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canaille.jpg LA CANAILLE, "Une goutte de miel dans un litre de plomb"
Révélé au Printemps de Bourges et après une tournée en France, La Canaille sort son premier album. Du hip-hop nourri au rock et à la world music. Des paroles engagées voire anarchistes (voir le titre "Ni dieu ni maître") mais toujours sensées, chroniques du monde mâtinées d'allégories frappantes. Du scratch pour souligner le tout sans être omniprésent. Une ambiance dure, sombre mais sans déprime, qui sonne plutôt comme un appel à la lutte contre les injustices, thème classique du rap mais dont la mise en scène textuelle et musicale en relève la saveur comme... une goutte de miel dans un litre de plomb. Un album réussi qui redonne envie d'écouter du hip-hop français.


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ET MAINTENANT ON VA OU ?

Album de la semaine | 3 janvier 2012

Après avoir chroniqué “Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus” (B.O. du film de Win Wenders et Pina Bausch, musique de Thom Hanreich ), je vous conseille vivement “Et maintenant on va où ?”, bande originale du film de Nadine Labaki, réalisatrice libanaise qui nous avait déjà enthousiasmé avec son film “Caramel” en 2007…

Nadine Labaki a l’art de peindre la société libanaise et particulièrement ses femmes avec talent et subtilité : le thème de ce film là nous touche absolument (comment des femmes peuvent se mobiliser pour tenter d’éviter la guerre entre leurs hommes…).
Le début du film est majestueux, la fin chargée en émotion : cette musique, énergique et douce à la fois, illustre tout cela parfaitement et Khaled Mouzanar signe là sa deuxième musique de film pour Nadine Labaki, celle de “Caramel” étant déjà de lui.
Un bel ensemble de talents pour se laisser bercer aux lendemains des fêtes, en version audio ou vidéo, sans vous demander où vous allez !…

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par Anne | Commentaires (0)


LOSCIL, “Endless falls”

Album de la semaine | 26 décembre 2011

Si on vous dit musique “ambient”, vous pensez musique d’ascenseur, “new age”, musique de fond ou encore de relaxation ? Bon, il est peut-être temps de revoir quelques préjugés…

La musique ambient est plutôt une musique calme (et non soporifique) on est d’accord, ce qui a sans doute facilité toutes les assimilations hasardeuses avec les doux noms évoqués ci-dessus. Mais de même que le métal peut “agresser” de prime abord, que la techno est une musique de drogué et de fêtard pour le néophyte et le jazz une musique difficile, de même il importe de passer outre ses premières impressions pour laisser aux vestiaires ses a priori.

Avant tout l’ambient est une musique qui demande à l’auditeur un effort d’immersion et d’attention aux détails; tout le contraire donc de la musique d’ascenseur qui elle, est faite pour ne pas être entendue. C’est pourquoi il est souvent recommandé de l’écouter au casque pour en saisir toutes les subtilités, changements progressifs d’ambiance, de climat et d’atmosphère.

LOSCIL illustre à merveille ce qui fait les qualités d’un bon disque du genre : stimuler l’imagination et raconter une histoire sans paroles. Comme dans un bon film, on retrouve la mise en place de l’intrigue et du décor (les sons), l’évolution progressive de ceux-ci (des couches et trouvailles sonores qui apparaissent progressivement pour laisser la place à d’autres) et une résolution (bon là on dira le silence). D’ailleurs l’ambient n’est jamais très loin de la musique de film et nombreux sont les compositeurs qui passent de l’un à l’autre - par exemple le récent MURCOF, B.O. du film La sangre illuminada- et du statut de musicien à celui de sound designer (celui qui est chargé sur les grosses productions de cinéma du traitement du son dans le sens esthétique et artistique du film).

Loscil est un bon exemple du pouvoir de suggestion de cette musique, mais n’hésitez pas à aller jeter une oreille vers FENNESZ & SAKAMOTO, autre merveille du genre, ou encore PAN AMERICAN et son White bird release, tout sauf de la musique barbante pour qui se donne la peine de prêter un peu l’oreille…

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par Julien | Commentaires (0)


HAZMAT MODINE, “Cicada”

Album de la semaine | 16 novembre 2011

Si on m’avait dit que le disque le plus enthousiasmant du moment était un disque de blues !!!

Le blues, ce genre que l’on s’imaginer volontiers poussiéreux, chanté par de vieux noirs exhumés du Delta du Mississipi ressassant les mêmes chansons plaintives depuis le début du siècle (le 20ème), ou bien par quelques guitaristes blafards et nostalgiques enchaînant des grilles d’accords plus ou moins justes sous prétexte que ce qui compte dans cette musique, c’est les tripes qu’on y met…

Voilà un disque qui coupe court à ces a priori : du blues qui tout en ne reniant pas ses racines (en témoigne le “Mocking bird” d’ouverture, évoquant les work-songs pratiqués par les esclaves pour rythmer le travail des champs dans le sud des Etats-Unis), est capable d’intégrer un shamisen japonais, un cymbalum hongrois, un groupe ghanéen (le Gangbé Brass Band),  une balalaïka, un quatuor à cordes (le Kronos Quartet), et même des “fields recording” animaliers.

