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A EMPRUNTER

canaille.jpg LA CANAILLE, "Une goutte de miel dans un litre de plomb"
Révélé au Printemps de Bourges et après une tournée en France, La Canaille sort son premier album. Du hip-hop nourri au rock et à la world music. Des paroles engagées voire anarchistes (voir le titre "Ni dieu ni maître") mais toujours sensées, chroniques du monde mâtinées d'allégories frappantes. Du scratch pour souligner le tout sans être omniprésent. Une ambiance dure, sombre mais sans déprime, qui sonne plutôt comme un appel à la lutte contre les injustices, thème classique du rap mais dont la mise en scène textuelle et musicale en relève la saveur comme... une goutte de miel dans un litre de plomb. Un album réussi qui redonne envie d'écouter du hip-hop français.


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DERNIERS COMMENTAIRES


IVRESSES (Michel Godard, Franck Tortiller et Patrick Héral)

A découvrir | 1 novembre 2011

In vino musica, et vice-versa ?

Le thème du vin et plus généralement de l’ivresse (et même des ivresses au pluriel, comme ici) a inspiré nombre de musiciens de tous horizons, et en particulier les musiciens de jazz : faut-il y voir une parenté entre la désinhibition que le vin peut procurer et la liberté nécessaire à la pratique de l’improvisation, qui fait le sel de cette musique (bien qu’il ne soit pas forcément conseillé de pratiquer les deux simultanément…) ?

Quoi qu’il en soit, ces deux mondes du vin et de la musique ont en commun un vocabulaire  peuplé d’accords, de notes, de couleurs, de rondeurs, d’éclats ou de reflets, et un terrain de jeu commun : celui du plaisir. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si ces deux univers se rencontrent à l’occasion…

Et les accords les plus savoureux, en musique comme dans le verre, ne sont pas forcément les plus évidents, tant l’inattendu fait partie du plaisir, du palais comme des oreilles : ce trio, qui a passé une semaine de résidence à l’Abbaye de Noirlac, sur les terres berrichonnes qui donnent naissance au Sancerre et au Mennetou-Salon,  nous le prouve dans le mariage savoureux des timbres du serpent (instrument à vent aux formes sinueuses - d’où son nom - qui nous vient de la musique ancienne), des percussions-claviers et des percussions, comme d’autres marient les saveurs des différents cépages : les sons graves du serpent ou du tuba nous ancrent dans le terroir tandis que les notes aiguisées du vibraphone et du marimba s’élèvent tout en  légèreté et vibrations comme le parfum que l’on hume au-dessus du verre, et que la voix, l’électronique et les percussions du troisième élément de l’assemblage donnent le liant ou la ponctuation.

Tout au long de cet album qui s’ouvre avec une relecture  de “Si dolce e ‘l tormento” de Claudio Monteverdi dans laquelle le serpent donne tout son moëlleux , chacun des musiciens apporte les échos de son terroir d’origine, sous des titres aussi évocateurs que “Syrah”, “Bourguignonne”, ou “A Monk’s Clavelin”, jusqu’à l’aboutissement : “In paradisum” … que rêver de mieux !

Non, je ne terminerai pas en vous recommandant selon la formule rebattue de déguster avec ou sans modération - à vous de voir -, mais en vous proposant quelques musiques sur le même thème, à retrouver bien entendu dans les bibliothèques de Grenoble :

- Dhafer Youssef : “Abu Nawas rhapsody : The wine ode”

Dhafer Youssef (oud, voix) que l’on avait entendu précédemment  avec Nguyen Lê, Renaud Garcia-Fons ou la nouvelle scène de l’électro-jazz norvégien s’associe ici entre autres avec Tigran Hamasyan (le jeune pianiste arménien qui a fait un tabac cette année avec son album solo “A fable”), pour un hommage au poète persan Abu Nawas, dont les poèmes (au 8ème siècle!)  chantaient, parmi d’autres, les plaisirs du vin et de la boisson.


- Moscow Art Trio : Introduction & wine variations : troisième mouvement de “Village variations”, musique pour un ballet imaginaire en 6 scènes composé par Misha Alperin pour le Moscow Art Trio et orchestre à cordes et percussions, sur une commande du Norwegian Chamber Orchestra : un alliage de jazz, de musique classique et de folklore. Cette scène très imagée évoque les titubations joyeuses et les hoquets de villageois un peu “gais”. Dans un autre contexte, et pour donner une petite idée de leur musique :

- Amy Winehouse : Rehab : le versant sombre, ô combien, du tableau… mais comment ne pas évoquer  la chanteuse anglaise à la voix soul et au destin brisé à 27 ans pas les abus de drogues et d’alcool : oublions les concerts ratés, mais réécoutons (jusqu’à plus soif ?) ses enregistrements, en particulier l’album “Back to black”, qui s’ouvre sur “Rehab”, où elle envoie balader la cure de désintoxication.
- Musique des vignes. Disque enregistré dans les années 90 par le Groupe de Musique Electroacoustique d’Albi-Tarn (GMEA) qui met en musique les étapes de la fabrication du vin, et qu’il était conseillé alors d’écouter en buvant un Château Salettes 1990 : il est encore possible d’emprunter ce disque en le réservant au Fonds Commun Musique des Bibliothèques de Grenoble, par contre nous ne pouvant pas garantir le Château Salettes…http://www.gmea.net/structure/gmea/histoire.htm
- Et bien sûr : “Days of wine and roses” : chanson composée par Henry Mancini et Johnny Mercer pour un film du même nom, devenue standard de jazz  et interprétée par nombre de musiciens, de Ben Webster à Michel Petrucciani en passant par Sun Ra et Bill Evans. Ce thème est en quelque sorte au jazz ce que “Le petit vin blanc” est  au musette (en plus sombre) : un incontournable.

…et bien d’autres encore qui ont d’une manière ou d’une autre rendu hommage au divin breuvage ou à l’ivresse : Boris Vian (Je bois), Brad Mehldau (Lilac wine), Champion Jack Dupree ( Drinking wine spodie-odie), David Krakauer (Roumanian wine cellar), Bobby McFerrin (Let’s drink the wine), Egberto Gismonti (Agua & vinho)… etc.Où trouver ce document ?

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par Martine | Commentaires (2s)


LES POCHETTES SEXY DE LA BIBLIOTHEQUE KATEB YACINE

A découvrir | 24 octobre 2011

alphabet.jpg

A la suite de mon article du mois de juillet traitant des plus beaux déhanchés du r’n'b international, j’avais promis de donner suite et de vous faire partager les pochettes les plus sexy de la bibliothèque Kateb Yacine à Grenoble.

