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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


UNE ÉGLISE, VOUS AURIEZ ?

A découvrir | 30 septembre 2009

Vous faites partie de ces gens qui ne croient plus en Dieu depuis leur communion solennelle (celle où on se déguisait en mariée, trop bien !). Cependant, il ne vous déplairait pas de pouvoir louer une église pour un mariage, un baptême, un enterrement, sans curé de préférence; sans textes imposés par lui serait encore mieux  (ceux-ci, malgré leur ancestrale valeur, vous paraissent écrits dans une langue étrangère, ou alors leur sens profond est trop bien caché). Là, vous feriez trembler les vitraux au son des Queen, de Supertramp, de Jonasz ou de Brel (qui a dit : “que des vieux ringards” ?).

Mais voilà, ce n’est pas toujours possible : les curés ne sont pas encore tous modernistes, il faut dire que leur haut responsable, lui……… Alors, pour ne pas gâcher la cérémonie, et tenter de vous faire vibrer quand même, voici une sélection de musiques dites “religieuses” : si tout ça vous laisse froid et sans émotion, alors louez sans regret une salle des fêtes et collez du papier de couleur sur les fenêtres, peu importe le flacon…

MOZART : Laudate dominum, beatus vir, dans les Vêpres solennelles pour un confesseur

MOZART :  Hostias, Domine Jesu, Lacrimosa, dans le Requiem

FAURÉ : Libera me, Agnus Dei, Pie Jesu, Kyrie, dans le Requiem, et le Cantique de Jean Racine

SCHUBERT : Evensong, Die Nacht, dans Songs for male chorus

MENDELSSOHN : Vespergesang op 121 et Geistliches lied, dans Oeuvres sacrées

VIVALDI : Quis est homo et Fac ut ardeat, dans le Stabat Mater

VIVALDI : Beatus Vir, dans le Nisi Dominus

Tout cela pour, disons, un certain recueillement. Voici d’autres sélections teintées plutôt de majesté ou d’allégresse :

ELGAR : Pomp and circumstance, marche en ré majeur op 39 no 1

POULENC : no 14, dans Aubade

BACH : Concerto pour 3 clavecins BWV 1064 en do majeur, dans L’intégrale des concertos pour clavecins

SCHUMANN : Adagio et Allegro op 70

BEETHOVEN : Symphonie no 7

Ceci dit, j’ai vu des églises où l’on applaudit, d’autres où les enfants mangent des biscuits au pied de l’autel, ou des sorties en débâcle sur un air de Michel Sardou. Tout est possible donc, cette liste n’étant que subjectivement indicative. Si vous avez testé d’autres musiques elles agrémenteront forcément ce dossier, et nous aurons de quoi répondre à nos adhérents stressés par leur future cérémonie…

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par Anne


DAS KAPITAL, “Ballads & barricades”

Séances de rattrapage ! Pour ceux qui ont raté la prestation de DAS KAPITAL pendant le Grenoble Jazz Festival 2009, deux possibilités de réparer ça (cumulables, bien entendu) :

- leur dernier disque (dans les rayons de la bibliothèque), “Ballads & barricades”, qui rend hommage au compositeur allemand Hanns Eisler, auteur entre autres de l’hymne de la RDA.

- leur tournée dans les environs de Grenoble, où ils promènent en milieu rural leur création du mois de mars : une séance de ciné-concert, où ils créent en direct la bande son d’un film des années 30, “A la conquête des cimes”, relatant les exploits des pionniers de la montagne dans le massif du Mont-Blanc.

DAS KAPITAL est un trio trio dano-franco-allemand (Hasse Poulsen à la guitare, Edward Perraud à la batterie, Daniel Erdmann aux saxophones) qui nous propose une musique aussi libre qu’engagée, pouvant être aussi sereine qu’ exaltée.

1ère date le 1er octobre, dans un petit village du bout du monde à 15 kilomètres de Grenoble, Mont-Saint-Martin.

