La consommation de musique face à la nouvelle donne numérique
Le secteur de la musique se trouve bouleversé par l’explosion de l’offre sur internet (1 foyer sur deux dorénavant connectés à l’adsl) : webradios qui font de la recherche par artistes similaires, possibilité de sauvegarder ses playlists (voir ici), écoute des morceaux en streaming sur internet (www.myspace.com), téléchargement légal et illégal (réseaux P2P) en hausse, stockage de sa discothèque personnelle sur internet et accessible depuis n’importe quel ordinateur connecté (www.mp3tunes.com, www.foreversafe.com, etc).
Les conséquences de la dématérialisation de la musique (avec le standard de compression des fichiers musicaux, le format mp3) laissent entrevoir une possible gratuité de la musique à terme (financée par la publicité par exemple). Certains des acteurs du marché de la musique le reconnaissent à demi-mot (notamment lors du dernier Marché International de la Musique à Cannes, le MIDEM). La musique ne serait plus qu’un produit d’appel destiné à vendre autres chose : des lecteurs mp3, des graveurs, des disques durs externes, “du merchandising, des contrats de licence de droit et surtout les concerts, qui seront demain la première richesse de l’industrie musicale” (Chris Anderson, dans le dossier de Libération “Y a-t-il une vie après le Cd ?”). D’ailleurs ce qu’on appelle les majors (c’est à dire les grandes maisons de disques) font partie de multinationales qui produisent aussi les graveurs de cd et dvd et les ordinateurs grâce auxquels on peut copier et télécharger de la musique : leur reconversion semble donc toute tracée.
La question essentielle reste de savoir quelles formes mettre en place pour assurer la rémunération des artistes et donc la création : taxes diverses et variées (sur les cd vierges, sur les baladeurs, sur les disques durs externes, ce qui existe déjà), licence globale, redevance culturelle, concerts & spectacles vivants (aujourd’hui, la scène tend à prendre plus d’importance dans le déroulement d’une carrière que le disque bien souvent considéré comme une carte de visite). La période de floue actuelle rend difficile de prévoir le modèle économique qui va s’imposer tant les événements et les expérimentations s’accélèrent. Il semble quand même qu’on se dirige vers une multiplication des canaux de diffusion, des formats et des supports.
Face à cette situation, les bibliothèques ne sont pas épargnées et devront elles aussi trouver leur place entre service aux usagers (mise à disposition de logiciels de musique type Cubase ou Protools pour l’autoformation ?) et médiation numérique (comment se repérer dans les nouveaux services et dans la surabondance de l’offre musicale sur internet).
Webographie :
http://www.redevanceculturelle.net/
Mots-clés : webCommentaires (0)

Site internet :
Pantha Du Prince : This bliss (Nocturne, 2007)
To Rococo Rot : Taken from vinyl (La Baleine, 2006)
Repeat /repeat : Squints (Soma records, 2006)
Connu des seuls aficionados du genre pendant près de 30 ans, il réapparaît en pleine lumière suite au film de Tony Gatlif, Swing (1999) où il tient le rôle principal au coté de son comparse Mandino Reinhardt. Dans la foulée, 
Vous êtes au courant : trop d’information tue l’information. N’est-ce pas ce qui est entrain d’arriver sur la toile ? On peut légitimement se poser la question quand on liste le nombre de sites musicaux à votre proposition sur Internet.
Ces sites participatifs proposent donc des écoutes en streaming (pour ma grand-mère : le streaming c’est le fait de pouvoir écouter de la musique sur Internet sans avoir à (pouvoir) télécharger le fichier) protégeant ainsi les artistes du pillage de leur titre et leur assurant une médiatisation importante due au nombre incommensurable de visites par jour.
Loin de moi l’idée d’aller dénoncer ce procédé de web participatif ou les communautés d’internautes se font part de leur goûts musicaux mais comprenez bien que je prêche pour ma paroisse : quel est le meilleur moyen de se retrouver dans ce conglomérat de musique à part aller demander de l’aide dans les bibliothèques ? Alors pour conclure on pourrait dire que Myspace, Dogmazik ou Last.fm sont des outils indispensables de médiatisation et de partage de la culture musicale mais que l’avalanche de titres qu’elle vous propose nuit souvent au bon partage de l’information. Alors pour rester brancher, suivez le discothécaire il vous guidera sans peine dans cet océan virtuel, comme un phare à l’horizon de vos envies musicales !
Le 
La 