Ma mission fut périlleuse tant je faillis crouler sous les pochettes sexy, mais aussi sous les sollicitations des collègues amusés et visiblement pris au jeu “Tiens et celle-là tu l’a sélectionnée?”… Hum hum… malgré quelques grincements de dents en juillet, le sujet plaisait donc!

Pléthore d’albums ont mis à contribution le corps de l’homme et de la femme. Quelques tendances? Le rock est archi sur représenté, mais peu de fesse en classique, jazz et reggae. Le rap fait beaucoup dans le torse masculin et le r’n'b dans le corps féminin. On trouve quelques belles surprises en chanson francophone. Une pochette au moins ne sortirait plus aujourd’hui, à vous de deviner laquelle.

Voici donc en exclusivité pour vous chers lecteurs et lectrices les pochettes les plus sexy, les plus osées, les plus suggestives et même les plus marrantes… vous allez voir !

Les pochettes sexy

PS : toutes vos contributions sur le thème seront les bienvenues

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par Jérôme | Commentaires (1)


LA DERNIERE DANSE…

A découvrir | 10 octobre 2011

derniere-danse-icono.jpg

C’est avec émotion que mes doigts tapotent sur le clavier, comme une chorégraphie mal assurée. C’est en effet la dernière fois que je partage avec vous mes coups de cœur sur ce blog.

Pour cet article, j’ai demandé la collaboration photogénique de mon vieux compagnon d’étagère et je puis vous assurer que la peluche n’a subi aucun mauvais traitement pendant la séance de photos.

Chers internautes, je vous propose cette sélection de CD jeunesse pour faire encore un bout de chemin ensemble.
Une chanteuse : Tartine Reverdy. Avec son album, elle met en scène des couleurs, les couleurs de la vie dans un style musical très féminin qui n’appartient qu’à elle.
Un groupe : Les Déménageurs qui nous propose un CD vitaminé rempli de chansons aux styles musicaux variés que l’on reprend avec bonheur.
Un spectacle musical : Le bateau de Nino d’Hélène Bohy et Olivier Caillard. Pour tous les inconditionnels de leur style inimitable qui touche toutes les âmes d’enfants.
Une curiosité : Le jouet musical, sous lequel se cache un collectif de musiciens qui se sont amusés à ne prendre que des instruments de musique destinés aux enfants pour nous concocter une œuvre musicale surprenante et inédite.

Si vos petites oreilles en écoutant ces quelques titres envoient un signal à votre bouche pour qu’elle sourie de plaisir, alors j’aurai bien rempli ma tâche. Allez Bmol, salue tous les collègues qui te font vivre avec tant d’originalité et de conviction professionnelle, j’te chante pas une petite chanson d’adieu mais le cœur y est…

Où trouver ces documents ?

Tartine Reverdy/Madame je veux!

Lili et les escargots/Les Déménageurs

Le bateau de Nino/Hélène Bohy et Olivier Caillard

Le jouet musical/Pierre Chemin

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par Sandrine | Commentaires (0)


Danses de l’été : Côte d’Ivoire 1 Amérique du Sud 0

A découvrir | 26 septembre 2011

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“Quand vient la fin de l’été / sur la plage”… c’est l’heure du bilan musical, on n’y coupe pas. Et si vous avez raté le phénomène danse de l’été, ne vous inquiétez pas, les chroniqueurs tendance de Bmol sont là pour vous remettre à niveau.

Chaque année, à l’occasion de la trêve estivale, c’est la même rengaine. Un feuilleton de l’été navrant (en général un sordide fait divers, cette année un sordide fait divers au FMI), la météo des plages, le Tour de France, la France rurale où il fait bon vivre chez Jean-Pierre Pernaut. Bref une certaine idée de l’immuabilité des choses. Et pour renforcer ce sentiment de cycle infernal (oui je sais, la fin de l’été me met de méchante humeur), le must : la sortie de la danse de l’été.

piscine.bmpEn effet, pas un été sans sa BO et pas un rayon de soleil sans le morceau qui te colle à la peau, que tu le veuilles ou non. La danse de l’été c’est quoi ? Un rythme entrainant, une chorégraphie simpliste, un goût certain pour la performance collective et un cœur de cible qui tape très large, du marmot à la mamie. La particularité du genre ? Un clip ensoleillé, un matraquage télévisuel horripilant, parfois un partenariat avec une célèbre boisson gazeuse (non pas celle là, l’autre…) et surtout une influence musicale unique, “latino”, et des succédanés plus ou moins fidèles et réussis. Cet événement, majeur pour les GO de campings, les programmateurs de NRJ et autres foires à la chèvre, est né en 1989 avec la Lambada. Succès planétaire immédiat. Suivront des Soca Danse, Macarena, Tago Mago, j’en passe et des pires car là n’est pas mon sujet.

Car voilà qu’en 2010, tout a changé… Avec la Coupe du Monde en Afrique du Sud et le Waka Waka de Shakira, un inversement de tendance s’est opéré: la danse africaine de l’été est arrivée. Initié en 1991 par Yannick Noah et son Saga Africa (non je rigole…) le phénomène s’est enraciné depuis quelques années en France. Ainsi, TF1 a tenté cet été la carte Alpha Blondy avec son Vuvuzela mais c’est finalement un quasi inconnu, Moussier Tombola, qui a défouraillé les campings français cet été avec son Logobitombo et ses 15 millions de vues sur Youtube. Pour être complet, il faut également citer dans ce palmarès de haut niveau le Hula Hoop de Lyloo et Willy William.


magicsystem-danse.jpgPetite explication pseudo-socio-musicologique de l’impact des musiques d’inspiration sub-saharienne sur le sol européen. Depuis quelques années les maquis* d’Abidjan règlent les phénomènes de mode question musique, danse et sape. La partie immergée de l’iceberg se nomme Magic System et enchaine les tubes depuis près de 10 ans.
Mais combien de sapeurs, flambeurs et autres inconnus danseurs règlent au millimètre les courants de mode qui feront les belles nuits parisiennes quelques semaines plus tard? Pour vous en persuader, voir ici les poétiques et surréalistes danses de la grippe aviaire, de la moto, de la grand-mère, du gorille (pas très sympa c’est presque la même que la précédente …) et les plus célèbre d’entre tous le coupé décalé.



Le phénomène est tellement fort à Abidjan que des gamins déscolarisés en font leur mode de subsistance. Il fut un temps où les Congolais tenaient la corde dans les tendances musicales africaines… Dès les années 50 avec la rumba congolaise qui fit danser nos parents et entrer dans les foyers français un peu de couleur.



