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    Alpha Wess propose dans cet opus du reggae avec des instruments traditionnels. Originaire de Guinée, il prend le micro plutôt que le stylo pour diffuser ses textes politiques et c'est dans sa langue traditionnelle qu'il chante. Plus besoin de démontrer l'universalité du reggae, il suffit d'écouter.

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    MELISSA ETHERIDGE, The first lady of Rock’n'roll

    Album de la semaine | 27 juillet 2010

    your-little-secret.jpgetheridge_melissa_yes_i_am.jpg

    Décidément le fonds Commun recèle des trésors musicaux inépuisables.

    En effet, quelle n’a pas été ma surprise (un jour pluvieux de ce mois de Mai) d’y trouver, non pas un, mais deux albums “Little secret” et “Yes I am” de la plus grande chanteuse de rock américain : Mélissa Etheridge surnommée la “Bruce Springsteen féminine”.

    Ça fait déjà 25 ans que Mélissa écrit et chante à la guitare toutes ses chansons d’une voix unique à la Janis Joplin. C’est une rockeuse charismatique défendant les minorités (ayant fait son coming out), courageuse en s’étant battue contre un cancer ainsi qu’une artiste engagée pour l’environnement en écrivant et chantant le magnifique titre de la BO “I need to wake up” du film-documentaire de Al GoreUne Vérité qui dérange“.

    Sur ces deux albums de notre guitariste-rockeuse vous pourrez vous émouvoir avec “Come to my windows” et “Nowhere to go” ainsi que prendre votre guitare électrique pour vous déchainer sur “Your little secret” et “I’m the only one” ou “I want to come over“.

    Finalement Mélissa reste une rockeuse remplie de bons sentiments risquant par son style musical sûr, d’ensoleiller vos journées.

    Où trouver “Little secret”?
    Où trouver “Yes I am”?


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    par Stéphane | Commentaires (0)


    VOCE VENTU & MIEKO MIYAZAKI, “Tessi Tessi”

    Album de la semaine | 19 juillet 2010

    Le label Daqui (qui veut dire “d’ici” en occitan) est né de découvertes artistiques au Festival des nuits atypiques de Langon (en Gironde). Didier Pierrat, corse d’origine et directeur du Centre d’accueil franco-japonais de Paris l’a créé en vue de valoriser l’idée d’une identité ouverte et une vision plurielle de la culture, beau programme ! Cet enregistrement, réalisé dans une petite église d’Aquitaine, est un pur joyau : prenez cinq voix aguerries aux polyphonies corses, une virtuose du koto, et mélangez le tout. Cet improbable mariage de la Corse et du Japon frôle la perfection : pureté des voix, finesse des arrangements, originalité de l’ensemble…

    Mieko Miyazaki a joué avec du beau monde : Nguyen Lé, Huongh Thanh, François Rossé, Ray Lema, Michel Benita. Les cinq chanteurs du groupe Voce Ventu, pour la plupart issus de la “Scola di cantu”, école ayant comme objectif de transmettre aux jeunes le chant traditionnel et  la musique corses, sont représentatifs de ce qui se fait de mieux dans le genre.

    A l’écoute et à chaque morceau, on se dit : ” le suivant ne pourra pas être mieux”. Et bien si : ce disque a réussi à enthousiasmer parmi nous un fan de hip-hop et une fan de romantisme allemand, c’est dire ! Une petite vidéo-bonus vous plongera en plus dans l’ambiance passionnée de l’ enregistrement, avec en prime les interactions jubilatoires entre les musiciens.

    Du grand art, tout simplement.

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    par Anne | Commentaires (0)


    FUJIYA & MIYAGI, “Light bulbs”

    Album de la semaine | 13 juillet 2010

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    Certains groupes cherchent à brouiller les pistes rien que par le choix de leur nom. La preuve : Fujiya et Miyagi n’est pas un nouveau gadget japonais à la mode mais un groupe de rock anglais. Pour obtenir ce curieux nom, ils ont rassemblé Miagy , un personnage du film Karaté Kid et Fujiya, une marque d’un lecteur de disque.

