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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


J.S.BACH, “Sonatas” (Viktoria Mullova & Ottavio Dantone)

Album de la semaine | 27 mai 2008

La musique baroque n’est pas votre tasse de thé ? Méfiance, parions qu’une bonne pub ou une musique de film l’utilisant vous a charmé un jour et vous ferait changer d’avis ! Qui n’a pas aimé la “Sarabande” de Haendel dans Barry Lindon, le prélude de Bach “La tourneuse de pages”, sa toccata dans le film “De battre mon cœur s’est arrêté” ?

Ces sonates pour violon et clavecin composées entre 1717 et 1723 innovaient à leur époque : le clavecin est soudain utilisé comme instrument à part entière et plus seulement comme basse continue. De plus, les compositeurs adaptaient leurs œuvres pour d’autres instruments et les interprètes avaient libre choix des instruments. Ainsi les sonates 1021 et 529 sont jouées avec orgue, viole de gambe et luth comme basse continue, ce qui donne une variété de timbres extraordinaire. Sans parler de l’improvisation, qui était possible, mais s’appelait plutôt ornementation…

Leur unité harmonique, rythmique et mélodique impressionne, une véritable illustration du savoir composer, et ce qui s’en dégage invite à la sérénité. Ajoutez à cela le jeu limpide et fin des jeunes Viktoria Mullova au violon et Ottavio Dantone au clavecin et le charme est total…

Des enquêtes révèlent que la musique classique est de plus en plus écoutée en vieillissant : peut-être ferez-vous un jour partie de ceux qu’elle apaise et tonifie ?

Sonatas / Jean-Sébastien BACH (Onyx, 2007)

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par Anne


Festival des Musiques Nomades : Les Gitans Dhoad du Rajasthan

Musique à Grenoble | 21 mai 2008

Le festival des musiques nomades poursuit sa programmation mensuelle en vous conviant cette fois-ci à un spectacle musical mais aussi visuel avec la venue des gitans Dhoad du Rajasthan.

“Aux confluents des cultures gitanes, hindoues et musulmanes, la musique et le spectacle de Dhoad, dont l’exubérance est le reflet de cette contrée de passion et de féerie, mêle poésie, chants sacrés hindou, sufi, mélodies et rythmes envoûtants, danses hypnotiques et acrobaties.”

Rendez-vous le mardi 27 Mai à 20h00 à L’Hexagone de Meylan.

Pour plus d’infos sur ce spectacle : cliquez ici

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par Emeline


Album de la semaine #42 : DJIVAN GASPARYAN, “The soul of Armenia”

Album de la semaine | 20 mai 2008

Djivan Gasparyan

Si vous voulez découvrir le son particulier du doudouk, hautbois en bois d’abricotier emblématique de l’Arménie, écoutez le double album de la collection Portrait que le label allemand Network consacre à Djivan Gasparian, passé maître dans le jeu de cet instrument.

Il y joue des morceaux traditionnels dans de petits ensembles de doudouks, ou des pièces avec d’autres artistes du monde entier tels que Sainkho Namtchylak, Michael Brook, Nusrat Fateh Ali Khan, Hossein Alizadeh et, par delà l’histoire, le Turc Erkan Ogur.

The soul of Armenia [L’âme de l’Arménie] / DJIVAN GASPARYAN (Network, 2007)Voir la notice

Djivan Gasparyan - Eshkhemed

 

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par Marie-Thérèse


Le grand chambardement de mai 68 en France

Via Musique | 15 mai 2008

Alors que la déferlante musicale anglo-saxonne explose tout sur son passage, que se passe-t-il sur le front français en 1968 ? La période yé-yé s’essouffle, les chansons mièvres des chanteurs ne font pas le poids face à l’invasion des groupes anglo-saxons. Difficile de rivaliser avec le duo Lennon / McCartney, Bob Dylan et les Beach Boys.

Tant bien que mal, notre rocker national Johnny Hallyday résiste en chantant ” Noir, c’est noir. ” Antoine commence à distiller, bien gentiment, des idées dans l’air du temps par l’intermédiaire de ces ” élucubrations “. Hugues Aufray adapte les chansons de Bob Dylan en français. Un courant contestataire verra le jour à partir de 1969 avec des chanteurs comme François Béranger, Catherine Ribeiro, Colette Magny et Graeme Allwright. Pour l’heure, les artistes confirmés sont encore là ( Brassens, Brel, Ferré, Nougaro…etc) et ils savent se montrer incisifs quand il faut réveiller les consciences, mais une nouvelle génération de chanteurs français va naître en marge de la contestation ” mai soixante-huitarde ” et elle va remodeler le paysage musical français pour les décennies à venir.