On pense en écoutant ce disque bien sûr à la Nouvelle Orléans, mais aussi à un hybride de Tom Waits et Screamin’ Jay Hawkins, aux “Culs Trempés” croisés dans le film “O’Brothers”, au Rhythm’n'Blues des années 60, et à toute l’étendue des composantes absorbées par la musique afro-américaine, y compris les rythmes latins et caribéens.

Le résultat, loin de ressembler à une quelconque accumulation  hétéroclite qui s’écroulerait en ouvrant la porte du placard, est d’une grande cohérence,  dont le fil conducteur est tricoté par la voix rocailleuse à souhait et l’harmonica diatonique de Wade Schuman, entouré d’un septet cuivré au petit poil : bref, du blues, mais dépoussiéré à grands coups de torchons !

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par Martine | Commentaires (0)


PIERRE SCHAEFFER, “L’OEUVRE MUSICALE”

Album de la semaine | 17 octobre 2011

Attention, monument ! …enfin dans les bacs.

Pierre Schaeffer, c’est le père fondateur de la musique concrète, vénéré par les musiciens pratiquant la musique électronique, et L’Oeuvre musicale est un coffret de 3 disques réunissant des enregistrements remasterisés de ses créations musicales : une sorte de mise en abîme des techniques d’enregistrement et de traitement du son au fil du XXème siècle :

Pierre Schaeffer travaillait dans les années 50 à partir de disques microsillons souples et de bandes magnétiques, tout cela demandant des manipulations assez compliquées exigeant une grande dextérité : la plus grande précision était de mise, sans écarter pourtant l’intervention du hasard! (imaginez plusieurs platines garnies de disques souples, à faire tourner à la main dans une synchronisation parfaite, pour réenregistrer le résultat sur une bande magnétique, qui a son tour sera sans doute découpée et recollée par petits bouts…C’est sûr, c’est plus simple 50 ans plus tard avec nos logiciels dernier cri!).

C’est Pierre Schaeffer qui le premier soutint que tout son, indépendamment de son origine, peut devenir objet musical (une révolution en 1948!), et qui imagina, avec les moyens dont il disposait à l’époque, de traiter les sons qu’il enregistrait (trains, conversations, pianos, casseroles etc…) comme des objets sonores manipulables à loisirs, en les rendant le plus souvent méconnaissables (lecture à l’envers, suppression de l’attaque ou au contraire coupure du son, utilisation du son “en boucle” par la technique du sillon fermé etc…).
Il nous explique ici ce qu’il entend par “objet sonore”.

C’est aussi Pierre Schaeffer qui fonda le GRM (Groupe de Recherches Musicales), puis plus tard l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), tout cela au sein de la Radio Télévision Française : c’est en effet l’art de la radio qui donna naissance à ce qu’on appelle la musique concrète (ou acousmatique) et dont les derniers avatars se retrouvent peu ou prou dans toutes les formes de musiques électroniques actuelles.
Et c’est encore lui qui créa en collaboration avec Pierre Henry Symphonie pour un homme seul, œuvre fondatrice de la musique concrète, chorégraphiée par Maurice Béjard, qui fit le tour du monde.

Depuis ces années d’expérimentation, la musique électronique a fait bien du chemin, les techniques aussi, et sans doute bon nombre de jeunes (ou de moins jeunes) DJs faisant tourner en boucle les sillons de leur vinyles, pratiquant le scratching, le toasting et autres collages et mixages ne s’imaginent pas que 60 ans avant eux un directeur de la radio nationale s’adonnait aux mêmes plaisirs, …avec un matériel du volume d’un semi-remorque !

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par Martine | Commentaires (1)


DJAZIA SATOUR, “Klami”

Album de la semaine | 23 mai 2011

Vous connaissez peut-être le (feu) groupe trip-hop grenoblois MIG, qui connut ses heures de gloires dans les années 2000 dans la région grenobloise et même un peu plus loin. La voix de la chanteuse Djazia Satour sur cette musique électronique a toujours su me transporter vers de lointains horizons, au sein des différentes cultures qui savaient nourrir les musiques de Mig. J’en retiens des morceaux poignants comme Leaving Beth, poétiques comme Antipodes ou envoûtants comme Dhikrayat.

Séparés depuis 2007, les membres du groupe se consacrent désormais à des projets personnels. Et voilà où je veux en venir…

Le 8 avril 2011 à 20h30, à La Bobine, Djazia Satour et ses musiciens entrent en scène. Elle est émue et émouvante, elle nous parle de son retour sur scène et puis elle chante. Et sa voix est toujours aussi belle, forte et puissante. Plus qu’à un concert, on a assisté à un véritable spectacle, notamment grâce à des musiciens talentueux, plein d’énergie et d’humour. Et puis, je ne vais pas vous cacher qu’en plus d’être talentueuse Djazia est jeune et belle… (oui je vous l’accorde les filles, c’est un tantinet agaçant !)

