RUBRIQUES


INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

RUBRIQUES

A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

MOTS-CLÉS

DERNIERS COMMENTAIRES


FESTIVAL DETOURS DE BABEL 2012

Musique à Grenoble | 21 mars 2012

Pour la 2e année consécutive, le festival Détours de Babel démarrera le 23 mars et battra son plein jusqu’au 7 avril, avec un titre fait pour nous plaire, et définitivement d’actualité : “Musiques en résistance” !

Nous aurons le plaisir d’accueillir en avant-première du festival Viviane Arnoux en solo à l’accordéon le mercredi 21 mars à 18h à la Bibliothèque du Centre ville ; elle fera partie de la création de Ray Lema jouée le 23 mars à l’Hexagone.

Ensuite, nous écouterons Takumi Fukushima et son violon en solo également, à la bibliothèque Saint-Bruno le mercredi 4 avril à 11h ; elle se produira le soir à La Source lors du spectacle “Gunkanjima” de Gilles Laval.

Pour le reste du programme, promenez-vous ici

Pour emprunter les disques de tous ces musiciens, allez-voir là

Discographie Festival Détours de Babel 2012

Bons détours en musique !

Mots-clés : , , , , ,
par Anne


ALDO ROMANO, “Inner smile”

Album de la semaine | 12 mars 2012

aldo.jpg

Je savais déjà qu’Aldo Romano, jazzman batteur italien, était un grand bonhomme - et pourtant, en général je n’ aime pas les batteurs (oui, bon, c’est un autre débat) ! Mais là, “Inner smile”, c’est plus qu’il n’en fallait pour me ravir, et mon sourire à moi ne fut pas qu’intérieur : des thèmes magnifiques ; un Enrico Rava à la trompette au mieux de sa forme, au son plus qu’ éclatant  et limpide ; un Baptiste Trotignon repéré depuis 2000, et qui nous avait scotché avec ses deux albums solo en 2003 et 2005. Délectation totale à l’écoute de son thème “Where is Aldo ?” ; Thomas Bramerie à la contrebasse : j’aime la contrebasse, socle et repos, appui et sérénité… Lui a joué avec Julien Lourau, Jean-Pierre Como, Elisabeth Kontomanou.

Parions que la version de “Funny Valentine” vous fera fondre, et tous les autres thèmes composés par ALDO ROMANO se hissent largement à la hauteur de celui-là…

Les jazzmen italiens, une fois de plus, frappent fort ! On se souvient des albums d’Eric Legnini “The vox” (on me souffle dans l’oreillette qu’Eric Legnini n’est pas italien mais belge, une fois !), de Battista Lena “I cosmonauti Russi” et “Banda Sonora”, de Stefano di Battista “Woman’s land”, de Giovanni Mirabassi “Adelante” et “Avanti !” (article pianistes #1) et on se dit que vraiment nos jazzmen italiens nous déçoivent rarement.

Les mauvaises langues à la maison diront : oui mais c’est quand même du jazz et de l’impro, et tu avais bu un porto ! Je vous le demande : pourquoi se priver d’un porto et d’un disque excellent le soir en rentrant du boulot, de sorte que l’épluchage de 20 patates devient un pur plaisir ?

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Anne


QUELQUES PIANISTES ENCHANTEURS #1 : Jazz

A découvrir | 20 février 2012

Vous avez certainement eu envie, un jour, d’écouter le “Köln concert” de Keith Jarrett, ou le dernier Brad Mehldau, mais ils n’étaient jamais en rayon à la bibliothèque…Comment ça vous n’allez plus emprunter de disques à la bibliothèque ? Il y existe pourtant des pépites introuvables sur Deezer, Spotify, et encore moins chez vos disquaires favoris -si vous en avez encore, chez nous ils ont disparu…

Voici une liste de cd à vous proposer en échange, car certains pianistes gagnent à être connus, et propagent une ambiance largement digne du concert de Cologne. Ils ne sont pas tous enregistrés en public, mais par contre en piano solo.