    Au-delà de leur nom c’est ici le groupe et leur musique qui nous intéresse. Formé en 2000, dès qu’on lit un article sur eux on retrouve systématiquement cité les influences des groupes Can et Neu. Grands admirateurs de la vague psychédélique allemande Krautrock des années 1970, ils semblent alors bien loin des guitares anglaises du début du millénaire des Libertines. Là encore ils brouillent les pistes car quand les jeunes groupes de rock sont souvent exposés à l’urgence médiatique et aux influences des modes, le projet made in Fujiya et Miyagi se veut intemporel, avec des albums que vos enfants pourront écouter sans rougir de honte.

    Pour cela, ils ont recours à des mélodies indés, une pop fluide mêlée a une électronica presque robotique. La voix neutre et pourtant expressive du chanteur David Brest ajoute une ambiance hypnotique à leur musique et devient même un élément rythmique à part entière. Leur dernier album Light Bulbs oscille entre revival et modernisme, on dirait de la pop moderne qui sonnerait presque vintage et qui s’écoute de bout en bout comme une seule et même chanson.

    Comme quoi avoir un nom de robot high-tech n’est pas qu’un moyen de brouiller les pistes, il peut devenir synonyme d’un groupe passionnant et surprenant.

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    par Anne-Sophie | Commentaires (5s)


    HIGH ON FIRE, “Snakes for the divine”

    Album de la semaine | 6 juillet 2010

    Ces temps-ci on avait déjà encaissé de redoutables déflagrations dans le domaine des musiques extrêmes (pour faire court) que ce soit de la part de Municipal Waste (déjà évoqué ici par la pétulante Emeline), de Baroness ou des non moins redoutables Graf Orlock (hélas indisponibles dans vos chères bibliothèques pour le moment, se reporter ici ).

    Et voici que déboule maintenant High On Fire sur la corde raide du hard-rock à l’ancienne (pour les solos de guitares façons concours de rapidité et l’univers heroic fantasy) et du métal le plus moderne (pensez le plus brutal). Qu’est-ce qui fait la qualité d’un groupe de métal en 2010 ? Qu’est-ce qui fait qu’après l’écoute de dizaine et de dizaine de galettes du genre on a encore envie de placer celle-ci dans le lecteur et d’afficher un sourire béat ?

    High On Fire est capable de ralentir le tempo et de varier les ambiances (variations sur le même thème entendons-nous, voir le terrible “Frost Hammer“…); la section rythmique est implacable et fait feu de tout bois dans un même élan dévastateur, la voix du chanteur rugit à tout va (on notera un certain mimétisme avec celle de Lemmy de Motörhead) et accentue encore le coté épique du projet (tout le contraire de… voyons, Metallica au hasard). La mise en place est sans failles, le tout donne une impression de maitrise assez bluffante (”Ghost neck“) et vous laisse dans un état pantelant.

    La première face est tout simplement un modèle du genre, la seconde tire un peu en longueur mais “ça reste du haut niveau” pour filer la métaphore sportive en ces temps de Coupe du Monde (Mesdames, je compatis par avance).
    Puissance, technique, maîtrise, non ce n’est pas une pub pour une bagnole ou le dernier aspirateur multifonctions mais bien “Snakes for the divine” de High On Fire. A écouter le matin devant votre tasse de café si vous vous sentez léthargique…
    Une petite vidéo pour vous faire une idée de la bête. Attention les yeux, tout y est : barbu au sommet d’une montagne, serpent diabolique, hache médiévale, etc, on se croirait dans Les 3 Tours

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    par Julien | Commentaires (2s)


    GOTAN PROJECT, Électronique charnelle

    Album de la semaine | 31 mai 2010

    Imaginez la révolution numérique, des satellites, des cables USB, du bluetooth, du wi-fi, de l’adsl, de l’immatériel. Imaginez la sensualité, les corps qui dansent, les vibrations de la musique, la chaleur humaine, la rondeur de la langue.

    Voilà l’oxymore qu’inspire la vue de la pochette du dernier Gotan Project : un titre froid et numérique “Tango 3.0″ construit avec les corps nus de danseuses. Mais on y retrouve ce pourquoi on aime Gotan : la musique électronique au service du tango, une approche du genre renouvelée dans ce mouvement tango nuevo. L’apport électro vient souligner le cœur qui bat dans le tango et rend la musique encore plus tripale.

