29 janvier 2008

Putain de toi, un hommage à GEORGE BRASSENS

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Putain de toi : un hommage à George Brassens

En passant devant la chambre de votre ado, votre oreille soudain frétille : cet air-là, vous le connaissez… voyons, voyons, mais oui, c’est “Putain de toi”, de George Brassens, chanté avec une voix féminine! Qu’arrive-t-il à votre fille, d’écouter des chansons de ce vieux “ringard” moustachu ?
Vous demandez : “c’est qui?”
- “Olivia Ruiz“.
- “Ah! Tu sais de qui est la chanson ?”
- “Parce qu’elle est pas d’elle ?”

Voilà une vision optimiste de l’évolution de la musique que je vous propose là : tous ces Tété, Bénabar, Pauline Croze, Noir Désir, Magyd Cherfi, Grand Corps Malade, etc., etc. nous offrent un Brassens revisité à la sauce rock, reggae, slam, salsa et c’est un vrai bonheur, même pour la puriste que je suis.
Du même coup, ça l’inscrit dans la culture musicale de cette génération, d’une façon détournée certes, mais indiscutable!

Un exemple de valeur sûre à écouter en voiture à plusieurs générations, sans être obligé de changer de disque toutes les cinq minutes sous la pression d’un concert de soupirs.

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28 janvier 2008

“Le blues de l’Orient” de Florence Strauss + Concerts Hussein Al-Bechari & Trio Joubran

Classé dans : Musique à Grenoble

Les amateurs de musique orientale ne sont pas en reste à Grenoble. Dans le cadre des “Musiques nomades”, La Faïencerie de La Tronche va accueillir le 29 janvier prochain le chanteur, poète et oudiste égyptien Hussein Al-Bechari. Accompagné de Mohamed Abou Zyed, au tabla et au daf, il interprétera des chants nomades de la Mer Rouge.

Le 2 février à l’Odyssée d’Eybens, nous pourrons voir et écouter le Trio Joubran. Les trois frères Samir, Wissam et Adnan, tous virtuoses du oud, sont Palestiniens originaires de Nazareth. A leur répertoire, des classiques de la musique arabe, de la musique traditionnelle, des compositions, des improvisations savantes.

Le Blues de l'OrientD’autre part, Mon Ciné programme actuellement, et pour quelques jours encore, un documentaire de Florence Strauss : “Le blues de l’orient”, qui développe un aspect inattendu de la musique orientale : le lien puissant qu’il fut, et est encore souvent, en dépit des obstacles idéologiques et politiques, entre les différentes communautés proche-orientales : musulmane, chrétienne et juive.
Nous suivons Florence Strauss dans sa trajectoire très personnelle : marcher sur les traces de son grand-père, le producteur Robert Hakim (et les classiques “Pépé le Moko”, “Casque d’or”, “L’avventura”…). Ce juif égyptien, qui assista à l’exode forcé de la communauté juive du pays de sa jeunesse, décida de couper les ponts avec l’Egypte. Il s’installa en France et interdit à ses filles d’y mettre les pieds. C’est donc sa petite fille, réalisatrice et passionnée de musique arabe, qui “ose” braver l’interdit familial et nous fait croiser des musiciens égyptiens, libanais, syriens, palestiniens et israéliens - le film est un moyen de transport qui nous permet de franchir aisément les frontières ! En Israël, elle a rencontré des musiciens nés dans les pays arabes alentour dont le patrimoine musical a été nourri par Mohamed Abdel Wahab et Oum Khalsoum. Ainsi le oudiste Salim Al Nour, né en Irak il y a 80 ans, lui confie que lorsqu’il est arrivé en Israël dans les années 50, la musique arabe était tellement mal vue qu’il a dû abandonner à contre cœur son activité de compositeur et d’interprète, devenant ingénieur pour gagner sa vie. Une fois à la retraite, il crée une école de musique arabe classique dans les faubourgs de Tel-Aviv. Aujourd’hui de jeunes musiciens, juifs et arabes, tels Yair Dalal, Taiseer Elias, nés en Israël, ont entrepris de préserver et faire vivre cet héritage.
Avec pour conseiller musical Abed Azrié, Florence Strauss nous mène ensuite dans des collines autour de Beyrouth où le trompettiste Nissim Maalouf nous explique l’importance du quart de ton dans la musique arabe, qui l’a obligé à rajouter un piston de plus à son instrument. Il en sort une musique étrange aux modulations inhabituelles à l’oreille occidentale. Au Caire, nous rencontrons le violoniste Abdou Dagher, puis à Alep, Hassan Haffar, qui pratique les cantilations de la musique soufi, et encore bien d’autres musiciens talentueux.