Hum, restons sérieux. Le premier EP “solo” de Djazia Satour s’intitule Klami (”ma parole” en arabe, tout un symbole) et diffuse de nouvelles ambiances : musique traditionnelle, soul, gospel, folk… Elle y chante en anglais et en arabe, elle nous y livre sa (ses) culture(s) musicale(s), sa culture tout court. C’est un délice.

Alors précipitez vous sur Klami, et pour les nostalgiques ou les curieux (re)plongez-vous dans l’univers de Mig. Personnellement ça me fait toujours autant de bien (et ça me donne la délicieuse sensation d’avoir quelques années de moins) !

Et si vous avez l’occasion de voir Djazia Satour sur scène, n’hésitez pas une seconde, c’est encore comme ça que je la préfère !

…Et justement, puisqu’on en parle, l’occasion va se présenter dès cet été, puisque Djazia Satour sera présente samedi 23 juillet au Cabaret Frappé de Grenoble !

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Un paquet de clopes et KIND OF BLUE svp !

Album de la semaine | 18 avril 2011

bartabac

Quelle ne fut pas ma surprise chez mon buraliste il y a quelques semaines, de tomber nez à nez sur un vinyle en vente à 5€…

Et  pas n’importe lequel puisque m’était proposé le Kind Of Blue de Miles Davis, un des albums les plus influents de l’histoire du jazz et aussi le plus vendu à ce jour.Miles dans les rayonnages, entre Auto Plus, Chiens d’Attaque et Hot Vidéo… j’ai un moment de doute. Altaya - le diffuseur - se diversifierait-il ? Altaya, vous savez ces pubs TV qui proposent le premier numéro d’une collection d’avions de guerre ou de voitures de collection à des prix attractifs pour vous inciter à acquérir toute la série au fil des semaines… Après les Figurines napoléoniennes et la 2CV originale de 1948, voilà que la maison d’édition, consciente de la portée symbolique (futuriste ?) du vinyle viendrait marcher sur les plates bandes des brocanteurs et des rares disquaires encore en vie1 pour proposer de la galette à 5€ ? Depuis Les voitures de Michel Vaillant et Collectionnez les blindés allemands de la seconde guerre mondiale j’avais catalogué Altaya parmi les mercantiles winners, prêts à faire de l’argent sur le dos du péquin venant acheter son Dauphiné Libéré pour analyser la vingtième défaite de la saison du GF382. Sale-petit-bobo-lecteur-du-Monde-Diplomatique que je suis… L’argent n’a pas d’odeur et le moindre des biens - culturel ou pas - potentielle source de profit se voit inexorablement broyé par les mâchoires de Babylone ! Kind of blue

Kind of Blue à 5€… S’agissait-il d’une arnaque ? Un vinyle pressé en Chine à partir du master3 de la version CD ? Un stock de vinyles libyens exfiltrés du pays à l’occasion des évènements récents ? Ni une ni deux je file sur internet pour en savoir plus et j’apprends via un forum de discussion qu’il s’agit bien d’un disque noir de bonne facture et que la qualité est au rendez-vous… Je tente le coup, refile 5€ à mon buraliste de chasseur (je n’aime pas les chasseurs mais ça na rien à voir avec le sujet) et reviens chez moi mon précieux sésame sous le bras. Là, mes enfants ouvrent de grands yeux ébahis et j’anticipe toute remarque désobligeante en me lançant dans une grande étude historique comparée des mérites et inconvénients des supports pour la musique. Gagné ! J’ai réussi à les intéresser. Je file direction la platine et dès les premières mesures deux camps s’affrontent. La plus petite est ravie des chewing-gum que je lui ai rapportés, le plus grand apprécie le relief, la profondeur et la qualité du son. J’en rajoute des tonnes sur la médiocrité de son des MP3 et la compression numérique, et pour le féliciter d’écouter encore son père lui offre fièrement le divin album !