Les années 70, 80 et 90 virent l’avènement de tout un tas d’artistes sur le continent européen: Fela, Touré Kunda, Youssou N’Dour, Ali Farka Touré, Salif Keita
Mais question danse, il fallut attendre les années 2000 et les Angolais avec la vague Kuduro (prononcez koudouro) pour inscrire l’Afrique sur la grande carte mondiale de l’électro. Voyez ici les Portugais de Buraka Som Sistema en collaboration avec Mia sur Sound of Kuduro ce que l’on peut faire avec un corps.



Pas mal, hein? Bon allez, l’été est fini, oubliez les shorts et les danses sur la plage. Et maintenant que vous en savez un peu plus sur ce phénomène vous n’aurez plus aucune excuse l’été prochain!* Maquis : bar musical ivoirien en plein air 

Où trouver ces documents ?

Vision / Alpha Blondy

Ki dit mié / Magic System

Golden Afrique n°2

Kuduro Sound System / Frederic Galliano

Black Diamond / Buraka Som Sistema

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par Jérôme | Commentaires (7s)


LES BMOLEURS DE L’ANNEE : “BIG DIST ALL STARS” !!

A découvrir | 12 septembre 2011

big-diszt.jpg

Balançant un univers punksteady fusion, les quatre stars de Big Dist lâchent sur leur public, des sons bruts et crades avec désinvolture.

Le début du set est un rayon de soleil doré sur les plages californiennes où les surfeurs préparent leur planche, assis sur leur ghettoblaster, du reggae rock à la Sublime en fond… Une heure plus tard, il fera sombre sur la scène ; Big Dist invoquera les pires démons en crachant des riffs chaotiques et orageux.
Ils aiment déséquilibrer l’auditeur ! Ça les fait rire de passer par des riffs dub pour lier
une partie reggae à une moshpart metal ! Le fil conducteur ? Une rage arrogante et un
esprit rock terriblement efficace.

LEUR PARCOURS :

Ils se sont formés en 2005 et comptent aujourd’hui plus de soixante-dix concerts. Ils décrochent une victoire aux 20 minutes pour convaincre 2007, organisé par La Chaufferie, conservatoire des musiques actuelles de Grenoble.
Deux morceaux paraissent sur les compilations Boxson de 2007 et 2009 avec les titres “Happy Ever After” et “April 28th 2007“.
Ils suivent ensuite d’accompagnement/Formation par La Chaufferie 2008-2009, Conservatoire National des Musiques Actuelles.
En 2010, ils partagent l’affiche avec les célèbres groupes américains Angel City
Outcats
(Californie), Born to Lose (Texas) et Total Chaos (Californie), les anglais
Sonic Boom Six (Manchester), les australiens The Night Terrors, ainsi que les
punks français ambassadeurs à l’échelle internationale : Uncommonmenfrommars.
En janvier 2011 c’est le tournage du clip At Marcus (visionnage sur internet et sur la chaine TV NoLife ) puis la sortie d’un CD 4 titres en mars.
Ils sont en résidence à l’Ampérage à Grenoble, en janvier 2011 pour la création d’un spectacle son et lumière.

THE BIG DIST TEAM IS :

Double Edge Ax : Drums and background vocals
Slem : Bass and background vocals
Birdy Jam Jam : Guitar and background vocals
AL Peal : Lead vocals
Pitt & Antoine : Sound engineer
Nicolight : Lumières

OU LES JOINDRE :

bigdist@gmail.com
0 649 011 548 / 0 663 361 439

http://www.myspace.com/bigdistallstars
http://bigdistallstars.kazeo.com



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LE VOTE FINAL DU BMOL-JURY :

Bravo les Big Dist, vous remportez haut la main, le concours Bmol Nide Iou! Toutes nos félicitations à tous les autres candidats! Le Bmol jury est très heureux de toutes vos participations, elles furent éclectiques et de qualité. Retrouvez ci-dessous le vote final du jury, et quelques argumentations dans les commentaires de l’article.

jury-anne.jpgAnne :
1/Big Dist All Stars
2/Micromégas
3/Frédéric Pagès

jury-jerome.jpg Jérôme :
1/Bérangère
2/Jean-Marie
3/Rémi

jury-julien.jpgJulien :
1/Big Dist All Stars
2/Jean-Marie
3/Rémi

jury-emeline.jpg Emeline :
1/Bérangère
2/Big Dist All Stars
3/Jean-Marie

Soit une très belle première place pour Big Dist All Stars, la seconde place pour Bérangère et la troisième pour Jean-Marie!

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CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 9 : FRANCOIS RAULIN ET LE MICROMEGAS

A découvrir | 5 septembre 2011

micromegas.jpg

La Forge” est un collectif grenoblois de compositeurs et improvisateurs de la région Rhône-Alpes, qui travaillent ensemble à l’élaboration de différents projets.

En font partie notamment les gloires locales : François Raulin (pianiste), Michel Mandel (clarinettiste) et Pascal Berne (contrebassiste). Ils mènent différents projets passionnants : une création avec 6 musiciens chinois intitulée “Sous le ciel” en 2006, un spectacle “Portraits de femmes” en 2007 (huit compositeurs écrivent un hommage à huit femmes) .

L’un des projets fondateurs de La Forge fut le groupe Micromégas, “orchestre-école” : “l’idée de base est de constituer un orchestre de jazz actuel ouvert aux amateurs de tous niveaux capables de dialoguer avec des solistes de renommée internationale”. François Raulin dirige alors ce brass band de 25 musiciens, qui se produisent avec des grands comme Louis Sclavis, Michel Portal, Médéric Collignon, Adama Dramé, et produisent 2 cd :

Illico ; L’Argabante ; K’roline…[etc], avec Jean-Luc Cappozzo (trompette) et Eric Echampard (contrebasse)(Nem’o, 1999)

Straight from the cask (Ed. La Forge, 2005)

Pièces à consonances klezmer, tangos, pasos, indéfinissables (!), tout cela donne un jazz festif, inventif, dirigé par un François Raulin complètement dans son élément, dirigeant cet orchestre avec un talent vraiment jouissif, de ceux qui font hurler de joie des salles entières en fin de morceau… François Raulin, mathématicien devenu musicien de jazz, pianiste et compositeur avec Louis Sclavis jusqu’en 2003, partenaire de Stephan Oliva en duo puis en sextet, dont vous aurez plaisir à écouter les disques : les emprunter c’est bien, les acheter encore mieux ;-)

Prochain concert : Micromegas joue Hermeto Pascoal et rencontre la batook de Grenoble pour un concert sauvage le 23 Septembre, peut-être place St André ou au kiosque du Jardin de ville…

Où trouver les disques :

Trio non tempéré : François Raulin, piano ; Jean-Jacques Avenel, contrebasse ; Adama Dramé, djembé, chant
(La Forge, 2008)

