RUBRIQUES


INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

RUBRIQUES

A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

MOTS-CLÉS

DERNIERS COMMENTAIRES


THE NATIONAL, “Boxer”

Album de la semaine | 30 octobre 2007

Ce groupe américain a un problème : il fréquente les autoroutes saturées d’un genre où la surproduction n’est pas un vain mot, celui du rock ou de la musique pop (la Fnac - par je ne sais quel mystère - les a classé dans son récent supplément folk ), là où il est devenu aussi facile de suivre le rythme des parutions que de couvrir la rentrée littéraire de l’automne pour un libraire.

Un créneau où seuls les meilleurs ont une chance de publier un second opus sur n’importe quelle maison de disque par les temps qui courent.
THE NATIONAL pour sa part a sorti son quatrième disque : une manière comme une autre de signifier la qualité du combo, car aujourd’hui survivre relève déjà d’une sorte de reconnaissance. Et visiblement ils en ont encore sous le capot quand on voit le saut qualitatif par rapport au précédent album (”Alligator”, 2005).
Douze titres sobres - voire dépouillés - mais animés d’une qualité d’écriture rare (et là je ne parle pas des textes, vu mon niveau d’anglais je préfère réserver mon jugement), c’est à dire des mélodies travaillées, une orchestration tout en retenue, une voix au timbre chaud, de la simplicité et du talent pour concocter quelques perles (”Fake empire”, “Start a war”, “Racing like a pro”) et un disque homogène sans réelle baisse de régime.
Rien de fondamentalement nouveau donc, mais parvenir à créer de l’émotion en parcourant des routes maintes fois arpentées relève toujours d’un petit miracle…Un grand disque de rock qui figurera en bonne place dans mes listes de fin d’année.

D’autres commentaires sur ce disque sur le site Tatapoum (un site de chroniques de disques collectif où chacun peut apporter sa contribution).

Où trouver ce document ?

Mots-clés : ,
par Julien


CAPTAIN LUKE, “Old Black Buck”

Album de la semaine | 24 octobre 2007

Captain Luke

Je fais souvent référence dans les coups de cœur musicaux que je choisis de vous présenter à la Music Maker Relief Foundation. Cette fondation de soutien aux anciens bluesmen & women du Sud des Etats-Unis a déjà édité deux compilations (disponibles dans le réseau des bibliothèques de Grenoble), la première m’avait mis la puce à l’oreille à propos de Pura Fé, celle-ci a depuis sortie deux albums superbes et tourne en France très régulièrement.

Cette fois-ci j’aimerais vous présenter celui qui pour moi est une tout aussi belle révélation, Captain Luke et son guitariste Cool John Ferguson.

Artiste assez irrésistible de part sa voix très grave et très sensuelle, Captain Luke porte encore sur lui les traces de sa vie nomade, commencée dans la campagne de Caroline du Sud, puis employé chez un ferrailleur à Winston-Salem avant enfin de trouver sa place comme chanteur dans les “drink-house”, où il aura une carrière itinérante sans toutefois connaître le succès.

 Remarqué dans ces deux compilations, il enregistre aujourd’hui avec Cool John Ferguson un album tout en douceur, résolument blues et pourtant mâtiné de comptine de son enfance “Old black buck”, frôlant la country et parfois la folk avec “rainy night in Georgia”.

Dans mon imaginaire de Grenobloise, l’écoute de cet album fait ressortir des images façon “Tom Sawyer”, comme une idée un peu idéalisée d’un Sud américain somnolant au rythme du Mississippi et du vent dans les champs de coton.

La réalité est pourtant bien différente et la révélation trop tardive d’un artiste comme Captain Luke en est la preuve.

Old Black Buck / Captain Luke (Pinnacle, 2007) Voir la notice

Mots-clés :
par Emeline


Hocus Pocus & Procussions : “Hip-hop ?”

A découvrir | 23 octobre 2007

Hocus Pocus - 73 touchesEn prolongement de la soirée du 13 octobre où Hocus Pocus était en concert à Fontaine dans le cadre du festival Rocktambule, voici une petite leçon des rappeurs nantais… on attend vos commentaires !

