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A EMPRUNTER

canaille.jpg LA CANAILLE, "Une goutte de miel dans un litre de plomb"
Révélé au Printemps de Bourges et après une tournée en France, La Canaille sort son premier album. Du hip-hop nourri au rock et à la world music. Des paroles engagées voire anarchistes (voir le titre "Ni dieu ni maître") mais toujours sensées, chroniques du monde mâtinées d'allégories frappantes. Du scratch pour souligner le tout sans être omniprésent. Une ambiance dure, sombre mais sans déprime, qui sonne plutôt comme un appel à la lutte contre les injustices, thème classique du rap mais dont la mise en scène textuelle et musicale en relève la saveur comme... une goutte de miel dans un litre de plomb. Un album réussi qui redonne envie d'écouter du hip-hop français.


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LE MOIS INAVOUABLE #3

A découvrir | 30 janvier 2012

HÉLÈNE FISCHER, “So wie ich Bin”

Moi j’adore le schlager allemand et vous ?

C’est vrai qu’en France, à part les groupes des années 80 comme Modern Talking, Alphaville, Nena, et les chanteuses Sandra et Ute Lemper ou plus récemment Tokyo Hotel, on connaît peu les artistes d’outre-Rhin. Alors j’ai eu envie de remédier à cette lacune en vous faisant découvrir une particularité musicale bien germanique, le schlager, à travers les chansons d’une chanteuse qui est une star en Allemagne, j’ai nommé la belle et gracieuse Hélène Fischer qui est la Céline Dion teutonne.

Mais me direz-vous, ça veut dire quoi le mot schlager ? C’est issu du verbe allemand schlagen qui veut dire frapper ou taper et cela désigne un style de musique populaire des pays de l’Europe centrale et de Scandinavie basé sur des chansons rythmées avec des refrains répétitifs aux paroles simples (on peut frapper des mains en les écoutant, c’est génial !). Les schlagers ont eu leur heure de gloire aux concours de l’Eurovision ou durant les émissions de variétés le samedi soir sur les chaînes allemandes.

Le schlager de miss Hélène Fischer est plutôt pop et romantique. Il a conquis le monde entier en faisant d’elle la plus grande chanteuse allemande du moment. Alors si vous voulez vous aussi découvrir comme ma collègue Emeline le schlager allemand, venez emprunter son album “So wie ich bin”. D’ailleurs Emeline ne m’a toujours pas dit si elle aimait ou pas, j’attends sa réponse avec impatience…

De toute façon avec le schlager, c’est soit on adore soit on déteste, à vous de juger en écoutant ce medley schlager dynamique d’Hélène Fisher en direct live de la ZDF :

Où trouver ce document ?

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par Stéphane | Commentaires (6s)


Le TOP 2011 de BMOL

A découvrir | 16 janvier 2012

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La joyeuse équipe de Bmol vous souhaite une bonne année 2012 : bonne musique, santé, joies et chocolat !
Et pour démarrer en fanfare, piochez donc dans le top 5 - 2011 de toute l’équipe des acquéreurs de musique pour vous réconforter !

Consultez le ici : Top5 2011

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LE MOIS INAVOUABLE #1

A découvrir | 9 janvier 2012

LES GUITAR-HEROES VERSION INAVOUABLE !

Steve Vai

Pour certains, le concept de guitar-hero est déjà en soi une faute de goût, ouvrant potentiellement la catégorie à un très grand nombre de musiciens. Quoiqu’il y en ait quand même qui avaient (ont) de la classe et qu’on ne peut réduire à leur seul instrument : Jeff Beck, Jimmy Page, David Gilmour ou encore Prince. Mais pour mettre tout le monde d’accord je vous présente ici 3 guitar-heroes inavouables chacun à leur manière. Attention, c’est du lourd !

Au premier rang d’entre eux, à tout seigneur tout honneur, l’inénarrable Yngwie Malmsteen. Venu des froides contrées du nord au début des années 80, ce guitariste prodige suédois à la vélocité inégalée et à la crinière très hair-métal (les amateurs du genre apprécieront) se proposait d’ effectuer la synthèse de la musique classique et du hard-rock à sa manière, c’est-à-dire sur le mode de la vélocité et du baroque, entendu ici dans tous les sens du terme. Le garçon a un peu vieilli et même s’il n’est toujours pas manchot, le caractère vain (et inavouable) de sa musique saute aux oreilles, mettant ainsi un terme aux illusions de ma jeunesse ! A savourer dans la vidéo ci-dessous.

Second dans la catégorie, Steve Vai, un peu disparu des radars ces temps-ci mais qui débuta dans l’ombre de Frank Zappa à la fin des années 70, excusez du peu. Un peu moins pompier musicalement que le précédent, mais tout aussi peu inspiré dans ses accoutrements et jusqu’au choix de ses guitares : couleurs criardes, fluorescentes, à trois manches, en forme de cœur, avec une poignée taillée dans le corps de l’instrument pour pouvoir la trimbaler plus facilement au supermarché du coin je suppose, bref, un original. Même verdict que pour Yngwie Malmsteen : brillant mais musicalement (et visuellement) indigeste, même si je lui trouve par instants des accents hendrixiens.

