Les percussions sont des instruments peu mis à l’honneur en musique classique… Un jour au concert ma fille (petite) me dit : “Le monsieur il a fait des études juste pour taper sur le gong de temps en temps ? “. L’ensemble de cinq compères passionnés qui constituent le groupe « Percussions Claviers de Lyon » nous permet d’entrer dans cet univers méconnu et de l’apprécier à sa juste valeur.
Son leader, Gérard Lecointe, pianiste de jazz de formation puis percussionniste au Conservatoire de Lyon propose des arrangements à partir du Clavecin bien tempéré de J.S.Bach et de “Après masques” et “Nocturnes” de Claude Debussy, qui sont de joyeux clins d’œil jamais entendus sous cette forme …
Vibraphones, marimbas, xylophones, glockenspiels, timbales, cymbales, tam-tam, gong, tout y est, et l’ensemble est détonnant : originalité assurée, gaieté communicative, plaisir de la découverte. Un bon programme pour Juilletistes !
Point Bak/ PERCUSSIONS CLAVIERS DE LYON (Harmonia Mundi, 2008)
L’excellente revue musicale Magic (à lire et à consulter dans nos bibliothèques) nous propose, dans son dernier numéro, une sélection de groupes avec le qualificatif anglais “Black” dans leur intitulé : la liste des groupes en black. De quoi élargir sa culture musicale, sur une thématique rigolote. Nous n’avons pas voulu en rester là et avons décidé de réitérer l’expérience, mais sur une autre gamme chromatique. Ce sera donc une sélection de groupes (ou de personnes) en “White”.
A tout seigneur tout honneur :
The WHITE STRIPES, groupe américain de rock garage, composé de Jack et Meg White. Ces deux-là voient rouge et triturent le rock à n’en plus finir. C’est sûr, ils ne sont pas blancs comme neige.
Le Métal aime le noir et le « côté obscur », mais il lui arrive de vouloir se racheter une virginité musicale, alors le drapeau blanc est hissé.
WHITESNAKE, groupe de hard-rock britannique, composé d’anciens membres de Deep Purple.
WHITE LION, groupe américain de glam métal, formé à New-York.
GREAT WHITE, groupe de hard rock très bluesy.
WHITE ZOMBIE, groupe de métal industriel américain : les Cramps revus et corrigés en thrash.
Dans un autre genre :
AVERAGE WHITE BAND, groupe écossais de musique funk qui a sévi entre 1974 et 1980. Des « p’tits blancs » pour une musique black.
BARRY WHITE, auteur, compositeur et chanteur américain de soul et de disco. Connu pour ses innombrables tubes et sa voix de basse inimitable. De la soul cousue de fil blanc.
Et le blues aussi :
BUKKA WHITE, chanteur et guitariste de blues américain. C’est le blues du Mississipi et des champs de coton qui s’exprime à travers lui.
TONY JOE WHITE, auteur, compositeur et guitariste américain de rock imprégné de soul, de blues et de gospel. A composé pour lui-même et bien d’autres.
Bien entendu cette liste n’est pas exhaustive et elle n’attend que votre collaboration pour être enrichie. Alors pour l’amour du jeu et la beauté du geste, à vos claviers…
Tous ces disques sont à votre disposition dans le réseau des bibliothèques de Grenoble. N’hésitez pas à nous faire part de vos expériences de concert!
Comme chaque année votre carte de lecteur des bibliothèques de Grenoble vous permettra d’avoir une réduction sur l’achat de vos billets! Bon festival à tous!
PS : le groupe Konono initialement programmé le 28 juillet au Cabaret Frappé a été annulé. La raison ? Le groupe s’est vu refuser sa demande de visa. Une situation qui se multiplie ces dernières années et qui empêche nombre de groupes africains de venir jouer en Europe et en France…
15 juillet : si vous êtes devant votre écran c’est que vous avez échappé au grand chassé-croisé de la mi-juillet mais que malheureusement, vous n’êtes pas à la plage… Heureusement Bmol a une solution pour chaque problème et pour vous aider à vous projeter mentalement sur les plages d’Hawaii, voici un petit article sur l’ukulélé.