La cavalerie / JULIEN CLERC (1968) Voir la notice

julien-clerc.jpgC’est en 1966 que Julien Clerc va rencontrer Etienne Roda-Gil et ensemble, ils vont écrire de belles pages musicales. Le duo sort, en 1968, le titre “la cavalerie” et ce sera le début d’une collaboration gagnante. Rien de véritablement subversif dans ce premier texte mais un chant particulier qui fera remarquer Julien Clerc. Il sera alors tête d’affiche pour la comédie musicale hippie “Hair“, en 1969. Le début d’une longue carrière.

Animal on est mal / GERARD MANSET (1968) Voir la notice


gerard-manset-animal-on-est-mal.jpgSorti d’abord en 45t, puis en 33 t, “Animal, on est mal” nous fait découvrir un artiste atypique, à mille lieux de tous les canons de la mode et du show-business. Véritable auteur –compositeur, Gérard Manset se lance rapidement dans la composition d’un oratorio symphonique, la Mort d’Orion. Loin des médias et du monde, Gérard Manset développe un univers musical personnel sombre et mystérieux. Auteur à part, il n’en restera pas moins très présent dans la sphère musicale française en faisant paraître régulièrement des disques et en écrivant pour d’autres personnes..


Mon frère /
MAXIME LE FORESTIER
(1972)
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maxime-le-forestier-mon-frere.jpgRemarqué dés 1968, Maxime Le Forestier marche dans les traces de Brassens, mais il ajoute dans ces compositions le folk américain. Son premier album, après quelques 45 t en 1968, est composé de ballades à la guitare, sur lesquelles il chante des textes politiquement incorrects. Le morceau Parachutiste est une ode anti-militariste et San Francisco deviendra l’hymne hippie français.

 A suivre…..

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par Rosie


Album de la semaine #41 : JULIETTE “Bijoux et babioles”

Album de la semaine | 14 mai 2008

Juliette - Bijoux et babiolesJuliette, c’est une petite bonne femme potelée bourrée de talent et de fantaisie. Egale à elle-même à chaque nouvel album, c’est un vrai régal des oreilles : des mélodies et des paroles à vous donner envie de danser dans la rue avec le sourire aux lèvres (”tu ronfles !”, “la jeune fille ou le tigre“).

Au milieu de l’album, surprise : Juliette chanterait faux ? Ouf, ce n’est qu’un hommage aux “casseroles” du show-business (”Casseroles et faussets“) et au phénomène Florence Foster Jenkins, chanteuse ratée à qui le richissime mari permit de produire des disques inoubliables.

En plus, elle ne se contente pas de chanter, elle compose tout et parfois pétrit elle-même son piano avec une joie communicative.
Un vrai bonheur qui nous confirme la venue du printemps !

Bijoux et babioles / JULIETTE (Polydor, 2008)Voir la notice

PS : un de ses concerts est à voir sur le poste dédié à la Cité de la Musique à la Discothèque Centre Ville.

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par Anne


Via Musique : le grand chambardement de mai 68

Via Musique | 6 mai 2008

Si le mois de mai 1968 symbolise le début d’une longue histoire dans laquelle il est question de pavés et de plages, de révolution et de liberté, la musique avait pris son envol bien avant et avait fait sa propre révolution sonore. En effet, le souffle de la liberté avait gonflé (à l’acide et aux fleurs) les voiles du mouvement psychédélique, et cela dès l’été 1967. L’année 1968 se révèlera être la charnière entre le “Flower-power” américain et le premier “gros” son rock des Led Zeppelin qu’on a qualifié de hard, car sur-vitaminé aux amplis Marshall et aux riffs ravageurs de Jimi Page, en 1969.

Voici une sélection pour revenir sur les incontournables de l’année que je dédie à tous les manifestants de l’époque (et aux autres aussi), trop occupés à organiser des barricades et autres batailles rangées avec les forces de l’ordre.