Reste le cas Buckethead, paradoxalement le moins inavouable peut-être. Certes le bonhomme est complètement frappadingue, mais il a eu le bon goût de travailler avec Bill Laswell dans le projet Praxis et tout récemment pour son dernier album avec le grand Bootsy Collins ! Le guitariste en impose comme il se doit mais de là à jouer en public avec un seau (bucket) sur la tête, il y a un pas à ne pas franchir ! Il a cependant la capacité de savoir jouer lentement, démontrant en quoi la route taillée par tous les guitar-heroes depuis 20 ans (déluge de notes et accélération tout azimuts) est irrémédiablement une voie de garage. Bref j’avoue une certaine sympathie pour ce Buckethead. C’est grave docteur ?

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par Julien | Commentaires (7s)


HUMEURS & CLAVECINS

A découvrir | 19 décembre 2011

Bmol s’ouvre à nos usagers ! Aujourd’hui une contribution proposée par Rémi.

Petit voyage au cœur des exercices pour clavier de Jean-Sébatien Bach. Quelques idées pour approcher les claviers baroques : l’orgue et le clavecin.

Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin, l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

J’avais commencé ainsi une précédente chronique pour ne pas parler de musique dite classique mais de tango. Aujourd’hui, ce sera donc clavecin ! Donc au menu du jour, ce sera clavecin et classique ! Encore que j’aurais pu poursuivre sur le ton du tango grâce à Oscar Milani  et Mario Raskin qui ont publié deux disques de transcription de tangos de Piazzolla pour… deux clavecins.

Revenons au classique. Nous devrions dire non pas musique classique, mais musique savante. En effet la période dite classique viserait plutôt Haydn, Mozart et le pianoforte. Pour le clavecin, nous devrions dire musique baroque. Période qui se détermine avec une espèce de monument puisqu’il s’agit de Jean-Sébastien Bach.
Les droits d’auteur inventés par Monsieur de Beaumarchais aujourd’hui déclinés en Hadopi et consorts n’existant pas encore à l’époque de Bach, celui-ci a édité fort peu d’œuvres. On le savait improvisateur, on le sait maitre de chapelle dont il ne reste, par exemple, que 200 cantates alors que l’on est sûr qu’il en a forcément écrit beaucoup plus. A titre d’exemple, Telemann a laissé quelques 3600 oeuvres répertoriées contre 1100 pour Bach. Et Monsieur Platz du consistoire de Leipzig avait signifié qu’à défaut de Télémann, ils devraient se contenter d’un médiocre lors de la nomination de Bach au poste de Cantor… Le star système ne date donc pas d’aujourd’hui !
Ce bon Jean Sébastien, Johann Sebastian, en allemand, a donc laissé peu d’œuvres par rapport à ce qu’il a pu et dû produire. Et il a peu édité, très peu. En particulier 4 “Clavier Übung” c’est à dire des exercices pour clavier. Ceux qui ont tâté du clavier souriront à l’idée que Bach ait pu nommer de tels sommets “exercices”. (Lire la suite…)

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par Remi | Commentaires (0)


LES COUPS DE COEUR DE NOËL

A découvrir | 13 décembre 2011

Ils sont tout neufs, ils sont tout beaux, ils sentent bon les marrons chauds : voilà les coups de cœur de Noël des bibliothécaires!
De quoi adoucir les mœurs autour de la dinde ou combler des silences gênés. Oui, on a vraiment pensé à tout!

Cliquez sur le lien pour voir la discographie.

L’équipe de Bmol vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année!

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DIVAGATIONS

A découvrir | 5 décembre 2011

Partout c’est déjà Noël : de quoi s’engueuler jusqu’à la crise de nerfs, pour savoir si on va chez Belle-Maman ou Mamie, à moins qu’on les fasse venir, mais à leur âge, et puis où, et quel jour, à moins qu’ils ne viennent tous à la maison, mais il y a ceux qui habitent trop loin et il faut les loger, ils sont trop nombreux et ils font trop de bruit, et puis eux non plus ils ne savent pas encore où ils vont aller parce qu’il ne faut blesser personne, il faut voir avec les autres, et qui est allé où, l’année passée.

Partout c’est déjà Noël : de quoi s’empiffrer jusqu’à la crise de foie, après s’être demandé pendant des jours ce qu’on va manger, parce que Raymond n’aime pas les huitres et Ginette a du cholestérol, Minibill n’aime que les pâtes, et Craspouille veut absolument une pizza. Quant aux desserts, maison c’est quand même mieux, mais c’est moins la classe que le pâtissier, qui est hors de prix, fruits bio ou chocolat bien gras, that is the question !

Partout c’est déjà Noël : de quoi se creuser la tête pour offrir des tas de choses inutiles, des tas de cadeaux qui ne plairont pas forcément, qui tomberont à côté, qui seront en vente le lendemain sur internet. Chacun dit, ah, non, cette année on ne fait pas de cadeaux, et puis de fil en aiguille, ça quand même ça ferait plaisir à Josette, et la petite elle aurait bien besoin de ça, et puis c’est pas le grand qui se paiera ce truc-là, et puis ce bonnet sur la tête à Pépé on l’a assez vu.

