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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


LOSCIL, “Endless falls”

Album de la semaine | 26 décembre 2011

Si on vous dit musique “ambient”, vous pensez musique d’ascenseur, “new age”, musique de fond ou encore de relaxation ? Bon, il est peut-être temps de revoir quelques préjugés…

La musique ambient est plutôt une musique calme (et non soporifique) on est d’accord, ce qui a sans doute facilité toutes les assimilations hasardeuses avec les doux noms évoqués ci-dessus. Mais de même que le métal peut “agresser” de prime abord, que la techno est une musique de drogué et de fêtard pour le néophyte et le jazz une musique difficile, de même il importe de passer outre ses premières impressions pour laisser aux vestiaires ses a priori.

Avant tout l’ambient est une musique qui demande à l’auditeur un effort d’immersion et d’attention aux détails; tout le contraire donc de la musique d’ascenseur qui elle, est faite pour ne pas être entendue. C’est pourquoi il est souvent recommandé de l’écouter au casque pour en saisir toutes les subtilités, changements progressifs d’ambiance, de climat et d’atmosphère.

LOSCIL illustre à merveille ce qui fait les qualités d’un bon disque du genre : stimuler l’imagination et raconter une histoire sans paroles. Comme dans un bon film, on retrouve la mise en place de l’intrigue et du décor (les sons), l’évolution progressive de ceux-ci (des couches et trouvailles sonores qui apparaissent progressivement pour laisser la place à d’autres) et une résolution (bon là on dira le silence). D’ailleurs l’ambient n’est jamais très loin de la musique de film et nombreux sont les compositeurs qui passent de l’un à l’autre - par exemple le récent MURCOF, B.O. du film La sangre illuminada- et du statut de musicien à celui de sound designer (celui qui est chargé sur les grosses productions de cinéma du traitement du son dans le sens esthétique et artistique du film).

Loscil est un bon exemple du pouvoir de suggestion de cette musique, mais n’hésitez pas à aller jeter une oreille vers FENNESZ & SAKAMOTO, autre merveille du genre, ou encore PAN AMERICAN et son White bird release, tout sauf de la musique barbante pour qui se donne la peine de prêter un peu l’oreille…

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par Julien


HUMEURS & CLAVECINS

A découvrir | 19 décembre 2011

Bmol s’ouvre à nos usagers ! Aujourd’hui une contribution proposée par Rémi.

Petit voyage au cœur des exercices pour clavier de Jean-Sébatien Bach. Quelques idées pour approcher les claviers baroques : l’orgue et le clavecin.

Passionné de clavecin, autant par les instruments que par les musiques qui leur sont dédiées, je suis ce que l’on pourrait appeler un musicophage : dévoreur de musiques en tous genres. Le clavecin, l’orgue en étant le cœur sans cesse retrouvé.

J’avais commencé ainsi une précédente chronique pour ne pas parler de musique dite classique mais de tango. Aujourd’hui, ce sera donc clavecin ! Donc au menu du jour, ce sera clavecin et classique ! Encore que j’aurais pu poursuivre sur le ton du tango grâce à Oscar Milani  et Mario Raskin qui ont publié deux disques de transcription de tangos de Piazzolla pour… deux clavecins.

Revenons au classique. Nous devrions dire non pas musique classique, mais musique savante. En effet la période dite classique viserait plutôt Haydn, Mozart et le pianoforte. Pour le clavecin, nous devrions dire musique baroque. Période qui se détermine avec une espèce de monument puisqu’il s’agit de Jean-Sébastien Bach.
Les droits d’auteur inventés par Monsieur de Beaumarchais aujourd’hui déclinés en Hadopi et consorts n’existant pas encore à l’époque de Bach, celui-ci a édité fort peu d’œuvres. On le savait improvisateur, on le sait maitre de chapelle dont il ne reste, par exemple, que 200 cantates alors que l’on est sûr qu’il en a forcément écrit beaucoup plus. A titre d’exemple, Telemann a laissé quelques 3600 oeuvres répertoriées contre 1100 pour Bach. Et Monsieur Platz du consistoire de Leipzig avait signifié qu’à défaut de Télémann, ils devraient se contenter d’un médiocre lors de la nomination de Bach au poste de Cantor… Le star système ne date donc pas d’aujourd’hui !
Ce bon Jean Sébastien, Johann Sebastian, en allemand, a donc laissé peu d’œuvres par rapport à ce qu’il a pu et dû produire. Et il a peu édité, très peu. En particulier 4 “Clavier Übung” c’est à dire des exercices pour clavier. Ceux qui ont tâté du clavier souriront à l’idée que Bach ait pu nommer de tels sommets “exercices”. (Lire la suite…)

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par Remi


LES COUPS DE COEUR DE NOËL

A découvrir | 13 décembre 2011

Ils sont tout neufs, ils sont tout beaux, ils sentent bon les marrons chauds : voilà les coups de cœur de Noël des bibliothécaires!
De quoi adoucir les mœurs autour de la dinde ou combler des silences gênés. Oui, on a vraiment pensé à tout!

Cliquez sur le lien pour voir la discographie.

L’équipe de Bmol vous souhaite à tous de très bonnes fêtes de fin d’année!

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par Bmol


DIVAGATIONS

A découvrir | 5 décembre 2011

Partout c’est déjà Noël : de quoi s’engueuler jusqu’à la crise de nerfs, pour savoir si on va chez Belle-Maman ou Mamie, à moins qu’on les fasse venir, mais à leur âge, et puis où, et quel jour, à moins qu’ils ne viennent tous à la maison, mais il y a ceux qui habitent trop loin et il faut les loger, ils sont trop nombreux et ils font trop de bruit, et puis eux non plus ils ne savent pas encore où ils vont aller parce qu’il ne faut blesser personne, il faut voir avec les autres, et qui est allé où, l’année passée.

Partout c’est déjà Noël : de quoi s’empiffrer jusqu’à la crise de foie, après s’être demandé pendant des jours ce qu’on va manger, parce que Raymond n’aime pas les huitres et Ginette a du cholestérol, Minibill n’aime que les pâtes, et Craspouille veut absolument une pizza. Quant aux desserts, maison c’est quand même mieux, mais c’est moins la classe que le pâtissier, qui est hors de prix, fruits bio ou chocolat bien gras, that is the question !

Partout c’est déjà Noël : de quoi se creuser la tête pour offrir des tas de choses inutiles, des tas de cadeaux qui ne plairont pas forcément, qui tomberont à côté, qui seront en vente le lendemain sur internet. Chacun dit, ah, non, cette année on ne fait pas de cadeaux, et puis de fil en aiguille, ça quand même ça ferait plaisir à Josette, et la petite elle aurait bien besoin de ça, et puis c’est pas le grand qui se paiera ce truc-là, et puis ce bonnet sur la tête à Pépé on l’a assez vu.

Partout c’est bientôt Noël : il reste certes surtout la frénésie de consommer, mais il reste encore des magies d’enfants et c’est pour ça que ça continue. Il reste encore la joie de se retrouver, avec ceux qui sont encore là, et celle d’offrir des bons cd, après avoir consulté les coups de cœur des discothécaires : ) , sans parler des coupes de champagne qui pétillent et des éclats de rire.Avec “La meute rieuse” dans les oreilles, titre pas terrible mais pochette qui plaira à certains :  Les yeux des fesses, disque absolument sympathique, je n’aurai qu’un seul mot : à ceux que tout cela déprime, restez zen ça sera vite passé, et aux autres, goutez tout ça en arrêtant ce foutu temps qui nous file entre les doigts à la vitesse de la lumière (de Noël ?)

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par Anne

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