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Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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MUNICIPAL WASTE "Massive aggressive"
Grenoble est sous la neige et vous avez froid : oubliez le vin chaud et écoutez plutôt du trash! Municipal Waste (déchets municipaux) est un excellent groupe composé de 4 gaillards plein d'humour, venus de Richmond (Virginie). Formés en 2001 ils ont pour particularité de présenter un trash très old-school, mais d'une puissance et d'une intensité assez incroyable. Connus également pour leurs concerts à l'ambiance festive, vous y verrez surement démarrer un circle pit. Eh oui, les concerts de trash sont de vrais moments de convivialité où l'on danse en cercle en se sautant dessus ... sans renverser sa bière (le circle pit)! Allez c'est bon, le trash ça existe depuis plus de 20 ans, arrêtez de vous dire que ce n'est pas pour vous ! Emeline

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Putain de toi, un hommage à GEORGE BRASSENS

Album de la semaine | 29 janvier 2008

Putain de toi : un hommage à George Brassens

En passant devant la chambre de votre ado, votre oreille soudain frétille : cet air-là, vous le connaissez… voyons, voyons, mais oui, c’est “Putain de toi”, de George Brassens, chanté avec une voix féminine! Qu’arrive-t-il à votre fille, d’écouter des chansons de ce vieux “ringard” moustachu ?
Vous demandez : “c’est qui?”
- “Olivia Ruiz“.
- “Ah! Tu sais de qui est la chanson ?”
- “Parce qu’elle est pas d’elle ?”

Voilà une vision optimiste de l’évolution de la musique que je vous propose là : tous ces Tété, Bénabar, Pauline Croze, Noir Désir, Magyd Cherfi, Grand Corps Malade, etc., etc. nous offrent un Brassens revisité à la sauce rock, reggae, slam, salsa et c’est un vrai bonheur, même pour la puriste que je suis.
Du même coup, ça l’inscrit dans la culture musicale de cette génération, d’une façon détournée certes, mais indiscutable!

Un exemple de valeur sûre à écouter en voiture à plusieurs générations, sans être obligé de changer de disque toutes les cinq minutes sous la pression d’un concert de soupirs.

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par Anne


“Le blues de l’Orient” de Florence Strauss + Concerts Hussein Al-Bechari & Trio Joubran

Musique à Grenoble | 28 janvier 2008

Les amateurs de musique orientale ne sont pas en reste à Grenoble. Dans le cadre des “Musiques nomades”, La Faïencerie de La Tronche va accueillir le 29 janvier prochain le chanteur, poète et oudiste égyptien Hussein Al-Bechari. Accompagné de Mohamed Abou Zyed, au tabla et au daf, il interprétera des chants nomades de la Mer Rouge.

Le 2 février à l’Odyssée d’Eybens, nous pourrons voir et écouter le Trio Joubran. Les trois frères Samir, Wissam et Adnan, tous virtuoses du oud, sont Palestiniens originaires de Nazareth. A leur répertoire, des classiques de la musique arabe, de la musique traditionnelle, des compositions, des improvisations savantes.