Ostinato : François Raulin, compositions, piano
(La Forge, 2009)

Echoes of spring : François Raulin, Stephan Oliva, piano, arrangements ; Laurent Dehors, clarinettes ; Christophe Monniot, saxophones ; Sébastien Boisseau, contrebasse
Melisse , (Abeille Musique, 2007)

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-anne.jpg Anne : J’ai toujours rêvé de jouer dans une fanfare, mais avec un piano je n’en ai encore jamais vu… En tout cas, bravo pour ce beau travail d’ensemble, avec toutes sortes d’amateurs de tous bords, qui me rappelle le très beau disque de Battista Lena : “Banda sonora” que je vous recommande vivement.

jury-emeline.jpg Emeline : Alors si je comprends bien, le Micromégas est une histoire d’échange, de partage et de passion. Comment ne pas adhérer à ce très beau projet? Bravo à tous et longue vie!

jury-jerome.jpgJérôme : Magnifique et intelligent projet qui mêle amateurs et artistes reconnus nationalement ou internationalement. L’accent est mis ici sur l’apprentissage et la confrontation aux professionnels. L’amour de la musique en étant le fil conducteur et une des raisons d’être. Et rien que pour ça je me sens 100% en phase… Bravo Micromégas, ça a de la gueule!

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par Francois | Commentaires (2s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 8 : REMI

A découvrir | 29 août 2011

piazzolla-tango-couple-pose.JPG

Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin et l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

Piazzolla a souffert de son vivant de sa différence tant avec les orchestres de tango argentin qu’avec les musiciens dits classiques. Mort, il est devenu une sorte d’idole. Adulé par les uns parce qu’ils considèrent qu’il avait sublimé la musique de tango et par les autres en le programmant à tour de bras au répertoire des interprètes et transcripteurs de tout poil du monde classique. On trouve Piazzolla jusque sur un disque de musique baroque pour hautbois de Marcel Ponseele. Marcel Ponseele y joue magnifiquement Oblivion dans sa transcription pour hautbois baroque et violes de gambe. Un bijou au milieu de quelques perles dont le fameux concerto de Marcello que Bach transcrira plus tard pour son seul clavecin.
Revenons à Piazzolla et au tango. J’ai découvert deux bijoux en DVD : une histoire du tango de Caroline Neal et l’incontournable Tango de Carlos Saura.

Une histoire du tango relate l’histoire vraie d’un jeune contrebassiste passionné de tango et inquiet de voir les vieux maitres partir sans avoir transmis leur science du tango. Il contacte Emilio Balcarce (87 ans) qui finit par accepter et draine par la suite d’autres maestros autour de ce projet d’orchestre école de tango. D’une part de séquence en séquence, on assiste à une véritable leçon de tango en ce sens qu’on ne peut plus écouter du tango de la même façon à la fin de ce film.

D’autre part, en ces temps troublés autour de l’école et des réductions de postes, on notera toute la subtilité de la question de la transmission du savoir. Dans une scène de quelques minutes, il est question de la reproduction d’un trait de contrebasse qui fait sonner un orchestre tout entier différemment. Finalement, on peut se demander s’il n’est pas autant question de tango que de transmission d’une génération à une autre.
Après l’aspect musique, la danse. Tango de Carlos Saura. Si dans le précédent film, chaque acteur joue son rôle, dans celui-ci, un autre jeune homme de 66 ans joue le sien : Juan Carlos Copes. Il a eu 80 ans le 31 mai dernier et danse encore, plus qu’honorablement à en croire Youtube. Le film est prétexte à donner divers aperçus du tango des enfants jusqu’au 3ème âge, des anciens aux ultra-modernes en passant par les classiques, des gens de la rue aux gens “chics”. Le mélange est remarquable en ce sens qu’il permet à chacun de savourer selon ses préférences ou attirances.

Une mention spéciale pour la musique de Lalo Shifrin. Une pépite : Flores del alma, une valse chantée à deux voix et piano. La CD est aussi disponible dans le réseau : Centre Ville - Kateb Yacine (Grand Place) & Saint Bruno.
Dans les deux cas, il nous est donné un éventail du tango argentin. Dans les deux cas, deux maestros nous transmettent un message d’éternelle jeunesse. Dans les deux cas, nous autres européens du vieux continent avons un tout petit aperçu d’une véritable culture, celle du tango argentin. A consommer sans modération …

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-jerome.jpgJérôme: Merci Rémy de nous faire partager tes coups de cœur musicaux, on n’avait pas tellement parlé de tango sur bmol, c’est réparé! Beaucoup de documents des bibliothèques mis en avant… tu devient clairement le chouchou des bibliothécaires impartiaux!

jury-emeline.jpgÉmeline : En commençant à lire ton article, je pensais que tu allais nous parler du clavecin et tout d’un coup tu nous emporte de l’autre côté de l’atlantique. Sympa le voyage, merci pour ce panorama et en plus tu rattaches tout à des documents des bibliothèques de Grenoble : malin!

jury-anne.jpgAnne : Bon, évidemment je me suis dit “chouette, enfin quelqu’un qui pond un article sur le classique”, et non ! Dommage, mais l’article est bien alors je m’incline, sauf pour la phrase finale “à consommer sans modération”. Je pense avoir lu cette phrase à peu près 2783 fois dans la presse. Bon d’accord Bmol n’est pas la presse !

jury-julien.jpgJulien :

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par Remi | Commentaires (2s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 7 : BERANGERE

A découvrir | 22 août 2011


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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-anne.jpgAnne: Ça me rappelle des souvenirs, notamment celui d’un cd de Didier Lockwood qui fut un des premiers à interpréter de façon géniale les grands classiques rebattus : juste, j’aurais bien aimé voir et avoir l’avis du petit qui écoute moins les cd que sa maman, et j’aurais bien changé la tapisserie (heu, c’est hors-sujet ?) !

jury-jerome.jpgJérôme:Mais comment c’est trop vrai ça!!! Bravo pour le super boulot de documentation et les idées de cadeaux pour nos timoun. Un travail sur le fond et sur la forme, de l’humour et des découvertes… Bérangère tu marques des points cette semaine!

jury-emeline.jpgÉmeline: Chère Bérangère, tu es la première à nous faire parvenir une chronique vidéo et rien que pour ça : BRAVO! Beaucoup d’humour et d’ironie dans ta chronique qui m’a bien fait rire. Vivement le tome 2 !

jury-julien.jpgJulien : je ne me sens pas très compétent pour juger mais effectivement ça n’a pas l’air trop niais et un bon point pour le petit montage vidéo !