    Dans Lunatico,  les hommes en noir de Gotan avaient demandé - entre autres - la collaboration du rappeur Koxmoz pour le génial “Mi confesion”. Cette fois ci, le grand Melingo (tangero argentino-brésilien) donne de la voie sur “Tu misterio”. Et surtout, la présence de Victor Hugo Morales (sorte de  Thierry Roland argentin) sur le morceau “La Gloria” commentant un match de foot imaginaire entre les membres du groupe et qui termine par un magnifique “GOOOOOOTAN !!!!!” est tout simplement jubilatoire !!!

    Je vous laisse apprécier la beauté et l’ingéniosité de la vidéo de ce fameux morceau (le tatouage du danseur représente Carlos Gardel, LE chanteur de tango dont la France et l’Argentine se disputent l’origine).

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    par Lisa | Commentaires (1)


    ASTERIX A ABBEY ROAD

    Album de la semaine | 17 mai 2010

    Nous sommes en 1966 après Jésus-Christ. Toute les ondes radiophoniques sont occupées par la BBC et ses programmes classiques. Toutes ? Non ! Un bateau peuplé d’irréductibles DJ résiste encore et toujours et programme du Rock and roll jour et nuit. Et la vie n’est pas facile pour le premier ministre anglais et ses subordonnés convaincus que cette musique véhicule les pires perversions : sexe, drogue et rock and roll.

    Sorti en 2009, le film Good Morning England, exhume l’âge d’or des radios pirates anglaises - dont la fameuse Radio Rock, écoutée par 25 millions d’auditeurs soit plus de la moitié de la population de la Grande-Bretagne. Entre autres qualités, le film propose une bande originale foisonnante, véritable visite guidée de l’histoire du rock. L’occasion pour ma génération - ne comptez pas sur moi pour préciser laquelle - d’écouter les standards du rock dans leur version d’origine et de s’interroger : on s’habillait vraiment comme ça à l’époque ? Les témoignages de tout ceux qui, adolescents, ont dansé tendrement sur Procol Harum et The moody blues sont les bienvenus.

    Comme toute compilation, cette BO se prête également parfaitement au petit jeu du top 5 popularisé par l’excellent Haute fidélité de Nick Hornby, autre grand fan de rock paléolithique. Mais c’est une autre histoire… En attendant vos contributions, voici donc mon Top 5 des titres de Good Morning England :

    1. This Guy’s In Love (Herb Alpert & The Tijuana Brass)

    2. The Letter (The Boxtops)

    3. Wouldn’t it be nice (Beach boys)

    4. Friday on my minds (easybeats)

    5. Father and son (Cat Stevens)

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    par Nicolas | Commentaires (1)


    STEVIE NICKS, “Time Space”

    Album de la semaine | 11 mai 2010

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    Stevie Nicks dans le fonds commun, c’est pas possible !

    Un jour fouillant frénétiquement dans les cd du fonds commun, oh surprise, je tombe sur un best of “Timespace” de la très rockeuse : Stevie Nicks.

    Stevie, une de mes rockeuses préférées des années 80, n’est qu’autre que la chanteuse du groupe mythique Fleetwood Mac dont elle à écrit la plupart des tubes dont Rhianonn, Sara, Gypsy ou Seven wonders.

    En tant d’artiste indépendante, la rebelle au look et à la voix inoubliables a mené en parallèle une carrière solo bien remplie compilée dans ce best of : on y retrouve un duo avec le célèbre chanteur-guitariste Tom Petty pour “Stop Draggin my heart around“, une chanson ( ma préférée ) écrite par Jon Bon Jovi lui-même “Something it is a bitch“, un slow sublime mélancolique “Beauty and the beast” ainsi que des titres énergiques comme “Stand Back“, “Rooms on fire” et “Edge of seventeen“.

    Alors, si vous aussi vous avez la rock attitude, venez à la bibliothèque pour faire une demande de réservation de la compilation de Stevie Nicks afin de libérer cette rockeuse en la faisant sortir du fonds commun !

