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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


BJORN BERGE, le bluesman survolté venu du froid

A découvrir | 16 février 2009

Vendredi 30 janvier s’est tenu à La Bobine, un concert du norvégien Bjorn Berge. Étant particulièrement fan du lascar je me suis rendue au concert avec mes copines et comme je ne m’en suis pas encore remise, je vais vous causer deux minutes du viking chantant.

Pas évident de faire du blues et d’être reconnu pour sa musique quand on vient de Norvège. BJORN BERGE a fini par y obtenir une victoire de la musique locale mais il a connu des années de galère avant de devenir un des artistes préféré des Norvégiens.

Puisant ses influences dans le répertoire de Robert Johnson ou Elmore James, Bjorn Berge est sur scène comme ses idoles : seul avec sa guitare. Et c’est ce qui donne toute la puissance de sa musique : une guitare, une voix caverneuse et un battement de pied, c’est tout, c’est simple et c’est puissant.

En France, Bjorn Berge s’est fait connaître par de nombreuses invitations lors de festivals et avec les deux albums suivants, jetez-vous dessus, c’est du lourd !

St. Slide / BJORN BERGE (Farmen, 2004)

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Une particularité de Bjorn Berge est son affection pour les reprises (normal pour un bluesman). Oui mais là il prend un malin plaisir à piocher dans des répertoires éclectiques qui lui sont cher, comme la sublime reprise de “Black Jesus” de Everlast (hip-hop) ou encore un bon vieux standard blues “what kind of favour“, mais quand il se frotte à des monuments du hard rock comme “Ace of spades” de Motorhead ça devient complètement jubilatoire.

I’m the antipop / BJORN BERGE (Stringmachine, 2006)

Bjorn Berge - I'm the antipop
Avec cet album on entre complètement dans son univers, sa voix prend toute son ampleur (bien que je regrette un peu certains effets de micros pas toujours très heureux), son jeux de guitare est sublimé. Comme un gamin, il réinvente les titres de ses groupes préférés : Red Hot Chili Peppers avec “Suck my kiss” ou “Testify” de Rage Against the Machine. Un disque qui révèle tout son talent d’interprétation mais sans éclipser ses propres compos qui tiennent carrément la route.

Avec sa guitare à 12 cordes Bjorn Berge dégage autant de puissance qu’un groupe de rock au complet. Un effet encore plus saisissant sur scène car il est aussi charismatique qu’attentif à son public. Une superbe rencontre d’autant plus, mesdames … qu’il est trop bôôô!!!
Un album “live in Europe” est d’ores et déjà disponible mais pas encore dans les bibliothèques de Grenoble. Ça peut s’arranger si vous le réclamez à corps et à cris … à vous de jouer …

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par Emeline


TITI ROBIN, “Ces vagues que l’amour soulève”

Mardi 27 janvier. Mini-concert de Thierry “Titi” Robin à la Fnac. L’artiste est venu jouer en trio : une chanteuse (en fait sa fille, une voix superbe digne des BO du Temps des gitans ou de Swing), un percussionniste brésilien et lui avec sa guitare et un bouzouq, instrument traditionnel oriental. D’emblée ça commence bien puisque arrivé en avance pour être sur de trouver de la place je m’aperçois que le concert à déjà commencé : en fait il s’agit de la balance mais il faut le savoir. TITI ROBIN très à l’aise échange déjà avec le public. “Bon la balance est bonne, ça veut dire qu’on arrête de jouer alors ?” ou “A tout à l’heure on va faire nos achats à la Fnac”. En fait il n’en feront rien, préférant discuter avec quelques personnes qui viennent spontanément à leur rencontre.

A 13 heures le concert commence et immédiatement la magie opère : imaginez une musique qui brasse allègrement les cultures gitane, orientale et le flamenco, avec des accents bluesy voire indiens par moments et vous aurez une petite idée de l’univers de Titi Robin. L’intérêt de sa musique est qu’on a jamais l’impression d’un patchwork ou d’un puzzle musical. Elle brasse les genres mais elle a son identité propre, indéfinissable et pourtant tout de suite présente dès les premières notes. Visiblement tout le monde à l’air content d’être là, public comme musiciens et le concert s’en ressent : sa fille qui ne devait pas danser par manque de place se lance dans une parade d’inspiration indienne tout en mouvement et en grâce et j’avoue avoir été scotché; un auditeur trouve les mots juste pour en parler : “un mélange de pureté et d’érotisme”. Et ça continue comme ça pendant trois bon quarts d’heure. Voilà bien le genre de concert qui illumine votre journée et vous met un grand sourire aux lèvres… un peu comme les musiciens présents.

