17 mars 2008

N’oubliez pas de vous en souvenir…

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En flânant samedi après-midi entre les rayonnages de ce “disquaire” place Grenette, je n’ai pu m’empêcher de remarquer ces têtes de gondoles qui brillent, m’incitant à célébrer les 25 ans de Thriller ou encore les 30 ans de la New wave. S’en suivent des réflexions en chaînes toutes dispensables je vous l’accorde, du genre “Quoi, déjà 30 ans!” ou encore “Tiens, il a quel âge alors Robert Smith maintenant ?”

Ensuite, je ne peux m’empêcher de me faire du souci sur l’avenir de la musique sur support “physique” (= sur CD quoi). N’a-t-on plus rien à écouter que de la redite ? Les maisons de disques sont-elles devenues frileuses au point de préférer rééditer plutôt que produire ? (mouais, pas bien neuf non plus comme pensées)? Suite de ma réflexion : peut-on quand même se permettre de ne pas parler de cette “actu” dans le Bmol?

C’est vrai que ce n’est peut-être pas nécessaire … en même temps j’adore Thriller et encore plus la New wave, alors pourquoi ne pas me faire plaisir? Et puis, pourquoi au bout de 25 ou 30 ans, j’adore toujours écouter çà ? Pourtant, par définition, mon métier de bibliothécaire musical m’oblige (quelle corvée!) à écouter plein de choses différentes, alors pourquoi mon cœur reste-t-il soudé aux années 80 comme une huître à son rocher? J’en étais à ces réflexions en sortant du magasin quand je tombe sur une publicité pour un fleuriste en ligne me sommant de ne surtout pas oublier la fête des grand-mères et de bien me faire comprendre qu’elle ne se remettrait pas de cet infâme oubli de ma part (avouez, vous avez oublié aussi). Le temps de monter dans le tram, j’avais trouvé ce que je ressentais par rapport à tout ça : de l’agacement. Ras le bol de ce chantage affectif incessant et de cette exploitation du filon “nostalgie musicale de mon enfance“. Car, pour finir, c’est à mon compte en banque qu’on s’adresse encore une fois, comme un gros post-it collé sur mon chéquier, m’incitant à faire ce lien si facile entre l’affectif et le financier. Ridicule!…comme si la New wave, ou ma grand-mère avaient besoin de ça pour se rappeler à mon bon souvenir ;-)


Alors pour ceux que ça intéresse voilà quelques liens utiles pour ne pas passer à côté de l’ actu et se replonger dans Thriller ou la new-wave à moindre frais! Thriller et Michael Jackson dans les bibliothèques de Grenoble :
Thriller / Michael Jackson (Epic, 1982) Voir la notice
History vol.1 : videos greatest hits [DVD]
/ Michael Jackson
(Sony, 2001) Voir la notice
History on film, vol.2 [DVD] / Michael Jackson (Sony, 1998) Voir la notice

Trois perles New-Wave dans les bibliothèques de Grenoble :
A collection [DVD] / New Order (Warner, 2005) Voir la notice
Black Celebration / Depech Mode (Mute, 1986)Voir la notice
Greatest hits [partition pour chant et guitare avec tablature] / The Cure (Music Sales, 2001) Voir la notice

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22 août 2007

Elvis : quand le merchandising dépasse l’artiste

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Je ne vous apprends sûrement pas grand chose en vous rappelant que ce mois d’août 2007 nous célébrons les 30 ans de la mort du King.

elvis3.JPGVous avez vu comme moi les files de fan (plus tout jeunes) faire la queue pour déposer des fleurs et pleurer abondamment devant Graceland, la dernière demeure d’Elvis à Memphis, Tennessee.

De telles effusions, en France, cela nous fait plutôt sourire (quoi que, rappelez vous la mort de Cloclo…). Cette hystérie liée à Elvis Presley semble être aux US encore bien présente mais en France on garde du King une vision un peu ringarde, pour ne pas dire kitsch, du chanteur-lover.

