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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


LARYTTA, “Difficult fun”

Album de la semaine | 25 mai 2009

Si on devait résumer “Difficult fun” en un mot ce serait : atypique ! Véritable concentré d’énergie, il fait partie de ces albums qu’on a envie d’écouter en boucle.

LARYTTA est le projet de deux lausannois (Christian Pahud et Guy Meldem) qui viennent de deux horizons bien différents : le premier est le batteur du groupe de rock Honey For Petzi, le second travaille dans une agence de pub. Le résultat de leur collaboration est un album étonnant qui oscille entre pop, expérimentation électro et hip hop, finalement difficile à catégoriser (mais n’est ce pas le but ?). Les sons semblent découpés au scalpel et mélangent des styles underground avec de la dance presque “adolescente”, jusqu’au dernier morceau qui semble tout droit sorti d’un album d’Amadou et Mariam. Véritable recyclage et réinterprétation de toutes les influences musicales du duo, “Difficult fun” réconcilie les dancefloors et une électro plus “bidouillée”. Le groupe revendique cette position et explique : “On cherche à être dans l’entre-deux, entre tube et musique indépendante (…) et puis c’est plus facile que de faire un vrai tube car on a l’excuse de dire qu’on voulait faire un truc malin”.

Je trouve que ça résume bien l’esprit de cet album, finalement assez tordu, mais vraiment réussi .

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par Anne-Sophie


Ici la planète : Carnaval aux Antilles

A découvrir | 19 mai 2009

1963 : Blowin’ in the wind de Dylan est reprise par les 250.000 manifestants de la Marche sur Washington de Martin Luther King.

1974 : 100.000 personnes rejoignent le Larzac pour s’opposer à l’installation d’un camp militaire en écoutant Maxime Leforestier, Gilles Servat et La Bamboche.

1995 : des millions de personnes descendent dans les rues Motivé(e)s.

Les courants musicaux ont toujours accompagné les luttes sociales et les sursauts de sociétés en mutation. On peut ainsi, en toute bonne foi sociologique, sonder l’état d’un pays à la musique qui y est produite. Cette dernière traduit aussi bien les maux de ceux qui peinent à trouver leur place que l’insouciance d’une jeunesse à qui s’offre le monde et qui va tout déchirer. Les plus rigoristes objecteront que tout de même c’est pas trop sérieux comme démarche scientifique. Tut tut tut! La création artistique est un corpus sociologique suffisamment conséquent et fiable pour prendre la musique comme objet d’analyse d’un monde qui change. Faisons donc fi de toute bien-pensance pour endosser l’habit de l’enquêteur prêt à arpenter le monde… sur Internet.

1ère escale: les ANTILLES.

Vous n’êtes pas sans savoir, si vous suivez un minimum l’actualité (Lire la suite…)

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par Jérôme


Vidéo du mois : MASERATI, “This is a sight we have…”

A découvrir | 18 mai 2009

MASERATI j’en ai déjà parlé ici pour dire tout le bien que j’en pensais. Et comme si ça ne suffisait pas, je découvre cette vidéo du groupe qui joint aux qualités musicales déjà évoquées un sens de l’humour assez corrosif et décalé ! Ici pas de revival années 80 si ce n’est pour s’en moquer : un simple bandeau éponge réussit à convoquer en un instant toute une époque (pas vraiment bénie) : celle de la réussite personnelle forgée à la force du poignet, du volontarisme et de la “pensée positive”…

Ah la la, le monde n’est pas toujours tendre avec les “winners” obligé de subir les sarcasmes et incompréhensions des médiocres…

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par Julien


CHRONIQUES EXPRESS

A découvrir | 15 mai 2009

Attention, ceci n’est pas de la seconde main ! Des chroniques courtes certes, mais des vrais coups de cœur et des albums que l’équipe de Bmol vous recommande chaudement…

