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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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Le Metropolitan Opera à Grenoble !!!

Musique à Grenoble | 30 septembre 2008

Dans un désir bien légitime d’élargir son public et de le démocratiser, le Metropolitan Opera de New York propose depuis deux ans des retransmissions EN DIRECT de représentations de sa saison dans des cinémas. Cela s’est d’abord fait aux Etats-Unis puis, grâce au satellite, dans le monde entier. En France une dizaine de villes proposaient ces diffusions l’année dernière et cette année, heureux mortels dauphinois, Grenoble en fera partie. C’est à l’association “Musée en Musique” que l’on doit cette opportunité exceptionnelle d’assister en direct à une représentation d’une des plus importantes maison d’opéras du monde.
L’aventure commence dès le 11 octobre avec “Salomé” de Richard Strauss et Karita Matila dans le rôle titre. Donc en plus d’assister à un moment musical de très haute qualité, si jamais cette grande soprano se tord la cheville dans la danse des sept voiles ce jour là (un accident est si vite arrivé !!) vous pourrez dire j’y étais.
La suite est aussi engageante :  le samedi 7 février, on retrouvera Anna Netrebko (de retour de congé de maternité ) et Rolando Villazon dans “Lucia de Lammermoor” et on se réjouit à l’avance de mêler nos applaudissements à ceux de deux à trois mille new-yorkais en délire pour le contre ut du ténor mexicain. Dans la dernière représentation, “Madame Butterfly”, le 7 mars, nous pourrons pleurer en direct avec nos amis américains et si la conjonction des astres est favorable pourquoi ne pas imaginer qu’un de ces trois soirs on puisse apercevoir Woody Allen se glisser dans sa loge du premier balcon.
Voilà donc, quelques bonnes raisons musicales et autres, de prendre contact avec Musée en Musique pour tous renseignement pratiques.

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par Marie H.


“…Un goût de cendres vole dans l’air…”

A découvrir | 29 septembre 2008


Ce n’est pas que le blog des Bibliothèques Musicales de Grenoble tient à ouvrir une rubrique nécrologique, mais ce mois-ci vient de disparaître HECTOR ZAZOU, musicien (claviers, électronique) et compositeur particulièrement cher à mon cœur de discothécaire à l’affût des musiques “de traverse” : il a fait partie ces deux dernières décennies (et même un peu plus) de ces musiciens-chercheurs toujours ouverts à de nouvelles rencontres et de nouveaux métissages : avec la musique africaine (”Noir & blanc”, avec le congolais Boni Bikaye), les voix corses (”Les Nouvelles Polyphonies Corses”), la musique classique (quatuor à cordes dans “Géographies” et “Géologies”), sans oublier ses collaborations avec Björk, Suzanne Vega, Harold Budd… Il est impossible ici de citer toutes les personnalité musicales associées à sa trajectoire. Son ouverture créative l’avait même amené à publier un disque-DVD où il associait une création musicale à des images numériques de Bernard Caillaud.
Mais de tous ces enregistrements, celui qui m’a toujours le plus touché, c’est le disque “Sahara blues”, inspiré par les poèmes d’Arthur Rimbaud, paru en 1992 chez Crammed Discs, sur ce label  mythique appelé Made to Measure : il rassemblait Gérard Depardieu, Ruichi Sakamoto, Bill Laswell, John Cale, David Sylvian et bien d’autres, et diffusait une atmosphère trouble et mystérieuse dans laquelle je replonge régulièrement avec toujours autant de délectation.
Un dernier album, enregistré avec des musiciens indiens et ouzbeks est sur le point d’être commercialisé, et rejoindra dès que possible les autres disques d’Hector Zazou dans les collections des Bibliothèques Municipales de Grenoble.