    Note de Jérôme : Le Fonds Commun Musique, parlons-en! Ce sont plus de 6000 CD de tous styles musicaux retirés des collections des bibliothèques pour ne pas encombrer les bacs et par souci de renouvellement. Il vous suffit de vous adresser à un(e) de vos bibliothécaires préféré(e)s qui fera venir ces documents dans la bibliothèque de votre choix en quelques jours. Vous pouvez en emprunter 6 en plus de vos 6 CD habituels.

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    par Stéphane | Commentaires (2s)


    CHRISTOPHE MONNIOT, “Vivaldi universel [saison 5]”

    Album de la semaine | 3 mai 2010

    Coup de cœur pour un coup de gueule !

    Ce coup de gueule qui m’a tant plu, c’est celui que Christophe Monniot pousse à travers son “Vivaldi universel [saison 5]” : le jazz a toujours été pour moi une musique de résistance et de lutte, depuis le blues des esclaves africains déportés vers le nouveau monde dans laquelle il plonge ses racines, jusqu’au free jazz  qui voulait faire éclater les cadres établis, sur fond de lutte contre la ségrégation raciale.

    Ici encore, ce jazz-là exprime sa révolte contre l’inacceptable : la 5ème saison dont il est question, c’est celle qui nous advient, déréglée par l’aveuglement des sociétés occidentales et la course aveugle au profit : réchauffement climatique, pollutions irréversibles, avancée du Sahara qui pousse les populations à l’exode, alors que les pays “riches” ferment leurs portes…

    Christophe Monniot fait ici feu de tout bois pour nous toucher au vif : partant des thèmes des Quatre saisons de Vivaldi, il mêle aux sons des saxophones (les siens + celui du quatuor Arcanes) la bande originale de Sylvie Gasteau (”les arrières saisons”), constituée de voix d’enfants, de réflexions de paysans sur la météo, et de la lecture d’extraits d’un rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

    Un disque qui nous rappelle haut et fort que la musique est toujours d’une façon ou d’une autre ancrée dans son époque, que l’indignation et la révolte la traversent et peuvent être portées par elle, sans rien sacrifier de ses exigences artistiques.

    Preuve aussi que le jazz est toujours aussi vivant, toujours prêt à s’ouvrir à tous les moyens d’expression, toujours prêt à s’affranchir des codes et des clichés.

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    http://www.inclinaisons.com/artistes/index.php?ref=christophe-monniot-131&id=135

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    par Martine | Commentaires (1)


    TERRY LYNN “Kingstonlogic 2.0″

    Album de la semaine | 21 avril 2010

    Jamaïque 2.0
    Après le récent article sur Sizzla, je vous propose de découvrir Terry Lynn et de continuer ainsi à démonter consciencieusement le mythe musical de la Jamaïque.

    Non, la Jamaïque n’est ni une île paradisiaque, ni le royaume exclusif du reggae qu’on aurait tort d’assimiler à un mélange de langueur tropicale et de bons sentiments.

    A la manière de la jeunesse de Luanda (Angola) qui vient tout simplement d’inventer la première musique électro 100% africaine (le Kuduro, j’y consacrerai un article bientôt), Terry Lynn peut se vanter de faire entrer la Jamaïque dans l’ère de la révolution électro; elle est la sensation Jamaïquaine du moment.
    Terry Lynn a grandi dans un des ghettos de Kingston entre sound-systems et coups de feu. Dernière d’une famille de 9 enfants, elle a connu la dureté du ghetto et la douceur et la poésie des morceaux soul écoutés par sa mère à la radio. Le premier album de la nouvelle diva de Kingston impressionne. Par son flow hardcore et une énergie hallucinante. Par le mélange réussi de musique électronique et de ragga, un style qu’on pourrait rapprocher du grime* anglais ou du UK garage*.

    Terry Lynn y évoque la corruption, la violence ou encore la place des femmes dans la société. Très loin des clichés liés à l’île (one love, weed et clips au bord de la piscine). A n’en pas douter un des grands albums jamaïquain de 2010…

    Petite note d’intention avant de jeter un œil: pendant le week-end du tournage du clip où 7 cochons furent tués, 9 jamaïquains moururent sous les balles.