Bref allez jeter une oreille sur ses disques et en particulier “Ces vagues que l’amour soulève” avec entre autres 2 titres magnifiques, “Jarna” et “Danse d’adieu” tout en mélancolie, dont une définition pourrait être : un mélange de tristesse et de bonheur.

Où trouver ce document ?

PS : ce concert a aussi été l’occasion de m’interroger sur l’accueil souvent chaleureux et le succès des musiques et des cultures venus des quatre coins du monde (pensez à Ayo, Rokia Traoré, Cesaria Evora [la liste est longue] qui remplissent les salles à tour de bras) alors même qu’on organise aux portes de l’Europe (et en son sein) le refoulement des étrangers…Vous avez dit schizophrénie ?

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par Julien


VIA MUSIQUE : LES CD QUI TRAINENT SUR MA PLATINE

A découvrir | 9 février 2009

Voici quelques nouveautés de fin 2008 que je découvre à l’instant et veut vous faire découvrir.

s/t / LADYHAWKE (Universal, 2008)

LadyhawkePremier opus d’une jeune neo-zéalandaise qui a tout compris au revival eighties, qui sévit actuellement dans la scène musicale internationale. Elle nous sert une électro-pop qui nous ramène aux heures flamboyantes du synthétiseur.

Une voix mutine à la Kim Wilde, sur synthés vintage et compositions pop entêtantes à souhait et à danser toute seule. De quoi la suivre dans son délire.

http://www.ladyhawkemusic.com/

Head stunts / DATSUNS (Pias, 2008)

The Datsuns - Head stuntsOn reste encore en Nouvelle-Zélande (bientôt l’autre pays du rock). Là, on ne sautille plus. On se contorsionne devant sa glace en prenant la pose des guitar-heroes et on saute à pieds joints. On change de rythme. Du rock, du binaire, du tchac-tchac-poum qui nous prend aux tripes et qui fait rimer Datsuns avec Ramones.

Une dizaine de chansons qui ressemblent à des haka rock’n'rolliennes. Pas d’autres choix que de rentrer dans la danse. One, two, three… let’s go.

http://www.thedatsuns.com/

03 / SON OF DAVE (naïve, 2008)

Son Of Dave - 03C’est le projet solo du chanteur de l’ancien groupe Crash Test Dummies. Avec sa voix grave et profonde et sa dégaine à la Tom Waits, il revisite le répertoire blues du Mississippi.

Homme à tout faire, homme-orchestre, il joue de l’harmonica, du tambourin, du sampler. Il compose un blues contemporain qui s’enracine dans les champs de coton.

http://www.myspace.com/thesonofdave

A écouter sans modération.

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par Rosie


VIDEO DU MOIS : DES FOURMIS DANS LES MAINS

A découvrir | 3 février 2009

Mélange heureux de chanson française, de rock, mais aussi de slam, de poésie, DES FOURMIS DANS LES MAINS c’est une orchestration le plus souvent dépouillée (le multi-instrumentiste Laurent Fellot qui assume ici contrebasse, trompette, piano, choeurs, etc) : une batterie et une contrebasse très en avant (”L’animal”, “La mer”, “Le tas de feraille”), parfois des effets dub (”La route”) sur lesquelles viennent se poser les mots et les formules d’ Arnaud Guibert. Ça me fait beaucoup penser à Fred Poulet pour l’éloquence, le sens de la formule et la musique au service d’une ambiance (j’espère qu’ils prendront ça pour un compliment), j’y croise aussi par moments la présence de Bashung (”L’odeur”). La vidéo quant à elle reprend bien cette urgence que l’on sent dans la musique du groupe à travers un montage rapide et un road-movie sur l’autoroute au crépuscule.

Et bien évidemment le dernier disque en date du groupe (le prochain est annoncé en 2009 dont est extrait le titre en vidéo ci-dessous) est présent dans les collections des Bibliothèques municipales de Grenoble. A surveiller de près cette année !

Route 595 / DES FOURMIS DANS LES MAINS (Quai 4, 2007)


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par Julien

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