Sahara blue / HECTOR ZAZOUVoir la notice

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par Martine


Vibrationsmusic, un site à découvrir

A découvrir | 23 septembre 2008

http://vibrationsmusic.com/

Coup de projecteur sur ce site internet musical de qualité, complément essentiel de la revue papier que nous vous invitons à venir consulter dans les bibliothèques de Grenoble.vibrationsmusic1.jpg

Vibrations, revue Suisse fondée à Lausanne en 1991, met l’accent sur les musiques métissées : jazz, soul, rap, reggae, blues, musiques du monde, un regard large sur la musique en général. Une revue qui contient aussi parfois des compilations pour découvrir de nouveaux talents.
Pour ne pas en rester là, il existe désormais Vibrations sur le Net, un site pour s’offrir le luxe du multimédia : des clips, des extraits sonores, de nombreux articles, des approfondissements, et surtout des titres à télécharger.
Un complément indispensable à la revue, mis à jour très régulièrement, il contient des news “à chaud” que la formule papier ne peut pas fournir, des playlist d’artistes, des portraits, des interviews, des comptes rendus de concerts et critiques de films.

Un site dynamique au contenus indéniablement passionnant. Vous avez 5 minutes? tentez l’immersion vous serez vite “accro”.

http://vibrationsmusic.com/

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par Emeline


I’ve got the blues en 1 DVD, 5 CD et 1 BD

Toute la musique que j’aime, elle vient du DVD “En remontant le Mississippi”. Cette semaine je voudrais vous faire partager un itinéraire musical que mes oreilles ont emprunté cet été. Un parcours qui remonte les rives du Mississipi depuis la Louisiane jusqu’à Chicago.

En remontant le Mississippi [DVD] / C. FLÉOUTER & R. MANTHOULIS (Universal Music, 2007)Voir la notice

Ce documentaire tourné par deux reporters français, Claude Fléouter et Robert Manthoulis dans les années 70, retrace en deux chapitres l’histoire du blues aux Etats-Unis. Ce film est considéré comme une œuvre majeure sur l’histoire du blues, tourné à une époque où les artistes locaux étaient très peu médiatisés, surtout en Europe. Claude Fléouter et Robert Manthoulis filment les bluesmen dans leur environnements naturels, une ferraillerie du Delta, une rue de la Nouvelle Orléans ou un ghetto de Chicago. Des images d’archives précieuses qui illustrent avec justesse l’évolution de la musique blues, depuis sa naissance dans les champs de coton du Sud des Etats-Unis jusqu’à l’exode rural des noirs libérés qui emportèrent le blues dans les villes du Nord avec toutes les révolutions que cela implique, notamment le passage de l’acoustique à l’électrique. Un documentaire passionnant, qui met en avant des artistes de l’époque que le temps et la bibliothécaire que je suis avaient parfaitement oublié.

Pour faire mon mea-culpa je me suis empressée de racheter dans les jours qui ont suivit quelques disques devenus pour moi indispensables :

The Honeydripper’s Duke’s mixture / ROOSEVELT SYKES (Universal Music, 2004)

Roosevelt Sykes, en plus d’avoir un jeu de piano bien a lui est doté d’une vraie “gueule”. De quoi créer immédiatement l’ambiance piano-bar de la Nouvelle Orléans dans les années 50. Une jovialité communicative, c’est notamment l’homme qui influença Memphis Slim.

Gonna be some changes 1946-54 / ARTHUR “BIG BOY” CRUDUP (Cherry Red, 2008)

That’s all right Mama, si ça vous dit quelque chose ce n’est pas grâce à un certain Elvis Presley mais bien à Arthur “Big Boy” Crudup, guitariste de légende tombé dans l’oubli et c’est bien dommage.

Harlem Troubadours / SONNY TERRY & BROWNIEe McGHEE (Saga, 2005)Voir la notice

Un duo un peu plus connu mais tellement savoureux. Brownie McGhee à la guitare et l’aveugle Sonny Terry à l’harmonica, un couple d’enfer sur scène mais ne se supportant pas le reste de temps. Un album indispensable pour découvrir ou re-découvrir l’étendue de leurs talents.

Texas Country Blues / MANCE LIPSCOMB (Arhoolie productions, 2002)Voir la notice

Mance Lipscomb, ou la simple beauté d’un homme et sa guitare. Un blues rural avec un goût d’originel. Chanteur texan, qui n’est arrivé au blues que sur le tard, chantant plutôt des gospels ou du répertoire folk, cette expérience donne à son blues une dimension supérieure.

