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INTERVIEW



Benoit Perier de l'association Dynamusic à l'occasion de la sortie du millésime 2010 de la Cuvée grenobloise

CUVÉE GRENOBLOISE

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A DECOUVRIR

THE RUNAWAYS, "Born to be bad"
Fondé à Los Angeles en 1975, The Runaways, est un groupe d'adolescentes qui a décoiffé le Glam Rock, et le rock féminin en général. Avec des personnalités rebelles et sulfureuses telles que Joan Jett (rappelez vous "I love rock'n'roll") et Lita Ford (hard rockeuse de talent), ce groupe à vite conquis la face ouest des États-Unis. Managé par un imprésario exubérant, Kim Fowley, le groupe a surtout trouvé son public à l'étranger et notamment au Japon qui lui fit un accueil triomphal. Remises au goût du jour par le film "Les Runaways" de Fiona Sigismondi avec Kristen Stewart (Twilight) dans le rôle de Joan Jett (oubliez Bella). Si vous êtes passé à côté de ces "riot girls", venez vous rattraper à la bibliothèque avec "Born to be bad" et bientôt la BO du film ! Emeline

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DERNIERS COMMENTAIRES


Rencontre avec Magyd Cherfi à la Bibliothèque Kateb Yacine

A découvrir | 24 septembre 2007

Magyd Cherfi - La trempe

Après six albums avec son groupe toulousain Zebda (rendu célèbre avec le tube “Tomber la chemise”) Magyd Cherfi a pris en 2004 un chemin solitaire avec un disque “Cité des étoiles”, et un livre “Livrets de famille”. Il récidive cette année avec “Pas en vivant avec son chien”, et “La Trempe”, qu’il présentera lors d’ une rencontre organisée en partenariat avec le festival Rocktambule.

“La Trempe”, où huit récits pétillants nous promènent dans sa vie avec un humour sensible et une verve captivante. Riche, sensible, atypique, pétulant de vie, ce livre vous fera rater votre arrêt de bus, c’est sûr…
Et parce que Magyd est non seulement poète mais chanteur, son disque illustre tout cela, dans une veine plus intimiste que ceux de Zebda ; nous retrouvons cette richesse explosive des textes, sur des musiques aux couleurs rap, salsa, reggae, musette, boogie ! Sans oublier l’ ironie, la dérision, les peintures sucrées-salées de notre société qui marche sur la tête et qui mobilise son sens aigu de la justice.
Si vous lisez “La Trempe”, ce que nous vous recommandons vivement, vous aurez la réponse à l’énigme de ce titre du disque “Pas en vivant avec son chien”, dans un grand éclat de rire !

Tout un tas de bonnes raisons pour venir rencontrer cet auteur poly-talentueux, et ensuite courir à son concert, le soir même, à l’ Espace Jargot de Crolles, pendant ce festival Rocktambule qui décidément ne nous déçoit jamais.

Rencontre avec Magyd Cherfi, vendredi 12 octobre à 17h30, Bibliothèque Kateb Yacine (Grand’ Place).

Pas en vivant avec son chien/ Magyd Cherfi

La trempe / Magyd Cherfi

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par Anne


JAMES “BLOOD” ULMER, “Bad blood in the city”

Album de la semaine | 19 septembre 2007

Comme beaucoup d’Américains, JAMES “BLOOD” ULMER a assisté médusé à l’ouragan Katrina et au sort qui était réservé à la population - essentiellement noire - de La Nouvelle-Orléans. Encore sous le choc des images de misère et d’abandon que lui renvoyaient les télévisions, l’artiste s’attelle à la tache de ce disque éminemment politique. Car les titres de l’album ne laisse aucun doute : “Dead Presidents”, “This land is nobody’s land”, “Commit a crime”, “Old slave master”, il s’agit bien ici de régler son compte à l’administration Bush qui non content d’avoir laissé la région à l’abandon, n’a daigné lever le petit doigt pour secourir les habitants de la Nouvelle-Orléans que plusieurs jours après le passage de l’ouragan…

Epaulé par Vernon Reid, le guitariste qui officia au sein de feu Living Colour et qui est également ici producteur, il enfante dans la colère un disque de blues atypique au croisement du rock, de la soul (”Let’s talk about Jesus”), du gospel (”Katrina”) et en tout cas loin des solos de guitares fleuves et des plans classiques du genre. 5 compositions originales et des reprises dont “This land is nobody’s land” de John Lee Hooker, beaucoup de rythmes et d’atmosphères différents sur ce disque très abouti.

C’est en revenant aux sources du blues qu’il entrevoit même par instant le futur d’un genre qu’on pensait moribond. Et pour ce qui est de la conclusion, “There is power in the blues” chante James. Tout est dit.