Plusieurs morales à cette affaire…Paquet BonuxLes produits culturels deviennent des marchandises comme les autres et l’exception culturelle à la française n’en a sans doute plus pour très longtemps… voyez Google qui numérise tout ce qui bouge en bouquins. On avait eu droit il y a quelques années à Kool And The Gang dans les paquets de lessive Bonux, voilà que le jazz s’invite dans nos bars-tabacs. Cette musique de rebelles, harcelée par l’Amérique Wasp4 dès les années 20 et forcée à l’exil en Europe, se retrouvant en tête de gondoles de nos commerces de proximité pour faire vendre. Le vinyle jazz vendeur… le vinyle tendance… On peut légitimement s’interroger sur la valeur symbolique et la qualité sonore incomparable de ce support que l’on aurait tort de croire enterré… son corps est encore chaud, demandez donc aux sound-systems5 de la région s’il leur viendrait à l’idée de mixer des CD !Le bar-tabac, commerce de proximité s’il en est, renforce son aura de 3ème lieu… bien légitime. Le troisième lieu, cette alternative au foyer et au travail, est l’endroit que l’on fréquente pour tisser du lien social, faire des rencontres, se détendre… Avant d’être peut-être un jour la bibliothèque, force est de constater que, malgré la bonne volonté des bibliothécaires pour désacraliser le lieu et le rendre convivial, le chemin reste long… (et si les bibliothécaires musicaux se mettaient à vendre de manière régulière dans leurs bibliothèques les documents retirés des collections)… Quelques jours après on trouvait sur un célèbre site marchand en ligne, la version Kind of Blue / Altaya (reconnaissable à son sticker “Pochette originale”) en vente à 30€…La bonne nouvelle du jour c’est que le vinyle pourrait bien avoir de l’avenir !

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  1. On apprend avec beaucoup de tristesse la cessation d’activités du disquaire grenoblois Magic Bus qui recentre ses activités sur “ce qui marche”: fringues etc. Au cours de la décennie 2000-2010, le nombre des disquaires est passé de 3000 à 130 []
  2. GF38 (Grenoble Foot 38) : la seule équipe de football au monde capable de tomber sur des investisseurs japonais radins []
  3. Master : enregistrement d’origine destiné à être retravaillé ou dupliqué []
  4. Wasp (White Anglo-Saxon Protestant) : désigne les blancs d’origine anglo-saxonne et protestante qui ont émigré en masse aux États-Unis dès les premières colonies fondatrices, et dont la pensée et le mode de vie furent structurels pour cette nation []
  5. Sound-system : au sens strict, désigne le matériel de sonorisation utilisé lors d’une soirée. Par extension, désigne également les groupes de DJ qui mixent les morceaux (et parlent ou chantent éventuellement) lors des soirées reggae []
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par Jérôme | Commentaires (14s)


EDOUARD BINEAU, “Wared”

Album de la semaine | 4 avril 2011

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Un album qui boucle la boucle, de la première plage intitulée “Rootless”, qui revendique la liberté de s’affranchir des racines, jusqu’à la dernière qui au contraire s’ancre dans les racines les plus profondes du jazz, : le blues.

Entre les deux, Edouard Bineau (oui, celui-là même qui nous avait charmé avec son hommage au Facteur Cheval en duo avec Sébastien Texier), nous promène  dans les différentes contrées qui inspirent son jazz : comme Georges Brassens, il se fait tout petit, après quoi il entreprend de charmer les pierres : il faudrait effectivement être plus résistant que la pierre la plus dure pour ne pas fondre en écoutant le son velouté du saxophone de Daniel Erdmann (entendu dans Das Kapital) et les notes perlées du piano d’Edouard Bineau, soutenus par la basse d’une rondeur exemplaire de Gildas Boclé et la batterie infaillible d’Arnaud Lechantre.

“Un tabouret pour deux” est l’occasion d’une petite discussion entre le piano et le saxophone soprano, comme deux gamins argumentant à mi-voix pour savoir qui aura le droit de s’asseoir; heureusement le “Fauteuil pour trois”, où l’on peut se raconter des petites histoires dans le creux de l’oreille, met tout le monde d’accord.

Le titre “Mama Rose” évoque par contre un épisode douloureux de notre histoire récente : c’est le titre d’un thème d’Archie Shepp  (saxophoniste afro-américain, un des derniers grands de l’ère de Coltrane puis du free jazz, et de passage à Grenoble dans le cadre du premier festival “Les Détours de Babel“) dans lequel il rend hommage à sa grand-mère Rose, qui a connu les misères et les humiliations de l’esclavage. Les solistes se font ici poignants : nul doute qu’ils avaient à l’esprit cet épisode tragique de l’histoire humaine…

Pas une redite, et comme dirait Georges, rien à jeter dans cet album (dans lequel Sébastien Texier mêle sur trois plages le son de son saxophone alto à celui du ténor de Daniel Erdmann).

Pour avoir les dates à venir : MySpace (vers chez nous, ce sera cet été à Crest).