Souvent considéré comme un jouet (au grand dam des puristes), l’ukulélé : petite guitare Hawaiienne, a été remis à la mode dernièrement par Julien Doré(l’avant dernier vainqueur de la Nouvelle Star). Non, il n’y a pas de sous-culture et la preuve en est, il a fallu attendre un télé-crochet pour revoir apparaître l’ukulélé à la télé.
L’ukulélé et non pas le ukulélé, parce que derrière votre écran vous prononciez “ youkoulélé ” me trompe-je ? Grossière erreur, vous le prononciez à l’américaine, les Hawaiiens, eux, disent “ oukoulélé ”, on parle donc bien de l’ukulélé et non du ukulélé. Voilà, ça c’était pour faire ma maligne.
Pour en savoir plus sur cet instrument mythique (souvenez-vous d’Elvis dans Blue Hawaii ou encore Marylin Monroe dans Certains l’aime chaud), plongez-vous dans ces quelques documents :
La méthode d’ukulélé / CYRIL LEFEBVRE (Hit Diffusion, 2007)
Méthode en français (ce qui est rare) et qui a l’avantage de proposer une vraie introduction à l’histoire de l’ Ukulélé, depuis son apparition (à Hawaii en 1879, suite à l’arrivée d’un bateau portugais), en passant par les différentes formes d’ukulélé et leurs accordages. Et surtout cette méthode propose une vraie approche de la culture ukulélé, elle présente les pionniers du genre et les virtuoses : les “ uke-heroes ” (pour resituer, Joe Satriani est un guitar-heroe, Troy Fernandez, moins connu, est un uke-heroe). Enfin, vous pourrez jouer de l’ukulélé dans tous les genres musicaux, de Pigalle à Arthur H ou encore Robert Crumb. Loin du stéréotype de la vahiné, une partition indispensable à tous les joueurs.
Ukulele heaven / IAN WHITCOMB (MelBay, 1999)
Méthode en anglais (eh oui), mais qui offre un large panel de chansons de l’âge d’or du ukulélé (1930-1960). Tous les vieux standards sont à vous, même si on ne les connaît pas tous. Mais rien qu’à lire les titres “ Where did Robinson Crusoe go with Friday on Saturday night ? ” (Où allait donc Robinson Cruoe avec Vendredi le Samedi soir ? ), “ A pretty girl is like a melody ” ou encore “ Moon of Waikiki“, on est en plein dans le cliché collier de fleurs et paréo. C’est terriblement kitch et donc forcément bon !
Hawai’i : Under the rainbow (Winter & Winter, 2006)
Un bon aperçu de la musique populaire Hawaiienne : chants traditionnels et ukulélés dans leur milieu naturel. Fermez les yeux, oui c’est bien le bruit de l’océan que vous entendez, ça y est, vous êtes en vacances !
Et pour les derniers récalcitrants qui pensent encore que les joueurs d’ukulélé sont des dragueurs en maillot de bain incapables de chanter autre chose qu’Aloa Hawaii, voici encore trois arguments pour vous convaincre du contraire : tout d’abord une vidéo incroyable d’un uke-héro Jack Shimabukuro qui reprend “While my guitar gently weeps” de George Harrison. Ensuite un superbe morceau de Cocoon “Humming bird“, chant et ukulélé s’il vous plaît (retrouverez les au Cabaret frappé le 24 juillet).
Enfin un site : Ukulele.fr , osez partager votre passion de l’ukulélé, vous n’êtes plus seul !
En conclusion, l’ukulélé, ce n’est pas ringard, c’est tendance. Si la tecktonik vous a donné des boutons, ne ratez pas l’occasion de vous venger cet été avec l’ukulélé !
While my ukulele gently weeps Envoyé par Youpinadi
Des nouveautés comme s’il en pleuvait ! Les dernières acquisitions des Bibliothèques de Grenoble sont en ligne : cd, DVD, disques pour enfants et partitions sont classés par genre musical et par ordre alphabétique d’auteur / groupe sous forme de fichier pdf. A consulter ci-dessous.
