NOS SERVICES

INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

RUBRIQUES

A DECOUVRIR

MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

DÉJÀ DANS LES BACS

MOTS-CLÉS

DERNIERS COMMENTAIRES


Concert DANYÈL WARO, “Tournée en Isère” (18/03/09 Les Adrets)

Musique à Grenoble | 30 mars 2009

Danyèl Waro

Dans le cadre des “Tournée Isère” proposée par la MC2, je me suis rendu, fort curieux, au concert de Danyèl Waro, figure incontournable du maloya réunionnais.

Le maloya est le rythme traditionnel de la Réunion. Issu du métissage musical des ethnies qui composent la population réunionnaise (Afrique de l’est, Madagascar, Inde) le maloya est le rythme sur lequel les esclaves des plantations chantaient leurs joies mais surtout leurs peines, un peu à la manière d’un blues de l’océan indien. Le terme provient du malgache “Malahelo” qui signifie “parler, s’exprimer” et renvoie à la tristesse et à la mélancolie. Longtemps mésestimé et considéré comme un genre vieillot, interdit par l’administration issue du colonialisme à la fin des années 50 car porteur de révolte et de luttes sociales par les thèmes qu’il véhicule, ce sont les mouvements indépendantistes qui vont le tirer de sa léthargie dans les années 70.

DANYEL WARO fait partie de ceux qui ont su dépoussiérer le genre et redonner ses lettres de noblesse à une musique traditionnelle mais moderne, porteuse d’histoire et de sens, enrichie par ses apports ethniques.

C’est vous dire que le concert de mercredi soir dépassait un peu le simple cadre musical pour s’inscrire dans une histoire en route, l’histoire d’un peuple en lutte pour faire valoir ses droits, son histoire et son passé et qui semble redouter d’être classé “monument historique” tant les thèmes abordés et la modernité du propos parlent de la Réunion comme d’autres manuels d’histoire.

Et on ne fût pas déçu… Danyèl Waro nous a offert un magnifique concert, un de ces moments dont on garde longtemps la trace. C’est un grand monsieur qu’on a croisé l’autre soir. Tout en simplicité, dégageant une force et une sérénité que seuls les grand personnages détiennent. Faisant partager ses convictions sans un gramme de pathos, nous parlant de ce qui l’a construit (son père, ses rencontres, l’amour de son île) et des instruments qu’il fabrique lui-même. Nous offrant la beauté du créole réunionnais dont on capte parfois quelques bribes et la richesse d’une interprétation toute en énergie. Accompagné de 4 percussionnistes, devant un auditoire à l’écoute et rapidement subjugué par l’univers de Waro et la sincérité du personnage. Ce fut du pur bonheur et l’impression de palper un peu de cette culture qui est pourtant aussi la notre (eh oui, la Réunion c’est la France…) J’ai découvert l’autre soir un poète et je n’en suis pas encore remis.

Celui qui aime se définir comme luthier plutôt que comme musicien, comme agriculteur plutôt que comme militant, celui qui a préféré faire 2 ans de prison plutôt que servir sous un drapeau déclare: “Grace au maloya j’ai pris du recul par rapport à la philosophie cartesienne, aux jugements trop conceptuels. La maloya m’a remis en accord avec la Réunion, avec les gens, avec notre langue et notre bâtardise“. Et dans un des plus beaux morceaux chanté en créole l’autre soir : “Je ne suis pas blanc, non je ne suis pas noir, ne me racontez pas d’histoires, mélangé de cafre (Africain), de yab (Blanc) et de malbar (Indien), je suis de l’ethnie “pur bâtard”…


Mots-clés :
par Jérôme


Printemps du livre : Rencontre avec MAGYD CHERFI

Musique en bibliothèque | 24 mars 2009

Le PRINTEMPS DU LIVRE de Grenoble se tiendra du 25 au 29 Mars au Jardin de Ville et dans les bibliothèques de Grenoble et de l’agglo. Au programme bien sur de la littérature, mais la passerelle avec la musique est vite faite quand le thème du festival est la rébellion. A cette occasion, ne ratez pas la rencontre avec Magyd Cherfi et Mike des Sinsemilia.

MAGYD CHERFI est non seulement le parolier de Zebda et le formidable artiste solo que l’on sait, mais aussi l’auteur de talent de 2 livres (d’inspiration autobiographique) publiés chez Actes Sud : “Livret de famille” et “La trempe“, parlera de l’ensemble de son travail d’écriture.