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par Berangere | Commentaires (9s)


CANDIDAT BMOL NIDE IOU #6 : BERTHE

A découvrir | 15 août 2011

martina-topley-bird.jpg

Bonjour, Bonjour enchantée, moi c’est Berthe et je voudrais vous parler de ma chanteuse préférée, la meilleure de tout l’univers : Martina Topley Bird.

Vous savez, je vous en ai déjà parlé, si si rappelez vous. Je vous avais expliqué que c’est une chanteuse anglaise, avec un CV à faire pâlir Mick Jagger. Elle a travaillé avec Danger Mouse, Diplo ou encore Son of Dave, a chanté sur les albums de Gorillaz et Massive Attack. Elle a aussi été la muse de Tricky et son morceau « Sandpaper kisses » a été utilisé pour un jeu vidéo, ce qui représente, il faut le dire, une consécration pour les chanteurs aujourd’hui.

Auteur de deux précédents albums, « Quixotic » et « The Blue God », c’est Monsieur Damon Albarn qui a produit son dernier opus: « Some simple place ». D’ailleurs si on s’attarde un peu plus sur cet album, on remarque que Monsieur Blur a juste conseillé à la chanteuse de réenregistrer certains de ses précédents morceaux mais en supprimant tous les effets sonores inutiles.

Enregistré quasiment live, cela permet de redécouvrir la voix de Martina Topley Bird, tantôt puissante comme une chanteuse de blues, tantôt aiguë comme une chanteuse folk.
Cette voix qui pendant des années a servi de cobaye pour les expérimentations musicales des gourous du trip hop, retrouve une simplicité épurée s’alliant parfaitement à sa musique poétique et désossée.

Je souhaitais donc vous la présenter car mine de rien elle a collaboré avec plein de musiciens qui pour ma part, sont exceptionnels et aussi parce qu’en concert, elle est désormais seulement accompagnée d’un batteur ninja et ça c’est définitivement la grande classe.

Où trouver Some Place Simple?



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L’AVIS DU BMOL-JURY :

jury-julien.jpg Julien : c’est quoi un batteur Ninja ? Je connaissais déjà le batteur pieuvre (avec des tentacules à la place des bras tellement il joue vite et fort) mais voici une nouvel espèce. Je me souviens de sa voix sur les meilleurs albums de Tricky mais son dernier album m’a laissé plutôt dubitatif, pas mauvais non, mais je n’ai pas été touché…

jury-emeline.jpgÉmeline : Chère Berthe, non … je ne me souviens pas que tu nous ai déjà parlé de Martina Topley Bird… Je m’en souviendrai car je suis moi aussi très fan de son dernier album. Ton texte en souligne bien l’esprit : épuré et profond. Tiens allez je vais le réécouter!

jury-jerome.jpgJérôme : Effectivement du beau monde entoure la dame. Une artiste à découvrir ou a réécouter, le prix “spécial bon goût” du jury 2010 aurait-il trouvé sa lauréate Berthe ?

jury-anne.jpgAnne : Comment ça elle vous en a parlé déjà ? Je croyais que c’était une opération “inconnus extérieurs” ?

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par Berthe | Commentaires (1)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” #5 : BIG DIST ALLSTARS

A découvrir | 8 août 2011

big-diszt.jpg

Balançant un univers punksteady fusion, les quatre stars de Big Dist lâchent sur leur public, des sons bruts et crades avec désinvolture.

Le début du set est un rayon de soleil doré sur les plages californiennes où les surfeurs préparent leur planche, assis sur leur ghettoblaster, du reggae rock à la Sublime en fond… Une heure plus tard, il fera sombre sur la scène ; Big Dist invoquera les pires démons en crachant des riffs chaotiques et orageux.
Ils aiment déséquilibrer l’auditeur ! Ça les fait rire de passer par des riffs dub pour lier
une partie reggae à une moshpart metal ! Le fil conducteur ? Une rage arrogante et un
esprit rock terriblement efficace.

LEUR PARCOURS :

Ils se sont formés en 2005 et comptent aujourd’hui plus de soixante-dix concerts. Ils décrochent une victoire aux 20 minutes pour convaincre 2007, organisé par La Chaufferie, conservatoire des musiques actuelles de Grenoble.
Deux morceaux paraissent sur les compilations Boxson de 2007 et 2009 avec les titres “Happy Ever After” et “April 28th 2007“.
Ils suivent ensuite d’accompagnement/Formation par La Chaufferie 2008-2009, Conservatoire National des Musiques Actuelles.
En 2010, ils partagent l’affiche avec les célèbres groupes américains Angel City
Outcats
(Californie), Born to Lose (Texas) et Total Chaos (Californie), les anglais
Sonic Boom Six (Manchester), les australiens The Night Terrors, ainsi que les
punks français ambassadeurs à l’échelle internationale : Uncommonmenfrommars.
En janvier 2011 c’est le tournage du clip At Marcus  (visionnage sur internet et sur la chaine TV NoLife ) puis la sortie d’un CD 4 titres en mars.
Ils sont en résidence à l’Ampérage à Grenoble, en janvier 2011 pour la création d’un spectacle son et lumière.

THE BIG DIST TEAM IS :

Double Edge Ax : Drums and background vocals
Slem : Bass and background vocals
Birdy Jam Jam : Guitar and background vocals
AL Peal : Lead vocals
Pitt & Antoine : Sound engineer
Nicolight : Lumières

OU LES JOINDRE :

bigdist@gmail.com
0 649 011 548 / 0 663 361 439

http://www.myspace.com/bigdistallstars
http://bigdistallstars.kazeo.com



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L’AVIS DU BMOL-JURY :

jury-emeline.jpg Émeline : Oh la bonne intro à la Rage against the Machine! Tout comme j’aime! Et le must, le solo de Marcus … je vois qu’on a les mêmes références! Bravo pour ce clip et ce fameux morceaux : c’est dit, vous êtes mes chouchous !

jury-julien.jpgJulien : beaucoup de choses à dire ! C’est très varié, on passe effectivement d’une ambiance à la Rage Against The Machine à de la pop survitaminé mais les transitions se font en douceur, c’est bien amené et carré. Je trouve que le chant manque un petit peu de punch dans les parties “rappées” et que la voix est un peu en retrait dans le mix (ou alors les guitares trop en avant je ne sais pas). J’ai moi aussi apprécié le clip assez inventif et bien réalisé. Bref, je valide !

jury-jerome.jpgJérôme : Voilà un titre décoiffant, plein d’énergie. Un beau clip où l’on apprécie le travail, une touche de hardcore ce qui n’est pas fait pour me déplaire…
Bravo !

jury-anne.jpg Anne : Pourtant le hard-rock me gonfle, mais là c’est bien ficelé.