Le Blues de l'OrientD’autre part, Mon Ciné programme actuellement, et pour quelques jours encore, un documentaire de Florence Strauss : “Le blues de l’orient”, qui développe un aspect inattendu de la musique orientale : le lien puissant qu’il fut, et est encore souvent, en dépit des obstacles idéologiques et politiques, entre les différentes communautés proche-orientales : musulmane, chrétienne et juive.
Nous suivons Florence Strauss dans sa trajectoire très personnelle : marcher sur les traces de son grand-père, le producteur Robert Hakim (et les classiques “Pépé le Moko”, “Casque d’or”, “L’avventura”…). Ce juif égyptien, qui assista à l’exode forcé de la communauté juive du pays de sa jeunesse, décida de couper les ponts avec l’Egypte. Il s’installa en France et interdit à ses filles d’y mettre les pieds. C’est donc sa petite fille, réalisatrice et passionnée de musique arabe, qui “ose” braver l’interdit familial et nous fait croiser des musiciens égyptiens, libanais, syriens, palestiniens et israéliens - le film est un moyen de transport qui nous permet de franchir aisément les frontières ! En Israël, elle a rencontré des musiciens nés dans les pays arabes alentour dont le patrimoine musical a été nourri par Mohamed Abdel Wahab et Oum Khalsoum. Ainsi le oudiste Salim Al Nour, né en Irak il y a 80 ans, lui confie que lorsqu’il est arrivé en Israël dans les années 50, la musique arabe était tellement mal vue qu’il a dû abandonner à contre cœur son activité de compositeur et d’interprète, devenant ingénieur pour gagner sa vie. Une fois à la retraite, il crée une école de musique arabe classique dans les faubourgs de Tel-Aviv. Aujourd’hui de jeunes musiciens, juifs et arabes, tels Yair Dalal, Taiseer Elias, nés en Israël, ont entrepris de préserver et faire vivre cet héritage.
Avec pour conseiller musical Abed Azrié, Florence Strauss nous mène ensuite dans des collines autour de Beyrouth où le trompettiste Nissim Maalouf nous explique l’importance du quart de ton dans la musique arabe, qui l’a obligé à rajouter un piston de plus à son instrument. Il en sort une musique étrange aux modulations inhabituelles à l’oreille occidentale. Au Caire, nous rencontrons le violoniste Abdou Dagher, puis à Alep, Hassan Haffar, qui pratique les cantilations de la musique soufi, et encore bien d’autres musiciens talentueux.

Un peu étourdie d’avoir traversé tant de pays et d’avoir rencontré autant de musiciens en si peu de temps, je suis sortie du cinéma comme d’un rêve éveillé, à la fois émue et émerveillée par l’atmosphère nostalgique de cette belle leçon de tolérance.
“Le blues de l’orient” a obtenu le Prix du meilleur documentaire musical attribué par la Sacem.

Nuits d’Orient : Musiques des 1001 nuits / AnthologieVoir la notice

Majâz / Trio JoubranVoir la notice

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par Annette


Vente de livres, CD et partitions déclassés pour adultes et enfants

Les BM mode d'emploi | 23 janvier 2008

Vente de documents retirés des collectionsLa vente annuelle de livres, CD et partitions déclassés pour adultes et pour enfants aura lieu cette année le vendredi 01 et samedi 02 février au Patio (97, galerie de l’Arlequin).

C’est la coutume, une fois par an les Bibliothèques de Grenoble retirent de leurs rayons (ou de leurs bacs) les documents qui ne sont plus d’actualité. C’est l’occasion pour les bibliothécaires de vous retrouver dans un contexte différent.

En 2008 le rendez-vous est donné au Patio, vous y retrouverez donc tous les documents dont les bibliothèques se séparent. Venez chiner, chercher, fouiller car la perle rare est à portée de main … et de tous les portes-monnaie car la majorité des documents est vendue au prix de 1€ (selon la délibération du conseil municipal du 25 juin 2007). L’argent de cette vente sert ensuite à acheter du petit matériel pour les bibliothèques.

Surprise! Cette année vous trouverez aussi des partitions tout public ainsi que quelques disques vinyls pour les enfants (on vous gâte!). Alors prenez note, l’ouverture des portes se fait vendredi 1er Février de 14h à 17h30 et samedi 02 février de 10h à 17h.

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par Emeline


Un nouveau service en bibliothèque : le Fonds Commun Musique

Les BM mode d'emploi | 22 janvier 2008

fcom.jpgToujours soucieux d’offrir des collections encyclopédiques et constamment renouvelées, souhaitant accompagner au plus près la création contemporaine en matière de musique et souffrant du cruel manque de place dans les bibliothèques, les discothécaires du réseau doivent retirer chaque année de leurs bacs des centaines de disques. Mais un disque acheté il y a quelques années ne devient pas du jour au lendemain inintéressant, obsolète et ringard. De véritables petites pépites (scène locale “historique”, albums oubliés, raretés, disques non réédités, etc) se cachent dans nos collections et auraient pu se retrouver directement à la poubelle sans le zèle de vos dévoués serviteurs de la culture musicale !

