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Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

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THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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HUMEURS & CLAVECINS

A découvrir | 19 décembre 2011

Bmol s’ouvre à nos usagers ! Aujourd’hui une contribution proposée par Rémi.

Petit voyage au cœur des exercices pour clavier de Jean-Sébatien Bach. Quelques idées pour approcher les claviers baroques : l’orgue et le clavecin.

Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin, l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

J’avais commencé ainsi une précédente chronique pour ne pas parler de musique dite classique mais de tango. Aujourd’hui, ce sera donc clavecin ! Donc au menu du jour, ce sera clavecin et classique ! Encore que j’aurais pu poursuivre sur le ton du tango grâce à Oscar Milani  et Mario Raskin qui ont publié deux disques de transcription de tangos de Piazzolla pour… deux clavecins.

Revenons au classique. Nous devrions dire non pas musique classique, mais musique savante. En effet la période dite classique viserait plutôt Haydn, Mozart et le pianoforte. Pour le clavecin, nous devrions dire musique baroque. Période qui se détermine avec une espèce de monument puisqu’il s’agit de Jean-Sébastien Bach.
Les droits d’auteur inventés par Monsieur de Beaumarchais aujourd’hui déclinés en Hadopi et consorts n’existant pas encore à l’époque de Bach, celui-ci a édité fort peu d’œuvres. On le savait improvisateur, on le sait maitre de chapelle dont il ne reste, par exemple, que 200 cantates alors que l’on est sûr qu’il en a forcément écrit beaucoup plus. A titre d’exemple, Telemann a laissé quelques 3600 oeuvres répertoriées contre 1100 pour Bach. Et Monsieur Platz du consistoire de Leipzig avait signifié qu’à défaut de Télémann, ils devraient se contenter d’un médiocre lors de la nomination de Bach au poste de Cantor… Le star système ne date donc pas d’aujourd’hui !
Ce bon Jean Sébastien, Johann Sebastian, en allemand, a donc laissé peu d’œuvres par rapport à ce qu’il a pu et dû produire. Et il a peu édité, très peu. En particulier 4 “Clavier Übung” c’est à dire des exercices pour clavier. Ceux qui ont tâté du clavier souriront à l’idée que Bach ait pu nommer de tels sommets “exercices”. (Lire la suite…)

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par Remi


CANDIDAT “BMOL NIDE IOU” # 8 : REMI

A découvrir | 29 août 2011

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Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin et l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

Piazzolla a souffert de son vivant de sa différence tant avec les orchestres de tango argentin qu’avec les musiciens dits classiques. Mort, il est devenu une sorte d’idole. Adulé par les uns parce qu’ils considèrent qu’il avait sublimé la musique de tango et par les autres en le programmant à tour de bras au répertoire des interprètes et transcripteurs de tout poil du monde classique. On trouve Piazzolla jusque sur un disque de musique baroque pour hautbois de Marcel Ponseele. Marcel Ponseele y joue magnifiquement Oblivion dans sa transcription pour hautbois baroque et violes de gambe. Un bijou au milieu de quelques perles dont le fameux concerto de Marcello que Bach transcrira plus tard pour son seul clavecin.
Revenons à Piazzolla et au tango. J’ai découvert deux bijoux en DVD : une histoire du tango de Caroline Neal et l’incontournable Tango de Carlos Saura.

Une histoire du tango relate l’histoire vraie d’un jeune contrebassiste passionné de tango et inquiet de voir les vieux maitres partir sans avoir transmis leur science du tango. Il contacte Emilio Balcarce (87 ans) qui finit par accepter et draine par la suite d’autres maestros autour de ce projet d’orchestre école de tango. D’une part de séquence en séquence, on assiste à une véritable leçon de tango en ce sens qu’on ne peut plus écouter du tango de la même façon à la fin de ce film.

D’autre part, en ces temps troublés autour de l’école et des réductions de postes, on notera toute la subtilité de la question de la transmission du savoir. Dans une scène de quelques minutes, il est question de la reproduction d’un trait de contrebasse qui fait sonner un orchestre tout entier différemment. Finalement, on peut se demander s’il n’est pas autant question de tango que de transmission d’une génération à une autre.
Après l’aspect musique, la danse. Tango de Carlos Saura. Si dans le précédent film, chaque acteur joue son rôle, dans celui-ci, un autre jeune homme de 66 ans joue le sien : Juan Carlos Copes. Il a eu 80 ans le 31 mai dernier et danse encore, plus qu’honorablement à en croire Youtube. Le film est prétexte à donner divers aperçus du tango des enfants jusqu’au 3ème âge, des anciens aux ultra-modernes en passant par les classiques, des gens de la rue aux gens “chics”. Le mélange est remarquable en ce sens qu’il permet à chacun de savourer selon ses préférences ou attirances.

Une mention spéciale pour la musique de Lalo Shifrin. Une pépite : Flores del alma, une valse chantée à deux voix et piano. La CD est aussi disponible dans le réseau : Centre Ville - Kateb Yacine (Grand Place) & Saint Bruno.
Dans les deux cas, il nous est donné un éventail du tango argentin. Dans les deux cas, deux maestros nous transmettent un message d’éternelle jeunesse. Dans les deux cas, nous autres européens du vieux continent avons un tout petit aperçu d’une véritable culture, celle du tango argentin. A consommer sans modération …

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L’AVIS DU BMOL-JURY

jury-jerome.jpgJérôme: Merci Rémy de nous faire partager tes coups de cœur musicaux, on n’avait pas tellement parlé de tango sur bmol, c’est réparé! Beaucoup de documents des bibliothèques mis en avant… tu devient clairement le chouchou des bibliothécaires impartiaux!

jury-emeline.jpgÉmeline : En commençant à lire ton article, je pensais que tu allais nous parler du clavecin et tout d’un coup tu nous emporte de l’autre côté de l’atlantique. Sympa le voyage, merci pour ce panorama et en plus tu rattaches tout à des documents des bibliothèques de Grenoble : malin!

jury-anne.jpgAnne : Bon, évidemment je me suis dit “chouette, enfin quelqu’un qui pond un article sur le classique”, et non ! Dommage, mais l’article est bien alors je m’incline, sauf pour la phrase finale “à consommer sans modération”. Je pense avoir lu cette phrase à peu près 2783 fois dans la presse. Bon d’accord Bmol n’est pas la presse !

jury-julien.jpgJulien :

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par Remi

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