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Une petite video pour  se donner envie d’aller les écouter en concert :


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par Martine | Commentaires (0)


MELISSMELL, “Ecoute s’il pleut”

Album de la semaine | 21 mars 2011

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Ce sont les éloges qui pleuvent en déluge sur la jeune chanteuse dont le premier album était très attendu par ceux qui l’avaient découverte depuis ses débuts en 2008, ou vue au festival “Alors… Chante” de Montauban l’année suivante. La chanson “Le mouton” a commencé à la faire connaître l’an dernier.
France Inter lui a consacré une chronique matinale, Serge -le nouveau magazine de la chanson- la met dans ses coups de cœur. Fred Hidalgo (du défunt magazine Chorus) commence une chronique sur son blog par “artiste à découvrir toutes affaires cessantes”. On lui trouve du Janis Joplin, du Bertrand Cantat, l’on cite à son propos Léo Ferré et Mano Solo, et Brel pour l’ironie. Les textes sont bruts, forts, les chansons engagées (parfois enragées). Aux armes est sa Marseillaise personnelle, sans concessions. La jeune femme à la voix entre rêve et révolte a du coffre et des tripes (j’avoue que les chanteuses susurrantes m’ennuient à force de ne pas les entendre), tout en pouvant être sensible (”Viens”).
Bref ne vous fiez pas à la pochette délicate et poétique, style album pour enfants.
Une jeune femme d’aujourd’hui –une des chansons s’appelle “Les enfants de la crise”-, sincère et passionnée au talent plus que prometteur.

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par Marie-Thérèse | Commentaires (1)


MIKAOUEL, “Mikaouël et son ukulélé”

Album de la semaine | 7 mars 2011

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Plus jamais ça !! ou le pire album de la semaine …

Je n’aime ni Cyndi Lauper ni Bonnie Tyler, mais plus affligeant que ce disque là je n’avais encore jamais vu : je n’ai pas souvent été surprise à la réception des disques que je commande, ou alors plutôt agréablement. Mais alors là, je me suis vraiment posé la question de la poubelle….Voyons un peu : une bonne critique dans la revue “Francofans“, un zeste d’ humour dans le titre “Mikaouël et son ukulélé“, une couverture évoquant les vacances, un clin d’œil à l’article sur justement le ukulélé, tout y était pour un bon moment de farniente à bord d’un hamac.

Seulement voilà, dés la 1ere chanson la poésie s’envole (titre : “mon zob“, première rime,”il collectionne les microbes, mon zob“…) et les autres ne rattraperont pas le niveau, plus bas que celui de la mer-des-Caraïbes-annoncée en quelque sorte ! Quant aux paroles, le vide sidéral et le vulgaire désarmant s’y disputent la première place : passe encore les compos personnelles du jeune homme, par exemple “Je n’sais danser le slow qu’en position horizontale“, ou “A la pêche aux grenouilles j’avais de l’eau jusqu’au…nombril“. Notre énergumène se reconnaît lui-même “Chanteur de salle de bains“, refrain “je chante sous la douche“, et on a envie de lui dire de creuser cette voie-là…
Mais la chanson “Les ptits papiers” de Gainsbourg revisitée ” Y’a plus d’papier dans les WC, comment j’vais faire pour m’essuyer” atteint des sommets ; tout comme le “Blue Suede shoes” de Carl Perkins où l’on peut entendre “tu peux mettre les mains aux fesses de ma gonzesse…mais ne march’ pas sur mes pomp’s en daim bleu” !!

Ajoutez à tout ça une voix poussive, sans relief, et un accompagnement qui ne dépasse pas les 3 mêmes accords (enfin là vous me direz, avec un ukulélé ou un cor des alpes, on ne dépasse guère les cinq sons – et les cinq sens ? ) et vous avez deux alternatives : soit vous jetez le tout à la poubelle, soit vous en riez –jaune- au douzième degré et vous vous défoulez sur Bmol.

Voilà, j’ai choisi.

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par Anne | Commentaires (13s)


CHRISTOFER BJURSTROM, “Carnet de croquis d’un voyageur immobile”

Album de la semaine | 1 mars 2011

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Christofer Bjurström, le plus breton des suédois, ou le plus suédois des bretons, au choix, puisque ce voyageur venu de contrées septentrionales a posé ses bagages et sorti ses pastels en Bretagne…

Il y a déjà quelques années, un des premiers disques de ce pianiste, “Doucement au réveil“, avait secoué délicatement les petits matins d’une brochette de discothécaires grenobloises séduites par ses mélodies. Du coup, chacun de ses enregistrements était accueilli avec une attention particulière, jusqu’à celui-ci, qui a du mal à quitter le tiroir de mon lecteur CD.
Dans cet enregistrement, il marie avec bonheur les sons de son piano (et de sa flûte harmonique) à ceux de la clarinette de son alter ego musical Christophe Rocher, mais aussi aux sonorités aussi diverses que celles d’un saxophone baryton, un violoncelle, une clarinette basse, une contrebasse (que de graves!), une mandoline, un violon, ou des percussions, selon les climats développés.