Partout c’est bientôt Noël : il reste certes surtout la frénésie de consommer, mais il reste encore des magies d’enfants et c’est pour ça que ça continue. Il reste encore la joie de se retrouver, avec ceux qui sont encore là, et celle d’offrir des bons cd, après avoir consulté les coups de cœur des discothécaires : ) , sans parler des coupes de champagne qui pétillent et des éclats de rire.Avec “La meute rieuse” dans les oreilles, titre pas terrible mais pochette qui plaira à certains :  Les yeux des fesses, disque absolument sympathique, je n’aurai qu’un seul mot : à ceux que tout cela déprime, restez zen ça sera vite passé, et aux autres, goutez tout ça en arrêtant ce foutu temps qui nous file entre les doigts à la vitesse de la lumière (de Noël ?)

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par Anne | Commentaires (5s)


VOCODEUR, TALK-BOX ET AUTO-TUNE SONT DANS UN BATEAU

A découvrir | 28 novembre 2011

Au XXe siècle, la musique a utilisé la technologie pour expérimenter ou pour tester des sonorités nouvelles. Outre les telharmonium, theremin, melotron et autres ancêtres du synthétiseur, la voix a également été un champ d’investigation pour les compositeurs contemporains. Voilà une belle occasion de vous conter aujourd’hui la sainte trinité des amateurs de musique électronique et de voix : vocodeur, talk-box et auto-tune.

Le vocodeur tout d’abord. Contraction de voice coder (codeur de voix), il s’agit d’un procédé technologique permettant de fabriquer un son synthétique à partir du spectre de la voix, et qui donne sur les morceaux l’utilisant cette voix de robot caractéristique. Inventé par un scientifique américain, Homer Dudley, sa première application concerna le téléphone et permit à Roosevelt et Churchill de communiquer par-delà l’océan pendant la seconde guerre mondiale. Il faudra attendre 30 ans pour en voir les applications dans la musique, notamment chez Kraftwerk, Giorgio Moroder et Afrika Bambaataa. Mais aussi Herbie Hancock, Frank Zappa, Pink Floyd et même Scorpions et Neil Young.
Pour le plaisir Planet Rock d’Afrika Bambaataa



et Robots de Kraftwerk
Confusion est souvent faite avec la talk-box (”boite parlante”). Le point commun étant la voix de robot mais le procédé diffère sensiblement puisque il s’agit là de faire “parler un son” en chantant dans un tuyau relié à un synthétiseur. La voix se trouve ainsi transformée par un son synthétique. Le précurseur en fut Stevie Wonder qui l’utilisa sur quelques titres mais on peut également citer parmi ses utilisateurs Jeff Beck, Bon Jovi, Peter Frampton, Metallica et Guns And Roses.
Mais rendons à César ce qui lui appartient, ce fût Zapp et ses frères Troutman qui popularisèrent cet instrument de la plus belle manière. Voyez ici (démonstration à 2′20) et notez au passage les tenues de scène qui mettent tout de suite dans l’ambiance.

Côté Auto-tune enfin, on doit cette invention à Andy Hilldebrand, un ingénieur en pétrochimie, qui releva un défi lancé lors d’un diner : inventer une machine qui fasse chanter juste! Il recycla une de ses inventions permettant par un procédé d’ondes acoustiques de sonder les zones potentiellement pétrolifères et le tour était joué. Chanter juste en temps réel, magnifique la technologie! Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Comme pour un tas d’autres inventions en musique, le procédé fut détourné. Des ingénieurs du son s’aperçurent qu’en poussant les réglages à l’extrême, le traitement prenait un caractère artificiel, donnant à la voix un attractif et original aspect métallique et aigüe. Et la vague auto-tune déferla sur les musiques urbaines. Raï d’abord, puis rap (T.pain, Snoop Dogg, Mister You, 113…), r’n'b (presque tous…), et même reggae (Gappy Ranks) et pop/dance (Cher la première, Black Eyed Peas…).L’auto-tune cela ne vous dit vraiment rien? Impossible car plus de la moitié des morceaux qui sortent en ce moment dans le r’n'b, le raï, le rap à refrain chanté et la dance en comportent. Ecoutez plutôt (tendez l’oreille sur le refrain).


Vous ne voyez toujours pas? J’en rajoute une belle couche! Le titres est pas super mais c’est pour bien vous faire comprendre.
 Et voilà

! Vous aurez maintenant tout compris de ces appareils aux noms barbares et pourrez désormais épater vos amis sur les mérites comparés de la voix dans le r’n'b contemporain.
Et que je n’entende pas dire qu’on vous laisse ignorants sur Bmol !

Ou trouver ces documents ? Afrika Bambaataa “Looking for the perfect beat : 1980-1985″
Kraftwerk “The tan machine”
Stevie Wonder “Talking book”
Zapp & Roger “All the greatest hits ”
Mister You “Dans ma grotte”
Gappy Ranks “Put the stereo on”

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par Jérôme | Commentaires (5s)


IVRESSES (Michel Godard, Franck Tortiller et Patrick Héral)

A découvrir | 1 novembre 2011

In vino musica, et vice-versa ?

