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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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4 MINUTES … A TABLE !

Nos Vidéos | 29 mars 2011

Bmol TV squatte la terrasse de la bibliothèque du Centre Ville et explore les liens étroits qui unissent cuisine et musique!




Où trouver Pascal Parisot?

Où trouver La chanson du dimanche?

Où trouver Thomas Fersen?

Où trouver The dead Kennedy’s?

Où trouver Screaming Jay Hawkins?

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par Bmol


MELISSMELL, “Ecoute s’il pleut”

Album de la semaine | 21 mars 2011

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Ce sont les éloges qui pleuvent en déluge sur la jeune chanteuse dont le premier album était très attendu par ceux qui l’avaient découverte depuis ses débuts en 2008, ou vue au festival “Alors… Chante” de Montauban l’année suivante. La chanson “Le mouton” a commencé à la faire connaître l’an dernier.
France Inter lui a consacré une chronique matinale, Serge -le nouveau magazine de la chanson- la met dans ses coups de cœur. Fred Hidalgo (du défunt magazine Chorus) commence une chronique sur son blog par “artiste à découvrir toutes affaires cessantes”. On lui trouve du Janis Joplin, du Bertrand Cantat, l’on cite à son propos Léo Ferré et Mano Solo, et Brel pour l’ironie. Les textes sont bruts, forts, les chansons engagées (parfois enragées). Aux armes est sa Marseillaise personnelle, sans concessions. La jeune femme à la voix entre rêve et révolte a du coffre et des tripes (j’avoue que les chanteuses susurrantes m’ennuient à force de ne pas les entendre), tout en pouvant être sensible (”Viens”).
Bref ne vous fiez pas à la pochette délicate et poétique, style album pour enfants.
Une jeune femme d’aujourd’hui –une des chansons s’appelle “Les enfants de la crise”-, sincère et passionnée au talent plus que prometteur.

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par Marie-Thérèse


MIKAOUEL, “Mikaouël et son ukulélé”

Album de la semaine | 7 mars 2011

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Plus jamais ça !! ou le pire album de la semaine …

Je n’aime ni Cyndi Lauper ni Bonnie Tyler, mais plus affligeant que ce disque là je n’avais encore jamais vu : je n’ai pas souvent été surprise à la réception des disques que je commande, ou alors plutôt agréablement. Mais alors là, je me suis vraiment posé la question de la poubelle….Voyons un peu : une bonne critique dans la revue “Francofans“, un zeste d’ humour dans le titre “Mikaouël et son ukulélé“, une couverture évoquant les vacances, un clin d’œil à l’article sur justement le ukulélé, tout y était pour un bon moment de farniente à bord d’un hamac.

Seulement voilà, dés la 1ere chanson la poésie s’envole (titre : “mon zob“, première rime,”il collectionne les microbes, mon zob“…) et les autres ne rattraperont pas le niveau, plus bas que celui de la mer-des-Caraïbes-annoncée en quelque sorte ! Quant aux paroles, le vide sidéral et le vulgaire désarmant s’y disputent la première place : passe encore les compos personnelles du jeune homme, par exemple “Je n’sais danser le slow qu’en position horizontale“, ou “A la pêche aux grenouilles j’avais de l’eau jusqu’au…nombril“. Notre énergumène se reconnaît lui-même “Chanteur de salle de bains“, refrain “je chante sous la douche“, et on a envie de lui dire de creuser cette voie-là…
Mais la chanson “Les ptits papiers” de Gainsbourg revisitée ” Y’a plus d’papier dans les WC, comment j’vais faire pour m’essuyer” atteint des sommets ; tout comme le “Blue Suede shoes” de Carl Perkins où l’on peut entendre “tu peux mettre les mains aux fesses de ma gonzesse…mais ne march’ pas sur mes pomp’s en daim bleu” !!

Ajoutez à tout ça une voix poussive, sans relief, et un accompagnement qui ne dépasse pas les 3 mêmes accords (enfin là vous me direz, avec un ukulélé ou un cor des alpes, on ne dépasse guère les cinq sons – et les cinq sens ? ) et vous avez deux alternatives : soit vous jetez le tout à la poubelle, soit vous en riez –jaune- au douzième degré et vous vous défoulez sur Bmol.

Voilà, j’ai choisi.

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par Anne


CHRISTOFER BJURSTROM, “Carnet de croquis d’un voyageur immobile”

Album de la semaine | 1 mars 2011

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Christofer Bjurström, le plus breton des suédois, ou le plus suédois des bretons, au choix, puisque ce voyageur venu de contrées septentrionales a posé ses bagages et sorti ses pastels en Bretagne…

Il y a déjà quelques années, un des premiers disques de ce pianiste, “Doucement au réveil“, avait secoué délicatement les petits matins d’une brochette de discothécaires grenobloises séduites par ses mélodies. Du coup, chacun de ses enregistrements était accueilli avec une attention particulière, jusqu’à celui-ci, qui a du mal à quitter le tiroir de mon lecteur CD.
Dans cet enregistrement, il marie avec bonheur les sons de son piano (et de sa flûte harmonique) à ceux de la clarinette de son alter ego musical Christophe Rocher, mais aussi aux sonorités aussi diverses que celles d’un saxophone baryton, un violoncelle, une clarinette basse, une contrebasse (que de graves!), une mandoline, un violon, ou des percussions, selon les climats développés.

Chacun de ces croquis, inspirés par des films muets du début du siècle (le XXème), nous plonge dans des univers tour à tour enjoués et comme montés sur ressorts (”le petit théâtre“), folâtres (comme la clarinette de “Subrepticement“, qui se fait nostalgique dans “Le matin avec regret“), inquiétant (”Sur le grand fleuve noir“, comme par hasard inspiré par “les mains d’Orlac“, histoire de ce pianiste qui se fait greffer des mains d’assassin), carrément sombre voire grinçant (”Dans les catacombes“), ou féérique et mystérieux comme dans “Oasis dans le soir“, où l’on voit surgir du crépuscule des danseuses orientales aux chevilles garnies de sonnailles…
Bref, un disques aux atmosphères variées qui ménagent les surprises, sans sacrifier la cohérence du propos (il faut dire que Christofer Bjurstrom s’est fait une spécialité de la mise en musique de films muets tels que “Loulou” de G.W.Pabst, Steamboat Bill Junior de Beaster Keaton , ou encore Pêcheur d’Islande de Baroncelli, et autres formes “hybrides” : pour plus de détails, allez donc jeter un œil et une oreille sur le site de la coopérative d’artistes Marmouzic.

Que vous dire encore, sinon que ce disque est recommandé par Les Allumés du Jazz, revue trimestrielle consacrée comme son nom l’indique au jazz mais aussi à ses périphéries, sur laquelle souffle un vent de liberté et de gratuité peu courantes, revue que je vous recommande en retour, et chaudement ! (disponible à l’espace musique de la bibliothèque du Centre Ville).

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par Martine

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