Depuis quelques semaines, les discothécaires du réseau ont ainsi créé, sur le modèle du Fonds Commun Livres, un Fonds Commun Musique (vous remarquerez cette nouvelle localisation de bibliothèque dans le catalogue). Ce fonds est constitué de 5000 disques issus des collections des discothèques de Grenoble, tous genres et toutes périodes confondus.
Vous pouvez emprunter ces disques (4 maximum à chaque demande), quelques jours après en avoir fait la demande auprès des bibliothécaires, dans la bibliothèque de votre choix. Ces documents s’ajoutent au maximum de disques que vous pouviez emprunter dans une localisation. Par exemple si vous aviez fait votre demande à la Bibliothèque Alliance, vous pouvez emprunter 4 disques à l’Alliance plus 4 disques du Fonds Commun Musique (= 8 disques !!). Par contre le quota de 15 documents maximum ne change pas.

fcom3-2.jpg

Quelques exemples de ce qui se trouvent au FCM juste pour vous faire saliver :

- The sampler / The Peel Sessions [Buzzcocks, The Damned… enregistrés live] (Carrère, 1988)

- 72-93 The essential / Klaus Schulze (Virgin, 1994)

Promis… vous devriez jeter un œil au catalogue des bibliothèques en cochant “type de recherche : liste alphabétique”, dans “catalogue : Fonds Commun” et dans “support : enr. sonore”.

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par Jérôme


PATRICK ARTERO, “Brel”

Encore un revisitage? Et pas chanté en plus, pauvre Brel, se retourne-t-il dans sa tombe? Eh bien non, ce disque n’est que pure délectation : il faut dire qu’il fut conçu par de grands talentueux pour les arrangements, Vincent Artaud et Sébastien Vidal.

La composition du groupe est inédite : trombone, basson, clarinette, flûte et violon alto, en plus des habituels piano, basse, batterie, guitare et trompette.
Le tout est bien classieux et ciselé avec finesse : les mains de Giovanni Mirabassi (au piano) et Minino Garay (aux percus) n’y sont pas pour rien. Et Patrick Artero y ajoute une patte sensuelle avec sa trompette trempée des couleurs latinos, créoles et afro-cubaines qu’il aime. Imaginez : “Madeleine”, version salsa à vous éjecter de votre chaise ou “Les Flamandes”, plus endiablées que jamais.

Un bel hommage, qui mettra en émoi les plus puristes des Brel-ovores…

Brel / PATRICK ARTERO (Nocturne, 2006) Voir la notice

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par Anne


Comment trouver un disque dans les bacs des discothèques?

Les BM mode d'emploi | 21 janvier 2008

Lorsque vous cherchez un disque, un DVD ou une partition dans le catalogue, vous trouvez une description du contenu et en dessous les bibliothèques qui les possèdent avec leur place en rayon indiquée par un chiffre.

Pour s’y retrouver voici la traduction en clair de cette place en rayon (dite cote)

POUR LES CD ET DVD

INTITULE DU GENRE MUSICAL

POUR LES PARTITIONS

La cote commence par

La cote commence par

0 *

Musique du monde

9

8 **

Chanson francophone

8

1

Musiques d’influences afro-américaines

1.1

Blues

1.1

1.2

Gospel

1.2

1.3

Jazz

1.3

1.4

Soul Music

1.4

1.5

Rap / Hip- hop

1.5

1.6

Reggae

1.6

2

Pop / Rock

2

3

Musique Classique

3.5 ***

Musique électro-acoustique

4

Musique électronique

4

5

Musique fonctionnelle

5

6

Musique de film

6

7 ***

Inclassables

Méthodes instrumentales

0

* sauf à la Bibliothèque internationale où la cote commence par 9

* *sauf à la Bibliothèque du Centre Ville et à celle d’Abbaye-les-Bains en cours d’uniformisation où vous pouvez les trouvez à l’ancienne cote 099

*** cotes spécifiques à la Bibliothèque du Centre Ville.

et bien sûr le personnel est là pour vous accompagner jusqu’au rayon concerné …

Vous avez peut-être remarqué que certaines cotes sont plus longues, elles affinent le classement et nous sommes là pour vous renseigner si vous désirez plus de précisions .

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Festival “PAROLES DE CHANTEURS” du 16 au 27 Janvier

Musique à Grenoble | 17 janvier 2008

Comme chaque année le théâtre Sainte-Marie-d’En-Bas ouvre ses portes à la chanson française lors du festival “Paroles de chanteurs”, profitez-en, la programmation 2008 est de toute beauté.