Le thème du vin et plus généralement de l’ivresse (et même des ivresses au pluriel, comme ici) a inspiré nombre de musiciens de tous horizons, et en particulier les musiciens de jazz : faut-il y voir une parenté entre la désinhibition que le vin peut procurer et la liberté nécessaire à la pratique de l’improvisation, qui fait le sel de cette musique (bien qu’il ne soit pas forcément conseillé de pratiquer les deux simultanément…) ?

Quoi qu’il en soit, ces deux mondes du vin et de la musique ont en commun un vocabulaire  peuplé d’accords, de notes, de couleurs, de rondeurs, d’éclats ou de reflets, et un terrain de jeu commun : celui du plaisir. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si ces deux univers se rencontrent à l’occasion…

Et les accords les plus savoureux, en musique comme dans le verre, ne sont pas forcément les plus évidents, tant l’inattendu fait partie du plaisir, du palais comme des oreilles : ce trio, qui a passé une semaine de résidence à l’Abbaye de Noirlac, sur les terres berrichonnes qui donnent naissance au Sancerre et au Mennetou-Salon,  nous le prouve dans le mariage savoureux des timbres du serpent (instrument à vent aux formes sinueuses - d’où son nom - qui nous vient de la musique ancienne), des percussions-claviers et des percussions, comme d’autres marient les saveurs des différents cépages : les sons graves du serpent ou du tuba nous ancrent dans le terroir tandis que les notes aiguisées du vibraphone et du marimba s’élèvent tout en  légèreté et vibrations comme le parfum que l’on hume au-dessus du verre, et que la voix, l’électronique et les percussions du troisième élément de l’assemblage donnent le liant ou la ponctuation.

Tout au long de cet album qui s’ouvre avec une relecture  de “Si dolce e ‘l tormento” de Claudio Monteverdi dans laquelle le serpent donne tout son moëlleux , chacun des musiciens apporte les échos de son terroir d’origine, sous des titres aussi évocateurs que “Syrah”, “Bourguignonne”, ou “A Monk’s Clavelin”, jusqu’à l’aboutissement : “In paradisum” … que rêver de mieux !

Non, je ne terminerai pas en vous recommandant selon la formule rebattue de déguster avec ou sans modération - à vous de voir -, mais en vous proposant quelques musiques sur le même thème, à retrouver bien entendu dans les bibliothèques de Grenoble :

- Dhafer Youssef : “Abu Nawas rhapsody : The wine ode”

Dhafer Youssef (oud, voix) que l’on avait entendu précédemment  avec Nguyen Lê, Renaud Garcia-Fons ou la nouvelle scène de l’électro-jazz norvégien s’associe ici entre autres avec Tigran Hamasyan (le jeune pianiste arménien qui a fait un tabac cette année avec son album solo “A fable”), pour un hommage au poète persan Abu Nawas, dont les poèmes (au 8ème siècle!)  chantaient, parmi d’autres, les plaisirs du vin et de la boisson.


- Moscow Art Trio : Introduction & wine variations : troisième mouvement de “Village variations”, musique pour un ballet imaginaire en 6 scènes composé par Misha Alperin pour le Moscow Art Trio et orchestre à cordes et percussions, sur une commande du Norwegian Chamber Orchestra : un alliage de jazz, de musique classique et de folklore. Cette scène très imagée évoque les titubations joyeuses et les hoquets de villageois un peu “gais”. Dans un autre contexte, et pour donner une petite idée de leur musique :

- Amy Winehouse : Rehab : le versant sombre, ô combien, du tableau… mais comment ne pas évoquer  la chanteuse anglaise à la voix soul et au destin brisé à 27 ans pas les abus de drogues et d’alcool : oublions les concerts ratés, mais réécoutons (jusqu’à plus soif ?) ses enregistrements, en particulier l’album “Back to black”, qui s’ouvre sur “Rehab”, où elle envoie balader la cure de désintoxication.
- Musique des vignes. Disque enregistré dans les années 90 par le Groupe de Musique Electroacoustique d’Albi-Tarn (GMEA) qui met en musique les étapes de la fabrication du vin, et qu’il était conseillé alors d’écouter en buvant un Château Salettes 1990 : il est encore possible d’emprunter ce disque en le réservant au Fonds Commun Musique des Bibliothèques de Grenoble, par contre nous ne pouvant pas garantir le Château Salettes…http://www.gmea.net/structure/gmea/histoire.htm
- Et bien sûr : “Days of wine and roses” : chanson composée par Henry Mancini et Johnny Mercer pour un film du même nom, devenue standard de jazz  et interprétée par nombre de musiciens, de Ben Webster à Michel Petrucciani en passant par Sun Ra et Bill Evans. Ce thème est en quelque sorte au jazz ce que “Le petit vin blanc” est  au musette (en plus sombre) : un incontournable.

…et bien d’autres encore qui ont d’une manière ou d’une autre rendu hommage au divin breuvage ou à l’ivresse : Boris Vian (Je bois), Brad Mehldau (Lilac wine), Champion Jack Dupree ( Drinking wine spodie-odie), David Krakauer (Roumanian wine cellar), Bobby McFerrin (Let’s drink the wine), Egberto Gismonti (Agua & vinho)… etc.Où trouver ce document ?