ERIC LEGNINI & THE AFRO JAZZ BEAT, “The vox”
Qui a aimé le concert de Stefano Di Battista en octobre aimera ce disque d’Eric Legnini, “The vox” ! D’ailleurs, les deux compères ont joué ensemble dans les années 90, et définitivement les jazzmen italiens rivalisent par leurs talents divers. Pianiste de formation, il a joué aussi avec le trompettiste Flavio Blotro entre autres. Entouré de beau monde comme Franck Agulhon aux percussions ou Julien Alour à la trompette, il offre aussi, telle la cerise sur le gâteau, la voix de Krystle Warren, à la fois chaude et rocailleuse. Un album idéal sous la couette en ce début d’hibernation… — Anne

“PINA : Dansez, dansez sinon nous sommes perdus”
(B.O. du film de Win Wenders et Pina Bausch, musique de Thom Hanreich, René Aubry, Henry Purcell, etc.)

L’autre jour en rangeant des cd je me disais : “c’est bizarre quand même, d’emprunter des musiques de film, sans le film, quel intérêt ?”
Et puis j’ai reçu celui-là, et dès le 1er morceau (”Pina”, justement), la musique a éclaté dans mes oreilles, comme un voile qu’on déchire, comme le soleil qui se lève sur Belledonne… Pourtant je n’avais pas vu le film, mais l’ambiance était là : belle, profonde, éclatante, et pourtant légère, souvent minimaliste. J’ai ensuite parcouru le livret et lu la jolie histoire de cette musique racontée par Wim Wenders lui-même, qui raconte qu’il voulait mettre toutes les musiques qu’il aime, mais que les droits d’auteur étaient trop chers !! Casque sur les oreilles, jusqu’à la fin je me suis dit que tout cela était une belle réussite. Il ne me reste plus qu’ à aller voir le film…
En plus, par les temps qui courent, ce titre est tellement fort : “dansez, dansez sinon nous sommes perdus”, tout ce cocktail ne vous laissera pas indifférents c’est sûr. — Anne

GAVIN BRYARS, “New York”
Des œuvres pour percussions-claviers, ça n’est pas si fréquent; des œuvres aussi mélodiques et chantantes que celles que Gavin Bryars a composé pour ces instruments, c’est encore plus rare ! Alors ne passons pas à côté de ce disque, une occasion de découvrir ce que sont ces percussions à claviers, capables tout à la fois de nuances et d’expressivité étonnantes : les vibraphones, marimbas, glockenspiel, xylophones et autres songbells, joués aux mailloches ou à l’archet, remplacent chez Gavin Bryars la section de violons de l’orchestre, avec une musicalité et des couleurs tout aussi subtiles. Deux des pièces de cet album sont dédiées aux Percussions Claviers de Lyon, qui en sont ici les interprètes : formation de 5 musiciens, le PCL défend avec passion depuis 1983 les couleurs de la famille des percussions-claviers, à travers des transcriptions d’œuvres du répertoire, ou des créations. Et tout ça à notre porte, chez nos voisins lyonnais…— Martine

JEROME VAN DEN HOLE
Parfois, après une journée noire, on glisse un cd dans le lecteur de la voiture en pensant à autre chose, et là tout doucement ce qu’on entend nous ramène vers une image plus douce , une vision plus bleue des nuages lourds du moment… Voilà comment j’ai découvert un premier album d’un jeune homme qui a mon avis ne va pas s’arrêter là. Un nom pas terrible pour un beau gosse bourré de talent : Jérôme Van den Hole. Quoique, Jérôme c’est pas mal ( ; ) . Une belle voix grave avec une pointe d’accent craquant rappelant Dick Annegarn, des arrangements comme je les aime, sobres mais riches, acoustiques. Agrémentant le tout, des paroles parfumées d’ humour et de poésie, « la vie est un couteau planté dans le velours », « j’ai pas demandé la lune, j’ai pas demandé l’Amérique, j’veux juste du ketchup pour mes frites ». A l’heure de la morosité ambiante, où même la musique a du mal à percer le mur du son, voilà un disque qui fait du bien, parions que vous rallongerez votre trajet pour finir de l’écouter tranquille et à fond, le coude sur la fenêtre, comme si vous partiez en vacances. — Anne

