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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


DUFFY, “Rockferry”

Album de la semaine | 30 décembre 2008

Duffy - Rockferry

DUFFY est une jeune galloise de 23 ans. Elle fait partie de ce nouveau courant appelé “Blue eyed soul” qui désigne des chanteurs blancs qui jouent de la soul, musique traditionnellement interprétée par des noirs.

La figure de proue de ce mouvement est bien sur Amy Winehouse qui a révélé au monde qu’une blanche pouvait aussi faire de la soul… et comment ! Cette figure maternelle est si prégnante que la presse anglo-saxonne a crée un sous-courant : les New Amys. Duffy en fait partie, tout comme une autre soulwoman remarquée, Adele, auteur d’un excellent 1er album “19″.

C’est qu’elle a tout d’une grande Duffy, une voix, une attitude, des compos très années 60 qui tiennent la route. C’est sur, rien de très novateur chez elle. Juste un beau brin de voix, un beau brin de fille qui donnerait envie de se mettre en travers de la route de ce taxi pour consoler la blondinette et lui dire: alors mon petit chat, dis-moi qui est ce gros méchant qui t’a fait du mal que j’aille lui casser sa gueule! Voilà ce que m’évoque ce morceau de Duffy… Le gros chagrin d’une petite blonde larguée par son mec… une de plus dans la soul… Car même en ne comprenant pas bien l’anglais on se doute que la belle doit avoir une grosse peine de cœur.
Alors si le titre de Duffy vous a plu, venez la découvrir, elle et ses copines, à la bibliothèque.

PS : ma chérie, ne t’inquiète pas, je ne l’arrêterai jamais ce taxi…Cet article, c’est juste du journalisme, ou de la critique musicale appelle ça comme tu veux.. Tu sais c’est mon nouveau métier, parler de musique sur ce blog. En y racontant des choses vraies ou pas, de la réalité arrangée, du ressenti, des choses qui m’ont marquées. Parce que c’est aussi ça la musique, des moments qu’on a envie de partager…

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Duffy - Warwick Avenue

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par Jérôme


MUSIQUE EN TOUT LIEU, MÉLANGE HEUREUX…

Via Musique | 16 décembre 2008

Voici trois disques pas tout récents que j’ai redécouverts au hasard des retours à la banque de prêt, qui vous sortent des sentiers battus, avec une réelle audace : c’est HUGUES DE COURSON, compositeur et arrangeur, ancien compère du groupe folk “Malicorne”, compositeur pour les chorégraphies de Philippe Découflé qui les signe, et déclenchera à l’époque l’ enthousiasme ou la critique…

En 1994, avec Pierre Akendengué il publie “Lambarena : Bach to Africa”, joyeux mélange de Jean-Sébastien et de musique africaine, qui, nous devons l’admettre, présentent de belles similitudes.

En 1997, aidé de Ahmed el Maghraby, il conçoit Mozart l’ Égyptien” : pourquoi ce mélange ? D’abord, Mozart aimait l’Égypte, il s’en est plus d’une fois inspiré ; ensuite les Égyptiens aiment Mozart, et les deux concepteurs de ce projet ont su allier la finesse et le charme de ces deux styles.

En 2001, c’est “O’stravaganza”, un disque qui, comme son nom l’indique, s’inspire de Vivaldi et des musiques celtiques d’Irlande. Déjà, au 18e siècle, le musicien O’ Carolan rencontra le compositeur baroque Geminiani, qui lui fit connaître Vivaldi : là encore, le mariage de ces deux courants ne laisse pas indifférent, et la ressemblance peut même être confondante.

O'stravaganza
Musiques ethniques, musiques classiques, et déclinaisons variées autour et au cœur de ces deux styles : voilà de quoi enchanter vos oreilles pour patienter devant les congères sur les routes de l’hiver.

Que les puristes n’hésitent pas à nous incendier au bas de cet article, le débat reste ouvert !

 

Mozart l’ Égyptien / HUGUES DE COURSONvoirlanotice.jpeg

O’stravaganza / HUGUES DE COURSONvoirlanotice.jpeg

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par Anne


OLU DARA, “Neighborhoods”

Album de la semaine | 15 décembre 2008

C’est l’histoire d’un disque qui a bien failli partir à la vente annuelle des bibliothèques et qui fut sauvé de justesse.

Chaque année, les bibliothécaires musicaux font du vide dans les bacs de disques afin de pouvoir réinjecter des nouveautés. Cette opération barbare s’appelle très justement le désherbage et c’est à cette tâche que je me suis collée en janvier dernier. J’en étais au bac de disques de blues quand je suis tombée sur celui d’Olu DaraNeighborhoods“; à première vu l’artiste m’étais inconnu et après vérification ce disque n’avais pas été emprunté depuis plus d’un an : l’exemple parfait du disque à désherber!

Ce n’est que par acquis de conscience que je demandais vérification auprès de ma collègue Brigitte quant aux CD à désherber. Avec horreur elle m’arracha “Neighborhoods” des mains; face à la violence de sa réaction je décidai de lui donner une deuxième chance (au CD) et m’empressai d’aller l’écouter.

OLU DARA (Charles Jones III) est trompettiste, guitariste et chanteur, pour l’anecdote c’est aussi le père du rappeur Nas (Nasir Jones). D’abord accompagnateur dans des formations de Jazz, il a sorti deux albums sous son propre nom, deux petits bijoux.

olu-dara1.jpgSur une base de blues, Olu Dara prend des libertés très assumées de funk, de soul, de musique d’Afrique et bien sûr de jazz.

C’est peut-être ce qui a causé du tort à ce disque, perdu dans les bacs de blues, il aurait très bien pu se glisser dans les bacs de soul ou de funk … ou de jazz.