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par Martine | Commentaires (2s)


LES POCHETTES SEXY DE LA BIBLIOTHEQUE KATEB YACINE

A découvrir | 24 octobre 2011

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A la suite de mon article du mois de juillet traitant des plus beaux déhanchés du r’n'b international, j’avais promis de donner suite et de vous faire partager les pochettes les plus sexy de la bibliothèque Kateb Yacine à Grenoble.

Ma mission fut périlleuse tant je faillis crouler sous les pochettes sexy, mais aussi sous les sollicitations des collègues amusés et visiblement pris au jeu “Tiens et celle-là tu l’a sélectionnée?”… Hum hum… malgré quelques grincements de dents en juillet, le sujet plaisait donc!

Pléthore d’albums ont mis à contribution le corps de l’homme et de la femme. Quelques tendances? Le rock est archi sur représenté, mais peu de fesse en classique, jazz et reggae. Le rap fait beaucoup dans le torse masculin et le r’n'b dans le corps féminin. On trouve quelques belles surprises en chanson francophone. Une pochette au moins ne sortirait plus aujourd’hui, à vous de deviner laquelle.

Voici donc en exclusivité pour vous chers lecteurs et lectrices les pochettes les plus sexy, les plus osées, les plus suggestives et même les plus marrantes… vous allez voir !

Les pochettes sexy

PS : toutes vos contributions sur le thème seront les bienvenues

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par Jérôme | Commentaires (1)


LA DERNIERE DANSE…

A découvrir | 10 octobre 2011

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C’est avec émotion que mes doigts tapotent sur le clavier, comme une chorégraphie mal assurée. C’est en effet la dernière fois que je partage avec vous mes coups de cœur sur ce blog.

Pour cet article, j’ai demandé la collaboration photogénique de mon vieux compagnon d’étagère et je puis vous assurer que la peluche n’a subi aucun mauvais traitement pendant la séance de photos.

Chers internautes, je vous propose cette sélection de CD jeunesse pour faire encore un bout de chemin ensemble.
Une chanteuse : Tartine Reverdy. Avec son album, elle met en scène des couleurs, les couleurs de la vie dans un style musical très féminin qui n’appartient qu’à elle.
Un groupe : Les Déménageurs qui nous propose un CD vitaminé rempli de chansons aux styles musicaux variés que l’on reprend avec bonheur.
Un spectacle musical : Le bateau de Nino d’Hélène Bohy et Olivier Caillard. Pour tous les inconditionnels de leur style inimitable qui touche toutes les âmes d’enfants.
Une curiosité : Le jouet musical, sous lequel se cache un collectif de musiciens qui se sont amusés à ne prendre que des instruments de musique destinés aux enfants pour nous concocter une œuvre musicale surprenante et inédite.

Si vos petites oreilles en écoutant ces quelques titres envoient un signal à votre bouche pour qu’elle sourie de plaisir, alors j’aurai bien rempli ma tâche. Allez Bmol, salue tous les collègues qui te font vivre avec tant d’originalité et de conviction professionnelle, j’te chante pas une petite chanson d’adieu mais le cœur y est…

Où trouver ces documents ?

Tartine Reverdy/Madame je veux!

Lili et les escargots/Les Déménageurs

Le bateau de Nino/Hélène Bohy et Olivier Caillard

Le jouet musical/Pierre Chemin

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par Sandrine | Commentaires (0)


Danses de l’été : Côte d’Ivoire 1 Amérique du Sud 0

A découvrir | 26 septembre 2011

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“Quand vient la fin de l’été / sur la plage”… c’est l’heure du bilan musical, on n’y coupe pas. Et si vous avez raté le phénomène danse de l’été, ne vous inquiétez pas, les chroniqueurs tendance de Bmol sont là pour vous remettre à niveau.

Chaque année, à l’occasion de la trêve estivale, c’est la même rengaine. Un feuilleton de l’été navrant (en général un sordide fait divers, cette année un sordide fait divers au FMI), la météo des plages, le Tour de France, la France rurale où il fait bon vivre chez Jean-Pierre Pernaut. Bref une certaine idée de l’immuabilité des choses. Et pour renforcer ce sentiment de cycle infernal (oui je sais, la fin de l’été me met de méchante humeur), le must : la sortie de la danse de l’été.

piscine.bmpEn effet, pas un été sans sa BO et pas un rayon de soleil sans le morceau qui te colle à la peau, que tu le veuilles ou non. La danse de l’été c’est quoi ? Un rythme entrainant, une chorégraphie simpliste, un goût certain pour la performance collective et un cœur de cible qui tape très large, du marmot à la mamie. La particularité du genre ? Un clip ensoleillé, un matraquage télévisuel horripilant, parfois un partenariat avec une célèbre boisson gazeuse (non pas celle là, l’autre…) et surtout une influence musicale unique, “latino”, et des succédanés plus ou moins fidèles et réussis. Cet événement, majeur pour les GO de campings, les programmateurs de NRJ et autres foires à la chèvre, est né en 1989 avec la Lambada. Succès planétaire immédiat. Suivront des Soca Danse, Macarena, Tago Mago, j’en passe et des pires car là n’est pas mon sujet.