Un peu étourdie d’avoir traversé tant de pays et d’avoir rencontré autant de musiciens en si peu de temps, je suis sortie du cinéma comme d’un rêve éveillé, à la fois émue et émerveillée par l’atmosphère nostalgique de cette belle leçon de tolérance.
“Le blues de l’orient” a obtenu le Prix du meilleur documentaire musical attribué par la Sacem.

Nuits d’Orient : Musiques des 1001 nuits / AnthologieVoir la notice

Majâz / Trio JoubranVoir la notice

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24 janvier 2008

Nouveau service : Portail de la Cité de la musique

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Un poste dédié à la médiathèque de la Cité de la musique vous permet d’accéder depuis la discothèque Centre Ville à de très nombreuses ressources sur la musique et notamment :

- des concerts enregistrés en audio et vidéo sur un très vaste répertoire (musique baroque, classique, contemporaine, musiques du monde, jazz, chanson). Actuellement environ 700 concerts et près de 5000 oeuvres sont disponibles.

- des conférences enregistrées : elles abordent de nombreux domaines (connaissance des répertoires, musicologie, sociologie de la musique…) sous différentes formes (tables rondes, débats, conférences, analyses d’œuvre…).

- des documentaires vidéos (jazz, musiques du monde) et des concerts filmés (festivals de Marciac, de Beaune, Sons d’hiver…) ainsi que des entretiens filmés d’artistes programmés à la Cité de la Musique.

- des dossiers pédagogiques, des guides d’écoute interactifs et des outils de recherche.

Tous ces ressources et en particulier les enregistrements audio et video sont accessibles dans leur version intégrale, contrairement à la version accessible depuis internet qui ne proposent que des extraits. Ce portail propose également la liste détaillée des concerts en ligne, classés par genre, oeuvres, interprètes, compositeurs, saisons musicales, etc.

Ce poste est accessible gratuitement à la discothèque Centre Ville, venez découvrir cette nouvelle offre musicale très riche…

Bibliothèque Centre VilleBibliothèque Centre Ville
10, rue de la République
tél : 04 76 54 69 96
www.bm-grenoble.fr

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23 janvier 2008

Vente de livres, CD et partitions déclassés pour adultes et enfants

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Vente de documents retirés des collectionsLa vente annuelle de livres, CD et partitions déclassés pour adultes et pour enfants aura lieu cette année le vendredi 01 et samedi 02 février au Patio (97, galerie de l’Arlequin).

C’est la coutume, une fois par an les Bibliothèques de Grenoble retirent de leurs rayons (ou de leurs bacs) les documents qui ne sont plus d’actualité. C’est l’occasion pour les bibliothécaires de vous retrouver dans un contexte différent.

En 2008 le rendez-vous est donné au Patio, vous y retrouverez donc tous les documents dont les bibliothèques se séparent. Venez chiner, chercher, fouiller car la perle rare est à portée de main … et de tous les portes-monnaie car la majorité des documents est vendue au prix de 1€ (selon la délibération du conseil municipal du 25 juin 2007). L’argent de cette vente sert ensuite à acheter du petit matériel pour les bibliothèques.

Surprise! Cette année vous trouverez aussi des partitions tout public ainsi que quelques disques vinyls pour les enfants (on vous gâte!). Alors prenez note, l’ouverture des portes se fait vendredi 1er Février de 14h à 17h30 et samedi 02 février de 10h à 17h.

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22 janvier 2008

PATRICK ARTERO, “Brel”

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Patrick Artero

Encore un revisitage? Et pas chanté en plus, pauvre Brel, se retourne-t-il dans sa tombe? Eh bien non, ce disque n’est que pure délectation : il faut dire qu’il fut conçu par de grands talentueux pour les arrangements, Vincent Artaud et Sébastien Vidal.

La composition du groupe est inédite : trombone, basson, clarinette, flûte et violon alto, en plus des habituels piano, basse, batterie, guitare et trompette.
Le tout est bien classieux et ciselé avec finesse : les mains de Giovanni Mirabassi (au piano) et Minino Garay (aux percus) n’y sont pas pour rien. Et Patrick Artero y ajoute une patte sensuelle avec sa trompette trempée des couleurs latinos, créoles et afro-cubaines qu’il aime. Imaginez : “Madeleine”, version salsa à vous éjecter de votre chaise ou “Les Flamandes”, plus endiablées que jamais.