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    *Grime : style de rap propre à la Grande-Bretagne utilisant des sons électroniques
    * UK Garage : style de musique électronique utilisant des voix et des lignes de basse directement issues du reggae et du dub.

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    par Jérôme | Commentaires (3s)


    Le fantôme du lundi de SOPHIE HUNGER

    Album de la semaine | 12 avril 2010

    Est-ce un syndrome propre aux bibliothécaires ou bien commun à tou(te)s celles et ceux qui travaillent le samedi et pas le lundi mais je ne sais pas vous, la journée du lundi est toujours une journée entre-deux. Pas vraiment comme un blues du dimanche (les administrations sont ouvertes et les potes au boulot) mais pas vraiment comme un samedi classique (demain va falloir y retourner).

    Cela fait un moment que je cherche comment qualifier cet état du lundi et voilà qu’arrive Sophie Hunger et son album Monday’s Ghost. Et bien voilà : le fantôme du lundi, c’est exactement ça !! Pas un vrai dimanche mais pas un vrai jour de semaine non plus ! Merci Sophie !

    Sophie chante en anglais, en allemand et en dialecte suisse-alémanique des chansons pop folk et, si il faut une filiation, ce serait celle de Jeff Buckley. Monday’s Ghost est son premier album studio : le précédent (Sketches on Sea) avait été enregistré dans son salon en 2006. Les musiciens qui l’accompagnent constituent un groupe d’amis et Sophie Hunger travaille avec eux pour le studio et la scène : ” Je ne pourrais pas me produire sur scène, ni enregistrer en studio, sans connaître les gens qui jouent avec moi, j’ai besoin de leur confiance pour y arriver.”

    C’est de cette confiance réciproque que nait l’atmosphère où plane le fameux fantôme.

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    par Lisa | Commentaires (4s)


    ERIC ALDEA, “Cutting flat”

    Album de la semaine | 5 avril 2010

    Hiver 2009. Le groupe Zëro est en ville ce soir à La Bobine (l’ancienne, rue Clément). En fan des feu-Bästard et des feu-Deity Guns (soit tout un pan de l’underground musical français des années 90 avec Hint, Portobello Bones et bien d’ autres), je me devais d’y être. Le concert fut excellent et comme je suis adepte des vinyles et autres beaux disques fait main, je me suis rué sur le stand du groupe histoire d’y dénicher une perle rare. Et là je discute le bout de gras avec le chanteur / guitariste et j’en viens à évoquer ma profession de bibliothécaire. Aussitôt il me tend un disque en me disant que je peux le mettre dans les collections si ça me plaît. Après écoute religieuse (comme à chaque fois que j’écoute un disque, conscience professionnelle oblige !), je me dis que cet homme là a bien du talent et décidément plus d’une corde à son arc.

    Cutting flat est en fait la musique d’un spectacle de danse de la Compagnie La Baraka donné entre autres au Théâtre national de Chaillot en 2004. Rien à voir ici avec la noise rugueuse ou l’expérimentation bruitiste des débuts. La musique oscille entre atmosphères planantes (”Tchel sara”, “G-Dur KB”) et orientales (”Ouverture”, “Hammam”), citations jazz au milieu d’orchestre contemporain (”Hasmig & Chloé”) et musique industrielle (”Chutes”), voire musique de films (”L’éveil”). Les guitares ont laissé la place aux violons, flutes, saxophone, violoncelle, piano et ondes Martenot. On tient bien là à un disque “Inclassables” (là où on range les albums qui ne rentrent pas facilement dans des cases, marqués du chiffre 7), mais en même temps une musique facile d’accès et dont le charme infuse lentement mais surement.