Car voilà qu’en 2010, tout a changé… Avec la Coupe du Monde en Afrique du Sud et le Waka Waka de Shakira, un inversement de tendance s’est opéré: la danse africaine de l’été est arrivée. Initié en 1991 par Yannick Noah et son Saga Africa (non je rigole…) le phénomène s’est enraciné depuis quelques années en France. Ainsi, TF1 a tenté cet été la carte Alpha Blondy avec son Vuvuzela mais c’est finalement un quasi inconnu, Moussier Tombola, qui a défouraillé les campings français cet été avec son Logobitombo et ses 15 millions de vues sur Youtube. Pour être complet, il faut également citer dans ce palmarès de haut niveau le Hula Hoop de Lyloo et Willy William.


magicsystem-danse.jpgPetite explication pseudo-socio-musicologique de l’impact des musiques d’inspiration sub-saharienne sur le sol européen. Depuis quelques années les maquis* d’Abidjan règlent les phénomènes de mode question musique, danse et sape. La partie immergée de l’iceberg se nomme Magic System et enchaine les tubes depuis près de 10 ans.
Mais combien de sapeurs, flambeurs et autres inconnus danseurs règlent au millimètre les courants de mode qui feront les belles nuits parisiennes quelques semaines plus tard? Pour vous en persuader, voir ici les poétiques et surréalistes danses de la grippe aviaire, de la moto, de la grand-mère, du gorille (pas très sympa c’est presque la même que la précédente …) et les plus célèbre d’entre tous le coupé décalé.



Le phénomène est tellement fort à Abidjan que des gamins déscolarisés en font leur mode de subsistance. Il fut un temps où les Congolais tenaient la corde dans les tendances musicales africaines… Dès les années 50 avec la rumba congolaise qui fit danser nos parents et entrer dans les foyers français un peu de couleur.



Les années 70, 80 et 90 virent l’avènement de tout un tas d’artistes sur le continent européen: Fela, Touré Kunda, Youssou N’Dour, Ali Farka Touré, Salif Keita
Mais question danse, il fallut attendre les années 2000 et les Angolais avec la vague Kuduro (prononcez koudouro) pour inscrire l’Afrique sur la grande carte mondiale de l’électro. Voyez ici les Portugais de Buraka Som Sistema en collaboration avec Mia sur Sound of Kuduro ce que l’on peut faire avec un corps.



Pas mal, hein? Bon allez, l’été est fini, oubliez les shorts et les danses sur la plage. Et maintenant que vous en savez un peu plus sur ce phénomène vous n’aurez plus aucune excuse l’été prochain!* Maquis : bar musical ivoirien en plein air 

Où trouver ces documents ?

Vision / Alpha Blondy

Ki dit mié / Magic System

Golden Afrique n°2

Kuduro Sound System / Frederic Galliano

Black Diamond / Buraka Som Sistema

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par Jérôme | Commentaires (7s)


LES BMOLEURS DE L’ANNEE : “BIG DIST ALL STARS” !!

A découvrir | 12 septembre 2011

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Balançant un univers punksteady fusion, les quatre stars de Big Dist lâchent sur leur public, des sons bruts et crades avec désinvolture.

Le début du set est un rayon de soleil doré sur les plages californiennes où les surfeurs préparent leur planche, assis sur leur ghettoblaster, du reggae rock à la Sublime en fond… Une heure plus tard, il fera sombre sur la scène ; Big Dist invoquera les pires démons en crachant des riffs chaotiques et orageux.
Ils aiment déséquilibrer l’auditeur ! Ça les fait rire de passer par des riffs dub pour lier
une partie reggae à une moshpart metal ! Le fil conducteur ? Une rage arrogante et un
esprit rock terriblement efficace.

LEUR PARCOURS :

Ils se sont formés en 2005 et comptent aujourd’hui plus de soixante-dix concerts. Ils décrochent une victoire aux 20 minutes pour convaincre 2007, organisé par La Chaufferie, conservatoire des musiques actuelles de Grenoble.
Deux morceaux paraissent sur les compilations Boxson de 2007 et 2009 avec les titres “Happy Ever After” et “April 28th 2007“.
Ils suivent ensuite d’accompagnement/Formation par La Chaufferie 2008-2009, Conservatoire National des Musiques Actuelles.
En 2010, ils partagent l’affiche avec les célèbres groupes américains Angel City
Outcats
(Californie), Born to Lose (Texas) et Total Chaos (Californie), les anglais
Sonic Boom Six (Manchester), les australiens The Night Terrors, ainsi que les
punks français ambassadeurs à l’échelle internationale : Uncommonmenfrommars.
En janvier 2011 c’est le tournage du clip At Marcus (visionnage sur internet et sur la chaine TV NoLife ) puis la sortie d’un CD 4 titres en mars.
Ils sont en résidence à l’Ampérage à Grenoble, en janvier 2011 pour la création d’un spectacle son et lumière.