Centrée autour de ses livres, cette rencontre (animée par Bruno Garcia) s’ouvrira dans un deuxième temps sur un dialogue avec Mike des Sinsemilia.

Nul doute que ces deux artistes et auteurs auront de la matière à partager autour de l’écriture de textes rebelles, révoltés ou engagés et de leurs parcours respectifs.

Renseignement : 04 38 37 20 83

Programme : http://www.bm-grenoble.fr/

Mots-clés : , , ,
par Bmol


THE ROLLING STONES, “Let it bleed”

Album de la semaine | 23 mars 2009

Non il a osé ?! Parler des Stones sur Bmol ! Et oui, voici un album à classer dans la catégorie “oui mais non ça sert à quoi de parler de ce disque d’abord, tout le monde il le connaît et puis tout le monde l’a déjà écouté moult fois !” Oui mais, d’une part ce n’est pas tous les jours qu’on parle d’un disque aussi célèbre ici même et d’autre part je fonctionne au coup de cœur et en ce moment j’écoute ce disque en boucle sans m’en lasser et c’est vous qui payez les pots cassés, voilà ! Et d’abord, est-ce que vous souvenez de la dernière fois où vous l’avez écouté ce disque ? Est-ce que vous êtes capables de citer de mémoire une seule chanson de l’album (et sans confondre avec Sticky fingers ou Beggars Banquet s’il vous plaît) ? Est-ce que vous vous rappelez à quel point ce groupe était génial avant de devenir une entreprise destinée à relever les compteurs dans des stades de plus en plus gigantesques (remember la tournée réservée aux heureux détenteurs d’une carte American Express ?) Enfin bref, arrêtez de croire Philippe Manœuvre quand il vous dit que le dernier Stones est leur meilleur (je serais tenté de dire arrêtez de le lire tout court depuis sa participation à une certaine émission d’incubateurs de stars).

Mais revenons à nos moutons : je vous parle d’un temps où ce groupe avait autant à voir avec Neil Young, le blues (ici la reprise de Robert Johnson, figure mythique du bluesman), la folk et la country qu’avec le rock. La démonstration ? L’orchestration : de la guitare slide, du violon, de l’harmonica, du piano, de la trompette et même de la mandoline (un certain Ry Cooder). Les chansons : au moins quatre ballades (”Love in vain”, “Country Honk”, “Let it bleed”, “You got a silver”) aux carrefours de la country, de la folk, du blues sans parler des orchestrations symphoniques (”You can’t always what you want”) et du rock pur jus (”Gimmie Shelter”, “Midnight Rambler”, “Monkey Man”).

Sur ce disque, les Stones payaient leur tribut au blues et à la folk-music états-uniennes (déjà largement amorcé sur Beggars Banquet) tout en inventant autre chose. Qu’il est bon d’écouter cet album inusable, de se bercer des parties de guitare d’un Keith Richards au sommet de sa forme - pour la partie guitaristique s’entend - et d’entendre Mick Jagger singer avec talent les grands anciens. Un grand disque qui résiste haut la main aux outrages du temps.

Où trouver ce document ?

Mots-clés :
par Julien


Concert-lecture à la bibliothèque Kateb Yacine

Musique en bibliothèque | 17 mars 2009

Destination vide

Les élèves-chanteurs, qui nous enchantent régulièrement dans l’auditorium de la bibliothèque Kateb Yacine depuis maintenant deux ans, reviennent ce mois-ci pour deux prestations, accompagnés au piano par les élèves accompagnateurs comme d’habitude :

le vendredi 20 mars à 12h30

et le samedi 28 mars à 16h30

Cette fois ils ont conçu un hommage à Kateb Yacine justement, dont c’est l’année double-anniversaire (1929-1989), après avoir étudié les écrits et l’esprit de son œuvre, et décidé des extraits musicaux qui les accompagneront. (programme distribué sur place). Ce concert-lecture autour du dramaturge et poète algérien s’inscrit également dans le thème du printemps du livre 2009, “Graines de rebelles“, thème qui lui aurait bien plu….Rendez-vous donc à la bibliothèque pour un spectacle inédit, riche, et gratuit !

Mots-clés : ,
par Anne


FRANCESCO BEARZATTI, “Suite for Tina Modotti”

Album de la semaine | 16 mars 2009

Un disque entier que FRANCESCO BEARZATTI qualifie lui-même “d’acte d’amour” envers une femme du début du XXème siècle..