Chacun de ces croquis, inspirés par des films muets du début du siècle (le XXème), nous plonge dans des univers tour à tour enjoués et comme montés sur ressorts (”le petit théâtre“), folâtres (comme la clarinette de “Subrepticement“, qui se fait nostalgique dans “Le matin avec regret“), inquiétant (”Sur le grand fleuve noir“, comme par hasard inspiré par “les mains d’Orlac“, histoire de ce pianiste qui se fait greffer des mains d’assassin), carrément sombre voire grinçant (”Dans les catacombes“), ou féérique et mystérieux comme dans “Oasis dans le soir“, où l’on voit surgir du crépuscule des danseuses orientales aux chevilles garnies de sonnailles…
Bref, un disques aux atmosphères variées qui ménagent les surprises, sans sacrifier la cohérence du propos (il faut dire que Christofer Bjurstrom s’est fait une spécialité de la mise en musique de films muets tels que “Loulou” de G.W.Pabst, Steamboat Bill Junior de Beaster Keaton , ou encore Pêcheur d’Islande de Baroncelli, et autres formes “hybrides” : pour plus de détails, allez donc jeter un œil et une oreille sur le site de la coopérative d’artistes Marmouzic.

Que vous dire encore, sinon que ce disque est recommandé par Les Allumés du Jazz, revue trimestrielle consacrée comme son nom l’indique au jazz mais aussi à ses périphéries, sur laquelle souffle un vent de liberté et de gratuité peu courantes, revue que je vous recommande en retour, et chaudement ! (disponible à l’espace musique de la bibliothèque du Centre Ville).

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par Martine | Commentaires (0)


JEROME COMBIER, “Vies silencieuses”

Album de la semaine | 22 février 2011

Nouvelle année, nouveaux défis : je pioche un disque au hasard et je vous raconte ma vie.

Bonne pioche? Ma collègue Brigitte me glisse le CD de Jérôme Combier. Je commence l’écoute et là … le temps s’arrête.
Je rêve ou j’entends DZING, BONG, CLANG??!!! Réflexe de survie de bibliothécaire, je plonge la tête dans le livret d’accompagnement du disque.
Là j’apprends que Jérôme Combier a composé ces musiques pendant sa résidence à la Villa Médicis, il dit s’être inspiré des peintures de Morandi (c’est qui?) mais aussi de Guiseppe Penone (mouais, si je vais déterrer mes vieux souvenirs du Bac, je me rappelle que c’est un artiste de l’Arte povera). Un clic sur Google Image et je tombe sur les natures mortes et grises de Morandi.

Tout est dit j’ai affaire à un marrant !

Le ton est donné, on est dans l’épuré : orchestration minimale, petites percussions, un violoncelle, des dissonances, un travail sur les silences. L’univers est minéral, ça à la froideur du marbre, la sécheresse d’un vent de sable et même un petit côté anxiogène.
J’ai la sensation que tout est fait pour me tenir à distance, l’ultra sophistication de la musique, le visuel du disque et même les textes du livret me crient qu’ils ne sont pas fait pour moi. Pourtant je m’accroche, j’insiste et même si à la fin de l’écoute je sais très bien que ce disque va rejoindre les bacs de la bibliothèque sans passer par la case Ipod, j’espère en avoir saisie une partie du sens.

Rythme & silence, une certaine idée de la pureté.

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Cette vidéo n’est pas extraite de “Vies silencieuses” mais donne une bonne idée de la musique de Jérôme Combier.

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par Emeline | Commentaires (0)


CYNDI LAUPER, “Memphis Blues”

Album de la semaine | 7 février 2011

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Quand Cyndi Lauper rend hommage au Blues sur la route de Memphis ça donne “MEMPHIS BLUES”…

J’avoue franchement, je ne suis pas amateur de blues et je ne connais pas grand-chose à ce style de musique. Mais apprenant que Cyndi Lauper, égérie engagée et délirante de la pop-music américaine reprend des standards de blues pour son nouvel album, ma curiosité fut aussitôt attisée par ce nouveau virage musical.Un changement de style pour Cyndi après un dernier album électro-dance qui prouve sa capacité vocale et artistique à chanter dans tous les genres musicaux.

Ayant écouté des extraits sur le net, ce fut la révélation ! J’ai apprécié ce blues teinté de rock grâce à l’originalité et la qualité musicale de ces reprises, d’ailleurs ne dit-on pas que le blues a influencé la naissance du rock ?Alors je me suis précipité pour faire partager cette nouvelle et demander l’achat de l’album de Cyndi à ma collègue Emeline qui est chargée d’acheter les cd de ce genre.

Il faut dire que sur ce coup là, Cyndi a su s’entourer de bluesmen de grande renommée comme l’éternel B.B. King et le pianiste-compositeur Allen Toussaint pour le sublime “Early in the morning“, le guitariste-chanteur Johnny Lang pour “Crossroads” et “How blue can you get“, l’harmoniciste Charlie Musselwhite avec “Down don’t bother her” et un autre duo avec la chanteuse Ann Peeples sur “Rollin and Tumblin“.Avec cet album mélangeant le rock et le rhythm’n'blues, notre rockeuse pop fait un retour aux origines du rock n’roll sur la route de Memphis, la capitale du blues et vous fera rentrer comme moi dans l’âme du blues à travers ces réinterprétations de chansons de légendes.Finalement écouter le blues de Cyndi Lauper c’est plutôt une expérience renversante.