Loin des clichés du gangsta-rap et des méchants tatoués en voitures de sport allemandes, ce groupe manie l’ironie et les textes percutants avec le sample d’inspiration soul-funk voire jazzy. Hocus Pocus se singularise enfin par l’utilisation des techniques propres au rap (samples, mix, scratches) mais aussi d’instruments traditionnels (de vraies guitares, une basse, un Fender rhodes, etc).

Voici donc un petit bijou de video très graphique et qui met en valeur les textes et le flow de 20Syl, un des deux mc’s du groupe (l’autre c’est Cambia). De quoi avoir envie d’en découvrir plus sur l’un des meilleurs espoirs de la scène hip-hop hexagonale… Ca tombe bien, leur nouvel album (”Place 54″) est sorti le 8 octobre et en attendant, vous pouvez déjà emprunter celui-ci :

Mots-clés : ,
par Brigitte


Album de la semaine #17 : Distant voices [Anthologie]

Album de la semaine | 16 octobre 2007

distant2.jpgCette compilation en deux cds propose un tour du monde non exhaustif mais copieux à travers des voix qui étonnent, charment et dépaysent.

Ce voyage va du solo aux formations a cappella en passant par les voix accompagnées d’un instrument, selon toutes sortes de techniques et de timbres vocaux.

La brochure bilingue français-anglais présente chaque chanteur et son style.
Pour découvrir quelques-uns des plus grands artistes de notre planète et avoir envie d’écouter ensuite leurs albums en entier.
Voix : distant voices [Anthologie] (Buda musique, 2007)cd5.jpg

Voici un avant goût vidéo avec un extrait du concert de Shahram Nazeri


Mots-clés : ,
par Marie-Thérèse


Lester Bangs : “Fêtes sanglantes et mauvais goût”

A découvrir | 9 octobre 2007

Selon ma fille de14 ans, le monde se partage entre les fashions, les racailles et les intellos. Et à la limite les loosers mais bon, ils font souvent partie de la 3ème catégorie.
Elle nous a dit ça au détour de la conversation, un dimanche qui se finissait aussi tranquillement qu’il avait commencé. Je suis d’abord resté dubitatif, une telle sentence mérite réflexion. J’ai réfléchi un peu, et comme je suis son père et qu’il faut bien que je donne le change, j’ai ajouté : et les déjantés aussi! S’en est suivi une petite discussion et elle a fini par reconnaître qu’on pouvait facilement classer Angus Young dans cette dernière catégorie.
Cette définition du Monde aurait plu à Lester Bangs. Et avec une accroche comme ça ma fille aurait sans problème été embauché au magazine Rolling Stone en 1970 … enfin pas dans le même bureau que Lester parce que sur le fameux “sex drug & rock’n'roll”, le sieur en connaissait un rayon.
Il n’y a pas photo pour coller une étiquette sur le dos de ce bon vieux Lester, il aurait fait partie des déjantés, des barrés, des décalés … bref, des rockers.
Qui d’autre avant lui aurait pu chroniquer un disque en divaguant sur sa virée nocturne de la veille, qui aurait pu interviewer Jimi Hendrix en direct du paradis? Qui d’autre en aurait plus raconté dans ces mêmes chroniques sur ses frasques personnelles et sur l’esprit de son temps que sur le chorus du troisième morceau du dernier album de Jefferson Airplane que tout le monde préfèrera écouter? Qui aurait osé traiter Led Zeppelin, alors en pleine gloire, de “pédales émaciées”?
Bangs! Il n’y avait que lui pour créer ce genre qui allait se révéler à la fois littéraire et ethnologique (excusez du peu) dans la lignée de ce qu’on nomme le journalisme gonzo popularisé par Hunter S. Thompson dans “Hell’s Angels : a strange and terrible saga”. Une façon subjective de traiter un sujet en parlant de soi en train de traiter le sujet.
Bangs! Bangs! Voilà Bangs qui me monte à la tête (quel nom quand même!). Quel bonheur de lire ses pages où de la musique qui pouvait passer pour du déchet d’après certains rock-critics trouvait grâce à ses oreilles : tout ce qui allait préfigurer le punk…

En guise de conclusion je vous laisse méditer cette définition de Hunter S. Johnson : “[Le reportage gonzo] conjugue la vivacité de plume du reporter confirmé, l’acuité visuelle du photographe de guerre et les couilles du quarterback au moment du lancer”…YEEAAH!