Artiste (figure majeure de la photographie moderne), italienne immigrée très jeune aux Etats-Unis, engagée dans les processus révolutionnaires (elle séjourne au Mexique - où elle se lie avec Diego Rivera et Frida Kahlo, figures de la vie artistique et révolutionnaire de Mexico -, elle participe à la guerre civile espagnole…), Tina Modotti a vécu une vie pleine de passions amoureuses, artistiques, politiques : bref, une figure emblématique qui a inspiré Francesco Bearzatti, comme celle de Frida Kahlo avait inspiré le flûtiste James Newton dans les années 90.

Bien sûr, l’intérêt du sujet ne suffit pas à faire un bon disque, mais en l’occurrence il s’agit d’une vraie réussite : chaque composition représente une étape de l’existence de Tina Modotti, et chacune d’elle réussit à évoquer à la fois le climat du lieu - que ce soit l’Amérique, Mexico, Moscou ou l’Espagne - et les espoirs que l’on imagine fleurir dans le cœur de cette femme, ses révoltes et ses douleurs.

Plutôt que d’essayer de vous décrire la musique de ce quartet, qui m’a touché pour des raisons autant musicales que sentimentales, intellectuelles ou appelez ça comme vous voudrez, je n’ai qu’un conseil à vous donner : ne ratez pas l’occasion, vous avez une chance inouïe, ils sont programmés pendant le Grenoble Jazz Festival 2009 !(le 26 mars à 18h30 à la MC2).

PS : Le personnage de Tina Modotti apparaît dans le beau film de Julie Taymor sur Frida Kahlo, “Frida“.

Suite for Tina Modotti / FRANCESCO BEARZATTI (Parco Della Musica, 2008)

Suite for Frida Kahlo / JAMES NEWTON (OMD, 1994)

Frida [DVD] / film réalisé par JULIE TAYMOR (TF1, 2002)

Mots-clés :
par Martine


Découvrez la discographie du GRENOBLE JAZZ FESTIVAL 2009

Musique à Grenoble | 13 mars 2009

Mardi 10 Mars commence la 37e mouture du Grenoble Jazz Festival : encore de belles réjouissances en perspectives, de nos gloires locales aux stars internationales en passant par de joyeuses découvertes : prenez vite le programme jaune soleil et faites vos choix !

grenoble-jazz-festival.gifCliquez pour découvrir la discographie du festival

D’ores et déjà, notez le concert gratuit à la bibliothèque Kateb Yacine le samedi 14 mars à 13h, avec le pianiste Roberto Negro et le slameur Bastien Maupomé. Un clic et vous voilà sur la discographie de tous les musiciens du festival, et leurs cd à emprunter et découvrir. Et qu’on ne vous entende plus dire : “ohlala, mais je ne connais pas un seul nom dans tout ça…” !!

A écouter également le lecteur “Grenoble Jazz festival” sur Bmol (juste un peu plus bas à droite).

Mots-clés : , , ,
par Anne


Le SAXOPHONE BARYTON : ça swingue grave !

Via Musique | 10 mars 2009

A l’occasion du Grenoble Jazz Festival, nous remettons à l’honneur cet article sur le saxophone baryton déjà publié sur Bmol il y a quelques mois. Le GRENOBLE JAZZ FESTIVAL, on en parle aussi ici.

Dans les années 1840, Adolphe Sax, facteur d’instruments belge, dépose un brevet pour une nouvelle famille d’instruments - les saxophones - qu’il concevait sur le modèle des cordes, du soprano au baryton, mais en cherchant un son plus puissant en particulier pour étoffer le son des fanfares militaires.

Un des premiers compositeurs à l’adopter fut Hector Berlioz (Chant sacré pour sextuor à cordes), mais cette famille d’instruments n’a véritablement acquis ses lettres de noblesse qu’avec le jazz, où l’expressivité de son timbre, sa puissance et la variété de ses possibilités font merveille.
On a bien sûr tous dans l’oreille des exemples multiples de sax ténor ou d’alto, voire de soprano, mais quid du baryton, grand-père fondateur (car le baryton a été le premier de la série, créé à partir d’adaptations de la clarinette basse) ? Comme souvent dans le cas des tessitures graves, il a longtemps été cantonné à un rôle de second plan, en l’occurrence au soutien rythmique, ou voué aux ponctuations relançant les riffs de cuivre dans les big bands de jazz ou les formations de rhythm’n'blues.
Pourtant il lui arrive de s’affranchir de ce rôle grâce à des solistes d’envergure, qui manient le baryton comme l’alto ou la clarinette, ce qui est déjà un bel exploit physique, quand on envisage le gabarit de l’engin !