BEST COAST, “Crazy for you”
Un vent de contestation souffle sur la Californie comme autrefois le grunge sur Seattle. Ouf, enfin un petit renouveau dans le rock, je commençais sérieusement à m’ennuyer! On ne va rien se cacher, Best coast fait du neuf avec du vieux, mais ce côté garage-pop un peu rétro à su attirer mon attention au même titre que des groupes comme les DumDum girls ou Warpaint.
Il semble que L.A. soit devenue “the place to be” pour les groupes de rock indé à forte tendance féministe. On désavoue le culte du corps, on traine des pieds, on fait cracher les guitares et on nage à contre-courant : bref on a tout compris.
Crazy for you est le premier album de ce brillant duo dont je vous conseille fortement l’écoute, ne serais-ce que le single Boyfriend suffit à vous plonger dans l’ambiance : le California Spleen. — Emeline

john-pigeon.jpgPIGEON JOHN, “Dragon slayer”
Allez, pour changer je chronique du hip-hop pas méchant. Plutôt moelleux même. Parfois rangé dans la catégorie “rap chrétien” (oui ça existe aux États-Unis) en raison de ses messages plutôt positifs et des nombreuses références à dieu (rien de très choquant pour les États-Unis), Pigeon John nous sert un album au son old school. Beaucoup de chœurs et de claps de main qui donnent un aspect gospel, du vieux piano électrique pour la petite larme de vintage (apparemment en ce moment c’est le retour du vintage) et des arrangements simples avec un soutien batterie et cuivres légers. C’est musical, assez doux mais plein d’énergie, malgré une ou deux chansons qui font un peu trop pop formatée (faut que ça se vende) l’album se laisse bien écouter, chaque titre ayant un air de reprise (en tout cas ça rappelle souvent quelque chose, sans que l’on puisse vraiment retrouver ce que c’est).—

Pourquoi vous ne trouverez pas le dernier Seth Gueko à la bibliothèque Centre Ville… Écoutez bien les paroles, prenez le temps de les savourer et trouvez un argument pour que ça arrive dans la collection hip-hop du Centre Ville. Juste un seul… Je ne suis pas facilement choqué mais il y a des choses vraiment écœurantes qui sont difficiles à supporter et là, je trouve que c’est trop. Si encore il essayait de dire quelque chose de plus intéressant que “j’te bute” ou “j’te baise”, je lui demande pas un exposé de philo mais il y a des rappeurs qui ont des textes qui expriment une idée (au moins une). Il paraît que c’est un chanteur à punchlines, c’est bien beau mais c’est pas mal, de mettre des textes entre deux punchlines, parce que là du coup ça veut pas forcément dire grand-chose et l’enchainement est de fait un peu poussif. Le pire : les commentaires youtube de gens qui pensent que c’est le top du hiphop français, voire son avenir. —

afrocubism.jpg

AFROCUBISM
“Afrocubism” c’est le nom d’un projet des années 90 qui devait réunir des musiciens cubains et maliens à Cuba et créer un album. Mais suite à quelques problèmes de visas, les Maliens (Bassekou Kouyaté et Djelimady Tounkara) sont restés au Mali et le cubain (Eliades Ochoa) a dû ressortir des vieux musiciens du placard pour faire l’album de musique du monde le plus vendu de tous les temps : Buena Vista Social Club. Le producteur relance la formule douze ans après, avec cette fois-ci des visas à jour et une poignée d’africains en plus (Toumani Diabaté et Kasse Mady Diabaté, entre autres). C’est ainsi que sort cet album “Afrocubism”, enregistré en quelques jours. C’est chaud, c’est chaloupé, les sonorités se retrouvent, se combinent et s’entremêlent au point qu’on ne sait plus si c’est afro-cubain ou cubano-africain. Au final cette ambiance conviviale et ensoleillée fait de ce disque un bon moyen d’attendre l’été, ou plutôt d’avoir l’impression qu’il est déjà là. —