Des 6 propositions que nous avons faites il est difficile de n’en retenir qu’une seule, vu la qualité de l’ensemble que nous avons eue, dans la joie et la bonne humeur :
Comme nous l’avions deviné, l’équipe MANGO GADZI a réveillé et enthousiasmé le public de la bibliothèque Kateb Yacine, malgré une température aussi torride que leur musique. Et malgré un horaire risqué. La salle était comble. Une vingtaine de morceaux plus tard, avec arômes ethniques bien pimentés et musiciens « à fond dedans », tous les usagers de la bibliothèque avait gagné l’auditorium ! Un groupe à retenir, à entendre et revoir le 21 juillet à 19h au kiosque du jardin de ville (festival Cabaret Frappé) (appel à souscription pour son prochain album prévu en octobre.
La bibliothèque Centre Ville cette année donna dans la diversité avec un égal bonheur : classique, chanson, jazz, et un public friand des trois.
Ailleurs dans le réseau GREG GILG, dont le talent n’est plus à prouver, enchanta la bibliothèque Abbaye avec son violoncelle comme compagnon de créativité.
La bibliothèque Saint-Bruno s’est vue envahie d’ une vingtaine de bassons, instrument insolite que certains découvraient ce jour-là. DIDIER MALBEC, leur professeur, les pilotant avec doigté et petite mise en scène illustrée avait écrit les transcriptions de bons nombres d’airs familiers.
A la bibliothèque Alliance, certains ont découvert la harpe jouée par une habituée des lieux, parmi d’autres prestations d’ usagers, jeunes et moins jeunes.
A la bibliothèque du Jardin de ville, le spectacle de MICHEL MAZZILLI fut une des rares propositions pour les plus jeunes, mais partagé entre tous.
Ce 21 juin les Fêtes de la musique avaient la teneur de leur sens premier : un partage entre amateurs et musicovores, instructif, insolite, agréable, revigorant. Toutes ces réjouissances ont permis à 420 personnes en tout de profiter de ce 21 juin en journée, en solo ou en famille : y en a-t-il dans la salle pour nous faire leurs commentaires ?
Cet été encore vous allez être booké comme un ministre (au moins votre agenda musical).
Lointains, plus proches, éclectiques, gratuits ou payants, faites votre choix parmi les festivals suivants.
Pop, Rock et Musique du Monde… Cabaret frappé : THE festival de l’été grenoblois, à ne rater sous aucun prétexte et pour la peine on vous redonne la discographie, et si vous êtes adhérents aux bibliothèques de Grenoble, présentez votre carte et vous aurez des tarifs réduits! Cette année encore festival in et off se mêleront gaiement. Mon Top 3 des inratables : Mango Gadzi + Barbatuquès (21/07), Coming soon + Tunng + Cocoon (24/07) et Djemdi + Max Roméo (31/07). On dirait le Sud: LA soirée gratuite au théâtre des Saintes-Maries d’En Bas, un pur moment de plaisir (sans la pluie c’est encore mieux). Les nuits de Fourvière : On sort exceptionnellement du département et je vous laisse regarder par vous-même cette programmation époustouflante (théâtre, musique, danse et cinéma) qui laisse rêveur…
Jazz… Jazz à Vienne : le top du festival de jazz, dans le théâtre antique de la ville de Vienne. Un festival off (concerts gratuits dans les bars et restos la ville) quasiment tous les soirs met ce festival à la portée de toutes les bourses et de toutes les oreilles (Jazz, Free Jazz, Blues, Soul …). Crest Jazz Festival : On ressort encore du département puisque ce festival se déroule dans la Drôme mais sa programmation est tellement ambitieuse (Rabih Abou-Khalil, Les doigts de l’homme, Emir Kusturica) qu’on ne pouvait passer à côté. Jazz au Parc : le 28 Août, soirée jazz gratuite au Parc Paul Mistral dans le cadre des animations d’été (avec la collaboration du Grenoble Jazz Festival).
Chanson française… 21è rencontres Brel : On reprend le même (Jacques Brel) et on recommence. La 21ème édition des rencontres à Saint Pierre de Chartreuse remet la chanson à l’honneur (Brigitte Fontaine, Agnès Bihl, Thomas Dutronc ou encore Imbert Imbert … ça fait du beau monde!). Concerts payants sous le chapiteau et concerts gratuits à la guinguette et sur la scène découverte.