Et si, en fin de compte, ce qui restait d’Elvis était plus lié au “packaging” qu’à son talent musical ? Afin d’étoffer mon argumentaire je me suis plongée avec régal dans quelques sites (pas si nombreux en fin de compte) voués à Elvis Presley et ce qui en ressort est étonnant.

La plupart de ces sites proposent avant tout des photos, fonds d’écran, jeux (faites surfer Elvis sur la vague en évitant les requins), cartes postales virtuelles (envoyez à votre grand-mère la carte d’Elvis qui chante noël) et surtout le coloriage d’Elvis posant avec un basset artésien lors de la fameuse interprétation de Hound Dog en 1956.elvis2.JPG

Bref, que du lourd, du beaucoup trop lourd derrière lequel se cachent timidement les discographies, biographies et autres liens sonores ou vidéo sur l’histoire d’Elvis.Alors passons notre chemin et allons à l’essentiel :

J’ai fais pour vous quelques petits choix (subjectifs vous m’en excuserez) pour se rappeler ce qu’il y a vraiment à se rappeler de la star du rock (attardons nous plus sur le déhanché rock’n'roll de ses débuts qu’à sa fin de carrière plutôt mielleuse).

UN PEU D’ELVIS EN PEU D’EFFORT:

UN PEU D’HISTOIRE: la vie du King

UN PEU DE MUSIQUE: la discographie complète

UN PEU DE TRI: les indispensables

Blue Suede shoes, I’m counting on you, I got a woman (BMG, 2005 [réédition]), disponible à la bibliothèque Kateb Yacine (cote 2 PRE).

From Elvis in Memphis, (BMG,2000 [réédition]), disponible à la bibliothèque Kateb Yacine (cote 2 PRE).

The Complete Elvis, partition pour chant, guitare et piano (Wise Publications), disponible à la bibliothèque Kateb Yacine (cote 2 PRE).

Elvis, that’s the way it is [DVD], réalisé par Denis Sanders (2001), disponible à la bibliothèque Kateb Yacine (cote 2 PRE).
UN PEU DE VIRTUEL: les sites
Elvis sur Wikipédia (de l’info sans l’intox)
Le site officiel (à prendre ou à laisser…)
UN PEU DE VISUEL : Hound Dog - 1956 (pour le déhanché historique…)


UN PEU D’HUMOUR:

La version live irrésistible de “are you lonesome tonight” en 1969 ou Elvis prend un fou rire monumental face au zèle de sa choriste (sans les images malheureusement…).

elvis6.JPGEh oui, Elvis est bien mort (non, ce n’est pas le vrai que vous avez reconnu au super marché) et il laisse derrière lui le monde du rock en berne.

Heureusement naissait la même année une autre expression musicale aussi rebelle qu’Elvis à ses débuts : Le King est mort, vive le Punk!

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30 juin 2007

La consommation de musique face à la nouvelle donne numérique

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Le secteur de la musique se trouve bouleversé par l’explosion de l’offre sur internet (1 foyer sur deux dorénavant connectés à l’adsl) : webradios qui font de la recherche par artistes similaires, possibilité de sauvegarder ses playlists (voir ici), écoute des morceaux en streaming sur internet (www.myspace.com), téléchargement légal et illégal (réseaux P2P) en hausse, stockage de sa discothèque personnelle sur internet et accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté (www.mp3tunes.com, www.foreversafe.com, etc).

bal1.jpgLes conséquences de la dématérialisation de la musique (avec le standard de compression des fichiers musicaux, le format mp3) laissent entrevoir une possible gratuité de la musique à terme (financée par la publicité par exemple). Certains des acteurs du marché de la musique le reconnaissent à demi-mot (notamment lors du dernier Marché International de la Musique à Cannes, le MIDEM). La musique ne serait plus qu’un produit d’appel destiné à vendre autres chose : des lecteurs mp3, des graveurs, des disques durs externes, “du merchandising, des contrats de licence de droit et surtout les concerts, qui seront demain la première richesse de l’industrie musicale” (Chris Anderson, dans le dossier de Libération “Y a-t-il une vie après le Cd ?”). D’ailleurs ce qu’on appelle les majors (c’est à dire les grandes maisons de disques) font partie de multinationales qui produisent aussi les graveurs de cd et dvd et les ordinateurs grâce auxquels on peut copier et télécharger de la musique : leur reconversion semble donc toute tracée.