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par Stéphane | Commentaires (2s)


MALTED MILK, “Sweet soul blues”

Album de la semaine | 24 janvier 2011

Carte postale de Nantes-sur-Mississipi…

Nantes serait-elle en train de devenir une plaque tournante de la musique, un trait d’union entre les deux rives de l’Atlantique, et au-delà ?  Après Tribéqa, voici le groupe Malted Milk, pur beurre du pays nantais, que, les yeux fermés, j’aurais imaginé plus en casquette néo-orléanaise qu’en casquette de marin-pêcheur : c’est un groupe de blues-soul ou de soul-blues - comme on veut - aux accents funky, que l’on croirait tout droit sorti moitié de Memphis pour la voix, moitié de la Nouvelle-Orléans pour les lignes de cuivre à vous faire décoller le couvre-chef, sans parler des ponctuations au sax baryton qui vous font tressaillir les bases arrières…

Leur nom est en lui-même tout un programme : Malted Milk est le titre d’un morceau de Robert Johnson, “LA” référence en matière de blues historique, celui-là même qui aurait vendu son âme au diable, un soir à la croisée des chemins, contre une virtuosité inégalable à la guitare (son jeu a effectivement influencé tout le blues d’après guerre, et plusieurs de ses compositions sont devenues des classiques du blues ou du rock, comme “Sweet home Chicago”).

Leur deuxième parrain, dont ils reprennent ici “Don’t burn down the bridge”, est le bien nommé Albert King (un des 3 “kings” du blues avec B.B. et Freddie), qui dès le début des années 60 avait teinté son blues de rhythm’n'blues et de rock.

Autres figures tutélaires de l’album : Stevie Wonder, grand maître de l’arrangement, auquel le groupe emprunte “All I do”, dans une version très funky, ainsi que Syl Johnson, grande voix de la soul (”I hear the love chimes”).

Enfin l’album se clôt sur une reprise d’un grand classique du blues, “Hard times killing floor blues”, de Skip James, blues sombre et dépouillé venu tout droit du Delta du Mississipi, porté par une voix haut perchée.

Bref, un disque qui navigue avec bonheur dans les eaux des musiques afro-américaines, certes pas forcément nouvelles, mais toujours vivantes et efficaces, et qui nous montre, s’il y avait des sceptiques, que le blues a largement passé les frontières de son berceau d’origine.

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par Martine | Commentaires (1)


INNA DE YARD “Masters of reggae in acoustic”

Album de la semaine | 20 décembre 2010

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Il est de ces concerts dont on se rappelle longtemps. Comme des amours de vacances, ils laissent une trace indélébile, douce et sucrée, comme une expérience hors du temps.

Seignosse, Landes 27 juillet 2010.

Un concert reggae quand on est en vacances dans l’un des plus beau coin de France ca ne se refuse pas… A 5 km de notre villégiature, Seignosse. Sous les pins, par un temps doux propice à toutes les découvertes, une salle des fêtes posée sur la plage fait face à une mini-arène où de minables vachettes doivent donner un peu de plaisir à quelques touristes en mal de traditions.

On pénètre dans la salle et tout de suite l’atmosphère est estivale. 3 pauvres gars font office de service d’ordre, de jeunes vacanciers en tongues venus d’Hossegor, quelques babs qui ont du faire du stop, 2 ou 3 dreads … ouais, pas de doute on est vraiment en vacances là! Le concert a déjà débuté mais quelque chose cloche… Ou plutôt 2 choses, bien sur! D’abord ca fume dans la salle… à l’ancienne. Le pied! Et on se replonge immédiatemment dans ces lives d’antan où la fumée était partie prenante du spectacle. Ces temps bénis où l’on avait encore un peu de liberté en écoutant du bon son, bordel! La fumée est quand même un peu plus classe que l’odeur d’aisselles du voisin…

inna.jpgEt puis la seconde surprise vient du son… bon sang! Pas de basse sur cette première partie de set! Une batterie (Kush McAnuff), des percus (Alphonso Craig et consorts), un piano acoustique (Muctar Wurie) et une guitare (Earl Chinna Smith) tiennent lieu de bande-son pour un Clinton Fearon rayonnant et nous proposant les plus grands tubes de sa composition, immortalisés par Gladiators dont il tint la basse et les chœurs pendant près de 20 ans. Ca claque et ca le fait carrément: Mr Chatterbox, Chatty chatty mouth, Rich man poor man… Côté percu, elles sont à tour de rôle tenues par ceux que je vais reconnaître peu à peu. Kiddus I prend la suite et nous fait vibrer de son mythique Graduation in Zion, imparable tube découvert dans le film Rockers. Cedric Myton, leader des Congos himself prend la scène à son tour et nous envoûte avec sa fabuleuse voix de falsetto. Fisherman, Forever young… Grosse claque! Sa voix n’a pas bougée malgré ses 63 ans, il danse et offre tout ce qu’il a. Inspiré, comme envoûté par ce reggae music qui semble rythmer sa vie, éternelle source d’inspiration…

