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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


VIA MUSIQUE : BOUGE TON CORPS SUR LE DUBSTEP

A découvrir | 28 octobre 2008

L’électro et vous ça fait deux; depuis Daft Punk vous êtes largués et vous vous sentez vieux. Lisez la bafouille qui suit et regagnez en crédibilité devant les “jeunes” !

Originaire des quartiers sud de Londres, le Dubstep est un courant musical issu de la musique électro, bien entendu, mais pas seulement.
Né officiellement en 2002, le Dubstep n’a depuis cessé de faire bouger les londoniens en soirées branchées. Mélange de 2step et de Speed Garage (là je vous perd), le Dubstep c’est avant tout une question d’atmosphère et de basse. En effet, il se caractérise par son côté introspectif, sombre, urbain et plutôt minimal. Mais sa grande force, c’est de puiser dans les influences jamaïcaines des quartiers de Londres. Les DJ londoniens ont su parfaitement intégrer les influences Dub (reggae électronique) et amplifier la culture du sound-sytem. C’est dans les basses fréquences du Dub que se trouve la clé du Dubstep, sa fonction et son essence.

Afin d’illustrer mes propos, allez tout de suite emprunter les 4 disques qui suivent. Avec ça vous êtes tranquille, vous aurez rattrapé le retard.

 

Untrue / BURIAL (Huperdub Records, 2007)

Disque majeur du genre, c’est l’album qui fit connaître le Dubstep au grand public. Somptueux dans sa noirceur et puissant dans l’ampleur de ses basses et la lenteur de son rythme. Le producteur méconnu Burial force à la méditation et à l’errance.

 

Rinse, vol. 2 / SKREAM (Rinse Records, 2007)

Jeune producteur âgé d’une vingtaine d’années, Skream est pourtant un des fondateurs du mouvement Dubstep. Un album à écouter comme un témoignage du genre.

 

 

Diary of an afro warrior / BENGA (???, 2007)

Considéré par le label DMZ (le plus important en matière de Dubstep) comme l’un des producteur les plus doués et les plus influents de cette scène. Un album aux sonorités crues et très instinctives, des basses inspirées du dub mais aussi de la jungle.

 

Steppas’ delight : Dubstep present to future (Soul Jazz Record, 2008)

Une compilation pour clore cette initiation au Dubstep, présentant entre autre, des artistes du label DMZ mais pas uniquement. Une vision large et très tendance du mouvement où vous pourrez constater, maintenant que vous avez les oreilles aguerries, l’influence de la techno minimale sur le Dubstep.

 

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par Emeline


ALLAIN LEPREST, “Chez Leprest”

Album de la semaine | 27 octobre 2008


Ce disque est un hommage à un artiste peu connu, poète-chanteur boudé par les médias, mais pas par des interprètes aussi diversifiés que Higelin, Olivia Ruiz, Hervé Vilard, Agnès Bihl, Jamait, Sanseverino … Ils y donnent le meilleur d’eux-mêmes pour servir l’écriture bouleversante d’Allain Leprest. Partenaire depuis longtemps, Romain Didier les accompagne au piano.

Cet album peut-être une façon de découvrir l’œuvre d’ ALLAIN LEPREST, considéré aussi bien par la jeune scène française que par des chanteurs plus anciens comme un auteur majeur de la chanson. Vous pouvez en profiter pour l’écouter par lui-même (il fait des disques depuis plus de vingt ans).

Citons entre autres :

Chez Leprest (Tacet production, 2007)

Donne-moi de mes nouvelles (Tacet production, 2005)

Nu (Hamelle, 1998)

Je viens vous voir : en concert (JDE, 2002)

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par Marie-Thérèse


ROBERT WYATT, “Rock bottom”

Album de la semaine | 20 octobre 2008

Parmi les références les plus souvent cités dans mes lectures musicales, certains disques reviennent souvent avec insistance sous la plume des “rock-critics”. Des œuvres secrètes qui ont peu à peu exercées une fascination diffuse jusqu’à influencer des générations entières de musiciens. Il y a le Remain in light des Talking Heads, le Spiderland de Slint, le Loveless de My Bloody Valentine et il y a Rock Bottom de ROBERT WYATT. Alors, à quoi bon s’attaquer à un tel monument ? “Tout n’a-t-il pas déjà été dit ?” ajouteront les plus sceptiques. Mais à l’heure où l’industrie musicale nous annonce pas loin de dix “chef-d’œuvres” (avec les guillemets de circonstance) chaque semaine, il est toujours intéressant de se frotter à ce genre de disques, une de ces bornes qui jalonne le cours de l’histoire du rock et qui servent de valeur référence. Et pour en parler, le plus simple est d’oublier tout ce qu’on a pu lire (bof, ça c’est déjà fait) et surtout de le réécouter avec une oreille neuve…

Second album solo de l’ancien batteur de Soft machine (groupe de jazz-rock flirtant avec l’expérimental), la plupart des morceaux (en tout cas une première mouture) ont été écrits à Venise où le musicien avait accompagné sa compagne sur le tournage d’un film : “Après des années de travail incessant, avec des groupes ou en tournées, je ne savais pas bien comment occuper mes journées. Pour me garder actif, Alfie m’avait offert un petit clavier tout simple avec un vibrato très particulier qui évoquait un peu l’eau qui nous entourait” (extrait d’un texte passionnant autour de la genèse de l’album et inclus dans la réédition de 1998). C’est ainsi que débuta l’aventure Rock bottom, autour d’un piano miniature, presque un jouet d’enfant…