Fêtes sanglantes et mauvais goût / Lester Bangs

Mots-clés : ,
par Jérôme


Le site de la médiathèque de la Cité de la Musique

A découvrir | 4 octobre 2007

cite.jpg

Vous n’êtes pas sans savoir que Paris accueille, avenue Jean Jaurès, la Cité de la Musique.
Ecrin musical par excellence, cette cité regroupe entre autres des salles de spectacle, un musée et surtout une médiathèque qui recèle des trèsors que son site vous propose de découvrir gratuitement.
D’un premier aspect un peu touffu, ce site est une mine d’or pour les passionnés de musique, amateurs ou professionnels.

Vous y trouverez des dossiers pédagogiques, des guides d’écoute (sur abonnement: bientôt à la bibliothèque du Centre Ville), des repères musicologiques et des extraits de concerts et conférences enregistrés à la Cité de la Musique.

Vous l’aurez compris, le portail de la Médiathèque de la cité de la Musique n’est pas un lieu consacré à l’actualité commerciale mais se veut une référence en terme de documentation musicale, un outil documentaire et pédagogique, pertinent et efficace.

citeentree.jpg A utiliser d’urgence si vous cherchez une école de musique, à passer un diplôme musical professionnalisant, un site sur la musique aborigène, une conférence sur Pierre Boulez ou un concert de Scarlatti sur instruments anciens.


[Pour ma part, l’outil que j’utilise le plus souvent dans mes recherches professionnelles, c’est le répertoire des sites musicaux.]

Jetez un oeil, c’est passionnant…

Mots-clés :
par Emeline


“Un été 2006″ [Anthologie]

Album de la semaine | 2 octobre 2007

ete2006.jpgCeux qui pensent que “Je me barre” de Keny Arkana est l’une des 10 plus belles chansons de l’année dernière vont aimer “Un été 2006“. Album réalisé avec les détenus de la Maison d’Arrêt de Varces, il nous parle de liberté, de demain et d’hier.
“Je sais mal ce qu’est la liberté, mais je sais bien ce qu’est la libération” disait André Malraux. Comment vraiment goûter à cette liberté autrement qu’après en avoir été privé? Comment se libérer des chaînes qui peuvent nous entraver, même libre? Vaste question.

Ecoutez les textes de cet enregistrement et vous ressentirez le bonheur d’être dehors, de pouvoir serrer ses enfants dans ses bras, de pouvoir rester allongé dans l’herbe une après-midi entière à regarder le temps passer, de pouvoir choisir qu’aujourd’hui, allez je vais faire les courses à Leclerc plutôt qu’à Carrefour
Pouvoir : un mot comme un mirage quand on est enfermé et que l’on n’a guère que le choix de suivre le mouvement imposé.

Alors bien sur, le son est un peu cheap, certains textes naïfs ou premier degré. Mais l’essence de ce qui fait une œuvre est là : quelque chose à dire tout simplement. Avec sensibilité. Quelque chose à faire partager, à donner. Quelque chose qui restera dans un coin de cerveau et qui fera apprécier un jour ou l’autre de voir son gamin attraper les têtards de la mare boueuse où il fallait pas mettre les pieds.

Un été 2006 [Anthologie] (Autoproduction, 2006)cd5.jpg

Mots-clés : ,
par Jérôme

Bmol fonctionne avec Wordpress et la sueur de nos fronts. © Les Discothécaires Associés 2007-2012

A propos | Contact | Haut | Ville de Grenoble | Site optimisé pour Chrome, Firefox et Safari.