THE BIG DIST TEAM IS :

Double Edge Ax : Drums and background vocals
Slem : Bass and background vocals
Birdy Jam Jam : Guitar and background vocals
AL Peal : Lead vocals
Pitt & Antoine : Sound engineer
Nicolight : Lumières

OU LES JOINDRE :

bigdist@gmail.com
0 649 011 548 / 0 663 361 439

http://www.myspace.com/bigdistallstars
http://bigdistallstars.kazeo.com



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LE VOTE FINAL DU BMOL-JURY :

Bravo les Big Dist, vous remportez haut la main, le concours Bmol Nide Iou! Toutes nos félicitations à tous les autres candidats! Le Bmol jury est très heureux de toutes vos participations, elles furent éclectiques et de qualité. Retrouvez ci-dessous le vote final du jury, et quelques argumentations dans les commentaires de l’article.

jury-anne.jpgAnne :
1/Big Dist All Stars
2/Micromégas
3/Frédéric Pagès

jury-jerome.jpg Jérôme :
1/Bérangère
2/Jean-Marie
3/Rémi

jury-julien.jpgJulien :
1/Big Dist All Stars
2/Jean-Marie
3/Rémi

jury-emeline.jpg Emeline :
1/Bérangère
2/Big Dist All Stars
3/Jean-Marie

Soit une très belle première place pour Big Dist All Stars, la seconde place pour Bérangère et la troisième pour Jean-Marie!

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CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 9 : FRANCOIS RAULIN ET LE MICROMEGAS

A découvrir | 5 septembre 2011

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La Forge” est un collectif grenoblois de compositeurs et improvisateurs de la région Rhône-Alpes, qui travaillent ensemble à l’élaboration de différents projets.

En font partie notamment les gloires locales : François Raulin (pianiste), Michel Mandel (clarinettiste) et Pascal Berne (contrebassiste). Ils mènent différents projets passionnants : une création avec 6 musiciens chinois intitulée “Sous le ciel” en 2006, un spectacle “Portraits de femmes” en 2007 (huit compositeurs écrivent un hommage à huit femmes) .

L’un des projets fondateurs de La Forge fut le groupe Micromégas, “orchestre-école” : “l’idée de base est de constituer un orchestre de jazz actuel ouvert aux amateurs de tous niveaux capables de dialoguer avec des solistes de renommée internationale”. François Raulin dirige alors ce brass band de 25 musiciens, qui se produisent avec des grands comme Louis Sclavis, Michel Portal, Médéric Collignon, Adama Dramé, et produisent 2 cd :

Illico ; L’Argabante ; K’roline…[etc], avec Jean-Luc Cappozzo (trompette) et Eric Echampard (contrebasse)(Nem’o, 1999)

Straight from the cask (Ed. La Forge, 2005)

Pièces à consonances klezmer, tangos, pasos, indéfinissables (!), tout cela donne un jazz festif, inventif, dirigé par un François Raulin complètement dans son élément, dirigeant cet orchestre avec un talent vraiment jouissif, de ceux qui font hurler de joie des salles entières en fin de morceau… François Raulin, mathématicien devenu musicien de jazz, pianiste et compositeur avec Louis Sclavis jusqu’en 2003, partenaire de Stephan Oliva en duo puis en sextet, dont vous aurez plaisir à écouter les disques : les emprunter c’est bien, les acheter encore mieux ;-)

Prochain concert : Micromegas joue Hermeto Pascoal et rencontre la batook de Grenoble pour un concert sauvage le 23 Septembre, peut-être place St André ou au kiosque du Jardin de ville…

Où trouver les disques :

Trio non tempéré : François Raulin, piano ; Jean-Jacques Avenel, contrebasse ; Adama Dramé, djembé, chant
(La Forge, 2008)

Ostinato : François Raulin, compositions, piano
(La Forge, 2009)

Echoes of spring : François Raulin, Stephan Oliva, piano, arrangements ; Laurent Dehors, clarinettes ; Christophe Monniot, saxophones ; Sébastien Boisseau, contrebasse
Melisse , (Abeille Musique, 2007)

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-anne.jpg Anne : J’ai toujours rêvé de jouer dans une fanfare, mais avec un piano je n’en ai encore jamais vu… En tout cas, bravo pour ce beau travail d’ensemble, avec toutes sortes d’amateurs de tous bords, qui me rappelle le très beau disque de Battista Lena : “Banda sonora” que je vous recommande vivement.

jury-emeline.jpg Emeline : Alors si je comprends bien, le Micromégas est une histoire d’échange, de partage et de passion. Comment ne pas adhérer à ce très beau projet? Bravo à tous et longue vie!

jury-jerome.jpgJérôme : Magnifique et intelligent projet qui mêle amateurs et artistes reconnus nationalement ou internationalement. L’accent est mis ici sur l’apprentissage et la confrontation aux professionnels. L’amour de la musique en étant le fil conducteur et une des raisons d’être. Et rien que pour ça je me sens 100% en phase… Bravo Micromégas, ça a de la gueule!