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Plus de détails sur www.jazzgrenoble.com

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par Martine


PINK FLOYD, “Obscured by clouds”

Album de la semaine | 21 septembre 2009

Voilà un disque peu connu et souvent mal-aimé dans la discographie de ce groupe-monument. Faites le test : demandez autour de vous quel album les a marqué, vous aurez sans doute (dans le désordre) “The Wall”, “Dark Side of the moon”, peut-être “Animals” ou encore “Wish you were here”, mais nulle trace à n’en pas douter de ce disque. Sans parler des (nombreuses) compilations qui ne daignent pas lui accorder la moindre place et du groupe lui-même qui l’a très peu joué en concert, semblant ainsi avaliser le sentiment général. Le fait d’avoir pris place entre deux des sommets artistiques du groupe “Meddle” (1971) et “Dark Side of the moon” (1972) n’est sans doute pas étranger à ce traitement injuste (bon, je ne parle même pas de la pochette).

Pourtant ce disque a de réelles qualités. Bouclé en quelques jours dans les studios du fameux Château d’Hérouville (où enregistrèrent dans les années 70 entre autres David Bowie, Iggy Pop, Magma et Higelin deux de ses meilleurs albums “Champagne pour tout le monde” “… Caviars pours les autres”), il s’agit en fait de la bande originale du film La Vallée de Barbet Schroeder. La Vallée se déroule en Papouasie-Nouvelle Guinée et raconte la quête (vaine, on l’aura deviné) d’une “vallée obscurcie par les nuages mais accessible aux esprits téméraires ” perdue au fin fond des montagnes. Film bien en accord avec son époque et la figure du hippie qui largue les amarres pour partir à l’aventure en quête de nouvelles expériences…

Le groupe a habilement exploité cet aspect en intégrant des extraits de chants traditionnels présents dans différentes scènes du film. Assez peu de chants (ici assurés par David Gilmour) et beaucoup de titres instrumentaux comme le veut le Pink Floyd première époque et donc une grande place accordée aux claviers et à la guitare (nul besoin de vous vanter le lyrisme du même Gilmour, voire le titre “Childhood’s end” entre autres) . Roger Waters est encore dans l’ombre à assurer sa partie de musicien plutôt que de tirer la couverture à soi comme il adviendra plus tard… L’ensemble est équilibré et réserve quelques tubes potentiels dont le titre “Stay”. On est loin sans doute des morceaux de bravoure et des concepts-albums à venir mais je n’en démord pas : “Obscured by Clouds” est un album à reconsidérer…

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par Julien


NAIVE NEW BEATERS, “Wallace”

Album de la semaine | 14 septembre 2009

Que font les Grenoblois quand le Cabaret Frappé est fini ? Ils commencent à regarder quels concerts ils vont pouvoir faire à la rentrée. C’est ainsi que j’ai suivi la tradition et je me suis penchée sur le groupe les NAÏVE NEW BEATERS (littéralement les “nouveaux batteurs naïfs”) qui s’arrêtent à la Maison de la Musique de Meylan le 2 octobre prochain avec le groupe Settled in motion.

Alors voilà, les NAÏVE NEW BEATERS sont 3 français (ou franco- américains selon les sources) avec des noms de scènes à rendre jaloux Didier Super : David Boring (chant), Martin Luther BB king (guitare), Eurobélix (machines, claviers). Ils font une musique assez difficile à décrire mais je vais quand même essayer. Leur album Wallace est un mélange d’électro-pop, de rock  et de hip-hop (rien que ça !), qui ne manque ni d’humour ni de second degré. Le chanteur décrit leur style comme de la “pop rappée avec des sentiments chaloupés”. En terme d’influences, ils sont comparés aux Klaxons, la presse cite Pavement, ou encore Stones Roses et le groupe se réclame aussi bien de Will Smith (!?) que d’AC/DC. NNB s’est d’abord fait connaître en Angleterre au cours du “Great Escape Festival” réputé pour dénicher les nouveaux talents. Leur performance live les fait repérer et leur permet de faire des premières parties prometteuses comme celles de Cassius et des Kills en 2008. Ils ont aussi crée le buzz avec leur morceau “Live Good” repris dans une publicité pour Nokia et dont le clip reflète bien l’esprit gentiment déjanté du groupe.