Tous ces pianistes jouent évidemment en groupe également, la plupart du temps d’ailleurs. (Info grenoblo-grenobloise : certains d’entre eux passent régulièrement au festival du piano de Sainte-Marie-d’En-Bas ne les ratez pas !)

Bon, d’accord, pas Monk, ni Bill Evans ni Michel Petrucciani… une minute de silence. Ni Chick Corea, ni Giovanni Mirabassi, quoique, un jour peut-être….

Embarquement immédiat :

Thelonious Monk : Monk alone

Bill Evans : Conversations with myself

On ne pouvait quand même pas faire l’impasse sur ces 2 albums fabuleux…

Chick Corea : Children’s songs

Un mélange délicieux de jazz et d’Erik Satie, dont vous pouvez même emprunter la partition au Conservatoire.

Ou en duo avec Stefano Bollani : Orvieto

Michel Petrucciani : Solo live

Je me souviens avoir vu un interview de Michel Petrucciani, où il expliquait que finalement, jouer seul en public, c’était un peu comme faire la promo d’un aspirateur, en venant sur scène pour dire :” regardez ce que je sais faire, attention voilà un beau solo, il faudra applaudir”. Et c’est vrai qu’ensuite dans les années 2000, il a plutôt joué en groupe !

Giovanni Mirabassi : Adelante

Ce pianiste-là nous avait déjà conquis il y a 10 ans avec son album “Avanti!”, où il reprenait des chants révolutionnaires, et par les temps qui courent ce n’était pas du luxe de récidiver, ce qu’il fait dans cet album. Délectation assurée.

Tigran Hamasyan : A fable

Nous sommes nombreux à avoir aimé ce disque-là

Jean-François Zygel et Antoine Hervé : Double messieurs

Deux improvisateurs dans l’air du temps, pétillants et pédagogues, célèbres respectivement à cause de leurs leçons de musique, en live, en DVD…

François Raulin : Ostinato

Une de nos gloires locales qui sait si bien faire sonner l’animal piano, tel une percussion harmonique !

Bojan Zulfikarpasic (alias Bojan Z) : Solobsession

Nous l’avons découvert il y a longtemps, il a fait un beau chemin depuis…

De ceux-là, nous ne parlerons pas, mais vous laisserons les découvrir,

Yaron Herman : Variations

Jean-Baptiste Trotignon : Solo 2

Ainsi que les petits derniers, sortis en 2010 et 2011, truffés de belle créativité et d’originalité, ce qui est rare et cher…

Benoit Delbecq : Circles and calligrams

Angelica Sanchez : A little house

Leszek Możdżer : Komeda

Joachim Kühn : Free Ibiza

 Cette sélection est tout à fait sélective et subjective, qu’on se le dise !

 

Mots-clés : ,
par Anne


ET MAINTENANT ON VA OU ?

Album de la semaine | 3 janvier 2012

Après avoir chroniqué “Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus” (B.O. du film de Win Wenders et Pina Bausch, musique de Thom Hanreich ), je vous conseille vivement “Et maintenant on va où ?”, bande originale du film de Nadine Labaki, réalisatrice libanaise qui nous avait déjà enthousiasmé avec son film “Caramel” en 2007…

Nadine Labaki a l’art de peindre la société libanaise et particulièrement ses femmes avec talent et subtilité : le thème de ce film là nous touche absolument (comment des femmes peuvent se mobiliser pour tenter d’éviter la guerre entre leurs hommes…).
Le début du film est majestueux, la fin chargée en émotion : cette musique, énergique et douce à la fois, illustre tout cela parfaitement et Khaled Mouzanar signe là sa deuxième musique de film pour Nadine Labaki, celle de “Caramel” étant déjà de lui.
Un bel ensemble de talents pour se laisser bercer aux lendemains des fêtes, en version audio ou vidéo, sans vous demander où vous allez !…

Où trouver ce document ?