Cliquez ici pour accéder à la programmation du festival.

Festival L’ouverture du festival a été faite hier soir par Magyd Cherfi. En fan convaincue depuis sa venue à la Bibliothèque Kateb Yacine, j’étais présente et pas la dernière à applaudir la très belle prestation de Magyd et ses collègues. Avec un hommage tout particulier à rendre à ces 5 jeunes musiciens toulousains dont la complicité et le talent ont soulevé la salle.

Mais le festival “Paroles de chanteurs” est aussi l’occasion d’aller découvrir et soutenir des jeunes talents encore peu connus. Mais peu connus pour peu de temps, alors après concertation entre collègues voici notre pronostic : si vous voulez vous vanter plus tard d’avoir vu LA star avant même qu’elle ne soit connue, allez prendre vos places pour le concert de Katel, jeune chanteuse pour le moins habitée et rageuse.

katel.jpgMais comment décrire ce genre d’artiste sans avoir l’impression d’employer des adjectifs dignent d’un prime time de la Star’Academy? Le défi est trop dur, je me suis couchée trop tard, je renonce !

Allez plutôt jeter une oreille par vous même au théâtre Ste-Marie-d’En-Bas c’est le meilleur moyen d’être convaincu. Et pour ceux qui hésitent encore, voilà ci-dessous une sélection non exhaustive des CD des chanteurs et chanteuses invités au festival que vous pouvez emprunter dans les bibliothèques de Grenoble.

Pas en vivant avec son chien / Magyd Cherfi (LKP, 2007)Voir la notice
Chanson swing : l’idiome sandwich / Bernard Lubat (Le chant du Monde, 2002)Voir la notice
Au sourire de l’âme / Pep’s (Suivre le flot, 2003)Voir la notice
Mi / Ours (Source, 2007)Voir la notice
De beaux jours à venir / Da Silva (Tôt ou tard, 2007)Voir la notice

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par Emeline


ARCADE FIRE : Concert à emporter

A découvrir | 16 janvier 2008

La Blogothèque on vous en a déjà parlé ici. Une des initiatives intéressantes de ce collectif de blogueurs passionnés de musique est d’avoir lancé les “Concerts à emporter”. A vrai dire une idée très simple mais à laquelle personne n’avait encore pensé ou mise en oeuvre (un peu comme la roue ou le fil à couper le beurre si vous voulez…) : filmer un concert dans les endroits les plus improbables et le plus souvent - par commodité - en acoustique.

C’est ainsi que vous auriez pu croiser les Young Gods (les énervés Suisses indus) en pleine reprise acoustique de “Gasoline Man” si vous vous baladiez nonchalement dans le Marais par une belle soirée du printemps dernier ou encore les Herman Dune dans une rue de leur quartier dans l’indifférence générale (encore des saltimbanques à faire la manche).
Et donc, s’il vous arrive de prendre les ascenseurs (ah mais ce n’est pas bien : mangez bougez !) voilà ce qui aurait pu arriver : vous retrouvez nez à nez avec The Arcade Fire en pleine interprétation acoustique de”Neon bible”, titre extrait de leur album éponyme paru l’année dernière. Les gaillards ont l’air un peu à l’étroit mais cela ne les empêche pas de livrer une version enlevée : subtile orchestration pour feuilles de magazine arrachées et percussions sur parois métalliques…

Neon bible / Arcade Fire (Barclay, 2007) Voir la notice


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par Julien


Via Musique : Francis Poulenc, moine ou voyou ?

Via Musique | 15 janvier 2008

En 1917, il a 18 ans et présente à son prof du Conservatoire de Paris Paul Vidal son oeuvre “Rapsodie nègre”, pour baryton et orchestre de chambre. Commentaire du prof : ” votre oeuvre est infecte, inepte (…) c’est une couillonnerie infâme (…) Je vois que vous marchez avec la bande de Stravinski, Satie et compagnie, eh bien bonsoir ! “

Dans le même temps Jean Cocteau et Guillaume Apollinaire jouent les rebelles eux aussi… Cet avant-gardisme dans l’air du temps des années 20 s’ illustrera entre autre par les créations du Groupe des six (Francis Poulenc, Arthur Honegger, Georges Auric, Germaine Taillefer, Louis Durey, Darius Milhaud), qui composeront la partition du ballet Les mariés de la Tour Eiffel de Jean Cocteau.

