RUBRIQUES


INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

RUBRIQUES

A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

MOTS-CLÉS

DERNIERS COMMENTAIRES


RENAUD GARCIA-FONS, “La linea del sur”

Album de la semaine | 27 octobre 2009

Retour vers le soleil !

C’est l’histoire d’une danseuse sévillane. C’est l’histoire d’un joueur de swing à la Nouvelle-Orléans. C’est l’histoire d’un charmeur de serpent. C’est une histoire du sud, de ses multiples personnalités, de ses multiples racines musicales.

Dans La linea del sur, RENAUD GARCIA-FONS, virtuose de la contrebasse, et son quartet, créent des liens rythmiques et harmoniques entre la tradition et la modernité, et nous livrent une musique sudiste, riche de ses identités latino-américaine, espagnole et orientale.

Ils nous emmènent dans le Grand sud, sur fond de guitare flamenca, d’accordéon et de percussions. Une musique parfois profonde et réservée, parfois libérée et endiablée, comme on imagine les gens du sud. Un voyage qui nous porte tout droit jusqu’à la voix d’Esperanza Fernandez, chanteuse de flamenco sevillan, conviée à se joindre à La linea del sur pour quelques morceaux.

C’est vrai, l’été est terminé, mais dans La linea del sur, il y a encore un peu de moi sirotant une sangria à l’ombre des remparts de Salamanca

Où trouver ce document ?


Mots-clés : , ,
par Alexandra


L’IMAGINATION AU POUVOIR : “Ca m’énerve”

A découvrir | 21 octobre 2009

marche.jpglarzac.jpgmanif.jpg

1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King

1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche

1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(es)

Les  courants musicaux ont toujours accompagnés les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite.

Mercredi 7 octobre était la 1ère Journée mondiale du travail décent. Une journée bien d’actualité en ces temps un peu mouvementés : multiplication des plans sociaux, annonces hebdomadaires de licenciements, chômage en augmentation, etc.

Face à ces évènements pas très sexy, comment réagissent les employés concernés ? Plusieurs réponses possibles :

▪ le traditionnel manif’/blocage d’usine.

▪ la séquestration de patrons (plus très tendance depuis quelques mois).

▪ la très “à la mode” solution extrême et désespérée qu’est le suicide.

▪ et la plus imaginative, novatrice et peut être la plus payante de toutes : communiquer avec des outils modernes, via Internet si possible, en utilisant le moyen reconnu comme le plus efficace : la médiatisation.

On connaissait le Calendrier de lutte des Chaffoteaux où des ouvriers de l’usine posent nus (dommage, que des gros poilus !), voici maintenant que les luttes sociales s’emparent de la musique via Internet… et comment !

Si vous connaissez le clip d’Helmut Fritz qui fait fureur chez nos enfants et ados Ca m’énerve, vous apprécierez l’humour, la créativité et les propos des employés d’Akzo-Nobel de Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Ils ont décidé de faire parler d’eux et de dénoncer une situation qui les énerve et surtout les angoisse : la délocalisation de leur usine à Montataire dans l’Oise.

Allez jeter un œil et n’hésitez pas à laisser des commentaires et à faire tourner auprès de vos contacts. Je suis sur qu’avec un peu de buzz les salariés d’Akzo-Nobel ne seront plus les seuls à être énervés…

http://akzonoubez.over-blog.com/


Ca m’enerve Vs Akzonoubez

Mots-clés : ,
par Jérôme


LOUIS SCLAVIS, “Clarinettes”

Album de la semaine | 20 octobre 2009

“Luis qui???”

Pour une fois, je ne vais pas sacrifier à la sacro-sainte loi de la nouveauté : la nostalgie étant ce qu’elle est, j’ai ressorti des bacs un des disques que j’avais choisi il y a déjà quelques années (une vingtaine pour être plus précise) d’emporter sur mon île déserte : “Clarinettes”, de LOUIS SCLAVIS, surnommé à l’époque “le petit prince de la clarinette basse”, en référence au roi Michel Portal.

Soutenu sur 2 plages par les percussions des lyonnais Christian Ville et Christian  Rollet, membres de l’ARFI  - Association à la Recherche d’un Folklore Imaginaire - , Louis Sclavis nous déroule le tapis somptueux de toutes les sonorités de ses clarinettes, des plus aiguës aux plus graves, des entrelacs et broderies tressés à l’aide du re-recording, des jeux de percussions des clefs sur le corps de l’instrument.

Hormis l’hommage aux dieux du jazz (Duke Ellington), et la main tendue aux camarades de l’ARFI, l’ensemble des compositions est de son cru, y compris le titre final plein d’humour “Moi c’est s’Mariano”, faisant allusion à cette époque où il arrivait d’entendre cette question : “Luis qui?” : question désormais superflue, il suffit de dire “Sclavis”, comme on dit “Portal” pour savoir de qui l’on parle !

PS : il existe dans les bibliothèques un certain nombre de disques comme celui-ci, qui cachent bien leur jeu : des trésors musicaux dans des pochettes particulièrement ratées, ou bien patinées par l’âge et les manipulations : des merveilles qui ne demandent qu’à être exhumées !