Mots-clés : , ,
par Anne


DIVAGATIONS

A découvrir | 5 décembre 2011

Partout c’est déjà Noël : de quoi s’engueuler jusqu’à la crise de nerfs, pour savoir si on va chez Belle-Maman ou Mamie, à moins qu’on les fasse venir, mais à leur âge, et puis où, et quel jour, à moins qu’ils ne viennent tous à la maison, mais il y a ceux qui habitent trop loin et il faut les loger, ils sont trop nombreux et ils font trop de bruit, et puis eux non plus ils ne savent pas encore où ils vont aller parce qu’il ne faut blesser personne, il faut voir avec les autres, et qui est allé où, l’année passée.

Partout c’est déjà Noël : de quoi s’empiffrer jusqu’à la crise de foie, après s’être demandé pendant des jours ce qu’on va manger, parce que Raymond n’aime pas les huitres et Ginette a du cholestérol, Minibill n’aime que les pâtes, et Craspouille veut absolument une pizza. Quant aux desserts, maison c’est quand même mieux, mais c’est moins la classe que le pâtissier, qui est hors de prix, fruits bio ou chocolat bien gras, that is the question !

Partout c’est déjà Noël : de quoi se creuser la tête pour offrir des tas de choses inutiles, des tas de cadeaux qui ne plairont pas forcément, qui tomberont à côté, qui seront en vente le lendemain sur internet. Chacun dit, ah, non, cette année on ne fait pas de cadeaux, et puis de fil en aiguille, ça quand même ça ferait plaisir à Josette, et la petite elle aurait bien besoin de ça, et puis c’est pas le grand qui se paiera ce truc-là, et puis ce bonnet sur la tête à Pépé on l’a assez vu.

Partout c’est bientôt Noël : il reste certes surtout la frénésie de consommer, mais il reste encore des magies d’enfants et c’est pour ça que ça continue. Il reste encore la joie de se retrouver, avec ceux qui sont encore là, et celle d’offrir des bons cd, après avoir consulté les coups de cœur des discothécaires : ) , sans parler des coupes de champagne qui pétillent et des éclats de rire.Avec “La meute rieuse” dans les oreilles, titre pas terrible mais pochette qui plaira à certains :  Les yeux des fesses, disque absolument sympathique, je n’aurai qu’un seul mot : à ceux que tout cela déprime, restez zen ça sera vite passé, et aux autres, goutez tout ça en arrêtant ce foutu temps qui nous file entre les doigts à la vitesse de la lumière (de Noël ?)

Mots-clés :
par Anne


EN PROMO SCENE LOCALE : JEUNES TALENTS !

Mercredi 21 septembre à 18h nous avons accueilli à la bibliothèque du Centre Ville le trio de tout jeunes musiciens nommé “Theo.C.Selia”. Nous les avions entendus auparavant à La Chaufferie lors de la scène ouverte “Vous en reprendrez bien, de la chanson inavouable”, ainsi qu’à L’Ampérage lors d’ une scène ouverte DMM (dernier mercredi du mois). Ils n’étaient que deux à l’époque, Theo et Selia.

Du potentiel il y avait, avions-nous pensé… Alors nous leur avons proposé un challenge : peaufiner un ensemble de morceaux et les transitions qui vont avec, pour un show de 45 mn à la rentrée. Lorsque, demandant à Théo le leader “je peux compter sur vous alors ?”, il me répondit “au pire, vous aurez 3 groupes au lieu d’un”, ce fut marché conclu !
Ces trois-là ne jouent que depuis 6 mois ensemble. Ils ont trainé leurs guêtres dans différents lieux : La Chaufferie, MJC Mutualité… Theo et Selia composent, Selia écrit les paroles anglaises, Camille a fait partie des “40 batteurs”. Leurs projets maintenant : trouver des financements pour enregistrer un CD-3 titres, monter un dossier pour le Printemps de Bourges ou d’autres festivals…