Un bel hommage, qui mettra en émoi les plus puristes des Brel-ovores…

Brel / PATRICK ARTERO (Nocturne, 2006)Voir la notice

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17 janvier 2008

Festival “PAROLES DE CHANTEURS” du 16 au 27 Janvier

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Comme chaque année le théâtre Sainte-Marie-d’En-Bas ouvre ses portes à la chanson française lors du festival “Paroles de chanteurs”, profitez-en, la programmation 2008 est de toute beauté.

Cliquez ici pour accéder à la programmation du festival.

Festival L’ouverture du festival a été faite hier soir par Magyd Cherfi. En fan convaincue depuis sa venue à la Bibliothèque Kateb Yacine, j’étais présente et pas la dernière à applaudir la très belle prestation de Magyd et ses collègues. Avec un hommage tout particulier à rendre à ces 5 jeunes musiciens toulousains dont la complicité et le talent ont soulevé la salle.

Mais le festival “Paroles de chanteurs” est aussi l’occasion d’aller découvrir et soutenir des jeunes talents encore peu connus. Mais peu connus pour peu de temps, alors après concertation entre collègues voici notre pronostic : si vous voulez vous vanter plus tard d’avoir vu LA star avant même qu’elle ne soit connue, allez prendre vos places pour le concert de Katel, jeune chanteuse pour le moins habitée et rageuse.

katel.jpgMais comment décrire ce genre d’artiste sans avoir l’impression d’employer des adjectifs dignent d’un prime time de la Star’Academy? Le défi est trop dur, je me suis couchée trop tard, je renonce !

Allez plutôt jeter une oreille par vous même au théâtre Ste-Marie-d’En-Bas c’est le meilleur moyen d’être convaincu. Et pour ceux qui hésitent encore, voilà ci-dessous une sélection non exhaustive des CD des chanteurs et chanteuses invités au festival que vous pouvez emprunter dans les bibliothèques de Grenoble.

Pas en vivant avec son chien / Magyd Cherfi (LKP, 2007)Voir la notice
Chanson swing : l’idiome sandwich / Bernard Lubat (Le chant du Monde, 2002)Voir la notice
Au sourire de l’âme / Pep’s (Suivre le flot, 2003)Voir la notice
Mi / Ours (Source, 2007)Voir la notice
De beaux jours à venir / Da Silva (Tôt ou tard, 2007)Voir la notice

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16 janvier 2008

Arcade Fire : Concert à emporter

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La Blogothèque on vous en a déjà parlé ici. Une des initiatives intéressantes de ce collectif de blogueurs passionnés de musique est d’avoir lancé les “Concerts à emporter”. A vrai dire une idée très simple mais à laquelle personne n’avait encore pensé ou mise en oeuvre (un peu comme la roue ou le fil à couper le beurre si vous voulez…) : filmer un concert dans les endroits les plus improbables et le plus souvent - par commodité - en acoustique.

C’est ainsi que vous auriez pu croiser les Young Gods (les énervés Suisses indus) en pleine reprise acoustique de “Gasoline Man” si vous vous baladiez nonchalement dans le Marais par une belle soirée du printemps dernier ou encore les Herman Dune dans une rue de leur quartier dans l’indifférence générale (encore des saltimbanques à faire la manche).
Et donc, s’il vous arrive de prendre les ascenseurs (ah mais ce n’est pas bien : mangez bougez !) voilà ce qui aurait pu arriver : vous retrouvez nez à nez avec The Arcade Fire en pleine interprétation acoustique de”Neon bible”, titre extrait de leur album éponyme paru l’année dernière. Les gaillards ont l’air un peu à l’étroit mais cela ne les empêche pas de livrer une version enlevée : subtile orchestration pour feuilles de magazine arrachées et percussions sur parois métalliques…

Neon bible / Arcade Fire (Barclay, 2007)Voir la notice



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15 janvier 2008

Via Musique : Francis Poulenc, moine ou voyou ?

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En 1917, il a 18 ans et présente à son prof du Conservatoire de Paris Paul Vidal son oeuvre “Rapsodie nègre”, pour baryton et orchestre de chambre. Commentaire du prof : ” votre oeuvre est infecte, inepte (…) c’est une couillonnerie infâme (…) Je vois que vous marchez avec la bande de Stravinski, Satie et compagnie, eh bien bonsoir ! “

Dans le même temps Jean Cocteau et Guillaume Apollinaire jouent les rebelles eux aussi… Cet avant-gardisme dans l’air du temps des années 20 s’ illustrera entre autre par les créations du Groupe des six (Francis Poulenc, Arthur Honegger, Georges Auric, Germaine Taillefer, Louis Durey, Darius Milhaud), qui composeront la partition du ballet Les mariés de la Tour Eiffel de Jean Cocteau.