Elvis Presley

68 comeback special [DVD] / ELVIS PRESLEY (1968)Voir la notice

Elvis Presley fait son grand retour à la télévision américaine, après son mariage avec Priscilla. Alors que le monde est à feu et à sang, Elvis reste le garant éternel du rock’n ‘roll américain. Il nous livre quelques compositions parmi ses plus connues, le tout émaillé par quelques roucoulades et éclats de rire. Une prestation qui reste encore intéressante avant sa décadence future.
Une valeur sûre opposée à la contestation musicale montante.

Rolling Stones - Beggars banquet

Beggars Banquet / ROLLING STONES (1968)Voir la notice

Album charnière également pour les Stones car il symbolise la fin de l’ère Brian Jones et le début du duo gagnant : Jagger - Richards. Cet album est fortement inspiré par les événements parisiens et internationaux. La chanson “Street fighting man” parle des émeutiers, d’ici et d’ailleurs, et est même un temps interdite aux Etats-Unis. Avec cet album, les Stones montrent qu’ils ne sont pas uniquement un groupe à singles et nous délivre un disque sublime pétri de blues et de country, dans des versions acoustiques pour la plupart.

MC5 - Kick out the jam

Kick out the Jams / MC5 (1968)Voir la notice

En pleine période hippie, les MC5 vont poser les jalons d’un futur punk-rock. Enregistré en live, cet album est un condensé de la critique sociale et politique émergente aux Etats-Unis et de toutes les revendications anti-discriminatoires. Les guitares sont à feu et à sang, comme le chant et les harangues du chanteur. Album et groupe culte, qui en un opus a posé les bases d’une musique différente, originale et en pleine mutation. Pour la petite histoire, le guitariste du groupe Fred « Sonic » Smith sera le futur mari de Patti Smith.

Van Morrisson - Astral weeks

Astral weeks / VAN MORRISON (1968)Voir la notice

Le disque de la rupture pour Van Morrison, qui après des débuts musicaux très marqués par le rock (voir son groupe THEM ), composera, avec des musiciens d’univers variés, un album très introspectif, décalé et poétique. Cet album remarquable sera le précurseur d’un style plus personnel que développeront plus tard Nick Drake et d’autres. Ovni sur la scène musicale du moment, ce disque est audacieux, ambitieux et inoubliable. Un célèbre critique rock, Lester Bangs, le qualifie de « preuve qu’il restait quelque chose à exprimer musicalement à coté du nihilisme et de la destruction ».

A suivre…

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par Rosie


La révolution en chantant…

A découvrir | 5 mai 2008

A chaque époque, historique ou personnelle, correspond une bande-son. En effet, qui n’a pas gardé en mémoire une mélodie qui a bercé son enfance, voire même un slow langoureux et interminable sur lequel mille et un émois se sont éveillés, avec des bons souvenirs…

Là, je m’égare un peu, mais il est vrai que c’est le printemps… C’est d’un autre printemps dont je voulais vous causer. En mai 68, le mot « révolution » était sur toutes les lèvres et les chansons ont accompagné ce mouvement de protestation. Je voulais vous proposer la lecture d’un ouvrage fort intéressant sur les chansons engagées, de quoi préparer une bande-son révolutionnaire imparable.

Christiane Passevant et Larry Portis ont écrit le “Dictionnaire des chansons politiques et engagées : ces chants qui ont changé le monde”, aux Editions Scali, sorti en 2008. Dans ce livre, ils nous proposent une très large sélection de chansons internationales (de l’Afrique aux Etats-Unis) engagées politiquement ou socialement.
L’intérêt s’est porté sur la chanson ouvrière, libertaire, contestataire et révolutionnaire. C’est pourquoi on y trouve aussi bien “Anarchy in the UK” des Sex Pistols que “Le temps des cerises“. Le répertoire international couvre aussi une large période : de La Commune à nos jours. Et des styles musicaux très larges : de la chanson française au punk, en passant par le folk.
Ouvrage objectif et généraliste avec un petit bémol cependant, on trouve de trop nombreuses citations concernant le chanteur Serge Utgé-Royo. Ceci étant, il est le seul défenseur de la chanson contestataire en France.

Voilà de quoi largement varier la programmation musicale des cortèges des manifestations et après “L’ Internationale“, on pourra entonner «tous ensemble» la magnifique chanson “Redemption song” de Bob Marley. Camarades révolutionnaires, à vos platines. C’est la lutte… en chantant !

Dictionnaire des chansons politiques et engagées / PASSEVANT & PORTIS (Scali, 2008)

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par Rosie

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