    A écouter ce disque, on se dit que le spectacle qu’il venait illustrer devait être magnifique. Tiens, un (trop) court extrait pour se faire une idée…

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    par Julien | Commentaires (0)


    PETRUCCIANI - NHOP

    Album de la semaine | 25 mars 2010

    “All blues à Copenhague”. En 2009 là-bas, le vrai blues oui, celui des débats d’urgence qui accouchent d’une souris…

    En 1994, un grand concert, donné au Copenhagen Jazzhouse par 2 grands jazzmen morts bien trop tôt : Michel Petrucciani en 1999 à 37 ans, Niels-Henning Ørsted Pedersen en 2005 à 59 ans (c’est lui, NHǾP !). Un piano, une contrebasse, c’est tout : formule risquée où chacun doit assurer mélodie, rythmique, harmonique, ensemble, ou seul, ou à tour de rôle, et prendre sa place tel un acrobate. En jazz, autant de façons de jouer que de partenaires avec soi, là est la difficulté – malgré cette magie du “jouer ensemble”, possible de façon impromptue grâce à une grille d’accords sur un morceau de papier !

    Dans ce disque, 15 standards, dont certains tubes comme “Autumn leaves“, “Someday my prince will come“, “Round midnight” : comme le dit si bien Pascal Anquetil, auteur du texte de présentation du disque absolument croustillant (le texte) : “Danger ! Le standard est ce qui pardonne le moins […] il y faut le juste tempo, l’intro qui égare, la mesure qui déroute, la ré-harmonie qui intrigue […]: c’est ce défi que réussissent si magnifiquement Michel et Nhǿp.”

    Un hommage à deux grands comme ceux-là s’imposait à l’heure où le Grenoble Jazz Festival bat son plein, avec une belle brochette de musiciens bien vivants que vous devriez aller écouter (consultez notre discographie) : d’autant plus que ce festival est la dernière édition en tant que tel à Grenoble. L’an prochain, un festival fusionnant celui-là et les 38e Rugissants  aura lieu en avril. Il est vrai que toutes les musiques fusionnent de plus en plus et nos interrogations pour savoir où les ranger en témoignent ! Mais bon, le jazz reste le jazz, même 38 éditions plus tard (« ah ! mais c’est pour ça qu’ils fusionnent alors ? »)

    En attendant ne manquez pas samedi prochain 27 Mars à 13h le concert à la bibliothèque Kateb Yacine « Le chien déguisé en vache » : tout un programme ! Entrée libre bien sûr, comme d’habitude

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    par Anne | Commentaires (0)


    SIZZLA, “Ghetto youth-ology”

    Album de la semaine | 9 mars 2010

    Reggae la sé sel medikaman nou ni

    Je me suis souvent demandé comment je pourrais expliquer le reggae à mes enfants. Que dirais-je si on me demandait d’écrire un article dans “Le reggae pour les nuls” ?
    La réponse pourrait tenir en un mot : médicament.

    Oui le reggae est un médicament, une sorte de thérapie douce. Un bon classique sur la platine (au hasard un Utterance de Black Uhuru ou un African postman de Burning Spear) et l’esprit “fly away“, s’élève vers des cieux subitement immaculés; le corps semblant se détacher de son enveloppe terrestre pour devenir caisse de résonance de ces syncopes mystiques et de cette basse hypnotique. On se sent léger mais Terrien, en phase et à sa place. En quelque sorte entre terre et ciel, un super substitut d’antidépresseur à moindre frais pour la Sécu. Mais gare! A peine lâche t-on le mot médicament que vient planer illico la notion de poison. Comme tout vaccin, le remède comporte en lui sa dose de venin. Et certains artistes dancehall jamaïquains, dont Sizzla, manient vigoureusement ce paradoxe.
    Car Kalonji (son surnom), outre le fait qu’il est probablement le chanteur jamaïquain le plus doué de sa génération, traine derrière lui de belles casseroles. Appartenance proclamée à la secte rasta Bobo Dread - qui se fait remarquer par sa vie en autarcie, son traitement des femmes rétrograde et sa religion intégriste – et propos homophobes, anciens certes, malheureusement en vogue dans la Jamaïque des années 2000. Sizzla a fait (sincèrement?) son mea-culpa et semble, avec cet album, reparti sur de bons rails.
    Ghetto Youth-ology est un véritable médicament. Un album sur vitaminé, boosté à la Juvamine et à inspiration divine. Et pour cause. Loin des surproductions digitalo-gonflantes qui éloigne parfois le reggae de ses racines, Sizzla propose un nu-roots attrayant, aux lyrics conscients. Lui le chanteur prolifique qui sort 2 albums par an (en général un bon et un mauvais) a tapé fort.