Mercredi soir donc, salle comble à la bibliothèque (110 personnes), après une interview d’un journaliste de la presse locale (wow, déjà !), les voilà : Théo (Théo Faucheux, chant, guitares, piano), C (Camille Neyton, percussions électroniques, back vocaux), Selia ( Selia Çakir-Joubert, chant, basse, guitare, piano). Compos originales ou reprises croustillantes (Human jungle, de la BO des Chats persans), tout est nickel, un bon son, des belles voix, du bel ouvrage. Le fan club est là, mais d’autres aussi, certains restent sur la terrasse dans les chaises longues, d’autres sirotent sous les plantes vertes du jardin anthropocène, et cette musique indéfinissable, alliant l’ électro-indie, le hip-hop, la pop, l’alternatif a tout pour séduire… On se laisse emporter, et on se dit que la relève est assurée. On se dit aussi, tant pis si un monsieur a quitté la salle de presse furieux quand ils faisaient la balance, et que c’est bon pour tout le monde, d’entendre ça ici. On se dit aussi, tant pis si un “ami” s’est moqué d’eux sur facebook parce qu’ils venaient jouer ici – c’est moins fun qu’un bar c’est sûr ! mais c’est en train de changer…

Ci-dessous la vidéo de leur reprise des XX, “Crystalized”…

Mots-clés : , , ,
par Anne


FETES DE LA MUSIQUE 2011

Musique en bibliothèque | 12 juin 2011

Fêtes de la musique dans les bibliothèques de Grenoble : demandez le programme !

Melocotón est un sextet vocal grenoblois. Des arrangements à sonorités jazz, folk, electro, des inventions buccales, du beatbox et des improvisations sur des chansons, standards et compositions originales. Avec Benoît Dussauge, François Zecconi, Juliette Moncada, Marc Daniel, Marie Charmoillaux et Marina Cotte

mardi 14 juin 18h30 @Bibliothèque Centre ville
…………………………………………………………………………………………………………………………………………
Kahas-Kaz, c’est un trio. Féminin. A capella. Trois tempéraments pas toujours bien tempérés. Trois voix qui se mêlent et s’ emmêlent autour de chansons, de chants traditionnels, revisités et réarrangés par elles. Un mélange original où la voix devient chant, où la musique côtoie le verbe…

samedi 18 juin à 11h @Bibliothèque Saint-Bruno
……………………………………………………………………………………………………………………………………….
Après-midi musicale à tonalité classique en compagnie des élèves chanteurs et violonistes du Conservatoire, des élèves de la section “Art-Etudes” de l’INP de Grenoble, des ensembles de flûtes et de clarinettes de l’Harmonie de Grenoble
samedi 18 juin de 15 à 18h @Bibliothèque Centre ville

……………………………………………………………………………………………………………………………………….
Comme chaque année, la bibliothèque invite les lecteurs à venir jouer d’un instrument ou chanter dès 14h.

A partir de 15h  nous accueillerons Michel Mazzilli, dans le cadre du partenariat avec Dynamusic, pour son spectacle “Des airs à ouïr”
samedi 18 juin de 14 à 17h @Bibliothèque Jardin de ville
………………………………………………………………………………………………………………………………………

La Brico fanfare fête la musique à la bibliothèque Kateb Yacine. Créée en 2008, à l’initiative des Barbarins Fourchus, la Brico Fanfare est un orchestre d’instruments à vent et de percussions fabriqués à partir d’objets de récupération détournés de leur usage initial. Une fanfare festive à la bonne humeur contagieuse

samedi 18 juin 2011 à 16h @Bibliothèque Kateb Yacine
………………………………………………………………………………………………………………………………………
E viva a música !

Des voix, deux guitares, une guitare portugaise, une basse électrique, une contrebasse et des percussions pour un voyage poétique en langue portugaise en  chantant le Fado, les “Batuques” et les “Coladeiras” des Iles du Cap Vert, son héritage africain.