story-of-anvilTHE STORY OF ANVIL
Réalisé par Sacha Gervasi, Anvil où la descente aux enfers de deux métaleux nés sous une mauvaise étoile. Après avoir partagé la scène avec Scorpions, Anthrax et Metalica, Robb Reiner (batterie) et Steve “Lips” Kuldrow (chant et guitare) retombent dans l’anonymat. Mal conseillés, mal entourés, et surement trop honnêtes, ces 2 copains d’enfance ne lâchent rien et vivent de travaux précaires pour faire survivre leur groupe. A la vue de ce documentaire on a d’abord envie de rire, croyant voir un remake de Spinal Tap tellement les situations sont ubuesques (Lips jouant de la guitare avec un godemiché), à la fin on a la gorge serrée devant le combat de ces 2 quinquagénaires. Une belle leçon de vie et d’amitié ! Pour la petite histoire, à la suite de ce documentaire Anvil a été invité à de nombreux festivals dont notre Hellfest national, à la grande joie des fans qui ne les avaient pas oubliés. — Emeline

batucajazz.jpg

MAGNUS LINDGREN, “Batucada Jazz”
Voilà de quoi vous sortir de votre hibernation douloureuse – sachant qu’un Grenoblois sans neige n’est qu’un Tahitien sans pirogue !
Ce compositeur finlandais, aux créations plutôt contemporaines signe là un album différent : un souffleur nordique magnifique et un assemblage de musiciens sud-américains en grande forme : voilà le décor. Ensuite, de ces compositions chaloupées et torrides comme on n’en entend pas tous les jours sur la scène jazz.

Bref, une collaboration nord-sud comme on en rêve. — Anne

PINK TURTLE,”Back again”
Et oui, le retour des infatigables fous swinguants, qui après avoir repris façon swing brillant “Hôtel California” d’Eagles, “Smoke on the water” de Deep Purple, et autres tubes pop inoxydables, s’attaquent à une nouvelle fournée : rien de moins que “(I can’t get no) Satisfaction”, “Roxanne”, “Billie Jean” ou “Hey Jude” : chacun de ces succès du monde du rock se retrouve emballé dans un packaging jazzy du meilleur aloi : du coup, ça rocke, ça rolle, ça slide et ça cuivre, bref, de quoi résister aux froidures et vous donner des fourmis dans les jambes! — Martine

tribeqa-qolors.jpgTRIBEQA, “Qolors”
Ou le retour des Nantais cosmopolites ! Deuxième album du groupe dont la musique est, à l’image de leur ville portuaire, ouverte aux rythmes et aux sonorités des continents à la fois lointains et voisins par la mer, l’Afrique et les Amériques : la mayonnaise entre jazz, hip-hop, mélodies brésiliennes et sons d’Afrique de l’ouest prend toujours aussi bien, émulsionnée avec bonheur par le magnifique balafon chromatique de Josselin Quentin. Ils accueillent ici quelques invités triés sur le volet, dont Geoffroy Tamisier pour la trompette jazzy, Mauikai pour le soul cubain, Blake Worrell des Puppetmastaz pour l’énergie hip-hop. Un vrai régal, et il paraît que c’est encore mieux en concert ! — Martine

canaille.jpgLA CANAILLE, “Une goutte de miel dans un litre de plomb”
Révélé au Printemps de Bourges et après une tournée en France, La Canaille sort son premier album. Du hip-hop nourri au rock et à la world music. Des paroles engagées voire anarchistes (voir le titre “Ni dieu ni maître”) mais toujours sensées, chroniques du monde mâtinées d’allégories frappantes. Du scratch pour souligner le tout sans être omniprésent. Une ambiance dure, sombre mais sans déprime, qui sonne plutôt comme un appel à la lutte contre les injustices, thème classique du rap mais dont la mise en scène textuelle et musicale en relève la saveur comme… une goutte de miel dans un litre de plomb. Un album réussi qui redonne envie d’écouter du hip-hop français. — Jö