Ce métissage de musiques, Olu Dara nous l’offre avec une grande générosité sur tout le disque passant de morceaux résolument blues et introspectifs (Strange things happen everyday) à des morceaux plus festifs ou la part belle est faite aux cuivres (Massamba) ou encore à des ballades jazz intimistes (Bluebird). A noté aussi la présence d’invités prestigieux comme Dr John (Neighborhoods) ou encore Cassandra Wilson (Used to be)

Neighborhoods” c’est la fusion des styles dans un tout cohérent et chaleureux, un disque qui m’a, en fin de compte, accompagné tout au long de l’année 2008 et que je me résous enfin à vous présenter ici tant il m’est devenu cher et tant je me désespère de ne pas le voir emprunté par les adhérents de la bibliothèque.

En conclusion, un disque superbe à emprunter de toute urgence (si jamais le message n’était pas assez clair…)

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par Emeline


COUPS DE COEUR DE NOEL 2008

A découvrir | 11 décembre 2008

Le Sacre Du TympanVampire WeekendThomas Fersen - 3 petits toursKim Kaskashian
C’est la fin de l’année, arrivent les fêtes, le froid, l’hiver mais aussi votre sélection des coups de coeur de Noël !

Cette année encore les discothécaires du réseau des bibliothèques de Grenoble ont sélectionné pour vous un panel de disques ou DVD dans tous les genres musicaux. Vous pouvez bien entendu emprunter ces documents.

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par Bmol


MESSIAEN, retour sur le concert

Musique en bibliothèque | 8 décembre 2008


Vous n’écoutez pas Messiaen le soir à la veillée ? Donc vous n’êtes pas venus au concert-lecture de nos jeunes chanteuses samedi dernier ? Eh bien vous avez eu tort…Ces jeunes talentueuses sont capables de faire aimer Messiaen, Marti, Jolivet et autres compositeurs de “musique contemporaine” à un amateur de chasse à cour !

Malgré un répertoire difficile, elles ont rempli la salle et suscité l’enthousiasme général. Nous avons eu en plus la chance d’ entendre Laurence Garcin au piano comme accompagnatrice, qui a vraiment mis en valeur la richesse de ces compositions.

On n’a pas tous les jours l’occasion d’entendre des œuvres dites “difficiles”, dans un cadre intimiste, avec des interprètes qui circulent dans le public, rendant la prestation totalement émouvante : une fois de plus s’est concrétisée notre idée que la musique vivante ouverte et gratuite est un des atouts des bibliothèques.


Les éleves du Conservatoire - Bibliothèque kateb Yacine 29/11/2008

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par Anne


RUSSIAN CIRCLES, “Station”

Album de la semaine | 2 décembre 2008

Pour cette fois et une fois n’est pas coutume, je vais essayer de faire court. RUSSIAN CIRCLES c’est du rock instrumental, d’aucuns pourrait dire post-rock pour la longueur des morceaux ou l’alternance guitares claires / saturées - une habitude du genre-, mais on pourrait tout aussi bien parler de métal comme sur le titre “Station” voire d’ambiant pour les plages plus calmes (”Verses”). Bref oubliez toutes les étiquettes post-machin ou néo-truc, Russian Circles c’est du rock technique, instrumental et pas chiant ennuyeux une seule seconde. On soulignera la diversité des ambiances de l’album et au sein d’un même morceau comme sur le très beau “Station” ou sur “Harper Lewis”, la qualité de la production, basse saturée sur un fond d’orgue puis lente montée d’arpèges cristallins au début de “Verses”. Un rock moderne en somme qui auraient ingurgité (bon appétit !) et digéré toutes les évolutions des vingt dernières années.

Pas beaucoup d’informations sur ce trio (guitare, basse, batterie) par ailleurs si ce n’est qu’ils viennent de Chicago. Leur site internet invite à les rapprocher de Pelican de la même ville et à découvrir toutes affaires cessantes si ce n’est déjà fait. Isis (à ne pas confondre avec le groupe scène locale) vient aussi régulièrement à l’esprit. Très beau digipack (quoiqu’un peu minimaliste) en sus ! Bon j’avais promis de ne pas m’étendre pour une fois donc il est grand temps que je m’arrête là.

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Site internet


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par Julien


DE LA LECTURE MUSICALE SANS PARTITION

A découvrir | 1 décembre 2008

Deux romans largement autobiographiques truffés de sensibilité musicale vous tiendront en haleine. De ces livres qu’on a hâte de retrouver après une journée bien remplie, comme on retrouve une vieille connaissance avec une complicité sans pareil.

D’abord “La société des jeunes pianistes” de KETIL BJORNSTAD. Écrivain et musicien, il a une vingtaine de livres et une dizaine de disques à son actif, notamment chez ECM.

Ce surdoué du clavier nous raconte son cheminement dans ce milieu musical particulier de la Norvège des années 70, à la fois fascinant et impitoyable.

Ensuite “Le temps où nous chantions”, de RICHARD POWERS, (Le Cherche Midi, 2006). l’histoire de deux frères métis et de leur famille dans l’Amérique des années 60, avec ses émeutes et mouvements anti-racistes. L’un chante et enchante son public avec une voix de haute-contre magnifique, l’autre l’accompagne au piano, médusé. La vie les rassemble et les sépare, alternativement.

500 pages sans lassitude ! Une fabuleuse histoire où l’auteur trouve des mots justes et puissants : les émotions de cette famille marquée au fer rouge par la musique ne peuvent laisser indifférent.

 

La société des jeunes pianistes / KETIL BJORNSTAD (Lattès, 2006)

Le temps où nous chantions / RICHARD POWERS (Le Cherche Midi, 2006)

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par Anne

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