Avec le Groupe Aria

mardi 21 juin 19h  @Bibliothèque Municipale Internationale

………………………………………………………………………………………………………………………………………..
A la veille de l’été, c’est une escapade au son des chants et des chœurs envoûtants de Miriam Makeba, Rokia Traoré, Ayub Ogad… que proposent les élèves chanteurs du Conservatoire et de la Chaufferie. Délicates mélopées dans les langues d’origine, improvisations collectives, arrangements originaux composeront ce programme vivant  et coloré.

mercredi 22 juin à 17h30 @Bibliothèque Abbaye-les- Bains

samedi 25 Juin à 11h @Bibliothèque Saint-Bruno

Mots-clés : , ,
par Anne


MIKAOUEL, “Mikaouël et son ukulélé”

Album de la semaine | 7 mars 2011

mikal.jpg

Plus jamais ça !! ou le pire album de la semaine …

Je n’aime ni Cyndi Lauper ni Bonnie Tyler, mais plus affligeant que ce disque là je n’avais encore jamais vu : je n’ai pas souvent été surprise à la réception des disques que je commande, ou alors plutôt agréablement. Mais alors là, je me suis vraiment posé la question de la poubelle….Voyons un peu : une bonne critique dans la revue “Francofans“, un zeste d’ humour dans le titre “Mikaouël et son ukulélé“, une couverture évoquant les vacances, un clin d’œil à l’article sur justement le ukulélé, tout y était pour un bon moment de farniente à bord d’un hamac.

Seulement voilà, dés la 1ere chanson la poésie s’envole (titre : “mon zob“, première rime,”il collectionne les microbes, mon zob“…) et les autres ne rattraperont pas le niveau, plus bas que celui de la mer-des-Caraïbes-annoncée en quelque sorte ! Quant aux paroles, le vide sidéral et le vulgaire désarmant s’y disputent la première place : passe encore les compos personnelles du jeune homme, par exemple “Je n’sais danser le slow qu’en position horizontale“, ou “A la pêche aux grenouilles j’avais de l’eau jusqu’au…nombril“. Notre énergumène se reconnaît lui-même “Chanteur de salle de bains“, refrain “je chante sous la douche“, et on a envie de lui dire de creuser cette voie-là…
Mais la chanson “Les ptits papiers” de Gainsbourg revisitée ” Y’a plus d’papier dans les WC, comment j’vais faire pour m’essuyer” atteint des sommets ; tout comme le “Blue Suede shoes” de Carl Perkins où l’on peut entendre “tu peux mettre les mains aux fesses de ma gonzesse…mais ne march’ pas sur mes pomp’s en daim bleu” !!

Ajoutez à tout ça une voix poussive, sans relief, et un accompagnement qui ne dépasse pas les 3 mêmes accords (enfin là vous me direz, avec un ukulélé ou un cor des alpes, on ne dépasse guère les cinq sons – et les cinq sens ? ) et vous avez deux alternatives : soit vous jetez le tout à la poubelle, soit vous en riez –jaune- au douzième degré et vous vous défoulez sur Bmol.

Voilà, j’ai choisi.

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Anne


LE PIANO A 4 MAINS EN 4 MINUTES

Nos Vidéos | 17 janvier 2011

piano-qautre-mains.jpg

A quatre mains vraiment?

Entrez dans l’histoire du piano à quatre mains … en quatre minutes : même pas peur !

Où trouver les sonates et pièces pour piano à quatre mains de Mozart ?

Où trouver les danses et valses de Brahms?

Où trouver la Belle excentrique de Satie?

Où trouver les impromptus de Schumann?

Mots-clés : ,
par Anne


MOUSS & HAKIM, “Vingt d’honneur”

Album de la semaine | 18 octobre 2010

mous.jpg

Invitation au vingt d’honneur : entrée gratuite, participation vocale recommandée.