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par Big Dist | Commentaires (3s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 4 : Jean-Marie

A découvrir | 1 août 2011

2011-06-18-bricofanfare-019.jpg

C’était hier dans l’après-midi, à la Bibliothèque Kateb Yacine de Grand’ Place, à Grenoble.

Je me trouvais au premier étage de l’établissement et je me suis mis à entendre comme un genre de brouhaha : des percussions, en fait, dans le lointain… descendant l’escalier et quittant les lieux, je trouvais un groupe d’une vingtaine de personnes, des musiciens, entourés de toute une foule attentive et saisie.
Ils jouaient de percussions et d’instruments à vents de récupération, fait de bric et de broc — et surtout, oui, ils jubilaient, ils s’éclataient vraiment ! Un homme dirigeait le groupe, souriant, léger, espiègle et naturel ; il avait en bandoulière un porte-voix, de ceux qui sont utilisés dans les manifs, et de temps à autre, il lâchait tout un chapelet de mots articulés en chansons qu’on avait peine à comprendre mais qui nous ravissaient. Des mots paraissant être sans queue ni tête, rigolos au possible… et les tambours continuaient à pousser leurs rythmiques soutenues.

Dieu que c’était beau ! Dieu que c’était bon !! « Boum – tac ; ka, ka, ka – ta boum… » et très très bien interprété, avec de la technique, de la pêche, très joliment coordonné et orchestré. Les visages de toutes celles et ceux qui jouaient étaient beaux également, rayonnant si souvent, offerts, vrais.
Magnifiques, oui.
La foule amassée n’en revenait pas. Une brèche venait d’avoir lieue dans la grisaille de nos journées. Une intrusion. Un coup de pied aux fesses. Un genre de retournement aussi… Nous étions surpris et plus que cela d’ailleurs : la bouche bée, les yeux grands ouverts, les sens en alerte, les pieds qui tapent la mesure — bref nous vivions, nous vivions ensemble à fond pour un instant, et puis le groupe s’est dirigé vers la bibliothèque, au rez-de-chaussée, les percussions légères (petites boîtes de conserve métallique) sont allées résonner un peu plus haut sur l’escalier, les plus lourdes (des gros fûts de plastique bleu) sont restées en bas à marteler puissamment.

Il y avait là des sièges. On était assis, debout, certains filmaient, enregistraient, et on en revenait pas, non, vraiment pas (je n’ai peut-être jamais autant regretté de ne pas avoir eu avec moi mon appareil photo, et de quoi enregistrer, et puis qu’importe)…
Ho ! ça me revient maintenant : trois personnes se tenaient au plus près de la fanfare, assises, des grands journaux déployés avec les regards plongés dans chacun d’eux, la musique était assourdissante, et elles, ces personnes, persistaient à lire. Oui, elles persistaient à déchiffrer ce qui pouvait bien être encore dit dans ces newspapers d’occasion, elles n’étaient pas parties, elles n’avaient pas quitté les lieux, elles tenaient dans des attitudes et dans quelque chose de surréaliste, ou d’héroïque, ou de presque risible. Wahh… Et puis ce n’était finalement pas risible, non, parce que tout était bon en cet endroit, il n’y avait pas de jugement à porter sur ceci ou cela, non : tout cela était dépassé… Il y avait juste à admirer — à tout admirer.

Le meneur de jeu reprenait son porte-voix, il guidait le groupe avec souplesse, en dansant, avec beaucoup de gentillesse et de délicatesse. Je crois que c’est ça qui m’a frappé : la gentillesse, cette générosité, cette gratuité… la gentillesse, oui, qui se dégageait là — quand je dis ‘gentillesse’, je ne parle pas de guimauve ou de quelque chose de mièvre, de surfait ou de je ne sais trop quoi encore, non : ça pétait, l’énergie était au plus haut, et c’était gentil, beau, généreux, très communicatif ! Ça passait.

On avait envie que ça dure toujours, ou en tout cas longtemps, et puis on n’avait plus envie de rien, de rien d’autre, que de contempler toute cette beauté, toute cette vie, d’en être de cette beauté et de cette vie — nous en étions — Le temps n’existait plus… et ça a duré, presque toujours puisque je vous en parle, et que je revois et que je réentends tout, là, en vous écrivant…

Merci !

Jean-Marie Delthil. 19 juin 2011.


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L’AVIS DU BMOL-JURY :

Ah la Brico-Fanfare, superbe idée ! Je n’étais pas là ce jour là à Kateb Yacine, mais pour les avoir vu plusieurs fois (notamment dans l’ancienne résidence des Barbarins Fourchus) je ne peux que souscrire à ces propos…

jury-jerome.jpgJérôme : Jean-Marie, merci de ce retour sur un des aspects de notre boulot : faire découvrir des artistes en concert… Votre texte est très beau, on sent la fibre du spectacle chez vous. Ravi que cela vous ait plu, j’espère vous revoir bientôt dans le réseau pour d’autres concerts ou autres… on a aussi plein de cd à vous faire découvrir !!!

jury-emeline.jpgEmeline : Ah, voilà la première expérience de concert que nous recevons. Bravo Jean-Marie, et merci de nous avoir fait parvenir ce retour d’expérience qui nous conforte dans notre rôle de passeur de musique vivante !

jury-anne.jpgAnne : Voilà un article dont on pourrait dire “on en a rêvé, il l’a ressenti”, bingo ! Ça fait un peu “ils sont tous bien contents, vive les bisounours” certes, alors, critiques, à vous la parole !

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par Jean-Marie | Commentaires (2s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 3 : FREDERIC PAGES

A découvrir | 25 juillet 2011

fred-pages.jpg

Chanteur-voyageur, Frédéric Pagès développe ses activités musicales entre la France et le Brésil.

Il pratique la chanson sous toutes ses formes mais il aime aussi les alliages a-typiques entre les mots, les sons et les souffles, la mise en voix et en rythmes de textes littéraires, les noces électriques du verbe et de la pulsation.

Il “met en scène et en son” Victor Hugo, Rimbaud, Césaire, Jack Kerouac, Garcia Lorca, Guimarães Rosa… mais aussi, et de plus en plus, ses propres textes.

Pendant une dizaine d’années (fin du XX° siècle) Frédéric Pagès a créé puis animé l’AGEM, l’Atelier Grenoble Espace Musical, un des premiers centres operant en France dans le champ des “musiques actuelles” à la fois lieu de création et de production musicale (une dizaine de groupes professionnels, un studio d’enregistrement, un label de disques) école (nombreuses master-classes avec de grands musiciens de Jazz et musiques improvisées) et co-direction du Festival de Jazz de Grenoble. C’est dans ce cadre qu’il constitue et dirige l’ensemble vocal “Les Jeux de la Tribu”.