En voici quelques uns, qui ont marqué l’histoire de l’instrument, ou qui tracent encore leurs sillons, comme on disait au temps des disques vinyls :

Harry Carney : d’abord clarinettiste (clarinette et clarinette basse), il est celui qui le premier a fait sortir le baryton de son anonymat, en jouant dans l’orchestre de Duke Ellington quasiment jusqu’à la fin de sa vie, et en y prenant des chorus au baryton autant qu’à la clarinette.
Duke Ellington : Live at the 1957 Stratford Festival (Music & arts, 1989) (chorus au baryton sur “Sophiticated lady”)

Gerry Mulligan, représentant du “jazz cool” : a tenu un rôle de soliste dans le premier quartet sans piano de Chet Baker dès les années 50, a joué avec Miles Davis (Birth of the cool). Il a aussi composé et arrangé de nombreux thèmes dont certains, comme “Line for Lyons”, sont devenus des standards. (Lire la suite…)

Mots-clés :
par Martine


Album de la semaine : ANTONY & THE JOHNSONS, “The crying light”

Album de la semaine | 9 mars 2009

Antony Hegarty est né en 1971 dans le sud de l’Angleterre, 10 ans après il déménage pour la Californie où il découvre Boy George et Marc Almond et fonde avec un ami un collectif artistique Blacklips, groupe de drag queens qui s’adonne au théâtre expérimental. Quelque temps plus tard une de ses démos est remarquée. Puis sort un premier album en 2000. Lou Reed tombe sous le charme et embauche le groupe pour son projet The raven. I’m a bird now sorti en 2005 offre à ANTONY & THE JOHNSONS la consécration internationale; les collaborations s’enchaînent: Björk, Rufus Wainwright, Lou Reed, Coco Rosie.

Je ne suis pas prêt d’oublier le jour où j’ai découvert la voix d’Antony, au boulot, seul à mon bureau le casque sur les oreilles. Cette voix qui s’élève comme une plainte, comme seule au milieu d’instruments qui la porte et l’encense. Un moment de beauté intemporelle comme on n’en vit pas beaucoup dans une vie de discothécaire. Il est de ces moments où l’on semble seul au monde, incapable d’exprimer par des mots la virtuosité d’un sentiment intérieur.

Antony oscille constamment entre douleur et douceur, semblant porter toute la peine et la beauté du monde dans un seul corps et une seule âme. Franchement unique comme artiste. Aujourd’hui Antony est branché écologie et participe au projet disco Hercules & Love Affair du new-yorkais Andrew Butler. Surprenant le monsieur…

Où trouver ce document ?

Site internet


Mots-clés :
par Jérôme


Une “Folle journée” à Grenoble ?

Musique à Grenoble | 4 mars 2009

Comme tous les printemps Musée en Musique propose aux jeunes musiciens interprètes du répertoire classique de se produire à l’auditorium du Musée dans des conditions dignes de leurs talents.
Ainsi entre 17 h et 23 h, 5 concerts se succèdent dans une ambiance mini “Folle Journée” fort sympathique.

raphael-macler.jpgCette année dès le premier concert cette ambiance festive est confirmée par Raphaël Macler (sur la photo ci-contre), élève au département “musiques actuelles” du Conservatoire de Grenoble, qui n’a pas craint de faire raper Haydn !!! Les mélodies qu’il utilise seront ensuite chantées traditionnellement par Marion Tassou accompagnée au piano par Thomas Costille. Puis se succéderont le Quatuor K. lauréat du Concours international de musique de chambre de Lyon, Emile Bernard, dans des pièces pour violoncelle seul, enfin, Louis Arques, clarinette et Maxime Lebugle, piano dans un choix de musique française qui termineront la soirée

Un très bon moment en perspective et une occasion de découvrir les “Victoires de la Musique” de demain ou après-demain.

Samedi 21 Mars de 17h à 23h au Musée de Grenoble

Mots-clés : , ,
par Marie H.

Bmol fonctionne avec Wordpress et la sueur de nos fronts. © Les Discothécaires Associés 2007-2009

A propos | Contact | Haut | Ville de Grenoble | Site optimisé pour Mozilla Firefox et Safari.