Spoonful of Blues / WILLIE DIXON & JOHNNY WINTER (Music Avenue, 2006)Voir la notice

Un bluesman à la contrebasse, l’expérience est suffisamment rare pour qu’elle mérite d’y jeter une oreille. On connaissait Mingus en jazz, Willie Dixon (dans un style un peu moins sulfureux) enflamme la scène en compagnie de monsieur Johnny Winter à la guitare. Attention talents, dommage que l’enregistrement ne soit pas de qualité égale d’un bout à l’autre du concert.

Le Rêve de Meteor Slim / FRANTZ DUCHAZEAU (Sarbacane, 2008)Voir la notice

Au final, vous ne pourrez pas sortir de ce parcours initiatique sans égratignures, alors finissez de vous faire du mal avec la lecture de la sublime BD “Le Rêve de Meteor Slim” de Frantz Duchazeau, comme un parallèle aux documents présentés ci-dessus. La vraie-fausse histoire d’un bluesman cherchant à échapper à sa condition par la musique. Pauvreté, injustices sociales, soleil, alcool et femmes, quelques grammes d’essence de blues entre vos mains.

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par Emeline


MORGAN HERITAGE, “Mission in progress”

Album de la semaine | 22 septembre 2008

Comme son nom l’indique, MORGAN HERITAGE est une affaire de descendance. Issus d’une famille de 29 enfants, les frères et sœurs Morgan, jamaïquains de naissance, ont été élevés aux Etats-Unis. Très tôt biberonnés par leur père aux mélodies du pays mais aussi aux sons funk, r’n'b, hip-hop des radios américaines, 8 enfants Morgan vont former la première mouture de Morgan Heritage, tandis que 3 des plus jeunes enfants de la tribu monteront le groupe LMS (également disponible dans les Bibliothèques de Grenoble). Nous sommes en 1994 et Morgan Heritage sort l’album “Miracle” chez RCA. Déçus de cette expérience avec une major, le groupe désormais resserré autour de 5 membres (les chanteurs Peter, Gramps et Una, le guitariste Lukes et le percussionniste Mr Mojo) montent leur propre structure qui gérera aussi bien l’artistique que la production, le business que le management.
3 albums vont les révéler à la Jamaïque d’abord puis au reste de monde : “Protect us Jah” (1997) et “Don’t Haffi Dread” (1999) produits par Bobby “Digital” Dixon, et “One calling” (1998) produit par King Jammy. En plus d’avoir trouvé un public, le groupe se forge une identité. Leurs influences pop/r’n'b ont laissé la place à un reggae plus authentique, inspiré par un voyage ressourçant en Jamaïque. La panoplie de leurs inspirations s’y déploie, entre tradition rasta et modernité américaine. Les textes mettent en avant des valeurs spirituelles qui font d’eux un des ambassadeurs du “conscious reggae” (reggae conscient). Morgan Heritage va ainsi se forger un son, une personnalité et un nom.
Avec “Mission in Progress”, le groupe passe un nouveau cap. Fidèle au reggae nu-roots de la fin des années 90, les inspirations y sont clairement rock mais aussi rap. Ce qui frappe, outre les voix toujours au top, c’est l’ouverture d’esprit de cet album. Les influences sont multiples mais pas racoleuses, toujours au service du propos et fidèles à l’esprit reggae. Les morceaux ont été travaillés pour sonner “live”, ce qui est plutôt rare et courageux en ces temps de “tout-numérique” dans le reggae. Le concept musical qu’ils aiment à développer en interview est celui de rockaz. Ils le définissent comme un mélange de reggae, de rock, de rap destiné à faire évoluer le reggae, à coller aux goûts musicaux des plus jeunes. Bref à s’inscrire dans la modernité. Car le jeune n’écoute plus de roots, c’est bien connu… Morgan Heritage semble en passe de réussir son pari puisque pour la première fois un clip du groupe vient de faire son entrée dans la playlist de MTV, pas mal pour du reggae…

Où trouver ce document ?