Aussi attentif à la densité et à la musicalité des paroles qu’à l’intensité des mélodies qui composent son répertoire Frédéric Pagès est toujours entouré par des musiciens de premier plan, davantage partenaires qu’accompagnateurs., issus du jazz et des musiques du monde.

Avec eux et dans diverses configurations, mêlant le chant, le récit et l’invocation il s’est produit notamment au Centre Pompidou et à la prison de la Santé, à la Cité de la Musique, à l’Apollo de Mazamet et à l’Espace 93 de Clichy sous Bois où il a créé son spectacle « Lettre-Océan » mais aussi dans de nombreux festivals, en France et à l’étranger.

Fin 2009 Frédéric Pagès réalise une série de concerts et de créations au Brésil dans le cadre de “l’Année de la France au Brésil”, notamment en Amazonie, à Diadema et à Porto Alegre.
Début 2010 il est en résidence à Deauville où il anime, avec Xavier Desandre-Navarre, des ateliers mots-musiques pour adultes et en milieu scolaire qui déboucheront sur une création, “Tam-tam les mots !” présentée lors du Salon “Livres et Musiques”.

Actuellement il compose et prépare un nouveau répertoire, à la fois continuité et rupture pour aller plus loin dans l’aventure et dans le voyage: autre inspiration, autre instrumentation: cordes, cadences et corps éléctrique, échos et rumeurs du monde en turbulences.
“Je suis dans la danse étrange” fait partie de son prochains album en préparation. Il est accompagné par le Quintet à cordes franco-Argentin “Alter” ainsi que par Pascal Pallisco à l’accordéon et Xavier Desandre-Navarre aux percussions.

Frédéric Pagès a enregistré 8 albums dont 5 au Brésil.

Sur la toile :
www.myspace.com/fredericpages
www.grand-babyl.info


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L’AVIS DU BMOL-JURY

Jérôme : Une belle musique, originale. Tout comme l’interprétation. Des paroles qui ne laissent pas insensible.


Émeline : J’aime l’esprit, l’ambiance, l’orchestration et l’iconographie de ta vidéo. Des textes surprenants … tiens, tu vas peut-être réussir à me faire aimer la chanson française!


Julien : Ce n’est pas du tout ma tasse de thé mais je dois reconnaitre la qualité et l’originalité de l’orchestration (accordéon jazzy, cordes de musique contemporaine) et des paroles, l’ambiance est un peu oppressante et froide mais ça ne me dérange pas; en revanche j’ai davantage de mal avec la voix que je trouve en porte à faux avec la musique, difficile d’expliquer pourquoi…


Anne : Ah ! Frédéric Pagès et les “Jeux de la tribu”, toute une époque ! Bel ensemble, classieux, mais un peu triste.

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par Frederic | Commentaires (1)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 2 : PIERRE

A découvrir | 18 juillet 2011

“Voilà l’éééété ! voilà l’étéééé !” chantaient Les Négresses Vertes il y a une vingtaine d’années…

Oui, l’été ! époque bénie du transat, de l’après-midi passée à cuire, de la sieste… Alors pourquoi ne pas profitez des bibliothèques pour réaliser de magnifiques combos : “musique / bon bouquin / paysage / soleil” ? Bon, pour le soleil et le paysage on risque de pas pouvoir faire grand chose (quoique… il y a plein de guides touristiques dans les rayons) mais pour le reste, y a de quoi faire !

Pour le bon bouquin je vous fais confiance mais pour la musique, comme on est sur Bmol, je me permets de donner 2, 3 p’tits conseils en vous incitant à emprunter quelques albums qui, selon moi, se marient bien avec la douceur des combos “musique / bon bouquin / paysage / soleil.”

nick-drake.jpgRien ne vaut un album de Nick Drake. N’importe lequel. Mort en 1974 d’une surdose d’antidépresseur à 26 ans, le britannique est un génie de la folk. Ses trois albums, Five Leaves Left, Bryter Layter et Pink Moon sont des bijoux de mélodies mélancoliques. Sa musique semble sortir des arbres, de la terre, des nuages… elle invite à contempler, ralentir et profiter… Combo conseillé : “Nick Drake / bon bouquin / paysage / brise chaude / quiétude.”

bon-iver.jpgAvant d’écouter leur nouvel album sorti le 21 juin, le premier disque de Bon Iver, For Emma forever ago, peut très bien entrainer un combo “Bon Iver / bon bouquin / début de soirée”. Bon Iver, c’est un groupe largement dominé par son chanteur-compositeur, Justin Vernon, qui s’est retiré plusieurs mois en plein cœur du Wisconsin pour réaliser cet album. Le résultat est à la fois doux, puissant et lyrique.

tim-buckley.jpgPour le réveil, je recommande la voix forte ou légère et les mélodies énergiques ou rêveuses des premiers albums de Tim Buckley (Tim Buckley ; Goodbye and hello). Dans ces deux premiers albums, le père de Jeff Buckley reste encore proche des sonorités folks tout en y ajoutant un accent féérique original.


jack-johnson.jpgPour les jours de pluie (ça peut arriver) je conseille les deux albums de Jack Johnson Brushfire fairytales et In Between Dreams, je ne sais pas trop pourquoi… Ce sont des albums que j’écoute en mode “bon bouquin / écouter et regarder la pluie tomber / quiétude”. Peut-être est-ce parce que les deux albums du surfeur hawaïen ont la qualité de renfermer un peu de soleil et que ses mélodies acoustiques et simples peuvent être reposantes comme vivifiantes (ou, tout simplement, je me suis laissé influencé par la pochette…)

Enfin, pour conclure, à la pelle, je vous invite à écumer les bacs de nos bibliothèques à la recherche de Simon & Garfunkel, Damien Rice, Cat Stevens, Leonard Cohen, Fairport Convention, Van Morrison… et bien d’autres albums qui accompagneront vos rêveries, siestes, road trip, ballades et autres occupations ou désoccupations de l’été. A vous de créer vos propres combos trop chouettes de la mort qui tue et de chanter avec Éric Charden : “L’été s’ra chaud l’été s’ra chaud, dans les bm grâce aux comboooos

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-anne.jpgAnne : J’adore la phrase :”je conseille les deux albums de Jack Johnson Brushfire fairytales et In Between Dreams, je ne sais pas trop pourquoi…”


jury-jerome.jpg Jérôme : Un choix qui tue, un peu calme tout ça mais bon… Tu serais pas en train d’acheter le jury de bibliothécaires, toi!!? La palme du bon goût en tous cas !


jury-emeline.jpg Émeline : Pierre, quelle belle pub pour les bibliothèques de Grenoble tu nous a fait là! Très bon article au demeurant, bien construit, argumenté, la petite pointe d’humour qui va bien = j’adhère!