THE RUNAWAYS, “Born to be bad”
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d’adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous “I love rock’n'roll”) et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l’étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film “Les Runaways” de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces “riot girls”, venez vous rattraper à la bibliothèque avec “Born to be bad” et bientôt la BO du film ! — Emeline

cirque.jpgNICOLAS BERNARD, “Le jazz fait son cirque”
Dès que le regard se porte sur la pochette, on accroche avec ce cd : c’est chatoyant, original… et l’écoute des morceaux le confirme. On se croirait tour à tour sous les lumières du cirque, dans un bon fauteuil au cinéma, assis à la terrasse d’un café. C’est une ambiance particulière et rythmée que portent ces musiciens avec chaleur et humour. Ils font parler leurs instruments, ils s’amusent à se répondre et nous embarquent avec eux. Cet album nous donne une idée de l’énergie qu’ils offrent sur scène. A découvrir sans tarder et à mettre dans les petites mains des petites oreilles pour un plaisir partagé. — Sandrine

cordebreve.jpgCORDEBREVE, “s/t”
Ce n’est pas tous les jours que l’on a Paul Verlaine ou Jean Moréas pour paroliers. Eté 2007 : le musicien bordelais Thomas Sinier, après trois albums s’attelle à un projet original : mettre en musique et faire interpréter par la voix délicate et parfois chuchotée de Charlotte Jubert des poèmes …du XIXe siècle, la plupart tombés dans l’oubli, certains de leurs auteurs aussi. Cordebrève était né. J’avoue que les noms de Léon Valade ou Maurice Rollinat ne me disaient rien. Quant à citer un titre de Catulle Mendès … Sur cet exercice plane l’ombre de géants, Léo Ferré avec Apollinaire et Baudelaire, et l’incontournable Ferrat chante Aragon. Aussi ce dépoussiérage est-il une occasion de renouer avec la poésie, parfois la mal-aimée de la littérature. Ici elle n’apparaît pas surannée, car il y a adéquation entre ces mélodies actuelles, accompagnées à la guitare et la batterie et ces textes d’un autre temps qui véhiculent des sentiments intemporels. Un disque pas follement gai, mais intimiste et hors des modes. Si vous avez la curiosité des oreilles… — Marie-Thérèse

Les PAPAS RIGOLOS, “Leçon de choses”
Une guitare + une basse + une batterie + trois voix = Les Papas Rigolos. Musiciens confirmés et papas gâteux, c’est avant tout en direction des “pitits n’enfants” que nos rigolos foncent têtes baissées mais aussi, vers leurs parents et grands parents qui semblent fortement apprécier leur univers loufoque et coloré. Naviguant entre rock, disco, reggae, salsa… émaillés de textes tour à tour tendres, sensibles ou drôles, les Papas Rigolos nous présentent des extraits de leur dernier CD “Leçon de choses”. — Violette

fanfare-en-petard.jpgLA FANFARE EN PÉTARD
Les six musiciens de la Fanfare En Pétard (FEP), armés de leurs cuivres, ont décidé de vous faire oublier vos misères avec ce 2ème album !
D’improvisations désordonnées en désordres improvisés, le groupe assoit ses marques et impose son style : bombe festive ! un détonnant métissage de Ragga Ska Funk Dub.
Les fanfareux prennent plaisir à créer, jouer, donner, délirer… sans jamais s’essoufler, le tout avec humour et générosité.
Venus des confluents de l’Alsakistan, royaume de la bière et de la tarte flambée, ces semeurs d’heureuse zizanie se veulent résolument énergiques et délicatement dérangeants. Le ton est donné ! En rouge et en Pétard, la fanfare milite activement pour le sourire et pour faire danser les gens. — Violette

MUNICIPAL WASTE, “Massive aggressive”
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d’humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d’une puissance et d’une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l’ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l’on danse en cercle en se sautant dessus … sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c’est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n’est pas pour vous ! — Emeline

Commentaire de Julien : le seul concert où j’ai vu des filles faire du “stage diving” (sauter depuis la scène sur le public) en planche de surf sur fond de riffs ultra-lourd et dans une ambiance (presque) bon enfant. A voir absolument en concert !