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par Jérôme


Le petit livre rock d’HERVÉ BOURHIS

A découvrir | 16 septembre 2008

Ce petit livre au format 45 tours et dont la pochette reprend la présentation des vieux vinyles se propose ni plus ni moins de retracer l’histoire du rock de 1951 à 2007 !

Il ne s’agit pourtant pas d’un livre d’historien de la musique mais plutôt d’un livre d’illustrateur féru de rock qui choisit de présenter sa vision - forcément subjective et assumée comme telle - du rock, entendu au sens large du terme c’est à dire avec ses ramifications rythm’ n’ blues, soul, reggae, folk, etc. La solution adoptée par l’auteur ? Deux doubles pages par année de dessins avec des vignettes sur les artistes qui (l’) ont marqué.

Quelques années clés vus par HERVÉ BOURHIS :

- 1967 : l’album à la banane du Velvet Underground, la gestation difficile du “Smile” de l’ex-Beach Boys Brian Wilson, 5 titres psychédéliques mais aussi la disparition d’Ottis Redding, le Bardot show et la messe pour le temps présent de Pierre Henry mis en scène par Maurice Béjart.

- 1977 : The Clash, le “Never mind the bollocks” des Sex Pistols bien sur mais aussi 5 maxis disco, l’enfance dans une communauté islandaise de Björk, Fela, Fleetwood Mac, etc.

- 1991 : le “Nevermind” de Nirvana, Pixies et son “Trompe le monde”, Massive Attack et aussi les morts de Gainsbourg et Johnny Thunders, “American Psycho” de Bret Eston Ellis et son serial killer fan de Genesis

Bourré d’humour, ce livre qui n’aurait pu être qu’un vaste catalogue un peu fourre-tout et tourner à l’exercice vain se révèle en fait hautement addictif en allant piocher dans la grande et la petite histoire du rock, les faits marquants et les a-cotés. En mêlant anecdotes, pochettes d’albums redessinées et sentences définitives (dont celles-ci : “Sympa et consensuel, Moby est le Phil Collins des années techno” ou encore “L’originalité de leur formule, leur charte graphique impeccable et l’ambiguïté sur leur relation font des White Stripes la nouvelle coqueluche des branchés du rock”) cette ballade à travers plus de 50 ans de pop music ravivera bien des souvenirs…
Le dessin en noir & blanc est aussi pour beaucoup dans le charme de ce bel objet qui s’affiche fièrement sous sa belle couverture rouge (allusion au “Petit livre rouge” des révolutionnaires chinois des années soixante).

Le petit livre rock / HERVE BOURHIS (Dargaud, 2007) Voir la notice

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par Julien


BRIAN BLADE, Season of changes

Album de la semaine | 15 septembre 2008

Brian Blade est plus connu comme sideman avec Kenny Garrett, Joshua Redman, Wayne Shorter ou autres “pointures” du jazz américain, que comme leader et compositeur. Connu étant beaucoup dire, tant la section rythmique est souvent oubliée…

Car BRIAN BLADE est batteur. Oubli qui dans son cas devrait être largement réparé, car ce jeune batteur nous livre avec “Season of change” un album à écouter comme on regarde un film : ses plages sont autant de scènes d’atmosphères toutes différentes, qui suivent une progression dramatique autour du morceau qui a donné son titre à l’album, avec ruptures de ton, moments de rêveries, d’exaltation, de pure énergie, ou de recueillement.
Il est entouré de son groupe, The Fellowship Band, où l’on retrouve le guitariste Kurt Rosenwinkel (j’ai un faible pour “Most precious one”, pièce en 2 parties contrastées où on l’entends avec John Cowherd au piano puis au moog), ainsi que deux saxophonistes - Myron Walden, alto et clarinette basse et Melvin Butler, ténor - et là, j’ai un autre gros faible pour “Improvisation”, duo entre Myron Walden à la clarinette basse et J. Cowherd qui tient une sorte de bourdon à l’harmonium : une pièce qui donne envie de réécouter les vieux enregistrements de John Surman, époque “Upon reflection” ou “The amazing adventures of Simon Simon” (deux “vieilleries” superbes qui traversent le temps, toujours disponibles dans les Bibliothèques de Grenoble).
Par ailleurs, les frappeurs nous gâtent ces temps-ci : Aldo Romano a lui aussi enregistré une série de ses compositions, toujours aussi lyriques, dans “Just jazz” (avec entre autre Géraldine Laurent au saxophone) ; Marilyn Mazur (percussions, percussions-claviers), qui avait débuté chez Miles Davis à la fin des années 80, a sorti un album magnifique chez ECM en duo avec Jan Garbarek, Elixir.

