THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline
Cet espace est consacré à vos suggestions d’achat concernant la musique sur le réseau des Bibliothèques municipales de Grenoble. DVD musicaux, CD, partitions… n’hésitez pas à nous faire part de vos coups de cœur : inscrivez-les en commentaire de cet article, (ou par mail à bmolgrenoble@gmail.com) nous vous répondrons dans les plus brefs délais.
Faisons fi de la nouveauté ! Face à la croissance exponentielle des sorties de disques, il est peut-être temps de (re)découvrir quelques pépites enfouies dans le cours de l’histoire du rock.
Novice (1989), c’est la période avant l’explosion grand public de l’album “Osez Joséphine” et sa pelletée de tubes (”Volutes”, “Madame rêve”, le titre éponyme). Nul jugement de valeur dans cette présentation. Car de l’underground des débuts au succès commercial des 90’s et 00’s, Bashung a toujours maintenu une démarche exigeante et a suivi sa trajectoire artistique en marge des courants et des modes, imposant la force et la cohérence de son univers. On retrouve donc sur cet album ses qualités habituelles de compositeur et de parolier : textes à multiples sens, jeux de mots et chausse-trappes (”Le duc n’en fait qu’à sa guise”, “Un pyromane a du génie et s’en met plein la lampe” sur Pyromanes,”T’es parti avec mes revenus, Vers quel crayon s’est-elle taillée désormais ?” sur Bombez, “Yaoundé qu’est pipé”, etc, etc). On retrouve également une autre caractéristique de son travail, sa capacité à s’entourer, rappelant ainsi qu’il était aussi un excellent musicien et accessoirement un des rares artistes hexagonaux capables de se frotter à la crème du rock international: Phil Manzarena (Roxy Music) et Blixa Bargeld (Einsturzende Neubauten, Nick Cave) aux guitares (plus tard ce sera Marc Ribot et Link Wray sur l’album Chatterton accompagné du trompettiste de jazz Stéphane Belmondo), Colin Newman de Wire à la production. Et bien sur Boris Bergman à l’écriture, laissant pour la première fois la place sur plusieurs titres au nouveau venu d’alors Jean Fauque.
Le résultat est assez surprenant : l’album est très sombre (à l’image de sa superbe pochette qui annonce fièrement la couleur), avec un coté new-wave voire même industriel (beaucoup de boite à rythmes et de claviers notamment, un son très froid, l’influence souterraine de Blixa Bargeld ?), globalement sans concessions à l’image des albums Roulettes Russes ou Pizza du début de carrière mais sans les tubes (Gaby Oh Gaby, Vertige de l’amour) qui permettaient de faire passer la pilule auprès des maisons de disque. Une sorte de suicide commercial qui contient pourtant une brassée de perles : “Légère éclaircie”, “Alcaline”, “Bombez”, “By proxy”. Un album qui mériterait donc de retrouver la lumière…
A noter que France Inter à diffusé cet été une série de 10 émissions intitulée “Bashung de l’aube à l’aube” qu’il est possible de réécouter à cette adresse :
par JulienFermerAuteur : Julien Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Né quelques jours après la mort de Jimi Hendrix (on fait se qu'on peut). S'est flatté pendant longtemps de détester le jazz mais attribue désormais cela à une erreur de jeunesse. Déteste vraiment la nouvelle-nouvelle-nouvelle chanson française. Se gausse pourtant d'avoir vu Bashung un soir de 1995 et d'y avoir pris du plaisir. A tenté (vainement) d'être musicien et traine depuis son mal-être dans des débats musicaux stériles. Persiste a porter des pulls à capuche et des Converse (le plus souvent déchirées) à bientôt 40 ans…Voir les articles de cet auteur (51)
Sorti partout, sauf en France, et distribué sur le web pour la modique somme de 1$ par le groupe lui-même en 2009, le premier album de Fanfarlo est une invitation au voyage, à la manière baudelairienne (en référence à la nouvelle “La Fanfarlo” de Baudelaire).
Bruitages étonnants, dès le premier morceau, mélodies qui collent au tympan, songwriting envoûtant et exigeant, on l’écoute en boucle sans se lasser (avis perso!).
La voix du chanteur suédois, Simon Balathazar, y est pour beaucoup. Intros intrigantes, session de cuivres, handclaps, violons aux côtés des plus traditionnelles guitares et batteries construisent un espace sonore élégant et très construit qui a conquis David Bowie himself c’est ce qu’il se dit sur le web)!
Pop orchestrale, folk voyageur, indie rock, c’est comme on veut mais c’est prometteur.
par CatherineFermerAuteur : Catherine Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Elle a erré longtemps dans le milieu du spectacle vivant, comme si le genre "spectacle mort" existait aussi. Elle n'est spécialisée en rien du tout, sauf peut-être dans la photo et le crumble pomme-cannelle. Elle est musicothécaire presque par hasard et pour tout avouer, elle préfère la littérature, les polars nordiques surtout! Mais comme c'est une fille consciencieuse et libérée, elle veut bien qu'on invite Metallica (en acoustique) dans une bibliothèque grenobloise et qu'on remplace la dame du logo par Bob M.?! Et puis elle est prête à l'ultime sacrifice : faire publier sa photo sur le Blog des BMG (Beautiful Music Girls… and Guys!).Voir les articles de cet auteur (6)
“Ultime cosmos” (mais pas ultime galette espérons-le), ce troisième album du trio helvète renouvelle le plaisir que j’avais eu à découvrir les précédents : le premier, Tovorak a déjà été un de mes coups de cœur lors de sa sortie - m’évoquant, Suisse oblige, une tablette de chocolat au piment, mélange d’énergie, de candeur (apparente) et de surprises.