dd.jpg La question essentielle reste de savoir quelles formes mettre en place pour assurer la rémunération des artistes et donc la création : taxes diverses et variées (sur les cd vierges, sur les baladeurs, sur les disques durs externes, ce qui existe déjà), licence globale, redevance culturelle, concerts & spectacles vivants (aujourd’hui, la scène tend à prendre plus d’importance dans le déroulement d’une carrière que le disque bien souvent considéré comme une carte de visite). La période de floue actuelle rend difficile de prévoir le modèle économique qui va s’imposer tant les événements et les expérimentations s’accélèrent. Il semble quand même qu’on se dirige vers une multiplication des canaux de diffusion, des formats et des supports.

Face à cette situation, les bibliothèques ne sont pas épargnées et devront elles aussi trouver leur place entre service aux usagers (mise à disposition de logiciels de musique type Cubase ou Protools pour l’autoformation ?) et médiation numérique (comment se repérer dans les nouveaux services et dans la surabondance de l’offre musicale sur internet).

fing1.jpgWebographie :

http://www.fing.org/musique/

http://bibliobsession.free.fr

http://www.redevanceculturelle.net/

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19 juin 2007

Les nouveaux (?) usages de la musique sur Internet

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Myspace, Dogmazik, Virb, Youtube, Dailymotion ou Radioblog : les communautés de mélomanes se multiplient. Ecoute en streaming, web 2.0, les usages de la musique sur le net évoluent, comment s’y retrouver, comment ça marche, comment ne pas oublier d’aller à la bibliothèque.

last-fm_audioscrobbler_logo1.pngVous êtes au courant : trop d’information tue l’information. N’est-ce pas ce qui est entrain d’arriver sur la toile ? On peut légitimement se poser la question quand on liste le nombre de sites musicaux à votre proposition sur Internet.

Mais intéressons nous plus aux communautés d’écoute qu’aux sites dédiés à un genre musical. Ces communautés telles que Myspace ou Dogmazik ont pour vocation la promotion des artistes indépendants ayant la volonté de se faire connaître à un large public. Ainsi que la création de communautés d’écoute ou les internautes s’échangent des listes de titres musicaux ou ont la possibilités de créer leurs propres radio comme sur Last.fm (radio jouant sur la légalité de son fonctionnement mais perpétuellement mise en danger par les attaques des maisons de disque).

you_tube_logo.jpgCes sites participatifs proposent donc des écoutes en streaming (pour ma grand-mère : le streaming c’est le fait de pouvoir écouter de la musique sur Internet sans avoir à (pouvoir) télécharger le fichier) protégeant ainsi les artistes du pillage de leur titre et leur assurant une médiatisation importante due au nombre incommensurable de visites par jour.

Le principe est révolutionnaire et apporte la musique à l’internaute “sur un plateau”, c’est un service essentiel de découverte, de gratuité et d’instantanéité vous vous en serez rendu compte par vous même. Mais pour suivre cette actualité, ne pas perdre le fil et être toujours à la page des derniers sites il faut se lever tôt. Tient par exemple, vous connaissez Virb le petit dernier ? Non ?

Alors comment vous le définir : en gros c’est la même chose que les autres, mais c’est nouveau. Vous trouverez mon propos cynique mais on se rend vite compte en visitant ces communautés que leur richesse est telle que leur utilisation devient nébuleuse et la plus value d’un site à l’autre plutôt mince.

virb_300×60.gifLoin de moi l’idée d’aller dénoncer ce procédé de web participatif ou les communautés d’internautes se font part de leur goûts musicaux mais comprenez bien que je prêche pour ma paroisse : quel est le meilleur moyen de se retrouver dans ce conglomérat de musique à part aller demander de l’aide dans les bibliothèques ? Alors pour conclure on pourrait dire que Myspace, Dogmazik ou Last.fm sont des outils indispensables de médiatisation et de partage de la culture musicale mais que l’avalanche de titres qu’elle vous propose nuit souvent au bon partage de l’information. Alors pour rester brancher, suivez le discothécaire il vous guidera sans peine dans cet océan virtuel, comme un phare à l’horizon de vos envies musicales !