Musique Classique… 7 concerts classiques gratuits d’été : 7 concerts de musique classique dans les quartiers de Grenoble, un belle initiative à aller soutenir. Nocturnes au musée de l’ancien évêché: Du 1er juillet au 31 août, allez flâner gratuitement le vendredi soir au musée de l’ancien évêché. Cette année la musique classique se délocalise et ça lui va bien! Festival des musiques sacrées : Déjà il faut y aller rien que pour le cadre, Saint Antoine l’Abbaye c’est juste magnifique, et ce festival propose l’astucieux système du concert à la participation financière libre, si on y rajoute des spectacles de qualité (orgue et chant à l’honneur) ça fait 3 raisons de ne pas le rater. Musique en Grésivaudan: Profitez de la dernière semaine de ce festival, il vous reste à savourer la soirée Haydn dans l’église de Bernin et la soirée Brahms dans celle d’Allevard.
Cette liste n’est pas exhaustive et j’aurai sûrement oublié quelques festivals locaux, alors n’hésitez pas à faire des corrections et à nous faire part de vos expériences de concerts.
Bon été musical à tous!
L’été, c’est le moment tant attendu pour l’aventure de la vie et les grandes découvertes musicales et je vais donc vous narrer dans le détail (enfin presque) une tranche de ma “Rock-collection” personnelle que ne renierait pas Laurent Voulzy. Mais contrairement à lui, ce n’est pas au camping des “Flots bleus” que j’ai eu mes premiers véritables émois musicaux.
Soucieux de donner toutes ses chances à leur progéniture, mes parents m’ont envoyé en voyage linguistique à Bristol, en Angleterre, afin que je sois capable de dire, dans la langue de Shakespeare, autre chose que “Who do you love” et “One bourbon, one whisky, one beer”. Bristol, en 1978, n’était pas encore le laboratoire trip-hop que la ville deviendra par la suite mais la musique était déjà bien présente et les disquaires à tous les coins de rue.
Et c’est avec l’excellent album “Live and dangerous” de Thin Lizzy, que j’ai ramené en France, que j’ai perfectionné mon anglais et démarré mon éducation hard-rock. Le visuel de la pochette ne laissait pas de doutes : ça allait déchirer !
Groupe irlandais avec le chanteur bassiste Phil Lynott, Thin Lizzy a décliné le hard-rock avec le blues et la soul. La fougue et la rythmique hard sont bien présentes et prennent toute leur ampleur sur ce “live”. Groupe emblématique de l’époque, qui marquera fortement les futurs groupes de hard-rock.
En 1979, voyant que mes progrès en anglais avaient été timides mais néanmoins visibles, mes parents m’ont à nouveau vanté les mérites du séjour linguistique et c’est à Northampton, dans le nord de l’Angleterre que j’ai fait mon immersion culturelle. Et c’est les cheveux dressés sur la tête, des épingles à nourrice plein le T-shirt (au grand dam parental) et avec le fabuleux premier album des Ruts en poche que j’ai retrouvé le giron familial.
Album coup de poing ou le mouvement punk montrait qu’il était gagné, toujours et encore, par la fièvre de la révolte et déjà axé sur la fusion musicale avec le reggae. A écouter le sublime morceau reggae divinement pulsé “Jah war”, on comprend que la voie était tracée pour les Clash et leur « London calling ».
Se désespérant de moi et ne sachant plus comment manipuler cette adolescente rebelle, c’est dans le massif du Taillefer qu’ils m’ont envoyé crapahuter, l’année suivante, pour être à l’abri de toute crise (musicale) adolescente. Mais, la musique est partout, c’est bien connu ! Et c’est Thiéfaine que j’ai découvert cette année là. L’animateur montagne était amoureux fou de “La fille du coupeur de joints”. Auteur d’albums “noirs” et désespérés entre rock et chansons, Thiefaine a donné un autre ton à la chanson française.
Si le récit de mes tribulations musicales éveille en vous des (mauvais ou nostalgiques) souvenirs de vacances, lâchez-vous sur le blog (…non, vous n’êtes pas seuls…) et à nous tous, nous allons faire la plus belle bande son de tous les étés inoubliables, voire de tous les étés pourris.
Et … bonnes vacances musicales. Live and dangerous/ THIN LIZZY (1978)
C’est l’été, vous êtes en vacances ou vous n’allez pas tarder à l’être ?
Prenez dans vos bagages les disques que nous avons sélectionné pour vous . Prévoyez plus qu’un sac de plage car cette année vous pouvez emprunter 10 CD + 10 partitions pour 6 semaines !