance un des rares albums de Zappa à être intéressant de bout en bout (ou presque) : on n’y trouve pas les habituelles scories ou digressions qui venaient parfois gâter le plaisir de l’auditeur au gré de son impressionnante discographie (pas loin de la soixantaine d’albums). Ici il nous gratifie d’un condensé de ce qu’il sait faire de mieux : quelques plans jazz voire free ici et là, de belles envolées de guitares avec ce son caractéristique qui le rapproche par moment d’Hendrix (et le fait que le musicien continue à sortir régulièrement des disques posthume par on ne sait quel mystère ?), des morceaux bien construits et inventifs le tout servi par des musiciens hors pair (entre autres Jack Bruce à la basse) comme d’habitude chez Zappa. Et même une ballade imparable avec une mélodie accrocheuse (”Uncle Remus”) qu’on se plaît à reprendre en chœur.
Tout cela fait ce cet album une porte d’entrée privilégiée dans le monde enchanté de Frank Zappa peut-être davantage encore que la compilation que cet incorrigible satiriste avait sorti sous le nom de “Strictly commercial” (un des albums de son premier groupe The Mothers of Inventions s’intitulait sobrement “We’re only it for the money” soit “On le fait seulement pour le fric”). Les adeptes de la langue de Dylan pourront d’ailleurs apprécier son humour corrosif et son sens de l’absurde. Quant aux autres ils se consoleront largement avec sa musique. A (re)découvrir…
Apostrophe (’) / FRANK ZAPPA (Discreet, 1974)
Commentaires (0)


Cet enregistrement est le résultat d’une commande que l’ 
Ces sonates pour violon et clavecin composées entre 1717 et 1723 innovaient à leur époque : le clavecin est soudain utilisé comme instrument à part entière et plus seulement comme basse continue. De plus, les compositeurs adaptaient leurs œuvres pour d’autres instruments et les interprètes avaient libre choix des instruments. Ainsi les sonates 1021 et 529 sont jouées avec orgue, viole de gambe et luth comme basse continue, ce qui donne une variété de timbres extraordinaire. Sans parler de l’improvisation, qui était possible, mais s’appelait plutôt ornementation…
La revue Jazzman de février dernier vous proposait une sélection de disques à écouter le jour de la Saint-Valentin, dans le genre bien cool bien romantique…
Couple à la vie comme à la scène, monsieur est Anglais et guitariste, madame est New-Yorkaise et chanteuse. Ils se sont re-nommés Hôtel pour lui et W pour elle, histoire de se couper de leur passé musical et de repartir de zéro. La profession de foi de cette naissance était assez éloquente puisqu’il s’agissait de dépouiller le rock de tous ses artifices pour en retrouver la quintessence.
J’avais entendu pour la première fois Mikroman comme invité d’un concert de Soul Of Kumbah (autre groupe de reggae local qui nous prépare un alléchant premier album) et j’avais tout de suite été séduit par sa voix. Une belle voix. Un grain qui donne envie d’en savoir plus et qu’on attendait depuis longtemps sur Grenoble, depuis la retraite (définitive ?) d’un certain
Aujourd’hui la guitare basse apparaît comme un instrument décomplexé : les bass-hero ont piétinés depuis belle lurette les plates-bandes de leurs collègues guitaristes (Flea des Red Hot Chili Peppers, Bill Laswell, Marcus Miller, etc) et on a même vu des groupes affichés plusieurs bassistes. Et que dire des duos basse-batterie qui ont fleuri dans la scène noise-punk-rock tout au long des années 90 (un groupe au hasard : Belly Button). Bref si la basse a définitivement acquis ces lettres de noblesse elle le doit aussi à cet homme.
Après quatre ans d’attente, le nouvel opus solo (déjà le troisième) de la Djette grenobloise est enfin disponible et franchement… quel régal ! La Miss impressionne par sa maîtrise et la cohérence de ses productions / enchaînements mais aussi et surtout par sa voix hypnotique et son faux accent “à la française” mutin et sensuel en diable.
Avec ce Livre-Cd, ça va swinguer dans les chaumières ! Marc Caillard, le fondateur d’ Enfance et musique, nous propose une plongée dans sa famille… musicale. Les chansons, traditionnelles ou nouvelles, sont autant de clins d’œil drôles ou tendres aux liens de parentés.
Voila bien un disque qui n’annonce pas la couleur. Car derrière cette pochette énigmatique (un discret hommage au David Lynch de Twin Peaks ?) et un titre racoleur / paresseux pas d’autre enseignement à tirer que le penchant des énergumènes pour la blague potache.