nino1.jpgTHE NINO’S CHANTENT NINO FERRER
Nino Ferrer, je ne connais pas bien. Alors comme une enfant devant sa papillote, j’hésitai sur son contenu : chocolat praliné ou pâte de fruit trop sucrée ? Dès la première écoute, on comprend que c’est un bon chocolat fondant. Tout y est : une orchestration de qualité, un hommage respectueux à l’artiste, des reprises très originales (mention spéciale pour la reprise pêchue de “on dirait le sud”, il fallait oser) et une démarche artistique expliquée dans une intro sympathique. De quoi découvrir ou redécouvrir Nino Ferrer, poète méconnu dont les enfants chanteront les refrains à l’envie après l’écoute de ce CD. A déguster en mangeant des papillotes… (mais c’est malpoli de chanter la bouche pleine). — Sandrine

FLORENCE & THE MACHINE, “Lungs”
Une météorite vient de tomber dans les bacs à cd de la bibliothèque Kateb Yacine, venant tout droit de la galaxie pop-rock-indie anglaise. C’est l’album “Lungs” de Florence and the Machine, un groupe mené par la mystique Florence Welch pour nous enivrer avec des chansons endiablées et romantiques comme ma préférée “Cosmic love” ou “Rabbit heart”, “Dog days come over”, “You have got the love”. Alors laissez vous posséder par la voix rauque et mélodieuse de Florence avec son premier album “Lungs” qui est à respirer à pleins poumons, car c’est sûr avec Florence la Machine musicale est lancée pour vous envouter… — Stéphane

iam.jpgIAM, 20 live “Retour aux pyramides”
En ces temps de froidures hivernales quoi de mieux qu’un petit tour en Égypte ? Aux pieds des pyramides tant qu’à faire…  avec IAM en live pour leur 20 ans  ? Accompagnés par l’ Orchestre Populaire du Caire et épaulés par Kahled et Lofti Bouchnak, ils reprennent leurs plus gros titres (particulièrement ceux de “L’École du Micro d’Argent“, normal c’est le meilleur). En bonus, un documentaire retraçant la carrière du groupe et leur périple en Égypte. Le Cd audio du concert live est aussi inclus avec le Dvd. A écouter et voir de toute urgence pour les fans… — Jö

QUEEN IFRICA, “Montego bay”
Fille du grand chanteur de ska, Derrick Morgan, Queen Ifrica se détache de ses copines chanteuses de reggae à tendance sexy en se donnant comme ligne de conduite la transmission du message rasta. Et moi le message rasta à part Jah Jah love, Rastafari, Sélassié Hailé j’y connais rien, mais la demoiselle me donne envie d’y croire. Une musique empreinte de mysticisme mais aussi d’une grande conscience sociale, oscillant entre le roots et le ragga, toujours avec classe et force de conviction. Une grande dame militante dans ce milieu très macho qu’est le reggae jamaïcain, je dis bravo! — Emeline

LEE FIELDS, “My world”
Superbe album à l’ancienne pour ce “My world”. Les mauvaises langues diront que ça ne révolutionne rien, mais finalement ne peut-on pas dire ça de beaucoup de genre musical ? L’esprit de James Brown, Ray Charles et des grands anciens planent sur ce disque qui réserve en plus une pelletée de tubes potentiels. Les arrangements sont magnifiques et la voix de Lee Fields porte les compositions de l’album sans faiblir. De la Soul music en majuscule. Le succès mérité de l’album a d’ailleurs incité le label à resortir l’album “Problems” disponible également dans les bibliothèques de Grenoble. — Julien

ARCTIC MONKEYS, “Humbug”
Voici le nouvel album des Arctic Monkeys, le troisième du nom.
C’est l’album de la maturité : les petits rockers sont devenus grands et ce qu’ils ont perdu en innocence et en fougue, ils l’ont gagné en maîtrise musicale. On retrouve toujours ces chansons à la ligne mélodique entêtante et au rythme sautillant, mais on sent une volonté de leur part d’évoluer et de sortir des recettes qu’ils maîtrisent. Mais je vous rassure, l’essentiel demeure : du rock qui accroche et qui donne envie de sauter. Et avec Josh Homme (leader des Queens of the Stone Age) à la production, on peut être sûr que cela va être sacrément rock’n'roll. — Rosie

DOMINIC SONIC, “Phalanstère #7″
Il faut se méfier de la nostalgie qui nous donne envie de replonger dans nos amours musicales de jeunesse. Quelques fois, cela sent tellement le rance qu’on brulerait sur le champ les idoles d’antan… et d’autres fois non. Heureusement ! Quelle délectation d’entendre ce son rock et nerveux, ces riffs teigneux et ses mélodies accrocheuses. Du pur jus d’énergie, du tempo années 80 revisité et reboosté, du rock français et du bon, du vintage mais pas factice du tout. Un come-back réussi pour Dominic…nic, nic.