On pourrait dire que Poulenc est un classique sensible et antiacadémique…

Conchord - Sextet for piano and wind quintetSextet for piano and wind quintet / Francis Poulenc (Sanctuary Records, 2005)Voir la notice

 

Ses créations sont d’une variété incroyable : “voyou” dans sa musique de chambre, écoutez donc le rondo du trio pour piano, hautbois et basson, le scherzo de la sonate pour hautbois et piano, la finale du sextet pour piano, flûte, hautbois, clarinette, basson et cor !

Francis Poulenc - French contemporariesPoulenc and his french contemporaries / Francis Poulenc (Avie, 2006)Voir la notice

“Moine”, il peut le sembler dans ses magnifiques compositions religieuses “Salve Regina”, “O magnum mysterium”, “Litanies à la Vierge Noire” mais sa musique reste enjouée, lumineuse, apaisante.

 

Concerto pour orgue et orchestre

Autour du concerto pour orgue et orchestre / Francis Poulenc (Intrada, 2007)Voir la notice

Au départ commande d’une riche héritière (la fille d’Isaac Singer – les machines à coudre !), ce disque se distingue par sa profonde originalité : rarement orgue et orchestre se fondent ainsi en une atmosphère solennelle, ardente, lyrique, grandiose.

 

Trois disques différents, des interprètes de choix :

L’orchestre Conchord, 6 musiciens anglo-saxons à géométrie variable explorant avec bonheur toutes les formules de la musique de chambre proposées par Poulenc.

Le Choir of New College Oxford, dirigé par Edward Higginbottom, véritable institution depuis 600 ans, nous ravit une fois de plus par la pureté de ses voix.

Enfin l’organiste de grand talent Vincent Warnier et l’orchestre Les siècles dirigé par François-Xavier Roth concourent à mettre en relief un compositeur qui, s ‘il n’est pas inconnu, n’est pas non plus écouté le soir à la veillée ! Alors que franchement, si vous voulez de l’ émotion, laissez-vous gagner, toutes ces oeuvres en sont truffées, mieux que le foie gras…

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par Anne


Top 50 des prêts 2007

Comme l’an dernier nous vous proposons de jeter un oeil sur les 50 disques les plus empruntés sur le réseau des bibliothèques de Grenoble.

Résultats à nuancer, car ils ne prennent pas en compte le nombre d’exemplaires de ces disques sur le réseau. Exemple, un disque disponible dans 6 des 7 discothèques de la ville aura de bonnes chances d’apparaître au classement. A noter la bonne performance des “petits jeunes” comme Pink Floyd, Led Zeppelin ou les Beatles qui se permettent encore de se classer dans le top 50 après tant d’années de présence dans nos bacs!

Bonne lecture!

Titre / Auteur

Nombre de prêts

Alright, still / Lily Allen

83

Reprise des négociations / Bénabar

83

Midi 20 / Grand Corps Malade

71

Robots après tout / Katerine

70

Végétal / Emilie Simon

63

Both sides of the gun / Ben Harper

59

La Septième vague / Laurent Voulzy

58

Matador / Mickey 3D

58

You could have it so much better / Franz Ferdinand

58

Lunatico / Gotan Project

57

We are the Pipettes / The Pipettes

56

Bon anniversaire/ / Bénabar

55

A la faveur de l’automne / Tété

54

J’aime pas l’amour / Olivia Ruiz

54

Menteur / Cali

54

La marche de l’empereur : [B.O] / Emilie Simon

52

La vie Théodore / Alain Souchon

51

Le Fil / Camille [Dalmais]

51

Terrain vague / Les Ogres de Barback

51

The cheap show : live in Marseille / Anaïs

51

L’Etreinte / Miossec

50

Mise à nu ; Dans la chaleur des nuits de pleine lune ; M’en voulez-vous ?…[etc] / Pauline Croze