En ces temps d’intense paix sociale, c’est avec plaisir que nous vous invitons à réviser vos classiques : ce double album de Mouss et Hakim intitulé « VINGT d’honneur » n’en manque pas.  Avec une sélection de chansons écrites par des artistes algériens émigrés sur le premier disque, et d’autres titres comme Paso del Abro, Bella ciao, Bandiera, Motivés, etc.  sur le deuxième,  ces deux frères toulousains ont enflammé des salles entières, qu’ils soient des groupes « Zebda, » « 100% Collègues » « Motivés » en duo ou version « Origines Contrôlées ».Pendant  VINGT ans (voilà pour le titre), de 1989 à 2009, il ont enregistré des concerts live et nous en livrent le meilleur. Vous apprécierez avec quel joyeux enthousiasme ils ont réussi l’opération, et ces ambiances ne manqueront pas de vous secouer les neurones dans le bon sens, alors que l’automne galopant - et le reste - vous emmènerait droit dans une implacable morosité…Et pendant que vous êtes sur Bmol, allez donc écouter l’interview de Magyd Cherfi (le troisième larron) lorsque nous l’avions accueilli à la bibliothèque Kateb Yacine.

Où trouver ce document ?

Mots-clés : ,
par Anne


VOCE VENTU & MIEKO MIYAZAKI, “Tessi Tessi”

Album de la semaine | 19 juillet 2010

Le label Daqui (qui veut dire “d’ici” en occitan) est né de découvertes artistiques au Festival des nuits atypiques de Langon (en Gironde). Didier Pierrat, corse d’origine et directeur du Centre d’accueil franco-japonais de Paris l’a créé en vue de valoriser l’idée d’une identité ouverte et une vision plurielle de la culture, beau programme ! Cet enregistrement, réalisé dans une petite église d’Aquitaine, est un pur joyau : prenez cinq voix aguerries aux polyphonies corses, une virtuose du koto, et mélangez le tout. Cet improbable mariage de la Corse et du Japon frôle la perfection : pureté des voix, finesse des arrangements, originalité de l’ensemble…

Mieko Miyazaki a joué avec du beau monde : Nguyen Lé, Huongh Thanh, François Rossé, Ray Lema, Michel Benita. Les cinq chanteurs du groupe Voce Ventu, pour la plupart issus de la “Scola di cantu”, école ayant comme objectif de transmettre aux jeunes le chant traditionnel et  la musique corses, sont représentatifs de ce qui se fait de mieux dans le genre.

A l’écoute et à chaque morceau, on se dit : ” le suivant ne pourra pas être mieux”. Et bien si : ce disque a réussi à enthousiasmer parmi nous un fan de hip-hop et une fan de romantisme allemand, c’est dire ! Une petite vidéo-bonus vous plongera en plus dans l’ambiance passionnée de l’ enregistrement, avec en prime les interactions jubilatoires entre les musiciens.

Du grand art, tout simplement.

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Anne


PETRUCCIANI - NHOP

Album de la semaine | 25 mars 2010

“All blues à Copenhague”. En 2009 là-bas, le vrai blues oui, celui des débats d’urgence qui accouchent d’une souris…

En 1994, un grand concert, donné au Copenhagen Jazzhouse par 2 grands jazzmen morts bien trop tôt : Michel Petrucciani en 1999 à 37 ans, Niels-Henning Ørsted Pedersen en 2005 à 59 ans (c’est lui, NHǾP !). Un piano, une contrebasse, c’est tout : formule risquée où chacun doit assurer mélodie, rythmique, harmonique, ensemble, ou seul, ou à tour de rôle, et prendre sa place tel un acrobate. En jazz, autant de façons de jouer que de partenaires avec soi, là est la difficulté – malgré cette magie du “jouer ensemble”, possible de façon impromptue grâce à une grille d’accords sur un morceau de papier !

Dans ce disque, 15 standards, dont certains tubes comme “Autumn leaves“, “Someday my prince will come“, “Round midnight” : comme le dit si bien Pascal Anquetil, auteur du texte de présentation du disque absolument croustillant (le texte) : “Danger ! Le standard est ce qui pardonne le moins […] il y faut le juste tempo, l’intro qui égare, la mesure qui déroute, la ré-harmonie qui intrigue […]: c’est ce défi que réussissent si magnifiquement Michel et Nhǿp.”