— Rosie

“The Wrestler “[B.O. du film de Darren Aronofsky]
Film très attendu par les fans de Mickey Rourke, qui retrace l’histoire d’une star du catch des années 80 tombée dans l’oubli et la misère, tant sociale qu’affective. Un genre de “Rocky” du catch en somme… Outre la qualité du film, sa bande originale est un condensé de “glam metal” des années 80. Attention : allergiques au fluo, collants moulants et brushings impeccables s’abstenir : de Ratt à Cinderella en passant par Quiet Riot, Accept ou Scorpions, ils sont tous là… et ils nous avaient manqué! Un régal…

— Emeline

Jamaica shines everywhere“Jamaica shines everywhere” [compilation]
Le soleil brille partout et pour tout le monde, le Reggae aussi. Les descendants de Bob Marley et les fils spirituels de la Jah culture ont essaimé le monde et sèment les graines de la “Jah love attitude” partout où le terreau est fertile. Voici donc une compilation des meilleurs artistes mondiaux du genre dans des figures de style variées. De la bonne (musique) en perspective et de quoi satisfaire toutes les envies à volonté. Pour les déjà convaincus comme les réfractaires. Jah Rastafari vous salue bien. — Rosie


VINCENT MALONE, “Le cabaret magique du roi des papas”
Que dire du dernier opus du roi des papas ? Qu’il nous propose une version très personnelle des origines de la vie et de ses mystères ? Que ses personnages, dévoilés par le rideau rouge d’un cabaret imaginaire sont truculents ?
La magie de Vincent Malone emporte tout sur son passage et chaque oreille y trouvera son compte. Rire, tendresse, entrain mais aussi réflexion sur le sens de la vie, du “big bang” au “bang big”, bref le spectacle commence… — Sandrine

BEIRUT, “Gulag orkestar”
Voilà un disque qui nécessite une plongée totale en apnée. Pour écouter ce disque, il faut sortir des schémas classiques connus. En effet, avec Beirut, on découvre un mélange incroyable entre la world des Balkans, le rock et la musique folk américaine. Beirut, c’est la vision artistique d’un garçon, Zach Condon, plein d’idées et d’harmonies musicales qui lui trottent dans la tête. A vous maintenant de libérer sur votre platine toutes ces harmonies et à partir pour un merveilleux voyage musical. — Rosie

MELISSA LAVEAUX, “Camphor and copper”
Melissa Laveaux est une très jeune musicienne canadienne, d’origine haïtienne, qui avec cet album vient jouer dans la cour des grands “songwriters”. Ce premier album est loin d’être une ébauche tant son style est déjà maîtrisé et sûr. Du folk, enrichi par les origines créoles de la donzelle. Un regard extérieur qui magnifie ce genre séculaire. De magnifiques compositions personnelles, délicates et minimales à la mélodie entreprenante, et deux reprises réussies de deux grandes chansons du répertoire américain (”Needdle in the hay” d’Elliott Smith et “I Wanna be Evil” d’ Eartha Kitt). Décidément, une artiste à découvrir et à suivre. — Rosie

Alpha WessALPHA WESS, “Le choc des cultures”
Alpha Wess propose dans cet opus du reggae avec des instruments traditionnels. Originaire de Guinée, il prend le micro plutôt que le stylo pour diffuser ses textes politiques et c’est dans sa langue traditionnelle qu’il chante. Plus besoin de démontrer l’universalité du reggae, il suffit d’écouter.
— Rosie

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par Bmol


MORIARTY, “Gee whiz but this is a lonesome town”

Album de la semaine | 11 mai 2009

Hier soir, je me suis endormi en écoutant Gee whiz but this is a Lonesome Town de MORIARTY, et, comme on dit aux States, “I had a dream“.