En décalage avec les formations françaises actuelles, les NNB ne cachent pas leur ambition de ruer dans les brancards de la pop et, qui sait, d’imposer leur style outre-Atlantique? Si vous n’avez pas eu la chance de les voir dans les différents festivals cet été, dépêchez vous d’écouter Wallace et si vous êtes convaincus vous pourrez aller les applaudir à la Maison de la Musique de Meylan, à condition de laisser votre sérieux et votre premier degré à l’entrée.

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par Anne-Sophie


FELIPECHA, “De fil en aiguille”

Album de la semaine | 7 septembre 2009

Un gars, une fille… qui ont créé le jeune duo Felipecha. Felipe compose des mélodies folk- rock et écrit la plupart des textes, créant un univers tendre et poétique, souvent intimiste, parfois insolite, et parfois déjà désenchanté ! Sa voix grave fait ressortir celle de Charlotte, claire et aérienne. Il joue de la guitare et les musiciens de leur disque (guitare, claviers, percussions et contrebasse) les accompagnent aussi lors de leur tournée, où ils se taillent un bon succès public. La rencontre de leurs deux univers qui se complètent donne un disque agréablement attachant. Bonne chance à ce duo sympathique.

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Le site de Felipecha

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par Marie-Thérèse


BOZILO LIVE !

Album de la semaine | 1 septembre 2009

Bojan Z

BOZILO, BOZILO ? Drôle de nom pour un trio de musicos !

BO comme Bojan Zulfikarpasic au piano. ZI comme Karim Ziad, à la batterie et aux percussions. LO comme Julien Lourau aux saxophones, pour un trio aux origines et influences variées, des Balkans au Maghreb en passant par le funk pour en arriver à un jazz qui fait éclater les frontières.

Bien que ce soit sa première apparition discographique sous cette forme, ce trio est loin d’en être à ses débuts, puisque ces trois-là jouent ensemble en concert depuis plus de 10 ans, et se sont croisés dans plusieurs formations hexagonales (Henri Texier, Nguyen Lê pour ne citer qu’eux); cette profonde connivence s’entend d’ailleurs immédiatement dans cet enregistrement : pas le moindre flottement, on entre tout de suite dans le vif du sujet, l’énergie circule à fond, les arrangements sont une merveille d’équilibre entre ces 3 personnalités affirmées (comme le dit Julien Lourau, sur scène il y a 3 chefs !), chacun se glissant dans les compositions de l’autre comme dans ses pantoufles - non, je retire les pantoufles, c’est vraiment loin d’être une musique pantouflarde ! - (écoutez donc ces quelques mesures sur “Ifrikya” -composition de Karim Ziad -, où Bojan Z. fait sonner les aigus du piano comme quelque chose entre le steel drum et le balafon…).

Comment ne pas citer à propos de ce disque l’interprétation somptueuse que le trio nous offre d’ Ederlezi, thème traditionnel des Roms d’ Europe de l’Est, que Goran Bregovic nous avait déjà fait (re)découvrir dans le film d’ Emir Kusturica Le Temps des Gitans : intro un peu sombre dans les graves du piano faisant monter lentement la pression jusqu’à l’entrée musclée du sax soprano et de la batterie avant l’exposition du thème, où le saxophone se fait plus lyrique, thème suivi d’un développement improvisé au piano. 9mn 37 de pur bonheur… et le reste de l’album est du même tonneau : pour tout dire, c’est un album qui me dure depuis déjà plus d’une semaine, et qui m’en fera encore sans aucun doute quelques unes.

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Bojan Z.

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par Martine

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