On pourrait dire que Poulenc est un classique sensible et antiacadémique…

Conchord - Sextet for piano and wind quintetSextet for piano and wind quintet / Francis Poulenc (Sanctuary Records, 2005)Voir la notice

 

Ses créations sont d’une variété incroyable : “voyou” dans sa musique de chambre, écoutez donc le rondo du trio pour piano, hautbois et basson, le scherzo de la sonate pour hautbois et piano, la finale du sextet pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor !

Francis Poulenc - French contemporariesPoulenc and his french contemporaries / Francis Poulenc (Avie, 2006)Voir la notice

“Moine”, il peut le sembler dans ses magnifiques compositions religieuses “Salve Regina”, “O magnum mysterium”, “Litanies à la Vierge Noire” mais sa musique reste enjouée, lumineuse, apaisante.

 

Concerto pour orgue et orchestre

Autour du concerto pour orgue et orchestre / Francis Poulenc (Intrada, 2007)Voir la notice

Au départ commande d’une riche héritière (la fille d’Isaac Singer – les machines à coudre !), ce disque se distingue par sa profonde originalité : rarement orgue et orchestre se fondent ainsi en une atmosphère solennelle, ardente, lyrique, grandiose.

 

Trois disques différents, des interprètes de choix :

L’orchestre Conchord, 6 musiciens anglo-saxons à géométrie variable explorant avec bonheur toutes les formules de la musique de chambre proposées par Poulenc.

Le Choir of New College Oxford, dirigé par Edward Higginbottom, véritable institution depuis 600 ans, nous ravit une fois de plus par la pureté de ses voix.

Enfin l’organiste de grand talent Vincent Warnier et l’orchestre Les siècles dirigé par François-Xavier Roth concourent à mettre en relief un compositeur qui, s ‘il n’est pas inconnu, n’est pas non plus écouté le soir à la veillée ! Alors que franchement, si vous voulez de l’ émotion, laissez-vous gagner, toutes ces oeuvres en sont truffées, mieux que le foie gras…

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8 janvier 2008

THEE MORE SHALLOWS, “Book of bad breaks”

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De la pop foutraque, mélange de superbes mélodies et de bidouillages sonores, le tout au service d’un univers très personnel. Une pop gorgée d’émotions en importation directe des Etats-Unis…

book of badVoilà le genre de disque qui vous réconcilie avec le métier de discothécaire. Car après avoir ingurgité des tonnes de nouveautés, après avoir essayé vainement de suivre le flot torrentiel de l’actualité musicale (sans y parvenir), le spécialiste que je suis (sensé être) tombe encore sur ce genre de pépites qui l’aide à s’accrocher à la rive : un groupe à mes oreilles inconnues, jamais entendu parler de près ou de loin et pourtant il s’agit sans doute d’un des disques que j’ai le plus écouté ces derniers mois.

Après consultation de mes archives personnelles(Allmusic), j’apprends que ce groupe de San Francisco nous livre là son troisième album. Si certaines des chansons de Thee More Shallows ont l’évidence de futures classiques (”Night at the knight school“, “The White Mask“) le groupe aime à brouiller les cartes en mélant à sa pop des pincées d’expérimentations et de bidouillages sonores du plus bel effet. La structure même des morceaux est inhabituelle : sur “Night at the knight school” ils nous assènent un magnifique break au premier tiers du morceau avant même le refrain! L’utilisation de la batterie sort aussi de l’ordinaire, on est loin du martèlement métronomique et plus proche du jazz et elle est souvent placé bien en avant dans le mix. Ils parsèment également la tracklist de formats courts, sortes d’intermèdes musicaux (Int #1,#2,#3) qui viennent renforcer la sensation d’arpenter un univers musical fort.

Et quand en plus ils poussent le bon goût jusqu’à sortir ce disque dans un beau digipack avec une pochette pareille, on est obligé de s’incliner bien bas…

A écouter également sur leur site MySpace, le superbe morceau “Ballad of Douglas Chin” extrait de leur premier album “A history of sport fishing” (Monotreme, 2002).
Book of bad breaks / Thee More Shallows (Anticon, 2007)Voir la notice

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7 janvier 2008

Concert de NORIG le 15 janvier

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Norig

Norig (on prononce Nourique) revient “au pays”, c’est-à-dire dans la région grenobloise, à Seyssinet-Pariset précisément, qui l’a vue naître et grandir. Sa voix est familière à tous ceux qui ont vu le film”Exils”. Pour interpréter deux chants de la bande originale de son film, le réalisateur, Tony Gatlif, avait choisi cette voix particulière, douce et sauvage à la fois, qui rappelle quelque part les si surprenantes voix bulgares. Norig, qui n’est pas tzigane - elle a plutôt quelque origine du côté de l’Espagne - s’est plongée dans cette musique et cette culture depuis ce qu’elle appelle le “coup de foudre”, la “révélation” qu’elle a éprouvés lorsqu’elle a vu “Le temps des gitans” et entendu son hymne “Ederlezi“. “J’ai eu [alors] profondément envie de chanter cette musique…c’était le début de mon histoire d’amour avec les tziganes“.