Je m’appelle Jimmy. A 17 ans, j’ai quitté l’ennui du ranch familial pour vivre l’aventure avec la bande de outlaw de Gus. Désormais, je suis fier de mon nom. Hier, après le grand vol de la banque de Taos, j’aurai dû rester planqué dans le désert à somnoler auprès du feu en écoutant le chant du buffalo me susurrer Jimmy, won’t you please come home”. Mais rien au monde n’aurait pu m’empêcher de galoper vers le saloon pour écouter à nouveau Rosemary et son band et embrasser ma smart and preety lilly.

Aujourd’hui, debout sur le gibet, alors que le chanvre s’enroule autour de mon cou, j’ai peur et les miens me manquent enfin. Pauvre Jimmy, you can’t ignore the buffalo song.

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par Nicolas


Oh ! Gaby ! (Ou pourquoi j’aime GABRIEL FAURÉ)

A découvrir | 6 mai 2009

Des visages comme celui-là, on aimerait en croiser plus souvent : un beau grand-père au regard bienveillant, serein, ouvert… Son œuvre est à l’image de cette harmonie intérieure, elle sonne toute en sensibilité et subtilité.

Cette œuvre, vous l’avez forcément entendue sans le savoir, elle est souvent utilisée dans les musiques de film : récemment dans La vie moderne de Depardon : Elégie, pour violoncelle et piano, ou encore dans Copy cat de Jon Amiel : Requiem op. 48.

Il fut le professeur de Maurice Ravel, l’élève de Camille Saint-Saens. Comme Beethoven, il commence à avoir des troubles auditifs à l’âge de 53 ans et doit prendre sa retraite avant l’heure…Moins célèbre que Debussy et Ravel certes, mais talentueux : grâce, élégance et originalité ressortent de ces créations de toute beauté. Si vous voulez revigorer en vous le dicton “la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie“, préparez-vous un bon fauteuil, du chocolat, une bière blanche, et branchez ce Gaby-là dans vos oreilles. Une vraie douceur, un vrai Gaby le magnifique.
Découvrez donc :

la-bonne-chanson.jpgLa Bonne chanson, op. 61 ;Vingt mélodies : Deuxième recueil [etc.] / GABRIEL FAURÉ (Musique et Associés, 2008)

oeuvre-pour-violoncelle-et-piano.jpgL’oeuvre pour violoncelle et piano / GABRIEL FAURÉ (Harmonia Mundi, 2007)

requiem-op46.jpegRequiem op. 48 ;Cantique de Jean Racine op.11 [etc.] / GABRIEL FAURÉ (Decca, 1991)

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par Anne


GIANMARIA TESTA, “Solo dal vivo”

Album de la semaine | 5 mai 2009

L’arrivée du printemps réveille des envies de voyage en Italie : “Week-end à Rome, tous les deux sans personne”, ou déjeuner parfumé sur une terrasse toscane… A défaut de voyage, il vous reste la solution low-coast. Un antipasti, des amis et en boucle sur votre platine, Solo dal vivo le dernier enregistrement live et solitaire du rocailleux GIANMARIA TESTA. Au fourneau donc.

Au rythme feutré de la guitare, laissez fondre dans une goutte d’huile d’olive piccoli fiumi, courgettes, aubergines, poivrons et ail émincé. Tendez l’oreille, Gianmaria vous parle d’amour, de petits gestes quotidiens et d’amour encore, tellement plus caressant en italien.

De retour du Mercato di Porta Palazzo malaxez les penne et les légumes avec un large morceaux de fromage frais de brebis. Les dernières notes de come al cielo gli aeroplani flottent encore dans la cuisine, les applaudissements s’apaisent, il est temps de saupoudrer de quelques feuilles de basilic et de passer à table.

Le plat fume, vos amis sont réunis, Gianmaria s’installe de nouveau à vos côtés, ouvrez la fenêtre et respirez… On dirait le sud.

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par Nicolas

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