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Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DVD : Made in Jamaïca, film documentaire de Jérôme Laperrousaz

A découvrir | 26 août 2008

Je profite du soudain regain d’intérêt du monde pour la Jamaïque, grâce aux performances de ses athlètes aux J.O., pour vous présenter cette semaine ce qui est à mes yeux, LE documentaire sur le reggae.

Made in JamaicaMade in Jamaica” représente le deuxième film documentaire de Jérôme Laperrousaz dédié à la Jamaïque et à la musique reggae après avoir tourné “Third World” en 1980. Loin des documentaires avec voix off et parti pris prononcé, Laperrousaz construit son film à partir d’un événement survenu pendant le tournage du film : la mort par balle de Bogle (artiste local) lors d’un règlement de compte.

Ainsi commence l’histoire de ce documentaire, mettant en avant les ravages de la libre circulation des armes à feux dans certains quartiers de Kingston, désertés par la police locale. “Mon film est construit sur cette proximité permanente entre la fête et la mort, la sexualité exacerbée et la violence”. Dans ce contexte, interviennent des artistes roots ou ragga comme Bounty Killer et Gregory Isaacs, parlant de leur enfance dans les ghettos de Kingston et de leur volonté de s’en sortir coûte que coûte.

Laperrousaz explore les tenants et aboutissants du reggae en passant d’un thème à l’autre à l’aide de paroles de chansons. Le film évoque tantôt l’esclavage, le sexe, les influences du reggae à l’étranger ou le mouvement rasta. Une musique comme miroir de la revendication de tout un peuple contre l’esclavage, le reggae reflète un profond besoin de reconnaissance d’une culture et la fierté d’un mode de vie fondé sur l’émancipation face à l’oppression britannique et occidentale.

De Toots à Bunny Wailer et de Lady Saw à Capleton, ce documentaire propose une vision sans concession sur ce qu’est aujourd’hui la Jamaïque, comment elle vie au travers de sa musique et comment elle perçoit l’avenir (le retour du reggae roots et la disparition des anciens). Un film incontournable à toute personne sensible aux reggae ou aux grandes revendications sociales.

Made in Jamaica / Jérôme Laperrousaz (MK2, 2008)Voir la notice

Made in Jamaica [B.O.] (Le son du Maquis, 2007)Voir la notice

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par Emeline


SPARROW, B.O. du film de Johnnie To

Album de la semaine | 12 août 2008

Sparrow [B.O.F]

Il est certain qu’en matière de goût, le nez et la langue sont intimement liés; chez moi ce sont mes oreilles qui se sont associées à mon estomac pour m’ouvrir l’appétit. Et en entrée vous prendrez ? Une bonne bande originale de film s’il vous plaît.

Sparrow c’est avant tout un film de Johnnie To, (réalisateur de Hong-Kong) qui raconte l’histoire de pickpockets. Mais c’est aussi une bande originale Made In France, et quand les Français se penchent sur la musique d’Asie… ça me donne envie de manger des nems. Étrange non ?

La faute à qui?

Aux restaurateurs qui nous inondent les oreilles de musique ethno-easy-listening dès que la carte propose des saveurs exotiques ? Ou de la télé qui nous bombarde de clichés ? (surtout l’univers de la pub qui joue avec délectation sur les stéréotypes visuels et sonores, du genre Couscous Garbit ou riz Uncle Benz)
Quoi qu’il en soit j’ai inconsciemment fait l’amalgame et maintenant j’ai du mal à écouter de la musique berbère sans avoir envie de manger un tajine ou un poulet tandoori quand je regarde un bollywood. Rien que d’y penser je sens mon ventre qui gargouille alors revenons à cette sublime B.O.
Car du easy-listening, vous allez en avoir ! Et du très bon, composé par Xavier Jamaux (ex membre du groupe Air) et Fred Avril (talentueux multi-instrumentiste). Le top de la scène électro française qui n’en sont pas à leur première B.O. (Tokyo eyes pour Mr Jamaux). Cette fois-ci les deux acolytes nous plongent dans un univers hongkongais, jonglant habilement entre clichés rétro et avant-garde. L’atmosphère chinoise se dévoile tout en douceur, en subtilités, en touches légères teintées d’un soupçon de jazz ou parfois d’harmonies brésiliennes. Cette bande-son instrumentale est un régal doux-amer, un instant de zénitude à déguster sans modération.
La fin de l’histoire ne vous dira pas si j’ai fini la soirée au resto chinois… le suspens reste entier !