49

Half the perfect world / Madeleine Peyroux

48

The girl in the other room / Diana Krall

48

Whatever people say I am, that’s what I’m not / Arctic Monkeys

48

Abbey road / The Beatles

47

Feels like home / Norah Jones

46

Joyful / Ayo

46

Aerial / Kate Bush

45

Caravane / Raphael

45

Good times, bad times ; Babe I’m gonna leave you ; You shook me… [etc.] / Led Zeppelin

45

L’Autre bout du monde / Emily Loizeau

45

Medulla / Björk

45

Obscured by clouds / Pink floyd

45

Rouge sang / Renaud

45

You are free / Cat Power

45

A rush of blood to the head / Coldplay

44

Absolution/ / Muse

44

From this moment on / Diana Krall

44

Gibraltar / Abd Al Malik

44

La Femme chocolat / Olivia Ruiz

44

Led Zeppelin III / Led Zeppelin

44

Modern times / Bob Dylan

44

Savane / Ali Farka Touré

44

Silent alarm / Bloc Party

44

Ummagumma : studio album / Pink Floyd

44

Dub wars / Groundation

43

Stadium arcadium / Red Hot Chili Peppers

43

Volver : [B. O.] / Alberto Iglesias

43

Chansons du bord de zinc : [compilation]

42

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par Emeline


THEE MORE SHALLOWS, “Book of bad breaks”

Album de la semaine | 8 janvier 2008

De la pop foutraque, mélange de superbes mélodies et de bidouillages sonores, le tout au service d’un univers très personnel. Une pop gorgée d’émotions en importation directe des Etats-Unis…

book of badVoilà le genre de disque qui vous réconcilie avec le métier de discothécaire. Car après avoir ingurgité des tonnes de nouveautés, après avoir essayé vainement de suivre le flot torrentiel de l’actualité musicale (sans y parvenir), le spécialiste que je suis (sensé être) tombe encore sur ce genre de pépites qui l’aide à s’accrocher à la rive : un groupe à mes oreilles inconnues, jamais entendu parler de près ou de loin et pourtant il s’agit sans doute d’un des disques que j’ai le plus écouté ces derniers mois.

Après consultation de mes archives personnelles(Allmusic), j’apprends que ce groupe de San Francisco nous livre là son troisième album. Si certaines des chansons de Thee More Shallows ont l’évidence de futures classiques (”Night at the knight school“, “The White Mask“) le groupe aime à brouiller les cartes en mélant à sa pop des pincées d’expérimentations et de bidouillages sonores du plus bel effet. La structure même des morceaux est inhabituelle : sur “Night at the knight school” ils nous assènent un magnifique break au premier tiers du morceau avant même le refrain! L’utilisation de la batterie sort aussi de l’ordinaire, on est loin du martèlement métronomique et plus proche du jazz et elle est souvent placé bien en avant dans le mix. Ils parsèment également la tracklist de formats courts, sortes d’intermèdes musicaux (Int #1,#2,#3) qui viennent renforcer la sensation d’arpenter un univers musical fort.

Et quand en plus ils poussent le bon goût jusqu’à sortir ce disque dans un beau digipack avec une pochette pareille, on est obligé de s’incliner bien bas…

A écouter également sur leur site MySpace, le superbe morceau “Ballad of Douglas Chin” extrait de leur premier album “A history of sport fishing” (Monotreme, 2002).

Book of bad breaks / Thee More Shallows (Anticon, 2007)Voir la notice

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par Julien


Concert de NORIG le 15 janvier

Musique à Grenoble | 7 janvier 2008

Norig

Norig (on prononce Nourique) revient “au pays”, c’est-à-dire dans la région grenobloise, à Seyssinet-Pariset précisément, qui l’a vue naître et grandir. Sa voix est familière à tous ceux qui ont vu le film”Exils”. Pour interpréter deux chants de la bande originale de son film, le réalisateur, Tony Gatlif, avait choisi cette voix particulière, douce et sauvage à la fois, qui rappelle quelque part les si surprenantes voix bulgares. Norig, qui n’est pas tzigane - elle a plutôt quelque origine du côté de l’Espagne - s’est plongée dans cette musique et cette culture depuis ce qu’elle appelle le “coup de foudre”, la “révélation” qu’elle a éprouvés lorsqu’elle a vu “Le temps des gitans” et entendu son hymne “Ederlezi“. “J’ai eu [alors] profondément envie de chanter cette musique…c’était le début de mon histoire d’amour avec les tziganes“.