Tout ce qui fera la marque de fabrique de Robert Wyatt est ici déjà présent : ce timbre de voix si particulier, ces arrangements qui mêlent jazz et rock (”Little red riding hood hit the road”) tout en restant à bonne distance du jazz-rock, genre inventé dans les années 70 mais qui apparaît aujourd’hui terriblement daté. Ici au contraire, Robert Wyatt, qui joue à peu près de tous les instruments, accouche d’un disque tellement original qu’il en devient intemporel. Tantôt scandant ses textes sur des impros de saxo free (’Alife”, “Little red robin hood hit the road”), tantôt se servant de sa voix comme un jazzman le ferait de son instrument (”Sea song”, “A last straw”), à la fois mélodique (”Sea song”, “Alifib”) et expérimental (tout l’album), multipliant les orchestrations et les instruments (la clarinette, le piano, la trompette, le violon, etc), ce Rock Bottom est baigné d’une ambiance mélancolique (à l’exacte opposé de toute musique festive) capable encore aujourd’hui d’une force suggestive peu commune et de convoquer à son écoute tout un imaginaire. L’album idéal pour rêver en somme…

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par Julien


TRIBEQA, “s/t”

Album de la semaine | 13 octobre 2008

Tribeqa

Comme le dessin de pochette le suggère, la musique de ces 4 musiciens nantais plonge ses racines dans de multiples directions (soul jazz afro hip hop), et tend ses rameaux de même (et réciproquement bien entendu). La présence d’un instrument plutôt rare sous nos cieux, le balafon chromatique, donne à l’album une couleur bien “afro”, tout en permettant au vibraphoniste Josselin Quentin des improvisations très jazz.

Je ne résiste pas au plaisir de citer le flûtiste Magic Malik, qui a participé à l’enregistrement de leur premier album :

“… TRIBEQA fait partie de ceux qui, à l’image de la réplique de Picasso : “je ne cherche pas, je trouve”, ont cette grâce qui ne se commande pas. La grâce de trouver. Ils nous font le cadeau d’une musique qui garde cette fraîcheur, cette spontanéité qui caractérise les approches basées sur l’honnêteté, émotionnelle et intellectuelle… J’engage tous les publics à les écouter et recevoir de ces vitamines dont ils ont le secret.”

Qu’ajouter de plus pour vous donner envie d’écouter ce disque, sinon qu’effectivement, quelque soient vos préférences musicales - jazz, hip-hop, soul, afro, vitamines et j’en passe - le plaisir devrait être au rendez-vous, et pour donner un petit coup de fouet, c’est tout de même mieux qu’une barre d’ Ovomaltine.

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par Martine


Devine qui vient jouer ce soir ?

Musique à Grenoble | 6 octobre 2008

Bon autant le dire tout de suite et vous prévenir, les SUICIDAL TENDENCIES, c’est de l’artillerie lourde et c’est rien de dire qu’ils vont faire hurler les décibels et cracher les amplis. Oreilles délicates attention… Certes, la formation qui va se produire à Grenoble le 24 octobre, au Summum, n’est pas le “line-up” originel mais il n’en reste pas moins que ce groupe est un phénomène dans l’histoire du rock.

En effet, c’est le premier à avoir fait fusionner le rock hardcore et le métal (pour le plus grands bonheur des kids) et le premier à avoir créé le son qui deviendra le “skatecore”, musique qui a longtemps servi de bande-son pour toutes les vidéos de skate et de sport extrême de glisse. Alors petite bio du groupe et leçon de thrash métal en troisième vitesse.
Après des débuts difficiles car le groupe n’est pas à une provocation près et semble réfractaire à toute forme d’autorité (tiens, tiens !), ils sortent, enfin, un album qui a la faveur du public et des éditeurs. C’est Join the army qui les lancera dans le “beau monde” musical. Du hardcore qui va rencontrer, en première noce, du thrash metal, avec Mike Muir au chant et en leader.

Mais, c’est avec Lights camera revolution que le groupe réalisera son projet musical, et grâce à l’arrivée d’un bassiste noir talentueux : Robert Trujillo (in personam), il initiera la fusion du thrash avec une musique plus souple, le funk. Ce sera le début du funk métal. Les guitares sont à pleine puissance et la musique arrondit les angles. C’est le succès.

Parrallèlement, en 1991, Muir et Trujillo forment le groupe Infectious grooves, dans lequel ils s’adonnent aux joies du délire punk- funk et de l’humour (dans la lignée des Red Hot Chili Peppers). Il faut écouter leur premier album The plague that makes your booty move pour avoir une idée du groove qu’ils arrivent à impulser.
Ils vont mener pendant quelques années une carrière sur les deux fronts musicaux.
Après un break musical, Suicidal Tendencies revient depuis peu sur le devant de la scène.

C’est donc sous le signe de la vitalité et de la puissance sonore que va se dérouler ce concert. Peut-être y serez-vous ? Toujours est-il que pour les plus timorés et pour tous les “empêchés”, il y aura toujours la possibilité de venir emprunter ces documents dans votre bibliothèque et de les écouter courageusement à la maison.

Bon concert !

Light camera revolution / SUICIDAL TENDENCIES (Epic, 1990)

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par Rosie

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