    Produit par Melbourne Miller, bassiste du Firehouse Crew qui l’accompagne en concert, on se délecte d’un son chaud et organique à l’ancienne. La production est excellente, les arrangements sont discrets mais efficaces. Quelques effets sur la voix ou les instruments venant relever la musicalité de l’ensemble et le son résolument proche de l’analogique. Hormis 2 morceaux lovers arrivés là on ne sait comment, l’album est très bon. Il commence par 2 tueries “Jah love” et “Ghetto utes dem ah suffer“: excellente entrée en matière pour donner le ton de l’opus: amour et politique. Entre amour fraternel, engagement social et dénonciations à tout crin, c’est du bon Sizzla. Du lourd, quoi!
    A noter enfin la belle pochette d’inspiration art naïf qui donne envie de voir remuer tous les booty de la Terre… le Printemps arrive, c’est bon ça!

    PS: pour aller plus loin sur le sujet du venin bobo dread, lisez cette passionnante interview de Beenie Man qui dit avoir failli y laisser sa peau…

    http://www.fluctuat.net/musique/interview/beenieman.htm

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    par Jérôme | Commentaires (5s)


    BETTE MIDLER, “Experience the Divine”

    Album de la semaine | 1 mars 2010

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    TOUTE L’EXPÉRIENCE DE LA DIVINE A ÉCOUTER !

    Vraiment Bette Midler sait tout faire, actrice inoubliable dans le film rock dramatique “the Rose” (mon film préféré), chanteuse aux mille facettes passant du rock-pop au music hall, one woman show talentueuse et animatrice de télé, d’ailleurs c’est pourquoi elle s’est surnommée elle-même avec humour : the Divine Miss M.

    Avec la compil’ de ses meilleures tubes des années 80 vous allez pouvoir vous émouvoir avec la chanson sublime “The rose” et les autres mélodies comme “From distance” et celle que j’adore “Wind beneath my wings“. Vous pourrez découvrir le titre “In my life” tiré du film “For the boys” qui est une reprise des Beatles, ainsi que des chansons plus rigolotes comme “Miss Ostis regrets” ou “Chapel of love“, plus une autre reprise avec “When a men loves a woman“….

    L’incroyable diva hollywoodienne engagée et généreuse met tout son talent dans ce Greatest hits car la Rose n’est pas encore fanée malgré ses 65 ans, alors venez partager l’expérience musicale de la divine Bette.

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    par Stéphane | Commentaires (0)


    ACOUSTIC LADYLAND, “Living with a tiger”

    Album de la semaine | 20 février 2010

    Pour ceux qui avaient vu “Tetraband”, le quartet de Bojan Zulfikarpasic (Grenoble Jazz Festival 2008) ce groupe venu de Londres, c’est la moitié de Tetraband (Sebastian  Rochford, batteur hiératique, et Ruth Goller à la basse) + Peter Wareham au saxophone et Chris Sharkey à la guitare : Tetraband se définissait comme un groupe de jazz-punk, ACOUSTIC LADYLAND peut inverser les termes de cette définition et y rajouter un côté funk : ils s’abreuvent à la fois aux sources du free jazz (le sax n’est pas sans rappeler John Zorn ou Albert Ayler), du punk (rythmes à 100 à l’heure, basse obsédante, batterie hyper précise et présente), et du funk, avec ses mélodies cuivrées entêtantes .

    Je ne peux m’empêcher de penser en les écoutant à cet ovni des années 80, James Chance (alias James White) & the Contortions, qui puisait aux mêmes sources  : même façon de souffler le chaud et le froid, même côté un peu râpeux du son tout en étant d’une précision extraordinaire : un concentré d’énergie (le tigre est dans le moteur), allié à un peu de provocation, une pointe de lyrisme, et pas mal de groove.

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    Bojan Z et le Tetraband en studio


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    par Martine | Commentaires (2s)

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