Le suivant, intitulé fort à propos Le retour, confirmait cette impression, et était à nouveau dans mon top 5 de l’année (2007 me semble-t-il).
Sur “Ultime cosmos”, Lucien Dubuis (sax alto, clarinettes basse et contrebasse) officie toujours en trio avec Roman Nowka à la basse et Lionel Friedli à la batterie, augmenté cette fois d’un invité de marque : Marc Ribot, qui a traîné l’élégance de sa guitare dans des univers aussi divers que ceux de John Zorn, Marianne Faithfull, Laurie Anderson ou Alain Bashung, tout en pratiquant des incursions vers la musique brésilienne, et dont la présence sur cet album tempère le côté “art brut” du trio sans en gommer l’énergie.
Les compositions de Lucien Dubuis évoquent moins le monde de l’enfance que dans ces précédents albums, abandonnant les “Il était une fois”, “Bouillie de carottes” , et autres “Gouttes au nez” (et oui, les enfants grandissent…); la pochette n’arbore plus les dessins du petit Mateo, nous entrons visiblement dans la tranche adolescente, science fiction et jeux vidéos… Mais toujours assises sur une pulsation binaire, les compositions du trio ont gardé cette saveur de confiseries aux accents rock ou aux allures de ballades nonchalantes, soumises à des poussées de fièvre exultatoires (je ne suis pas sûre que le mot existe, mais c’est bien l’effet que ça me fait !) : un mélange de pulsation rock, de riffs funky, d’improvisations jazz, avec ce fameux zeste de piment qui surprend et chatouille les oreilles!
Cerise sur le gâteau, le disque est doublé d’un DVD, dans lequel, outre des instantanés du processus de l’enregistrement de l’album et des captations de concert, on découvre en bonus :
- des images de la clarinette contrebasse, cet instrument étonnant aux sonorités d’ancêtre que Lucien Dubuis sait faire “groover” comme une jouvencelle.
- que les qualités d’isolant phonique des boîtes d’œufs ne seraient pas un mythe.
- que l’accent suisse n’est pas forcément celui qu’a immortalisé la pub pour Ovomaltine, et enfin que les regards malicieux échangés par les musiciens nous prouvent que non, la création ne se fait pas forcément dans la douleur…
par MartineFermerAuteur : Martine Site :http://www.bmol-grenoble.info En quelques mots : Si j'avais le choix de la couleur, j'aimerais assez être bleue, comme la note du même nom; si j'étais une note, j'aimerais être n'importe quelle petite croche de l'adagio du concerto pour clarinette de Mozart (et je promets de rester bien à ma place), ou encore un silence entre 2 notes de Thelonious Monk; si je devais changer de métier, je me vois bien pâtre sur un rocher chez Schubert ou ornithologiste chez Charlie Parker… Mais bon, j'avoue, dans la vraie vie je m'appelle Martine, et je suis amatrice, outre de musiques en tous genres - mais plus particulièrement celles qui passent à des heures impossibles à la radio - de moelleux au chocolat (avec un fond de sauternes), car c'est bien connu, ventre affamé n'a point d'oreille, et dans notre métier, les oreilles, c'est essentiel !Voir les articles de cet auteur (29)
C’est sûrement la période de l’année où l’on sollicite le plus notre cerveau : la rentrée et ses centaines de nouvelles données à emmagasiner. Les bibliothèques ne sont pas en reste car elles vous présentent avec plaisir leurs nouveaux quotas de prêt de documents. La nouvelle collection 2010 est assez audacieuse car elle joue en grande partie sur votre capacité à vous auto-gérer.
Je m’explique, le nombre général de documents reste identique : 20 documents par carte.
Ce sont les quotas par catégorie de documents qui changent, en effet pour ce qui concerne la musique vous pourrez à présent emprunter :
Pour 4 semaines : 20 partitions, 6 CD
Pour 2 semaines : 3 DVD musicaux = documentaire (+ 3 DVD de fiction)
A vous donc de faire des choix en fonction de vos envies pour faire un total de 15 documents.
Les horaires d’ouverture de la bibliothèque du Conservatoire (où vous pouvez aller emprunter des partitions !!) changent aussi, prenez note !Mardi: 13h30-18h30
Mercredi:10h-12h et 13h30-18h30
Jeudi: 13h30-18h30
Vendredi: 13h30-18h30Bonne rentrée à tous et si vous n’avez absolument rien compris, n’hésitez pas à demander à votre bibliothécaire préféré !
Mots-clés : bibliothèques, partition, prêts, quotas
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)
Soundgarden se reforme, Alice in chains sort un nouvel album, les chemises de bucheron refont leur apparition dans les vitrines… pas de doute, il souffle un air de grunge sur la rentrée!
Chalenge : faire un panorama du grunge en 4 minutes, pas simple, mais on aime bien les défis sur Bmol…
par EmelineFermerAuteur : Emeline Site :http://www.bmol-grenoble.info/ En quelques mots : Enfant des années 80, elle s'est épanouie dans cet immense chaos musical et en reste cruellement nostalgique. Aujourd'hui encore secrètement amoureuse de Jon Bon Jovi, elle a pourtant élargi sa culture musicale et ne désespère pas d'écouter du Classique quand elle sera grande. Son leitmotiv : désacraliser l'image des bibliothèques et inviter Metallica pour la fête de la musique. En attendant elle boit trop de café et essaiera d'être à l'heure la prochaine fois c'est promis!Voir les articles de cet auteur (44)