Son disque, “Gadji” sorti en 2006, nous a permis de mieux connaître son répertoire, puisé en premier dans la tradition rom et d’Europe du sud-est mais aussi enrichi de compositions originales (on y trouve même une reprise des “P’tits papiers” de Serge Gainsbourg). Les six musiciens qui l’accompagnent nous font voyager dans des couleurs musicales variées, passant de l’ambiance des chants traditionnels balkaniques aux inspirations tango ou manouche, ou parfois classique (superbes solos de violoncelle de Sébastien Giniaux !).

Je n’ai encore jamais vu Norig en public, mais j’ai hâte de voir sur scène cette grande et belle jeune femme à la voix si émouvante.

NORIG, mardi 15 janvier, 20h30, Salle Jean-Jacques Rousseau (Seyssinet-Pariset)
Gadji / Norig (Tzig’Art,2006) Voir la notice

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par Annette


THE VICEROYS, “Inna de Yard”

Album de la semaine | 3 janvier 2008

The Viceroys

Fondé en 1966 en Jamaïque, The Viceroys ou the Voiceroys auraient pu avoir sans problème le succès des Heptones si leur producteur avait cru en eux et financé une tournée mondiale.

Contraints de vivre du métier de joailler pour subvenir à leurs besoins, les Viceroys ont connu un parcours musical tourmenté. Les membres du groupes ont changé, rechangé pour enfin arriver au trio présent : Wesley Tinglin (fondateur du groupe), Neville Ingram et Michael Gabbidon.

La collection Inna de Yard (label Makasound), propose de retrouver la sonorité originelle du reggae. Un retour aux racines imposé par la prise de son, faite depuis une cour intérieure à Kingston (Inna de Yard = dans la cour). Les enregistrements sont produits par le talentueux Earl China Smith (guitariste de Burning Spear, Max Roméo ou Pierpoljak et producteur de nombreux albums reggae). Se sont déjà prêtés à l’exercice, Kiddus I, Linval Thompson ou encore Junior Murvin.

La configuration Inna de Yard rend à la musique des Viceroys toute sa mélodie, son harmonie et son authenticité. Un album roots d’une sincérité étonnante où l’on redécouvre des tubes tels que “Ya Ho” ou “So many problems“. 40 ans après sa création, ce trio vocal a enfin la possibilité d’exprimer son talent au monde entier et il ne s’en prive pas.


Alors si comme moi vous oscillez péniblement entre le mal de cheveux post-nouvel an, la gastro d’après fêtes et le virus qui traine sur les bronches, prenez le temps de jeter une oreille sur cet album aux senteurs de la Jamaïque. Mieux qu’un Fervex, un réconfort !
Inna de Yard / The Viceroys (Makasound, 2007)Voir la notice

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par Emeline


Jazz à la Bibliothèque !

Musique en bibliothèque | 2 janvier 2008

Johnny Staccato Band

Le Syncopated Club est une création, une oeuvre ambitieuse à la croisée des styles. L’essence même du jazz : douleur, oppression mais aussi ironie et revendication, et avant tout LIBERTE.
Le Johnny Staccato Band jette son regard sur l’Autre et avec l’effronterie qui lui est propre, partage son tumulte sans artifice. De quoi satisfaire encore plus les curiosités…
Une histoire trépidante, un voyage dans un jazz “Beat generation” d’où ressurgissent, du fond de la communauté noire, les échos des rythmes africains primitifs…

Le Johnny Staccato Band vous propose une rencontre acoustique en toute intimité, pour vous présenter quelques morceaux de cette nouvelle composition et pourquoi pas vous en parler ensuite !

Une première approche avant de les retrouver du jeudi 10 au samedi 12 janvier à 20h30 au Théâtre 145, dans une véritable ambiance Club.

JOHNNY STACCATO BAND SYNCOPATED CLUB, mardi 8 janvier à 17h30 à la Bibliothèque Saint-Bruno

Vous pouvez écouter un morceau du groupe dans la colonne juste à droite ou à partir du lecteur “Scène locale”…

Bibliothèque Saint-BrunoBibliothèque Saint-Bruno

8, place Saint-Bruno
tél : 04 76 96 82 95

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par Julien

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