LISTE NON EXHAUSTIVE QUE NOUS VOUS INVITONS A CONSULTER ET A COMPLETER

musicovery2xd1.gifLes communautés d’écoute :

MYSPACE

DOGMAZIK

LAST.FM (avec système de radio personnelle)VIRB

Les radios en ligne :

RADIO BLOG

BLOG MUSIC

MUSICOVERY

Les vidéos en ligne (clips musicaux)

YOU TUBE

DAILY MOTION

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19 avril 2007

Musique et numérique : Crise ou âge d’or ?

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fing.jpgLe site web InternetActu a publié un article très intéressant sur l’avenir de la musique face à la révolution numérique : “Musique et numérique : crise ou âge d’or ?”.
Ce texte est le premier d’une série d’articles consacré à l’innovation marchande dans le secteur de la musique, issu du projet Musique et numérique : la carte de l’innovation.
Bien que ne relevant pas de la sphère marchande, les bibliothèques doivent elles aussi faire face aux bouleversements que provoquent l’irruption du numérique dans nos vies quotidiennes, en particulier par rapport à ses collections musicales.

Cet article très stimulant relève en autres choses le paradoxe d’un monde ou l’accès à la musique est facilité comme jamais auparavant et où on ne cesse pourtant de parler à son sujet de crise.

Lire l’article :

http://www.internetactu.net

Le projet Musique et numérique

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30 mars 2007

Mais que fait donc un discothécaire le jeudi ?

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Comme vous le savez sans doute, de nombreuses bibliothèques du réseau sont fermées le jeudi. Face à la recrudescence des demandes (justifiées) sur cette situation, j’ai décidé en exclusivité de vous révéler ce que fait vraiment le discothécaire de sa journée…

Gustave Caillebotte (1848-1894) - Le petit sommeMais avant toutes choses, il convient de tordre le coup à quelques rumeurs insistantes : NON, le discothécaire n’est pas chez lui à écouter une pile de disques en retard en lisant un bon fanzine le tout agrémenté d’une boisson glacée; il n’est pas non plus sur les pistes ensoleillées dégoulinant de crème bronzante; encore moins à peaufiner les derniers réglages de son revers avant la finale de la coupe de France de tennis (de 5è division).
Pour tout vous dire, le plus souvent, et au risque de vous décevoir, il est dans sa bibliothèque. Il peut y accueillir des groupes scolaires ou animer un club-lecture; il peut gérer ses commandes de disques ou les cataloguer de telle manière que vous puissiez vous précipitez le vendredi matin sur les bacs nouvellement achalandés. Les rares fois où il est hors de son équipement, c’est le plus souvent qu’il est en formation pour essayer de s’adapter aux bouleversements de son métier : tiens cette semaine, il était à Romans pour suivre une formation sur les blogs de bibliothèques et sur les moyens d’associer plus étroitement les usagers à la vie de la mediathèque. Il lui arrive aussi de rencontrer ses collègues pour discuter en commission autour de thèmes variés touchant aux collections et aux services proposés : la musique, les services aux usagers, les nouvelles technologies, la bande dessinée, etc.

Bref au final rien de bien mystérieux, j’en serais presque navré de lever le voile sur une situation aussi banale…Désolé donc pour tous les amateurs d’anecdotes croustillantes, de romanesque et d’aventure mais le discothécaire, le jeudi, travaille humblement à sa tâche !

Bien cordialement,
Votre discothécaire dévoué.

Les horaires des Bibliothèques municipales de Grenoble :

http://www.bm-grenoble.fr/pratiques…

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Bmol [Bibliothèques Musicales On Line] - Musique et Bibliothèque
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