Un hommage à deux grands comme ceux-là s’imposait à l’heure où le Grenoble Jazz Festival bat son plein, avec une belle brochette de musiciens bien vivants que vous devriez aller écouter (consultez notre discographie) : d’autant plus que ce festival est la dernière édition en tant que tel à Grenoble. L’an prochain, un festival fusionnant celui-là et les 38e Rugissants  aura lieu en avril. Il est vrai que toutes les musiques fusionnent de plus en plus et nos interrogations pour savoir où les ranger en témoignent ! Mais bon, le jazz reste le jazz, même 38 éditions plus tard (« ah ! mais c’est pour ça qu’ils fusionnent alors ? »)

En attendant ne manquez pas samedi prochain 27 Mars à 13h le concert à la bibliothèque Kateb Yacine « Le chien déguisé en vache » : tout un programme ! Entrée libre bien sûr, comme d’habitude

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Anne


SCHUBERT, Lieder pour violoncelle & piano

Album de la semaine | 9 février 2010

Marie : On se fait quelques lieder de Schubert ?

Anne : OK, j’arrive !

Pierre-Yves : Heu, ben moi j’ai des courses à faire….

Dans le genre « chanson inavouable », moi j’adore les formules à faire hurler les puristes : les remix, les mélanges des genres, les hommages à , les plagiats délirants, les transcriptions et retranscriptions intempestives…

En voici une qui ne pourra pas vous laisser indifférent : des Lieder (des chants, donc) de Franz Schubert transcrits et interprétés par Alexis Descharmes au violoncelle et Sébastien Vichard au piano.

Schubert a écrit un nombre impressionnant de Lieder, de pièces pour piano à deux ou quatre mains, de pièces pour musique de chambre (trios, quatuors, octuor !) et paradoxalement peu de duos pour violoncelle et piano. Même sa célèbre sonate “Arpeggione” était prévue pour cet instrument là : l’ arpeggione, sorte de mix entre le violoncelle, la guitare et la viole de gambe. Tombé dans l’oubli, cet instrument fut vite remplacé par le violoncelle, que Schubert par ailleurs adorait.

Mais revenons à nos deux compères cités plus haut : élus « diapason d’or » en 2007 pour leur cd l’ « Œuvre pour violoncelle ” de Franz Liszt chez le même éditeur, ces deux jeunes trentenaires ont le talent vissé au corps : ils ont choisi quelques tubes Schubertiens comme An die Musik, Der Tod und das Mädchen (La jeune fille et la mort), Die Forelle (La truite) et leur donnent un vibrato sans paroles absolument convaincant.

Parions que cette version là n’aurait pas déplu à Schubert, d’autant qu’on dit toujours que le violoncelle est l’instrument le plus proche de la voix humaine : même si les lendemains de fête sont déjà loin, laissez vous bercer par le romantisme de ce bon vieux Franz, good vibrations…

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Anne


FESTIVAL 38E RUGISSANTS. Qui a dit : “Ca me dit rien, c’est de la musique d’intellos” ?

Musique à Grenoble | 17 novembre 2009

Parfois effectivement, je ne vous conseillerais pas d’aller écouter Stockhausen si vous êtes fan de Fauré, encore que… c’est bien connu qu’en live tout prend une autre dimension.

D’ autant que ce festival décline toutes les formes de spectacles, parfois en une seule : musique, slam, projection d’images, mise en scène, rencontre, et il est rare de s’y ennuyer, à condition de jouer à fond la carte de la découverte et de la surprise.

Cette année mots, langages, verbes, sons, sens, sont dans un bateau, sur les 38e Rugissants ! Ces thèmes fédèreront des créateurs comme les slameurs Bastien Mots Paumés et Dgiz, comme Jacques Rebotier, Benat Achiary, Zad Moultaka, qui chacun dans leurs genres, sont des poètes à l’état pur.