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par Francois | Commentaires (2s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 8 : REMI

A découvrir | 29 août 2011

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Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin et l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

Piazzolla a souffert de son vivant de sa différence tant avec les orchestres de tango argentin qu’avec les musiciens dits classiques. Mort, il est devenu une sorte d’idole. Adulé par les uns parce qu’ils considèrent qu’il avait sublimé la musique de tango et par les autres en le programmant à tour de bras au répertoire des interprètes et transcripteurs de tout poil du monde classique. On trouve Piazzolla jusque sur un disque de musique baroque pour hautbois de Marcel Ponseele. Marcel Ponseele y joue magnifiquement Oblivion dans sa transcription pour hautbois baroque et violes de gambe. Un bijou au milieu de quelques perles dont le fameux concerto de Marcello que Bach transcrira plus tard pour son seul clavecin.
Revenons à Piazzolla et au tango. J’ai découvert deux bijoux en DVD : une histoire du tango de Caroline Neal et l’incontournable Tango de Carlos Saura.

Une histoire du tango relate l’histoire vraie d’un jeune contrebassiste passionné de tango et inquiet de voir les vieux maitres partir sans avoir transmis leur science du tango. Il contacte Emilio Balcarce (87 ans) qui finit par accepter et draine par la suite d’autres maestros autour de ce projet d’orchestre école de tango. D’une part de séquence en séquence, on assiste à une véritable leçon de tango en ce sens qu’on ne peut plus écouter du tango de la même façon à la fin de ce film.

D’autre part, en ces temps troublés autour de l’école et des réductions de postes, on notera toute la subtilité de la question de la transmission du savoir. Dans une scène de quelques minutes, il est question de la reproduction d’un trait de contrebasse qui fait sonner un orchestre tout entier différemment. Finalement, on peut se demander s’il n’est pas autant question de tango que de transmission d’une génération à une autre.
Après l’aspect musique, la danse. Tango de Carlos Saura. Si dans le précédent film, chaque acteur joue son rôle, dans celui-ci, un autre jeune homme de 66 ans joue le sien : Juan Carlos Copes. Il a eu 80 ans le 31 mai dernier et danse encore, plus qu’honorablement à en croire Youtube. Le film est prétexte à donner divers aperçus du tango des enfants jusqu’au 3ème âge, des anciens aux ultra-modernes en passant par les classiques, des gens de la rue aux gens “chics”. Le mélange est remarquable en ce sens qu’il permet à chacun de savourer selon ses préférences ou attirances.

Une mention spéciale pour la musique de Lalo Shifrin. Une pépite : Flores del alma, une valse chantée à deux voix et piano. La CD est aussi disponible dans le réseau : Centre Ville - Kateb Yacine (Grand Place) & Saint Bruno.
Dans les deux cas, il nous est donné un éventail du tango argentin. Dans les deux cas, deux maestros nous transmettent un message d’éternelle jeunesse. Dans les deux cas, nous autres européens du vieux continent avons un tout petit aperçu d’une véritable culture, celle du tango argentin. A consommer sans modération …

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-jerome.jpgJérôme: Merci Rémy de nous faire partager tes coups de cœur musicaux, on n’avait pas tellement parlé de tango sur bmol, c’est réparé! Beaucoup de documents des bibliothèques mis en avant… tu devient clairement le chouchou des bibliothécaires impartiaux!

jury-emeline.jpgÉmeline : En commençant à lire ton article, je pensais que tu allais nous parler du clavecin et tout d’un coup tu nous emporte de l’autre côté de l’atlantique. Sympa le voyage, merci pour ce panorama et en plus tu rattaches tout à des documents des bibliothèques de Grenoble : malin!

jury-anne.jpgAnne : Bon, évidemment je me suis dit “chouette, enfin quelqu’un qui pond un article sur le classique”, et non ! Dommage, mais l’article est bien alors je m’incline, sauf pour la phrase finale “à consommer sans modération”. Je pense avoir lu cette phrase à peu près 2783 fois dans la presse. Bon d’accord Bmol n’est pas la presse !

jury-julien.jpgJulien :

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par Remi | Commentaires (2s)


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 7 : BERANGERE

A découvrir | 22 août 2011


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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-anne.jpgAnne: Ça me rappelle des souvenirs, notamment celui d’un cd de Didier Lockwood qui fut un des premiers à interpréter de façon géniale les grands classiques rebattus : juste, j’aurais bien aimé voir et avoir l’avis du petit qui écoute moins les cd que sa maman, et j’aurais bien changé la tapisserie (heu, c’est hors-sujet ?) !

jury-jerome.jpgJérôme:Mais comment c’est trop vrai ça!!! Bravo pour le super boulot de documentation et les idées de cadeaux pour nos timoun. Un travail sur le fond et sur la forme, de l’humour et des découvertes… Bérangère tu marques des points cette semaine!

jury-emeline.jpgÉmeline: Chère Bérangère, tu es la première à nous faire parvenir une chronique vidéo et rien que pour ça : BRAVO! Beaucoup d’humour et d’ironie dans ta chronique qui m’a bien fait rire. Vivement le tome 2 !

jury-julien.jpgJulien : je ne me sens pas très compétent pour juger mais effectivement ça n’a pas l’air trop niais et un bon point pour le petit montage vidéo !

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par Berangere | Commentaires (9s)

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