Où trouver ce document ?

Louis Sclavis

www.arfi.org


Mots-clés :
par Martine


DEOLINDA, “Cançao ao lado”

Album de la semaine | 12 octobre 2009

Les vacances sont finies, place au tumulte de la rentrée… Que nenni ! Voilà un disque qui vous ramènera illico en vacances ! Direction le Portugal avec l’ensemble Deolinda, deux guitares, une contrebasse et une superbe voix.

Avec l’album “Cançao Ao Lado”, traduisez “La chanson d’à-côté”, le trio nous promène entre fado et musique brésilienne. Un projet artistique qui mérite le coup d’oreille puisque Deolinda incarne une jeune fille originaire de Lisbonne qui observe le monde de la fenêtre de son appartement entouré de ses chats et de son poisson rouge. Ana Bacalhau nous chante le quotidien du Portugal, non sans espièglerie et humour. Mention spéciale pour le livret : chansons traduites en anglais et dessins très rigolos.

Du fado ? Oui, mais du fado décomplexé et qui joue avec ses propres codes. Avec Deolinda, on a envie de danser et de sourire, juste ça! Pourtant, tous les thèmes récurrents au fado sont présents : amour, trahison, jalousie, souffrance… mais à cela se mêle une certaine légèreté et un optimisme certain qui nous entraine au-delà des pleurs.

Nous autres trentenaires vivons la crise depuis notre enfance. Au lycée, il y avait la crise; à l’université, il y avait la crise. Eh bien, nous avons survécu, sommes heureux et faisons de la musique“, dixit Zé Pedro, contrebassiste. Alors voilà, tout est dit, si comme moi l’ambiance de rentrée vous donne des boutons, un conseil, Deolinda !

Où trouver ce document ?

Mots-clés : ,
par Audrey


A BORIS VIAN, “On n’est pas là pour se faire engueuler !”

Album de la semaine | 5 octobre 2009

Cette semaine j’avais envie de parler de chanson française, justement parce que je n’aime pas ça (hormis quelques artistes dont BORIS VIAN fait partie). C’est la raison pour laquelle suivant l’exemple de notre collègue Nicolas (qui a chroniqué cet été un disque qui l’a déçu) je me suis penchée sur le tribute to Boris Vian du moment (rappelons que si on entend parler autant de lui, c’est que nous fêtons les 50 ans de sa mort), réunissant tous les chouchous de la chanson française, à découvrir… ou pas.

Première chanson : “on n’est pas là pour se faire engueuler“, c’est surement la faute aux Enfoirés, mais la simple écoute d’un titre chanté en collectif me donne systématiquement l’impression qu’on veut me vendre du bon sentiment… c’est épidermique, je peux plus !
Rassurez-vous je ne vais pas vous faire le même topo pour chaque chanson, simplement l’entrée en matière semble particulièrement commerciale et consensuelle et Boris à surement du en faire des loopings dans sa tombe.
Je passe également rapidement sur des prestations plus que discutables comme celles de la très contestataire Carla Bruni (transparente), M (en manque total d’inspiration et faisant cruellement référence à lui-même), Juliette Gréco (bon sang mais que s’est-il passé !!), Arielle Dombasle, Jane Birkin ou Carole Bouquet et quelques autres… pas au niveau ou pas inspirés, pas intéressants en tout cas c’est sûr.

Je salue toutefois les performances d’artistes m’ayant surpris par la justesse et l’originalité de leurs interprétations. Écoutez la “complainte du progrès” de Juliette, suffisamment subtile pour exceller dans l’art de la reprise. Katerine toujours parfaitement décalé mais profondément mélancolique dans “je bois“. Lio dégouline de guimauve sur “Natacha chien-chien” mais on en attendait pas moins d’elle alors on n’est pas déçu. Je me suis même fais surprendre par Maurane (eh oui) qui se lâche à donf sur “blouse du dentiste“. François Hadji-Lazaro se met délicieusement en danger sur “Fais-moi mal Johnny“. Fersen est sublime sur “Barcelone” tout comme Arthur H sur “Casserole-sérénade“.
Enfin, mes trois chouchous sont des performances d’acteurs : Jeanne Moreau avec un solennel “que tu es impatiente la mort” d’une justesse effrayante. Edouard Baer est excellent en parfait dandy sur “Je voudrais pas crever“. Et le top du top, la glaçante interprétation de Jean-Louis Trintignant avec “Je mourrai d’un cancer de la colonne vertébrale“… traumatisant.

En conclusion un constat en demi-teinte, je n’ai pas trouvé ce casting “tape à l’œil” à la hauteur du défi et à part les exemples ci-dessus je n’ai pas été “surprise”.
On ne “peopolise” pas BORIS VIAN comme on veut !! Sur ce, je vous laisse vous faire un avis et faites moi plaisir, réveillez-moi quand les morts arrêteront d’enrichir les vivants.

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Emeline

Bmol fonctionne avec Wordpress et la sueur de nos fronts. © Les Discothécaires Associés 2007-2012

A propos | Contact | Haut | Ville de Grenoble | Site optimisé pour Chrome, Firefox et Safari.