jury-julien.jpgJulien : une sélection solide et je ne peux que m’incliner dès lors que je vois l’album de Bon Iver (un jeu de mot ?) qui m’a bercé une bonne partie de l’année 2010…

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par Pierre | Commentaires (4s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” #1: GARVIN

A découvrir | 12 juillet 2011

garvin.jpg

Garvin est un groupe franco -britannique fondé le 4 février 2009 par deux guitaristes chanteurs, Gareth Powell (Pays de Galles) et Vincent Thourigny (France), écumant les pubs de Grenoble armés de leurs guitares et écrivant ensemble leurs premières chansons…

6 mois plus tard, entendant de la musique dans le studio, Calumn Mackay (Ecosse), entra et installa sa batterie… elle y est toujours. L’arrivée de ce batteur ouvrit de nouvelles perspectives au groupe. Après une année chargée de concerts et de séances studio, Garvin rencontra, à l’occasion d’une de ses prestations, Pad Pinocely (France) qui proposa ses services de claviériste pour les besoins d’un enregistrement. Il installa donc ordinateur et synthétiseur dans le studio… ils y sont toujours.

Garvin est désormais au complet et peut explorer l’ensemble des possibilités offertes pas la musique électro-acoustique. Sans se prévaloir d’un style en particulier, la musique de Garvin est fortement influencée par la musique pop anglo-saxonne. Ce qui intéresse ce groupe c’est explorer de nouvelles voies…

Cette première vidéo est constituée d’un simple diaporama mais donne une assez bonne idée de l’ambiance créative qui règne dans ce groupe… d’autres projets vidéo sont déjà en route et de nouvelles chansons sont enregistrée, mais Garvin veut aller plus loin…
« Nous serons le premier groupe à donner un concert sur la lune ! »
Bring it on


On One Leg
Consultez la page Myspace de Garvin

Photo : Camille Ambrosi

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-julien.jpgJulien : C’est bien en place, j’aime bien le jeu du gratteux, la voix n’est pas mal non plus mais le tout manque encore un peu de personnalité (je me la joue vraiment jury implacable)…


jury-jerome.jpgJérôme : Une vraie ambiance qui nous plonge dans le rêve, renforcée par la voix cristalline… ça tient la route les Garvin!


jury-anne.jpgAnne : Pop-rock intéressante mais petit problème de justesse au début de la prestation…


jury-emeline.jpg Emeline : Belle énergie, belle voix. Ca me donne envie de boire une pinte de Guinness sur les bords de la Tamise tout ça! Bravo les Garvin, good job!

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par Garvin | Commentaires (14s)


LES SURVOLTEES DU BOOTY*

A découvrir | 4 juillet 2011


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Lors de notre dernière réunion de travail Bmol, le rédacteur en chef nous a présenté les axes de travail de l’été.

“Mes cocos, l’été approche, les bibliothèques connaissent une crise de fréquentation et un déficit d’image. Les adhérents doivent maintenant être au cœur de nos préoccupations et Bmol va coller à leurs demandes…”. “Emeline, cet été tu me feras du people, Julien tu t’occuperas des rapports entre musique et jardinage, débrouille-toi il faut penser à notre lectorat 3ème âge, Jérôme on nous demande du cul, tu t’en charges!”. Et oui ça se passe comme ca sur Bmol…
Ouf! Pas trop mal tiré… Entre les vieux et les stars, le cul semblait quand même un peu plus dans mes cordes et grâce à mes modestes connaissances en la matière et à mon bon goût, je devais donc traiter ce phénomène qui, depuis toujours, secoue le monde dans tous les sens…

booty3.jpgLe monde n’est que cul. La révolution de 68 ne s’est pas faite que dans les esprits, mais aussi en dessous de la ceinture. Après la société de consommation et celle du loisir, on vit maintenant ouvertement dans une société du plaisir. Recherchée, revendiquée, exigée, la jouissance devient un droit élémentaire et fondamental. L’orgasme est désormais un objet historique et on aurait été moins choqué d’entendre Jacques Séguéla déclarer que si à 20 ans on n’a pas de Durex, on a raté sa jeunesse.
France Culture, pourtant pas toujours très rock’n'roll, nous propose une spéciale Sade (pas la chanteuse hein) et Finkelkraut , réac’ en chef, met son grain de sel avec une émission sur le libertinage à écouter ici.

booty4.jpgLa musique n’est pas en reste… Mais comment cerner mon sujet? Le monde musical n’est qu’on océan de séants. Du postérieur camionneur façon Romy Madley (The XX) au non-cul d’une PJ Harvey, du tchou* généreux à la Beth Dido au bonda* bondé de la funky Jennifer Lopez, le sujet s’avérait aussi large que la chute de reins d’une Michele Obama.
Il faut dire que les clips US nous déversent un tel flux continu de bonasses sur nos écrans que le marché de la fesse est en train d’exploser un peu partout dans le monde, comme ici avec le business des culottes rembourrées au Mali ou là avec le phénomène silicone. ou encore ici avec Pippa Middleton (aaahhh le prénom qui tue…) qui a réussi, grâce à une silhouette venue d’un autre monde, à voler la vedette à sa sœur tout de même en train d’épouser le futur roi d’Angleterre…

booty5.jpgPas bien compliqué de choisir en vérité. Car au concours de la plus belle plastique booty, il n’y a pas photo. Les grandes gagnantes sont, sans conteste, ces demoiselles du r’n'b. Attention il y a du très très lourd dans cette catégorie, le corps étant partie prenante de cette esthétique musicale. Démonstration? Pour préparer au mieux cet été qui s’annonce très chaud, un petit aperçu vidéo de ce que la création nous a offert de plus abooty (j’ai osé!).

Ladies and gentlemen…

A toute seigneure, tout honneur, la reine des reines, la phœnix de ces bois, l’unique et inégalée, la bombasse intégrale, j’ai nommé… BEYONCE!

Talonnée de très près par la toute jeune et prometteuse Barbadienne Rihanna et son clip chaud les marrons


Dans un style plus latino, on ne peut négliger la plus célèbre des Colombiennes, Shakira et son désormais célèbre mouvement de bassin


Je vous laisse donc vous faire une idée et éventuellement proposer d’autres choix en commentaires…

Allez, bon été à tous et à toutes!

PS: Cet article est spécialement dédicacé à ma Béky qui possède le plus beau cul du sud-isére!!

* fesses, derche, dargeot, dargif, dargiflard, arrière boutique, joufflu, les 2 frangines, pétard, meules, miches, noix, pétard, pétrusquin, prose, train, valseur…

Mots-clés : ,
par Jérôme | Commentaires (13s)

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