Matthew McAnuff arrive à son tour et nous offre quelques morceaux, visiblement inspiré par l’entourage de ces papis, cultes s’il en est. Et tour à tour, chacun quitte cet impressionant alignement de percussions digne d’une cérémonie rasta, on songe aux Mystic Revelation of Rastafari, pour prendre le micro et nous asséner les tubes qui ont accompagné notre jeunesse. Earl Chinna Smith fait le job, en toute discrétion. Lui dont le nom apparaît dans plus de 1000 albums, le Michel Drucker du reggae qui à joué avec les plus grands (Marley, Tosh, Spear, Black Uhuru…) semble imperturbable dans son rôle de chef d’orchestre. Clinton Fearon tient la baraque. Ses morceaux, reconnaissables entre mille pour qui a écouté Gladiators au lieu d’aller en cours de physique au lycée, sont une invitation. Des tubes à la chaine, des berceuses…

inna_de_yard1.gifOn se pince pour ne pas réver… ce concert est tout simplement fabuleux et les quelque 300 personnes du public semble partager ce moment hors du temps. Pas que! A la pause, en attendant Winston Mc Anuff, les artistes rejoignent le public à l’extérieur sur les pelouses pour taper la causette et prendre la température. Ce n’est pas un concert, c’est une soirée entre potes. Des petits groupes se sont formés, Chinna fait le malin en goûtant les spécialités locales. Kiddus tchek* toux ceux qui ont vu Rockers au moins une fois dans leur vie. Andrew Mc Anuff semble avoir demandé l’autorisation de minuit à son père. Ca rit, ca fume… ca fume, ca rit. Aucune frime, pas de bling bling pour ces gars qui en raconteraient à plus d’un en matière de musique. Tout simplement un moment magique…

Si vous regrettez déjà de ne pas avoir vécu ce concert, il est temps de se rattraper puisque Makasound a eu l’excellente idée d’immortaliser ces moments dans un coffret CD/DVD, concert enregistré lors de la prestation d’Inna De Yard au Printemps de Bourges 2009.

Un des plus surs moyens de capter ce qu’est l’essence du reggae et des musiques traditionnelles caribéennes…

Où trouver ce document?* Tchek: salut des amateurs de reggae/hip-hop, une tape dans la main et poing contre poing.

PS: Le projet Inna de Yard consiste à retrouver le forme originelle des morceaux reggae à leur création: en session accoustique, avec un minimum d’instruments (voix, guitare, percussion parfois) dans l’arrière cour (”yard”) des maisons. Les 8 albums de la collection sont disponibles dans les bibliothèques de Grenoble.

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par Jérôme | Commentaires (1)


LADY ANTEBELLUM, “Need you now”

Album de la semaine | 29 novembre 2010

lady_antebellum.jpg

La country moderne déferle dans les bacs avec Lady Antebellum…

Qui pourrait bien se cacher derrière ce nom bien mystérieux Lady Antebellum?
C’est un groupe américain de country : un trio venu tout droit de Nashville dans le Tennessee composé de la charmante et gracieuse Hillary Scott, fille de la chanteuse Linda Davis. Hilary fut découverte sur Myspace par le chanteur Charles Kelley qui a fait appel à son ami d’enfance, le guitariste Dave Haywood.

Pour lever le voile sur la signification linguistique du nom énigmatique du groupe, il faut faire un petit cours d’étymologie. En effet le groupe a utilisé pour se nommer un mot anglais “Antebellum” d’origine latine (”Ante” veut dire Avant et “Bellum” signifie la Guerre) qui dans l’historiographie américaine désigne la période de la montée du séparatisme conduisant à la guerre civile américaine de 1861-1865 (guerre de Sécession). Un terme donc historique utilisé dans le Sud des Etats-Unis d’où le groupe est originaire.

Vous avez tous succombé cet été au slow Need you now. Leur deuxième album éponyme, qui bénéficie de l’engouement actuel grandissant des Français pour la musique et la danse country, fait un carton en France et sur la planète !
Cela fait déjà deux ans que je connais le groupe, leur premier album est beaucoup plus folk que le suivant. J’étais sûr que ce savant mélange de country et de musique pop basé sur le duo vocal subtil de Kelly et Charles, allait exploser dans les charts internationaux. C’est chose faite et c’est tant mieux pour nos oreilles musicales.

Une reconnaissance artistique qui permet aux membres du groupe d’écrire aussi pour d’autres artistes, Luke Bryan par exemple, ou de faire un duo dans le dernier album du groupe Maroon 5. Ainsi le meilleur groupe américain du moment aux multiples récompenses vous réconciliera avec la country moderne avec les titres comme “I run to you“, “American honey“, ou encore “Our kind of love“.

Où trouver ce document ?

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par Stéphane | Commentaires (3s)

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