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par Martine


Album de la semaine #51 : du jazz, des femmes, un livre, un disque

Album de la semaine | 10 septembre 2008

Une jazzwoman, compositrice de surcroit, c’est si rare…
Laissez-vous donc porter par ce très bel album de MYRIAM ALTER : un violoncelle et une clarinette mis en valeur avec bonnes vibrations garanties, un ensemble quasi romantique, une pâte inventive et reposante. De quoi prolonger l’été agréablement et avec le sourire.

Dans le même registre, à lire cette fois : Femmes du jazz : Musicalités, féminités, marginalisations, de MARIE BUSCATTO.
Enquête sur les femmes du jazz en France, cet ouvrage montre qu’elles sont confrontées aux conventions musicales masculines qui guident les relations de travail dans cet univers encore essentiellement masculin, et leur marginalisation est d’autant plus étonnante qu’elle est dénoncée par les professionnels eux-mêmes.

 

 

Where is there / MYRIAM ALTER (Enja records, 2007)

Femmes du jazz / MARIE BUSCATTO (CNRS Editions, 2007)

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par Anne


Via Musique : ou comment ne pas passer à côté de MARK LANEGAN

Via Musique | 9 septembre 2008

En lisant les chroniques de l’album des Gutter Twins “Saturnalia’, j’avais déjà la sensation diffuse, mais quasi certaine, que ce disque me plairait. La composition du groupe semblait alléchante et prometteuse : Mark Lanegan au chant. Là, vous foncez tête baissée sur votre feuille de commande pour acheter ce disque car ce gars-là, il suffit qu’il commence à égrener deux paroles pour que sa voix grave vous hypnotise. Venant du plus profond de ces entrailles, cette voix fait des ravages. Une voix burinée et vibrante à souhait qui pourrait vous lire le bottin (comme on le disait de notre Piaf nationale) sans que cela vous lasse. Alors retour dans le passé et plongeons avec plaisir dans la discographie de Mark Lanegan.

Ancien chanteur du groupe (injustement méconnu) The Screaming Trees (dont Dust est l’album le plus intéressant), il fait, depuis et régulièrement, des apparitions en guest-star dans plusieurs groupes (et non des moindres) comme les Queens of the Stone Age, Soulsavers… et a collaboré à plusieurs reprises, sur des chansons, avec PJ Harvey.

The winding sheet / MARK LANEGAN (Sub pop, 1989) Voir la notice

Premier album solo de Mark Lanegan, sorti en 1990 chez Sub-Pop. Alors qu’il commence sa carrière avec les Screaming Trees, il rentre en studio, pour enregistrer un disque de reprises folk et blues. Sur cet album interviennent les musiciens de la scène alternative naissante de Seattle (Kurt Cobain, Jack Endino, Kris Novoselic, etc). Album de ballades folk, ténébreuses et habitées, avec la reprise de Leadbelly “Where did you sleep last night” qui hantera Kurt Cobain. Sa voix grave accompagne superbement ces reprises. Un chanteur est né !

Bubblegum / Mark LANEGAN (Beggars Banquet, 2004) Voir la notice

Sorti en 2004, cet album est tout simplement de la “bombinette” musicale. C’est le projet le plus abouti de l’artiste. Écrit et composé intégralement par lui, il y développe toutes les facettes de son talent. A l’aise aussi bien dans des compos rock et agressives que des ballades mélancoliques. Les musiciens qui l’accompagnent sur cet album sont nombreux et tous aussi talentueux. PJ Harvey mêle sa voix à la sienne sur deux fabuleux morceaux. La différence des voix est tout simplement époustouflante et se complètent idéalement. C’est le choc des titans dont nous sortons KO.