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par Julien


Herman DÜNE : “I wish that I could see you soon”

A découvrir | 18 septembre 2007

hd2.jpgVoir Herman Düne c’est un peu comme partir à l’aventure, on s’attend à quelque chose et tout peut arriver.
Printemps de Bourges 2005 : le concert commence sans qu’on s’en rende compte, comme si une bande de potes heureux d’être là et de se retrouver passaient une soirée à chanter. Une fille entre sur scène, chante un morceau et va s’asseoir en tailleur dans un coin, l’air rêveuse comme si elle était chez elle avec quelques amis et qu’elle se détachait un moment de la conversation. On se dit: “mais elle est du public ou elle chante avec eux cette fille ?”. C’était peut être la première partie ?

C’est un peu ça Herman Düne en concert, un anti-concert juste pour soi, un concert dans son salon, sans beaucoup de distance entre la fosse et eux. Si dans le public on réclame une chanson, ils la jouent avec un naturel qui déconcerte… plus trop l’habitude de la proximité avec les mégashows qu’on nous sert à longueur de festival estivaux.

Du côté des textes, la mélancolie amoureuse de David-Ivar répond à la douceur poétique d’André, les 2 frères franco-suédois qui constituent la colonne vertébrale du groupe.
Leur son est lo-fi, proche de celui des 60′ ou 70′ et en vidéo alors là…. tout ce que je viens de vous raconter se retrouve. Un moment de plaisir… Vous pouvez appeler mamie et les enfants, ils vont adorer!

Giant / Herman Düne (Source, 2006) cd5.jpg


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par Jérôme


RAMEAU, “Les Paladins” [DVD]

Album de la semaine | 12 septembre 2007

paladins.jpgCe spectacle enregistré en public au Théâtre du Châtelet est un véritable feu d’artifice: il mêle la musique baroque (œuvre de Rameau inspirée de la fable de La Fontaine “Le petit chien” ), la danse hip-hop, la danse classique, l’acrobatie, le tout joué devant des projections sur écran géant de scènes surréalistes - animaux qui déambulent, individus aux costumes chatoyants rebondissant sur un trampoline, danseurs et chanteurs préalablement filmés qui se mêlent ainsi avec ceux présents sur le plateau…

C’est une réalisation intense et très originale qui dégage une énergie extraordinaire. A déguster à la rentrée pour une mise en joie garantie !

cd5.jpgLes Paladins [DVD] / Jean-Philippe Rameau, mise en scène José Montalvo, chorégraphie et vidéo Dominique Hervieu (Ed. Opus Arte, 2005)

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par Anne


VIA MUSIQUE : JOY DIVISION

A découvrir | 4 septembre 2007

A l’occasion de la future sortie en salle du film « Control » d’Anton Corbijn sur Ian Curtis et le groupe Joy Division, voici en avant-première un voyage musical dans l’œuvre du collectif qui aura changé, en moins de 3 ans, le cours musical des années 80, en géneral et la ville de Manchester, en particulier.

Joy Division - Unknown pleasuresUnknown pleasures / Joy Division

Un must pour toute discothèque. Avec sa pochette minimale et sa musique synthétique, le ton est donné et rien ne sera plus jamais comme avant. Les compositions de Joy Division évoquent le monde intérieur de Ian Curtis et la ville de Manchester, en pleine décomposition post-industrielle. La musique est oppressante, mécanique et s’appesantit sous les rythmiques martiales des claviers et de la batterie. La voix particulière et troublante du chanteur vient hanter le tout. Le début d’une « nouvelle vague » musicale…

substance2.jpg« Love will tear us apart » in Substance : 1977-1980 / Joy Division

Ce titre, enregistré du vivant de Ian Curtis mais sorti après sa mort, en juin 1980, restera certainement comme un testament musical posthume (tout comme l’album Closer). Ce titre, qui parle du désamour, atteint rapidement la cinquième place des charts indés anglais. Elle allie une musicalité extraordinaire à des textes intimes; une réussite qui nous laisse sans voix et nous fait regretter les extraordinaires possibilités créatrices de Ian Curtis.

story.jpgNew Oder story / New Order

Ce DVD retrace l’histoire du groupe Joy Division et New Order avec images d’archives et clips. Quelques morceaux du groupe sur scène permettent de se rendre compte du charisme et de l’originalité du collectif. Le groupe New Order renaît des cendres de Joy Division et se lance dans l’expérience musicale, en créant la techno-pop (cf. le titre « Blue Monday ») et l ‘effervescence de la Hacienda, mythique club de Manchester dans les eighties.

Voilà de quoi tenir en haleine, en attendant la sortie du film (sortie officielle le 26 septembre).

PS : et pour ceux qui douterait de la modernité de Joy Division, nos amis de Discoblog ont découvert un groupe qui nous fait remonter le temps…

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par Rosie

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