BJORN BERGE, le bluesman survolté venu du froid

Vendredi 30 janvier s’est tenu à La Bobine, un concert du norvégien Bjorn Berge. Étant particulièrement fan du lascar je me suis rendue au concert avec mes copines et comme je ne m’en suis pas encore remise, je vais vous causer deux minutes du viking chantant.
Pas évident de faire du blues et d’être reconnu pour sa musique quand on vient de Norvège. BJORN BERGE a fini par y obtenir une victoire de la musique locale mais il a connu des années de galère avant de devenir un des artistes préféré des Norvégiens.
Puisant ses influences dans le répertoire de Robert Johnson ou Elmore James, Bjorn Berge est sur scène comme ses idoles : seul avec sa guitare. Et c’est ce qui donne toute la puissance de sa musique : une guitare, une voix caverneuse et un battement de pied, c’est tout, c’est simple et c’est puissant.
En France, Bjorn Berge s’est fait connaître par de nombreuses invitations lors de festivals et avec les deux albums suivants, jetez-vous dessus, c’est du lourd !
St. Slide / BJORN BERGE (Farmen, 2004) 
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Une particularité de Bjorn Berge est son affection pour les reprises (normal pour un bluesman). Oui mais là il prend un malin plaisir à piocher dans des répertoires éclectiques qui lui sont cher, comme la sublime reprise de “Black Jesus” de Everlast (hip-hop) ou encore un bon vieux standard blues “what kind of favour“, mais quand il se frotte à des monuments du hard rock comme “Ace of spades” de Motorhead ça devient complètement jubilatoire.
I’m the antipop / BJORN BERGE (Stringmachine, 2006) 
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Avec cet album on entre complètement dans son univers, sa voix prend toute son ampleur (bien que je regrette un peu certains effets de micros pas toujours très heureux), son jeux de guitare est sublimé. Comme un gamin, il réinvente les titres de ses groupes préférés : Red Hot Chili Peppers avec “Suck my kiss” ou “Testify” de Rage Against the Machine. Un disque qui révèle tout son talent d’interprétation mais sans éclipser ses propres compos qui tiennent carrément la route.
Avec sa guitare à 12 cordes Bjorn Berge dégage autant de puissance qu’un groupe de rock au complet. Un effet encore plus saisissant sur scène car il est aussi charismatique qu’attentif à son public. Une superbe rencontre d’autant plus, mesdames … qu’il est trop bôôô!!!
Un album “live in Europe” est d’ores et déjà disponible mais pas encore dans les bibliothèques de Grenoble. Ça peut s’arranger si vous le réclamez à corps et à cris … à vous de jouer …



















Premier opus d’une jeune neo-zéalandaise qui a tout compris au revival eighties, qui sévit actuellement dans la scène musicale internationale. Elle nous sert une électro-pop qui nous ramène aux heures flamboyantes du synthétiseur.
On reste encore en Nouvelle-Zélande (bientôt l’autre pays du rock). Là, on ne sautille plus. On se contorsionne devant sa glace en prenant la pose des guitar-heroes et on saute à pieds joints. On change de rythme. Du rock, du binaire, du tchac-tchac-poum qui nous prend aux tripes et qui fait rimer Datsuns avec Ramones.
C’est le projet solo du chanteur de l’ancien groupe Crash Test Dummies. Avec sa voix grave et profonde et sa dégaine à la Tom Waits, il revisite le répertoire blues du Mississippi.
Mélange heureux de chanson française, de rock, mais aussi de slam, de poésie, 