Son disque, “Gadji” sorti en 2006, nous a permis de mieux connaître son répertoire, puisé en premier dans la tradition rom et d’Europe du sud-est mais aussi enrichi de compositions originales (on y trouve même une reprise des “P’tits papiers” de Serge Gainsbourg). Les six musiciens qui l’accompagnent nous font voyager dans des couleurs musicales variées, passant de l’ambiance des chants traditionnels balkaniques aux inspirations tango ou manouche, ou parfois classique (superbes solos de violoncelle de Sébastien Giniaux !).

Je n’ai encore jamais vu Norig en public, mais j’ai hâte de voir sur scène cette grande et belle jeune femme à la voix si émouvante.

NORIG, mardi 15 janvier, 20h30, Salle Jean-Jacques Rousseau (Seyssinet-Pariset)
Gadji / Norig (Tzig’Art,2006)Voir la notice

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3 janvier 2008

THE VICEROYS, “Inna de Yard”

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The Viceroys

Fondé en 1966 en Jamaïque, The Viceroys ou the Voiceroys auraient pu avoir sans problème le succès des Heptones si leur producteur avait cru en eux et financé une tournée mondiale.

Contraints de vivre du métier de joailler pour subvenir à leurs besoins, les Viceroys ont connu un parcours musical tourmenté. Les membres du groupes ont changé, rechangé pour enfin arriver au trio présent : Wesley Tinglin (fondateur du groupe), Neville Ingram et Michael Gabbidon.

La collection Inna de Yard (label Makasound), propose de retrouver la sonorité originelle du reggae. Un retour aux racines imposé par la prise de son, faite depuis une cour intérieure à Kingston (Inna de Yard = dans la cour). Les enregistrements sont produits par le talentueux Earl China Smith (guitariste de Burning Spear, Max Roméo ou Pierpoljak et producteur de nombreux albums reggae). Se sont déjà prêtés à l’exercice, Kiddus I, Linval Thompson ou encore Junior Murvin.

La configuration Inna de Yard rend à la musique des Viceroys toute sa mélodie, son harmonie et son authenticité. Un album roots d’une sincérité étonnante où l’on redécouvre des tubes tels que “Ya Ho” ou “So many problems“. 40 ans après sa création, ce trio vocal a enfin la possibilité d’exprimer son talent au monde entier et il ne s’en prive pas.


Alors si comme moi vous oscillez péniblement entre le mal de cheveux post-nouvel an, la gastro d’après fêtes et le virus qui traine sur les bronches, prenez le temps de jeter une oreille sur cet album aux senteurs de la Jamaïque. Mieux qu’un Fervex, un réconfort !
Inna de Yard / The Viceroys (Makasound, 2007)Voir la notice

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2 janvier 2008

Jazz à la Bibliothèque !

Classé dans : Animations / Concerts

Johnny Staccato Band

Le Syncopated Club est une création, une oeuvre ambitieuse à la croisée des styles. L’essence même du jazz : douleur, oppression mais aussi ironie et revendication, et avant tout LIBERTE.
Le Johnny Staccato Band jette son regard sur l’Autre et avec l’effronterie qui lui est propre, partage son tumulte sans artifice. De quoi satisfaire encore plus les curiosités…
Une histoire trépidante, un voyage dans un jazz “Beat generation” d’où ressurgissent, du fond de la communauté noire, les échos des rythmes africains primitifs…

Le Johnny Staccato Band vous propose une rencontre acoustique en toute intimité, pour vous présenter quelques morceaux de cette nouvelle composition et pourquoi pas vous en parler ensuite !

Une première approche avant de les retrouver du jeudi 10 au samedi 12 janvier à 20h30 au Théâtre 145, dans une véritable ambiance Club.

JOHNNY STACCATO BAND SYNCOPATED CLUB, mardi 8 janvier à 17h30 à la Bibliothèque Saint-Bruno

Vous pouvez écouter un morceau du groupe dans la colonne juste à droite ou à partir du lecteur “Scène locale”…

Bibliothèque Saint-BrunoBibliothèque Saint-Bruno

8, place Saint-Bruno
tél : 04 76 96 82 95

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