Le disque accompagnant le livre intitulé “De l’oratorio à la scène slam”, (qui vous sera présenté à la Bibliothèque du Centre ville) est une judicieuse compilation traversant l’histoire de toutes ces musiques-langages. Voilà pour cette année les réjouissances à venir dans nos bibliothèques, entrée libre bien sûr…

La discographie des 38è Rugissants

Attention ! Le concert-rencontre avec Benat Achiary et Serge Pey initialement prévu à la bibliothèque Saint-Bruno sera remplacé par une intervention de Sebastien Lespinasse, slameur qui “performe” le soir même dans la grande soirée Slam à l’Hexagone : ceci autour de la poésie sonore, qu’il appelle “poésie pneumatique” ! Nous restons donc dans le même esprit.

Toutes ces propositions ont un lien avec le quotidien du festival :

BIBLIOTHÈQUE SAINT-BRUNO

Samedi 21 nov. 11h

Concert-rencontre avec Sébastien Lespinasse, slameur

BIBLIOTHÈQUE CENTRE VILLE

Mercredi 18 nov. 17h30

« Jacques Rebotier, l’hétérodidacte » d’Olivier Pascal (Production : Crescendo Films, Cityzen TV, 2007, 52mn) et rencontre avec le réalisateur

Jeudi 19 nov. 18h30

« Slam, ce qui nous brûle » de Pascal Tessaud (Productions : Temps Noir, 2007, 52mn)

Samedi 21 nov. 17h

 « De l’oratorio à la scène slam » Rencontre à l’occasion de la sortie de « Les chants d’Orphée /Musiques et poésie » Pensée de Midi / Acte

BIBLIOTHEQUE KATEB YACINE

Des films inédits autour de musiques atypiques :

Mercredi 25 nov. 18h

« Les Couleurs du prisme, la mécanique du temps - de John Cage à la techno  (Production et réalisation Jacqueline Caux, 2009, 1h40 et rencontre avec la réalisatrice.

Jeudi 26 nov. 17h30

« Zad Moultaka » de Leïla Kilani (Coproduction : Mezzo, Zad Eurl, 2002, 52mn)

Samedi 28 nov. 14h

« Le Dernier combat de Ti Raoul » : Réalisation : Frédéric Pelle (Production : Bianca films, France 3, RFO, 1998, 26mn)

« Les Musiciens de l’étrange » : Réalisation : Bruno Lemesle (Production : La Huit, Cités-TV, 1995, 54mn)

« Nicolas Frize, une musique de pierre » : Réalisation : Marc Petitjean (Production : Atria films, Grand, canal 1991, 14mn)

Mots-clés :
par Anne


CONCERT DE VILLA-LOBOS !

Musique en bibliothèque | 9 novembre 2009

Heitor Villa-Lobos

Nous avons pu à nouveau samedi apprécier la prestation de nos grands élèves chanteurs et accompagnateurs du conservatoire dans un spectacle intitulé “Musical in live”. Intégré dans la programmation du festival Cinéphilies, car le thème de celui-ci était cette année la comédie musicale, ce spectacle fut jubilatoire : chants, textes, chorégraphies, costumes et ambiance américaine, tout y était !



Vous pourrez  à nouveau ressentir les frissons de ces voix qui retentissent à 50cm de vous, cette fois dans un programme Villa-Lobos, compositeur brésilien dont c’est le cinquantenaire de la mort cette année.

Bibliothèque Kateb Yacine, samedi 14 novembre à 16h, entrée gratuite.


Mots-clés : , , ,
par Anne

Page suivante »

Bmol fonctionne avec Wordpress et la sueur de nos fronts. © Les Discothécaires Associés 2007-2012

A propos | Contact | Haut | Ville de Grenoble | Site optimisé pour Chrome, Firefox et Safari.