En ce qui concerne les albums récents du sieur Lanegan, je vous invite à écouter les deux albums avec Isobel Campbell (albums de ballades à deux voix) et d’écouter son dernier projet en date avec les Gutter Twins, qui à première écoute ne risque pas de ternir l’image artistique de l’intéressé qui ne démérite pas. Affaire à suivre…

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par Rosie


Vidéo du mois : RADIOHEAD, Videotape

A découvrir | 2 septembre 2008

La palme de l’innovation revient une fois de plus au groupe RADIOHEAD. Après avoir mis son dernier album In Rainbows en téléchargement pendant plusieurs semaines (véritable intuition ou coup marketing le débat n’est pas tranché), les anglais ont récidivé en lançant sur la toile un concours pour mettre en images quelques uns des titres de son dernier-né.

Devant la qualité des propositions, le groupe a eu du mal à choisir et a finalement décidé de récompenser (50.000 dollars quand même) non pas un mais quatre lauréats dont on peut voir les propositions ici.
Pour ma part j’apprécie tout particulièrement le travail de Wolfgang Jaiser & Claus Winter sur “Videotape” qui proposent une vidéo tout à fait adaptée à l’ambiance du titre…

In rainbows / RADIOHEAD (Beggars Group, 2007)Voir la notice

RADIOHEAD - Videotape

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par Julien


ALAIN BASHUNG, Bleu pétrole

Album de la semaine | 1 septembre 2008

Alain Bashung - Bleu pétrole

Il y a des artistes dont on se dit qu’ils ont fait leurs preuves, qu’ils ont donné [toute la dimension de leur talent]… bref il y a des artistes dont on se dit que “ça va” on connaît ! C’est exactement ce que je pensais à propos de Bashung et de son dernier album “Bleu Pétrole”… Je m’étais donc “dispensée” de l’écouter un peu plus avant que le premier titre.

A la faveur de l’été et de longs moments de farniente (une fois encore on ne dira jamais assez les bénéfices du farniente !), j’ai enfin pris le temps d’écouter “Bleu Pétrole”. Plusieurs fois !
Et là, révérence, Monsieur Bashung ! Vous êtes un très grand artiste! De ceux capables de se ressourcer sans cesse, de ceux qui, au sommet de leur carrière, sont encore capables de remettre l’ouvrage sur la galette, de ceux qui n’hésitent pas à ouvrir leur univers à d’autres poètes : Gaetan Roussel de Louise Attaque, Joseph d’Anvers, Gérard Manset…
“Bleu Pétrole” fait partie de ces albums qui nous font encore découvrir des textes et des mélodies magnifiques - “Je tuerai la pianiste”, “Je t’ai manqué”, et le lyrique “Vénus” - des textes qui disent sans en avoir l’air - “Résidents de la République” (allez voir le clip avec Melvil Poupaud ici ) , “Le secret des banquises” (hein est-ce que vous en avez ?), des reprises savoureuses - “Suzanne” - qui donnent envie de réécouter les originaux… Bien, vous l’aurez compris, j’ai été conquise par “Bleu Pétrole”.
Ecoutez, écoutez, braves gens, le magnifique Bashung est de retour, fermez les yeux et plongez dans “Bleu Pétrole”.
Alors, même si, finalement, Bashung ne fait pas partie de vos playlists, allez faire un tour dans votre bibliothèque de quartier et empruntez “Bleu Pétrole”.

Où emprunter ce document ?

Alain BASHUNG sera à Grenoble le 8 Octobre à 20h au Summum en soirée d’ouverture du 14e Festival Rocktambule, avec en première partie “Mountain Men” qu’on a eu le plaisir d’accueillir en show-case à la bibliothèque Abbaye-les-Bains en février 2008.

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par Catherine

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