Où trouver ce document ?

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par Emeline


Via Musique : Les disques que j’emporterai sur une île déserte

A découvrir | 4 août 2008

Parce que j’ai toujours rêvé d’être une artiste mondialement connue, que j’ai toujours désiré être interviewée par Philippe Manœuvre ou J.D.Beauvallet, et que, depuis très longtemps, j’ai toujours fantasmé à l’idée de répondre à la question des journalistes sur les disques que j’emporterai sur une île déserte.
Alors, me voilà… Inconnue du grand public, ignorée par les uns et les autres mais pas résolue à me taire. J’ai donc décidé de me poser ladite question car personne d’autre (hélas) n’est volontaire pour le faire et que, soit dit en passant, j’aurais pu attendre longtemps.

- “Ma chère Rosie, vous êtes discothécaire à la Médiathèque Kateb Yacine à Grand-Place. Quels sont les disques que vous emporteriez sur une île déserte ?”
- “Exercice difficile. Il y en a tellement que je suis obligée de faire une sélection sévère et très injuste. Mais, puisque vous insistez vraiment, en voici quelques-uns. Ce ne sont pas les albums les plus connus de l’histoire du rock, ni des grands classiques (encore que) mais tout simplement des albums qui sont mes chouchous et que j’aimerais voir grandir ailleurs que dans ma discothèque personnelle”.

Vivadixiesubmarinetransmissionplot / SPARKLEHORSE Voir la notice

Alternance de morceaux mélancoliques et plus musclés. Le tout enrobé de poésie et de douce folie.

Psychocandy / JESUS AND MARY CHAIN Voir la notice

Des guitares saturées sur des mélodies “velvetiennes” et fragiles.

Green mind / DINOSAUR JR Voir la notice

Du grunge “échevelé” joué par le plus nonchalant des guitaristes des années 90 : Jay Mascis

Either-Or / ELLIOTT SMITH Voir la notice

L’univers de Smith est à découvrir sans fin. Une plongée en apnée dans un univers très personnel : entre noirceur et ravissement.

Rock bottom / ROBERT WYATT Voir la notice

Un classique de l’histoire du Rock qu’on ne présente plus. Musique d’une beauté vénéneuse, introspective mais absolue.

The mind is a terrible thing to taste / MINISTRY Voir la notice

Du métal industriel pour vous décrasser les oreilles et la tête. Une chanson en entretien basique, l’album entier pour un récurage complet.

Uprising / BOB MARLEY Voir la notice

Cet album, rien que pour la chanson intemporelle “Redemption song” et parce que c’est son dernier.

White chalk / PJ HARVEY Voir la notice

Une femme et non des moindres. Une pionnière et une défricheuse dans le rock actuel.

- “Merci Rosie pour cette sélection très personnelle. Rassurez-moi, vous n’écoutez pas uniquement ce genre de musique. Ah, je préfère… car je n’enviais pas les gens qui partent en vacances avec vous. Mais il est vrai qu’on avait parlé d’île déserte. Je termine, à regret, cette interview et je vous souhaite de bonnes vacances. J’invite les internautes à compléter votre sélection et à citer « l’album » ( intemporel et incontournable) à ne pas oublier d’emporter”.

PS : Tous ces documents sont disponibles dans les médiathèques de Grenoble et n’attendent que vous pour aller faire une ballade sur votre île déserte et partager votre discothèque idéale.

Bonnes vacances et à bientôt pour de nouvelles aventures musicales…

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par Rosie

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